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Les Maladroits

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Disponible dans la même série : Les Incertains, l'histoire d'Ellie Viau

Simon et Clarice sont dans la même promotion à l’IUT. Depuis le soir où, ayant trop bu, Simon a fait des avances maladroites à Clarice, celle-ci l’a détruit auprès de toute la classe. Maintenant, ils l’appellent « le Pervers »... Heureusement que leur cycle d’études touche à sa fin !

Mais le vice n’est pas toujours là où l’on croit. Clarice l’apprend à ses dépens lorsque le beau gosse de la classe, avec qui elle sort depuis peu, l’abandonne dans une situation humiliante. Quand Simon l’en délivre, elle réalise qu’elle l’a jugé trop vite et cherche à regagner son amitié. Sauf que lui voudrait plus, beaucoup plus... à commencer par lui apprendre que la « perversité » peut être jouissive, pourvu que les partenaires s’accordent toute leur confiance.

45 000 mots (novella)

« Une novella géniale ! Je l’ai dévorée d’une traite (et je viens d’ailleurs de « tourner » la dernière page). » Vannessa Terral

« ... je l’ai dévoré. Trop bien. J’aime autant que Moira et Sven, pourtant dans un tout autre genre. » Pauline Libersart (auteure de Pour un instant de vérité)


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Résumé
Simon et Clarice sont dans la même promotion à l’IU T. Depuis le soir où, ayant trop bu, Simon a fait des avances maladroites à Clarice, celle-ci l’a détruit auprès de toute la classe. Maintenant, ils l’appellent « le Pervers »… Heureusement que leur cycle d’études touche à sa fin ! Mais le vice n’est pas toujours là où l’on croit. C larice l’apprend à ses dépens lorsque le beau gosse de la classe, avec qui elle s ort depuis peu, l’abandonne dans une situation humiliante. Quand Simon l’en délivre, elle réalise qu’elle l’a jugé trop vite et cherche à regagner son amitié. Sauf que lui voud rait plus, beaucoup plus… à commencer par lui apprendre que la « perversité » p eut être jouissive, pourvu que les partenaires s’accordent toute leur confiance.
Du même auteur aux Éditions Laska
Les Incertains
La Saga de Moira et Svein
Le Noël de Bree Linten
LES MALADROITS
Richard Arlain
Éditions Laska Montréal, Québec Courriel : info@romancefr.com
Ceci est une œuvre de fiction. Les noms, personnage s, lieux et incidents sont soit le fruit de l’imagination de l’auteur, soit utilisés d e manière fictive. Toute ressemblance avec des faits réels ou des personnes existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.
Tous droits réservés © Éditions Laska, 2013 Extrait deLes Incertains© Éditions Laska, 2014.
Aucune reproduction ou transmission, totale ou part ielle, n’est autorisée sans le consentement écrit préalable du détenteur des droits et de l’éditeur.
Le téléchargement de cet ebook sur d’autres sites q ue ceux autorisés par l'éditeur ainsi que son partage au-delà du cadre strictement famili al et privé est interdit et puni par la loi. Les Éditions Laska s’engagent à ne pas apposer de DRM ni d’autre mesure visant à restreindre l’utilisation de cet ebook par les pe rsonnes l’ayant dûment acquis.
Design de la couverture : Jeanne Corvellec Photo de couverture : iStockphoto
ISBN : 978-2-924242-67-4
Table des matières
Résumé Autres publications de l’auteure Page titre Droits d’auteur Dédicace Chapitre 1 Chapitre 2 Chapitre 3 Chapitre 4 Chapitre 5 Chapitre 6 Chapitre 7 Chapitre 8 Chapitre 9 Chapitre 10 Chapitre 11 Chapitre 12 Chapitre 13 Chapitre 14 Chapitre 15 Chapitre 16 Chapitre 17 Chapitre 18 Chapitre 19 Chapitre 20 Chapitre 21 Épilogue Note de l’auteur Merci ! Les Incertains (Chapitre 1) L’auteur
À Pureté et Innocence, avec gratitude
Chapitre 1
Ps. Les RER de banlieueas de doute, cela faisait du bien de rentrer au pay tournaient quand même mieux que le métro londonien, déjà. Depuis une semaine qu’il était revenu, Simon ne s’habituait toujours pas à e ntendre parler français à nouveau. À la radio, à la télé, dans la rue… Assis devant lui, sur une banquette défraîchie, un homme disparaissait derrièreLe Canard Enchaîné. La une parlait de Sarko, Hollande et Le Pen, avec, bien sûr, le traditionnel jeu de m ots foireux en titre. Au Royaume-Uni, à peine si la campagne présidentielle française mér itait des articles. Apparemment Simon n’avait rien perdu… En tout cas, il n’avait pas perdu son temps là-bas. Que ce soit pour récupérer des sous avec des jobs à la con, ou pour son stage en e ntreprise, le temps avait filé et ces six mois ressemblaient à un rêve, un souvenir qu’il avait du mal à connecter avec le présent. Le RER s’arrêta ; Simon descendit. La gare ne chang eait pas. Un horizon de béton au-delà de voies ferrées désolées ; des affiches pu blicitaires — tiens, celle-là parlait de viande halal, c’était nouveau — fournissaient des c ouleurs criardes aux murs gris. À la sortie, les deux bars et les trois boulangerie s n’avaient pas bougé. Derrière le comptoir de « sa » boulangerie, la même vendeuse ad ressa un sourire figé à Simon. « Bonjour, monsieur ! » Ensuite seulement, elle le regarda et ajouta : « Oh, mais ça fait