Les pièges de la séduction - Troublante attirance - L'homme qu'elle aimait (Harlequin)

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Les pièges de la séduction, Sharon Kendrick

Riccardo, Riccardo Masterson... Pétrifiée, la gorge serrée, Elizabeth regarde l'homme qui s'avance vers elle. Cette allure hors du commun, ce regard sombre et envoûtant, elle les aurait reconnus entre mille. Elle n'a en effet jamais oublié les merveilleux moments qu'elle a passés dans les bras de Riccardo. Tout comme elle n'a jamais pu oublier son inqualifiable trahison...

Troublante attirance, Sandra Field

En acceptant de passer le week-end dans la maison de campagne de l'un de ses amis, Julie n'a qu'une idée en tête : se reposer. Mais le jour même de son arrivée, elle tombe sous le charme de Travis Strathern, un homme au caractère ombrageux dont l'incroyable charisme la fascine...

L'homme qu'elle aimait, Catherine George

Lorsqu'elle rencontre Piers Audley, Chloé est persuadée qu'elle a enfin rencontré l'homme idéal. Ce brillant avocat, n'est-il pas tout à la fois séduisant et attentionné ? Pourtant, alors même qu'elle se prend à espérer, Piers lui fait clairement comprendre qu'il ne croit pas au mariage et qu'elle ne doit rien attendre de lui...

Publié le : dimanche 15 novembre 2009
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280275958
Nombre de pages : 448
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1.

— Ce sera tout, madame Carson ?

En entendant la voix de sa secrétaire, Elizabeth se détourna de la fenêtre par laquelle elle regardait distraitement depuis quelques minutes. Elle se sentait si fatiguée qu’elle aurait aimé se renverser contre le dossier de sa chaise et étendre ses jambes en travers du bureau ! Mais une telle posture n’aurait pas du tout correspondu à l’image qu’elle donnait d’elle d’ordinaire : celle d’un expert-comptable efficace et très compétent. D’ailleurs, elle avait un rendez-vous dans dix minutes.

— Oui, merci Jenny, répondit-elle à son assistante.

— Votre voix est toujours très rauque. Il y a des pastilles adoucissantes dans le tiroir de mon bureau, si vous en voulez.

Elizabeth ôta ses lunettes à verres teintés et sourit devant cette sollicitude quasi maternelle.

— Une pastille de plus, et je vais commencer à ressembler à un cachou ! souligna-t-elle avec bonne humeur. Faites entrer M. Masterton dès son arrivée, puis vous pourrez disposer, Jenny.

— Je ne suis pas pressée. Pour être honnête, j’aimerais m’attarder pour vérifier si l’homme en question est aussi séduisant que le laisse imaginer sa voix au téléphone.

— Vous vous exposez sûrement à une cruelle désillusion !

Elizabeth se mit à rire avant d’être secouée d’une quinte de toux.

— Cette grippe n’en finira jamais, dit-elle dans un soupir. Oh, Jenny, j’oubliais : apportez-moi le dossier Masterton, s’il vous plaît.

Comme Jenny refermait la porte derrière elle, Elizabeth se plongea avec intérêt dans la lecture du curriculum vitæ de Rick Masterton.

« Rick Masterton, trente-quatre ans, né à Boston, avocat diplômé d’Exeter et de Harvard avec félicitations du jury. Sélectionné dans l’équipe olympique de ski… »

La jeune femme parcourut brièvement le reste du C.V. : ce n’était qu’une succession de prix, de récompenses sportives et de références dithyrambiques. Masterton avait même fait don d’une aile à un hôpital pour enfants !

« Trop beau pour être vrai ! » songea-t-elle avec étonnement. Il y avait sûrement des tares cachées chez un tel phénomène. Il devait être chauve ou bedonnant, peut-être les deux à la fois, bien que cette description ne corresponde pas vraiment à celle d’un sportif de haut niveau… Enfin, elle n’avait que quelques minutes à attendre avant d’être fixée.

Elizabeth jeta un coup d’œil rapide à sa montre. M. Masterton serait ponctuel, elle l’aurait parié. Elle avait juste le temps de se rafraîchir un peu avant son arrivée.

Elle se leva et gagna le cabinet de toilette attenant, d’un luxe tapageur et un peu ridicule à son sens. C’était son patron, Paul Meredith, qui avait insisté pour qu’elle occupe ce bureau, le plus confortable de tout l’étage.

— Vous le méritez amplement, ma petite Elizabeth ! avait-il affirmé. Vous êtes la meilleure, vous avez droit à vos aises !

La jeune femme sourit en se remémorant ces propos. Aux yeux de Paul, elle était la huitième merveille du monde, ni plus ni moins ! Heureusement, aucun de ses collègues n’avait protesté quand on lui avait attribué ce privilège — cependant, Elizabeth soupçonnait que c’était parce qu’elle était la seule femme à travailler au sein d’une équipe par ailleurs entièrement masculine. Dès le début, ses collaborateurs avaient affiché une attitude protectrice, voire paternaliste, à son égard, ce qui, somme toute, était plutôt agréable, et, pour tout avouer, lui simplifiait beaucoup la vie.

Bien sûr, quelques-uns parmi eux — y compris Paul — s’étaient montrés plus empressés, lui manifestant un intérêt d’ordre moins professionnel. Mais Elizabeth avait su les maintenir à distance. En effet, elle avait décidé, une bonne fois pour toutes, que son travail et l’éducation de son fils suffisaient amplement à remplir son existence.

Debout devant le lavabo, elle inspecta, son reflet dans le miroir. Habituée à sa stricte apparence de femme d’affaires, elle avait cependant du mal parfois à se convaincre que cette jeune femme à la mine sérieuse et réservée était bien elle. Le tailleur de lin beige à la coupe sobre tombait de façon impeccable sur sa silhouette mince et s’entrouvrait légèrement sur une chemise boutonnée jusqu’au cou. Elizabeth avait depuis longtemps appris à éviter les regards égrillards qui louchaient singulièrement sur son décolleté !

Mais, au fond, cette apparence austère n’était qu’une façade, une sorte de bouclier derrière lequel elle dissimulait sa vulnérabilité. Qu’était devenue la petite orpheline si peu sûre d’elle qui rougissait au moindre compliment ? Disparue, envolée ! A sa place, se tenait une femme élégante au regard confiant derrière ses larges lunettes à verres fumés.

Bien sûr, la métamorphose n’avait pas eu lieu en une nuit.

« Mais peut-être en un week-end », songea Elizabeth avec une pointe d’amertume.

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