Les miracles de la passion (Harlequin Horizon)

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Les miracles de la passion, Cynthia Rutledge

Depuis qu'Alexander Gabrielle, son nouveau colocataire, a emménagé dans son appartement, Lauren Carlyle est secrètement amoureuse de lui. Pourtant, elle sait pertinemment qu'aucun avenir n'est possible entre eux, car Alexander ne souhaite pas avoir d'enfants. Or, c'est tout ce dont elle rêve, en plus d'un mariage de conte de fées... Mais un soir, tous deux partagent une folle nuit de passion, et Lauren se découvre enceinte. Craignant de perdre Alexander si elle lui avoue la vérité, la jeune femme décide alors de se taire...

Publié le : mercredi 15 août 2007
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280259323
Nombre de pages : 224
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1.
Clarice Carlyle reprit une petite part de dessert et inclina la tête avec une lueur d’avidité dans les yeux.
— Y avait-il seulement des hommes à ce mariage ?
Lauren résista au besoin de pousser un soupir. Pourquoi sa mère croyait-elle que tout dans la vie tournait autour des hommes ?
Elle avait presque trente ans et était encore célibataire, d’accord. Mais elle n’allait pas pour autant accepter n’importe quel prétendant. Ou épouser un homme riche comme sa mère le souhaitait. Elle ne voulait rien de moins qu’un conte de fées : il lui fallait un homme qui l’emporterait dans les abîmes de la passion, pour ensuite se marier, vivre heureux et avoir beaucoup d’enfants.
— En fait, non, ils n’en avaient pas invité, lâcha-t-elle sur un ton désinvolte, comme le silence se prolongeait.
Clarice prit un air ahuri avant de réagir vigoureusement à cette déclaration stupide.
— Bien sûr qu’il y avait des hommes à cette réception ! Il n’en manque pas, à Chicago. Ce que je te demandais, c’était si tu avais rencontré quelqu’un d’intéressant ?
— J’ai dansé avec plusieurs hommes, répondit Lauren en levant les yeux au ciel.
En fait, elle avait passé la plus grande partie de la soirée à discuter avec des amies.
— Tu n’as remarqué personne en particulier ?
Elle avala sa gorgée de café en espérant ne pas être trahie par la chaleur qui lui montait au visage. Un homme, en particulier, avait fait beaucoup plus qu’attirer son attention.
— Comment s’appelle-t-il ?
Elle reprit une part de gâteau au fromage tout en regrettant de ne pas avoir quitté la table dès la fin du repas.
— Qui ?
— Celui qui te fait rougir en ce moment. Je suppose qu’il est séduisant ?
Séduisant ?
L’image d’Alex repassa dans l’esprit de Lauren.
Séduisant, c’était peu dire. Elle avait toujours aimé les bruns. De plus, les yeux noisette d’Alex avaient des reflets dorés et verts. Il devait faire un mètre quatre-vingts, juste la taille qu’il fallait. Il était mince et musclé. Et dans ses bras, elle s’était sentie pleine de féminité et d’attraits.
— Il était beau, admit-elle. Mais cela n’a pas d’importance. Je ne le reverrai plus.
Une aventure d’un soir était une chose. Elle n’allait pas compliquer la situation en commettant l’erreur de croire qu’il s’agissait d’autre chose que d’une relation sexuelle passagère.
— Tu vois toujours la situation avec un tel pessimisme ! protesta Clarice.
— Il habite du côté de Chicago, maman, expliqua Lauren, tout en se demandant pourquoi elle n’avait pas encore quitté la table. Même si je voulais reprendre contact avec lui, je ne saurais pas où le trouver.
— Pourtant, il devait bien avoir des amis, à ce mariage ?
— Il a vécu en résidence universitaire avec Tom Alvarez. C’est tout ce que je sais.
En réalité, c’était tout ce qu’elle était prête à dévoiler à sa mère. Inutile de faire savoir à celle-ci à quoi Alex ressemblait lorsqu’il était nu, ni qu’il parlait français quand il faisait l’amour…
— Tom Alvarez… reprit Clarice. Pourquoi ce nom me dit-il quelque chose ?
Lauren soupira. Tom avait vécu plusieurs années à Saint-Louis, et Clarice l’avait rencontré plus d’une fois. Sans doute ne l’avait-elle pas jugé assez haut placé dans l’échelle sociale pour mériter qu’on se souvienne de lui.
— C’est l’agent publicitaire de David Warner.
— Bien sûr ! s’exclama Clarice avec un sourire. Tu devrais appeler Christy. Ou David. Je suis sûre qu’ils t’aideraient à le retrouver.
— Pas question.
Lauren était bien décidée à n’accepter aucune discussion sur ce point.
David Warner était l’homme qu’elle s’apprêtait à épouser quatre ans auparavant, mais il avait préféré se marier sur un coup de tête avec sa petite amie du lycée. Elle lui avait pardonné, et ils étaient restés en bons termes. Toutefois, elle ne voulait surtout pas que Christy ou David la croient désespérée au point de vouloir retrouver un homme qui ne s’était pas soucié de lui laisser son numéro de téléphone. Elle s’était peut-être laissé entraîner stupidement, ce week-end, mais elle n’était pas une idiote.
— Et comment cet homme mystérieux gagne-t-il sa vie ? interrogea sa mère.
Lauren reprit résolument un morceau de gâteau au fromage, savourant en même temps le dépit qu’elle allait infliger à sa mère.
— Il n’a pas d’emploi.
Clarice se força à garder une lueur d’espoir.
— Il dispose d’une fortune personnelle ?
Lauren secoua la tête, se souvenant de la vieille Buick dans laquelle Alex l’avait conduite à l’aéroport.
— Alors, c’est un raté, conclut Clarice. Inutile de le regretter. De toute façon, il était probablement marié.
— Il n’était pas marié ! coupa Lauren.
Elle avait toujours considéré l’engagement du mariage comme sacré. C’est pourquoi, lorsque Alex l’avait invitée à danser, elle avait d’abord vérifié qu’il ne portait pas d’alliance. Et quand il l’avait accompagnée à sa chambre, elle le lui avait demandé sans détour.
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