longtemps que vous n’êtes pas ve nu ! — J’étais en Angleterre, expliqua-t-il, comme s’il avait besoin de se justifier. — Ah oui ? J’ai toujours rêvé d’aller là-bas… » Il hocha la tête sans l’encourager ; sa politesse s emblait forcée. Ça faisait quand même plaisir qu’elle se le rappelle. Elle continua : « Alors, qu’est-ce que vous voulez aujourd’hui ? Co mme d’habitude ? Un thon-crudité, un coca light et un sablé ? » Elle se souvenait vraiment de lui, alors. Il prit l e sac qu’elle lui tendait, avec le même sourire professionnel, paya et sortit. Peut-êt re qu’elle voulait vraiment discuter de Londres, mais un autre client venait d’entrer de toute façon. Au pied de l’immeuble, deux étudiants fumaient. Sim on, distrait, leur lança : «Hey guys! How are you? — Regarde ça, le Londonien est de retour ! Do you speak French?Tu sais encore parler français ? — Woooh, vise un peu le pur accent ! — Ouais, ouais, c’est bon, ça arrive. » Ils se moquaient déjà. Tout d’un coup, Simon regret ta que le rêve anglais soit fini. Ses camarades ne lui manquaient pas et apparemment, c’était réciproque. Il franchit le sas de l’immeuble, et entendit dans son dos : « Eh ben, il a pas changé, lui. — Tu m’étonnes… » Non, en effet : rien n’avait changé. Il n’aurait pa s dû l’oublier. Il monta au second étage. Entre un cabinet d’avocat et une société informatique, l’IUT louait des locaux pour sa section Logistique. On avait retiré des murs, ou plutôt des parois de séparation, pour créer des salles de classe et même un amphithéâtre ; leur absence se voyait encore dans les failles de l a moquette orange. Au début, Simon détestait ces murs nus, sans aucune décoration, impersonnels ;
comme si l’IUT envisageait de déménager le mois pro chain. Rien à voir avec le lycée parisien où il avait fait ses études, tout de vieille pierre, et où l’on exposait fièrement les travaux des élèves d’Art Appliqué. Non, le second é tage du bâtiment Montaigne (personne n’utilisait son vrai nom) lui disait clai rement qu’il ne ferait que passer, et qu’il n’était pas là pour en garder des souvenirs, mais p our se construire un avenir. Et vu les souvenirs qu’il emporterait, Simon préférait en effet regarder de l’avant. La porte du secrétariat des élèves s’ouvrit alors q u’il s’en approchait, et il tomba nez à nez avec la personne qu’il voulait le moins revoi r : Clarisse. Il ne devait pas, et il allait le regretter, mais i l la dévisagea. Cette fois, elle portait un jean blanc serré — et elle pouvait se le permettre, élancée et gracieuse — et un chemisier vert émeraude qui brillait presque comme de la soie, et s’accrochait à des seins menus mais nettement dessinés par le tissu. I l releva les yeux, honteux. Ses mèches brunes tombaient sur ses épaules et encadrai ent son visage ovale, volontaire, qui s’illuminait quand elle souriait. Mais elle ne souriait pas, et elle avait le mépris aussi expressif que la joie. Et là, elle le foudroyait sur place. « Salut, Clarisse, osa-t-il prononcer d’une petite voix. — Ah, tu es revenu, toi ? — Qui est revenu ? fit une voix grave derrière elle . — Lui », répondit-elle au gars, qui avait failli lu i rentrer dedans quand elle avait pilé en sortant du secrétariat. Simon serra les mâchoires en le reconnaissant : « Salut, JC. » Jean-Christophe mit une main dans sa poche et entou ra les épaules de Clarisse de l’autre. Elle se blottit contre lui, provocatrice. « Oh, salut, Simon. C’était bien, ton stage ? fit-i l d’un ton qui attendait une réponse brève et sans intérêt. — J’ai eu de la chance, j’étais en Ang… — Tant mieux, on se voit plus tard, hein ? » Il le poussa presque en passant, alors que Clarisse s’étirait sur la pointe des pieds pour l’embrasser. Même le dos tourné, Simon les entendait rire. Il entra dans le secrétariat. La femme derrière le bureau prit son rapport de stage et les documents, et lui tendit l’emploi du temps de l a semaine. Il avait soutenance le surlendemain mercredi, mais rien d’autre ensuite. U ne petite semaine. Il rejoignit la salle de son groupe, le groupe B de s deuxièmes années alternance. Bien sûr, Clarisse et JC s’y trouvaient déjà, au mi lieu de leurs collègues, en grande discussion. Quand il entra, Clarisse se tourna dans sa direction, juste un instant, puis décida de l’ignorer. Très bien. Simon ne se sentait pas le bienvenu, mai s aucun problème ! Il s’installa à une table du premier rang et feuilleta son rapport de stage. * * * Le Pervers entra et la regarda — comme à chaque foi s qu’il entrait dans la même pièce qu’elle. Clarice se força à l’ignorer. De tou te façon, il était lisse et terne, cheveux bruns courts, visage quelconque, un peu trop bien h abillé et coiffé, facile à oublier. Du coin de l’œil, elle le vit se mettre à part… Comme à chaque fois, là aussi. Elle reporta son attention sur JC. Celui-ci raconta it son stage, entouré des filles qui le regardaient, et des garçons qui regardaient les filles qui le regardaient. Clarice aurait préféré une autre compagnie — des amis, par exemple — mais pas question de s’éloigner dans ces conditions. Ils se revoyaient p our la première fois depuis un mois