Les pleins pouvoirs

De
Publié par

La pièce se situe pendant la guerre d'Algérie. Deux appelés, Jean et Christian, servent dans un poste avancé au Sud de l'Algérie, position commandée par Pierre, militaire de carrière et frère de Jean. Christian, pacifiste convaincu, décide de dénoncer les méthodes employées par son employeur et de déserter. Jean, tiraillé par sa conscience, finit par se joindre à son projet de fuite mais c'est sans compter Pierre qui, prévenu, mettra tout en oeuvre pour faire échouer le plan de Christian et assouvir la haine implacable qu'il voue depuis toujours à son frère.
Publié le : lundi 1 mars 2010
Lecture(s) : 232
EAN13 : 9782296694606
Nombre de pages : 90
Prix de location à la page : 0,0062€ (en savoir plus)
Voir plus Voir moins
7 jours d'essai offerts
Ce livre et des milliers d'autres sont disponibles en abonnement pour 8,99€/mois
- 2 -
  
    

  
     !"# $ %&&'(
© L’Harmattan, 2010 57, rue de l’EcolePolytechnique, 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 9782296112148 EAN : 9782296112148
PERSONNAGES
JEAN:Appelé, frère de Pierre. PIERRE :Militaire de carrière, frère de Jean. CHRISTIAN :Appelé, ami de Jean. Camp militaire français dans le sud de l’Algérie pendant la guerre. L’action se situe principalement près des barbelés de manière à ce que deux des protagonistes, Jean et Christian, soient comme “aimantés” vers ces défenses dont la position variera selon les scènes. Il en sera de même pour Pierre qui, lui, restera fermement à “l’intérieur” du périmètre. Les barbelés seront le seul décor. Chevaux de frise “fournis” au début, il ne restera, à la fin, que quelques fils épars. Début de la chanson de Gribouille, « Les roses barbelées » - “Alors c’est vrai copain, que tu pars à la guerre ? Avec des fleurs aux poings, comment tu vas la faire...” Près des barbelés, le soir.
- 1 -CHRISTIAN T’as rien bouffé ? Tu n’veux pas aller bouffer ? (Temps long)J’te dis d’aller bouffer, tu m’entends ? Je n’aime pas les types qui ne bouffent pas, ce n’est pas normal. Qu’est ce que t’as ? Ce n’est pas vrai, bordel ! Vous n’êtes pas faciles, les frangins ! Christian s’approche de Jean qui est assis et le pousse doucement du pied. Jean qui avait une attitude distante se retourne en râlant. Son visage s’illumine. JEAN Tu pues des pieds, tu empoisonnes l’air. (Jean sedétourne, brusquement sombre)Venir ici pour empoisonner l’air. CHRISTIAN On pue tous des pieds, ici, t’as qu’a sentir la piaule. C’est peut-être pour ça que tu n’y dors plus, pas vrai ? Monsieur est délicat. (Il rit. Jean regarde au loin)Qu’est-ce que tu as à dormir dans cette caillasse, tu vas m’dire ? JEAN On pue, ouais, on pue.(Temps long) Pas eux. T’as quand même remarqué qu’ils ne puent pas, eux ? CHRISTIAN Quelle idée ! Qu’est-ce que tu vas chercher.(Abasourdi) Rien remarqué, non, non. Et pourquoi ils ne pueraient pas, eux ? JEAN Ils ne puent pas, ils ne puent pas parce qu’ils sont chez eux. Ils sont du sol. Tu peux me croire, ça me connaît le sol.(Temps)C’est sûr, là, je ne peux pas m’tromper, surtout là, dans l’sud. CHRISTIAN Il n’empêche...
- 9 -
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.