Les secrets d'une naissance - Défiée par son rival

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Les secrets d’une naissance, Charlene Sands
 
Un soir de fête et une coupure d’électricité : il n’en a pas fallu davantage à Emma pour passer la nuit avec Dylan, le frère de sa meilleure amie. Du moins, c’est ce qu’elle suppose, car ses souvenirs sont troubles, et Dylan a perdu la mémoire peu de temps après dans un accident. Les seules preuves tangibles dont dispose Emma sont la passion secrète qu’elle a toujours vouée au séduisant acteur, et le vague souvenir de l’avoir appelé à la rescousse alors qu’elle paniquait dans le noir. Mais, bientôt, une nouvelle vient confirmer sa théorie : elle est enceinte, et seul Dylan est susceptible d’être le père de son enfant à naître…
 
Défiée par son rival, Victoria Pade
 
Les Huffman en veulent à sa famille, Lindie Camden n’a aucun doute à ce sujet. Chaque fois qu’elle envisage l’ouverture d’un nouveau magasin, ses rivaux soulignent les défauts du projet et le font annuler. C’est pour remédier à cette situation exaspérante que Lindie est venue rencontrer Sawyer Huffman. Mais elle ne s’attendait pas à ce qu’il la mette au défi de l’accompagner chaque semaine dans ses actions bénévoles : c’est seulement à ce prix qu’il acceptera de l’écouter. Lindie tient une chance en or de régler leur différend… et de prouver à cet homme fascinant qu’elle est bien plus que la petite fille riche et gâtée qu’il voit en elle.
Publié le : vendredi 1 juillet 2016
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280357562
Nombre de pages : 384
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Emma Rae Bloom était tout ce qu’il y avait de prévisible. Travailleuse, ambitieuse, elle n’était pas du tout faite pour l’aventure, et encore moins pour les aventures d’un soir. Elle ne faisait jamais rien qui sortait de l’ordinaire, pesant chaque fois le pour et le contre, s’assurant minutieusement que tout était fait dans les règles de l’art. La seule et unique fois où elle avait dérogé à cette règle de conduite, c’était à la soirée d’anniversaire de son voisin Eddie qui avait fêté ses trente ans dans un club sur Sunset Boulevard. Ce soir-là, un mois plus tôt, elle était sortie de son moule et avait fait la fête comme jamais, perdant l’esprit au point de finir au lit avec le frère de sa meilleure amie. Dylan McKay, la coqueluche de Hollywood. La date resterait gravée dans son esprit car la soirée avait coïncidé avec le fameux black-out qui avait plongé une grande partie de la ville dans l’obscurité la plus totale. Elle aimait Dylan en secret depuis qu’elle avait douze ans. Il avait été le grand frère aux yeux bleus et au visage de don Juan qui l’avait toujours soutenue et encouragée. Dès lors, elle n’avait eu d’yeux que pour lui, trouvant les autres garçons, puis jeunes hommes moins bien intéressants que Dylan à tous les niveaux. Il n’était pas question de remonter le temps et d’effacer cette nuit avec lui. Mais quel dommage. Et quel gâchis. Elle avait passé une nuit avec le plus bel homme de la planète et elle n’en avait que de vagues souvenirs. La faute aux mojitos… Elle repensait à tout cela aujourd’hui, alors qu’elle se trouvait sur le yacht de Dylan. Ce dernier vint la rejoindre sur le pont, la tête encore enturbannée de bandages divers, après l’accident dont il avait été victime. Leur virée en bateau n’avait rien de réjouissant mais les rayons du soleil et les gros nuages crémeux dans le ciel ne semblaient pas s’en soucier. Elle rajusta ses lunettes de soleil, heureuse de pouvoir ainsi cacher ses véritables émotions. Roy Benjamin était mort, tué lors d’un accident de cascade sur le tournage du film dont Dylan était la vedette. La tragédie avait secoué Hollywood et fait la une des journaux, éclipsant rapidement le black-out auquel la ville avait été soumise la veille de l’accident. Après la fin tragique du cascadeur, qui faisait aussi office de doublure de Dylan, ce dernier avait été frappé d’amnésie. Brooke, la sœur adoptive de Dylan, et meilleure amie d’Emma, vint les rejoindre, lui tendant un verre de soda qu’elle accepta volontiers. Pour elle, fini les cocktails alcoolisés. Debout entre Brooke et elle, Dylan les prit toutes les deux par les épaules. — C’est une épreuve difficile, alors merci d’être là avec moi. Elle se raidit légèrement. Elle n’avait pas revu Dylan depuis la nuit du black-out. Le bras qu’il passait sur son épaule n’aurait pas dû susciter les émotions qu’elle éprouvait en cet instant. C’était ni plus ni moins une accolade protectrice. Et pourtant, la caresse innocente qu’il lui administra sur le bras la mit en émoi. Une manœuvre fit tanguer le yacht, déséquilibrant Dylan qui vint se coller à elle. Le corps à corps lui coupa le souffle. Brooke sauva la situation, la sortant de ses émotions déplacées. — C’est normal que nous soyons là, Dylan. Roy était aussi notre ami, dit-elle. — Bien sûr, renchérit Emma avec un sourire timide. Roy était un ami de longue date de la famille McKay. Il avait toujours été très gentil avec elle. D’ailleurs, elle avait même parfois eu l’impression qu’il l’aimait peut-être un peu plus que comme
