Les roses rouges du passé

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Veuf cynique et glacial, le marquis de Lyonwood a juré de ne jamais se remarier. Jusqu'au jour où il rencontre la princesse Christina, sublime ange blond qui décidément ne ressemble à personne. Tantôt naïve, tantôt sagace, elle le trouble et le déconcerte. Est-elle une manipulatrice ? Une ingénue ? Ses réactions sont imprévisibles, mais un seul baiser suffit à embraser Lyon. Dévoré de passion, il lui propose le mariage... sans se rendre compte qu'il ignore tout d'elle, à commencer par l'incroyable secret de ses origines.
Publié le : mardi 8 juillet 2014
Lecture(s) : 60
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782290079591
Nombre de pages : 385
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Julie Garwood
Auteur de best-sellers classés parmi les meilleures ventes du New York Times, Julie Garwood est un auteur incontournable. Après avoir écrit deux romans pour adolescents, elle se tourne en 1985 vers la romance historique, notamment écossaise. Ses talents de conteuse lui valent dêtre récompensée par de nom-breux prix. Elle met au cur de son uvre deux valeurs qui lui sont chères : lhonneur et la loyauté.
Les roses rouges du passé
Du même auteur aux Éditions J’ai lu
Sur ordre du roi Nº 3019 Un ange diabolique Nº 3092 Un cadeau empoisonné Nº 3219 Désir rebelle Nº 3286 La fiancée offerte Nº 3346 Le secret de Judith Nº 3467 Un mari féroce Nº 3662 Le voile et la vertu Nº 3796 Prince charmant Nº 4087 Une lady en haillons Nº 4372 Un ravisseur sans scrupules Nº 4548 Les frères Clayborne Nº 5505 Le dernier des Clayborne Nº 5666 Le maître chanteur Nº 5782 La splendeur de lhonneur nº 10613
JULIE GARWOOD
Les roses rouges du passé
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Nicole Hibert
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Titre original THE LION’S LADY Éditeur original Pocket Books, a division of Simon & Schuster, Inc., New York Julie Garwood, 1988 Pour la traduction française Èditions J’ai lu, 2014
Prologue
Black Hills, Amérique, 1797
Le moment tait venu de se mettre en qute de la vision. Le chaman attendit que le Grand Esprit lui adresse un signe. Un mois passa ainsi, puis un autre, hlas les dieux l’ignoraient. Mais le chaman tait un homme patient. Il continua sans se plaindre Ā prier, chaque jour, dans l’espoir que son humble requte soit entendue. Enfin, durant quatre nuits conscutives, une paisse brume masqua la lune. Le saint homme sut alors que l’heure avait sonn. Le Grand Esprit lui avait prt attention. Il entama aussitÔt ses prparatifs. Il emporta ses poudres sacres, sa crcelle et son tambour, et gravit la montagne. Un voyage long et pnible, que compli-quaient encore son grand ge et le brouillard que les esprits malins avaient assurment tiss pour bran-ler sa dtermination. SitÔt que le vieillard eut atteint le sommet, il fit un petit feu au milieu de la corniche surplombant la val-le. Il s’assit prs des flammes, le visage lev vers le ciel. Puis il prit ses poudres. 7
D’abord il jeta la sauge dans le feu. Les esprits avaient son odeur pre en horreur. Cela les forcerait Ā cesser leurs manigances et Ā quitter la montagne. Le lendemain matin, la brume s’tait dissipe, un signe que le saint homme n’eut aucun mal Ā interpr-ter : les forces mauvaises s’taient disperses. Il mit de cÔt ce qu’il lui restait de poudre de sauge et jeta dans les flammes de l’encens qu’adoucissait l’herbe Ā bison sacre. L’encens, qui purifiait l’air, tait rput pour plaire aux divinits bienveillantes. Pendant trois jours et trois nuits, le chaman ne s’loigna pas du feu. Il resta lĀ Ā jeÛner et Ā prier. Le matin du quatrime jour, il prit sa crcelle, son tam-bour, et entonna le chant qui attirerait Ā lui le Grand Esprit. Ce fut au cœur de la quatrime nuit que son sacri-fice fut rcompens. Le Grand Esprit lui accorda un rve. Le saint homme dormait, quand tout Ā coup son me s’ouvrit Ā la vision. Le soleil brilla dans le ciel nocturne. Il vit une tache noire enfler et se muer par enchantement en un gigantesque troupeau de bisons. Les btes majestueuses galopaient avec fracas au-dessus des nuages. Un aigle, aux ailes grises franges de blanc, les survolait et les guidait. á mesure que les bisons approchaient, sur la tte de certains se peignaient les visages des anctres du saint homme, venus de l’au-delĀ. Il vit ainsi son pre et sa mre, ses frres aussi. Alors le troupeau se scinda en deux pour rvler la silhouette d’un lion des montages Ā la fourrure tincelante comme l’clair. C’tait sans aucun doute l’œuvre de l’oiseau-tonnerre, et le Grand Esprit avait donn aux yeux du lion le bleu du ciel. Le troupeau se referma de nouveau sur le lion, juste avant que, brusquement, le rve ne s’achve. 8
Le saint homme rentra au village le lendemain matin. Sa sœur lui prpara son repas. Lorsqu’il fut rassasi, il alla trouver le chef des Dakota, un valeu-reux guerrier nomm Aigle Gris. Il se borna Ā lui dire qu’il devait continuer Ā guider son peuple. Il ne men-tionna pas les autres lments de sa vision, dont la signification lui demeurait obscure. Ensuite il se retira dans son tipi pour se remmorer son rve. Sur une souple peau de daim, il dessina des bisons en cercle. Au centre, il peignit le lion des montagnes, d’un blanc aussi clatant que dans son souvenir. Il attendit que le tout soit bien sec, puis replia soigneu-sement la peau et la rangea. Le rve le hantait. Il avait espr recevoir un mes-sage de rconfort pour son chef. Car Aigle Gris souf-frait. Le chaman savait que son ami voulait choisir pour lui succder un guerrier plus jeune et plus robuste. Depuis qu’il avait perdu sa fille et son petit-fils, le chef n’tait plus tout entier dvou Ā son peu-ple. Son cœur tait empli de colre et d’amertume. Le saint homme ne pouvait pas aider son ami. Mal-gr tous ses efforts, il ne parvenait pas Ā allger sa douleur. De sa douleur naquit la lgende.
Colombe, la fille d’Aigle Gris, et son fils, Aigle Blanc, revenaient d’entre les morts. On les croyait Ā jamais disparus, victimes du terrible combat qui avait oppos les Dakota aux bannis de la tribu. Nuage Gris, l’ignoble chef de ces hommes, avait laiss sur la berge de la rivire des lambeaux de vtements appartenant Ā Colombe et Aigle Blanc. On en conclurait que la mre et l’enfant avaient t emports, comme beaucoup d’autres, par le courant imptueux.
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