une amie mais elle n’avait jamais relevé, n’éprouvant elle-même aucun sentiment pour lui. Dylan afficha un sourire peiné. — Si vous saviez comme il me manque. Il les serra toutes les deux contre lui. Dylan était la star hollywoodienne par excellence. Lunettes de soleil, peau hâlée, cheveux blonds au vent, un corps bâti à merveille, musclé par des heures de footing et de travail en salle de sport. C’était l’un des rois de Hollywood. Et il avait réussi à ne pas créer de vagues autour de sa vie personnelle. Pas de scandale amoureux, pas de longue relation rompue. Un homme discret, qui ne s’engageait pas, visiblement. Une carrure d’apollon, un visage olympien, une carrière réussie, un talent fou, une intelligence perspicace, une générosité sans borne. Il avait tout pour plaire. Tout pour lui. Elle aurait dû se concentrer sur cette journée consacrée à Roy plutôt que sur le dilemme qui la hantait. Cependant, pour parer à toute éventualité, elle avait répété ce qu’elle dirait à Dylan s’il se souvenait de ce qui s’était passé entre eux la nuit du black-out. Je n’étais pas moi-même ce soir-là. J’ai paniqué à cause du black-out. J’ai peur du noir depuis que je suis enfant. Je t’ai supplié de rester avec moi. Puis nous avons perdu le contrôle de la situation. Tu peux me pardonner ? Tu veux bien qu’on soit encore amis ? A présent, il était clair qu’elle n’avait pas besoin de passer aux aveux et qu’il ne songeait guère à cette nuit-là. Ses beaux yeux bleus emplis de mélancolie se posèrent sur elle, et il la regarda comme il l’avait toujours fait. Pour lui, elle n’était que la meilleure amie de sa sœur, Brooke. Leur nuit ensemble avait disparu de ses souvenirs. Son médecin lui avait dit qu’il souffrait d’une amnésie dissociative. Il ne se souviendrait peut-être jamais des heures ou des jours ayant précédé l’explosion qui avait emporté son meilleur ami et dont il avait été aussi victime en recevant un éclat d’explosif dans le cerveau. Il avait perdu connaissance sur le coup, ne se réveillant que plusieurs heures après à l’hôpital. Quand Dylan relâcha son étreinte, elle s’éloigna aussitôt de lui. Sentir ses mains sur elle la faisait chavirer. Elle n’était pas obligée de lui dire la vérité aujourd’hui. Pourquoi faire des vagues inutilement ? Peut-être qu’elle pourrait garder ce secret enfoui en elle. Pour toujours. Mais pouvait-elle vraiment envisager de ne jamais le lui dire ? Cette question lui occupait l’esprit pendant que le yacht quittait lentement la marina del Rey. L’air de la mer se fit plus fort, l’odeur marine plus présente, les mouettes accompagnant bruyamment le bateau vers le large. — Je pense que le moment est venu, dit Dylan quand le bateau se fut assez éloigné des côtes. C’était le souhait de Dylan qu’ils partent tous les trois sur son bateau, pour se recueillir en mer et répandre les cendres de Roy. Il avait organisé ensuite une cérémonie commémorative chez lui, dans sa villa de Moonlight Beach. Les amis proches et les membres de l’équipe de tournage seraient présents. Quant à Brooke et Emma, elles passeraient à l’action. Pour l’occasion, elles avaient coordonné l’événement informel organisé en l’honneur de Roy. — Roy m’a toujours dit que s’il disparaissait avant moi, il voulait que ses cendres soient répandues depuis ce bateau qu’il aimait tant. Je n’ai jamais cru que je devrais faire ça un jour, et pourtant, la vie en a décidé ainsi. Brooke contemplait son frère d’un regard attendri. Emma en eut les larmes aux yeux. Ils étaient à la fois tellement différents et tellement proches. N’ayant ni frère ni sœur, elle les enviait. Elle n’avait que deux parents adoptifs qui l’avaient hébergée mais ne s’étaient jamais occupés d’elle. Elle n’avait pas tiré le bon numéro avec cette famille d’accueil. Contrairement à Brooke qui avait eu une chance folle en tombant dans la famille de Dylan, laquelle, après l’avoir recueillie, l’avait adoptée officiellement. Les parents de Dylan étaient si généreux et si accueillants qu’ils s’étaient bien plus comportés comme des parents envers Emma que les deux individus qui avaient touché un chèque mensuel pour l’élever. Dylan prononça quelques paroles simples et touchantes au sujet de son ami disparu avant d’ouvrir l’urne et de laisser les cendres de Roy s’envoler dans le vent. Lorsqu’il se retourna, ses yeux étaient embués de larmes, ses lèvres tremblaient d’émotion. Jamais elle n’avait été témoin de sa vulnérabilité. Elle eut envie de se précipiter vers lui pour le prendre dans ses bras mais elle se ravisa, se cramponnant à la rambarde du yacht.
Brooke fit alors ce qu’elle aurait aimé faire. Elle se leva pour aller réconforter Dylan, comme une mère le ferait avec son enfant, comme une femme le ferait avec son mari. Il hocha la tête alors que sa petite sœur adoptive lui murmurait des paroles réconfortantes à l’oreille. Au bout de quelques instants, il sécha ses larmes, effaça l’expression maussade peinte sur son visage depuis qu’ils étaient montés à bord, puis adressa un sourire timide à sa sœur. Emma fut touchée au plus profond de son âme. Elle aimait Dylan en secret depuis longtemps et elle aurait donné n’importe quoi pour être celle qui lui offrirait le réconfort auquel il aspirait.
* * *
La cuisine de Dylan aurait pu largement contenir l’appartement d’Emma. Un espace confortable, aménagé avec goût, selon les dernières tendances du moment. Les appareils ménagers dernier cri étaient disponibles sur les différents plans de travail en granite. Et l’îlot central venait compléter un lieu digne des plus grands chefs cuisiniers. C’était le rêve de toute personne aimant cuisiner, et la gouvernante de Dylan, Maisey, en faisait bon usage. Ce soir, elle avait cuisiné pour la cinquantaine de personnes qui étaient venues rendre hommage à Roy Benjamin, et Emma avait demandé à un traiteur de livrer aussi des petits fours, des canapés et des pains spéciaux. Tout le studio était là, y compris le président. Emma et Brooke, qui avaient revêtu des robes noires toutes simples, se mirent à servir des boissons aux invités après avoir installé le buffet. Aujourd’hui, même si elles avaient organisé l’événement dans le cadre de leur société, elles étaient surtout là pour soutenir Dylan. — Tu as vu la tenue de Callista ? demanda Brooke à voix basse. Emma posa l’assiette qu’elle avait dans les mains puis jeta un coup d’œil en direction du salon où se trouvaient la plupart des invités. Callista Lee Allen, fille du président du Studio One, était pendue au bras de Dylan, buvant chacune de ses paroles, comme s’il en allait de sa vie. Sa robe venait de chez Versace. Emma le savait de source sûre puisqu’elle avait entendu la jeune femme s’en vanter en arrivant. Callista avait ajouté à sa robe en strass argenté des bijoux clinquants ornant son cou et ses poignets. — Je vois. — Franchement, elle exagère. Elle savait que ce n’était pas un défilé de mode. Il faut toujours qu’elle attire l’attention. — Au moins, toi, elle te parle. Moi, c’est comme si j’étais invisible à ses yeux. — Franchement, j’aimerais autant qu’elle m’ignore. Je ne supporte pas ses simagrées. En règle générale, Callista ne parlait qu’aux gens célèbres. Elle daignait parler à Brooke car elle était la sœur de Dylan et qu’elle avait des vues sur lui, mais en tant qu’amie de la sœur de Dylan, Emma ne présentait pas un intérêt suffisant. — Je sais que ce ne sont pas mes affaires mais je pense vraiment que cette relation par intermittence avec Callista n’apporte rien de bon à Dylan. Emma se tourna de nouveau vers le couple. Elle surprit Callista en train de poser une main sur le bandage qui couvrait la blessure de Dylan, toujours accrochée à son bras. Lui-même était en grande conversation avec le père de sa cavalière et ne semblait pas s’apercevoir du manège de la jeune femme. Emma prit une grande inspiration, tentant d’étouffer la jalousie qui l’envahissait. Quelle idiote d’avoir pu imaginer ne serait-ce qu’une seule seconde que Dylan puisse s’intéresser à elle ! C’était un ami. Rien de plus. — Tu sais, Brooke, il est assez grand pour savoir ce qu’il veut. — Tu as raison. Cela dit, je suis quand même très contente que mon frère ne soit pas du genre à s’engager. Elle n’est vraiment pas pour lui. Mais OK, j’arrête là ! lança-t-elle en levant les bras en l’air. Emma sourit en regardant son amie. Elles finissaient de préparer la table à desserts tandis que Maisey apportait du café, de l’eau chaude et un grand choix de thés. Dylan s’avança vers elle, magnifique dans son costume noir. — Vous avez un instant ? s’enquit-il, le regard interrogateur. Elles hochèrent la tête et le suivirent dans le fond de la cuisine, là où personne ne pouvait les entendre. Etrange ! — Vous avez vraiment fait du bon boulot, toutes les deux, bravo.
Puis il s’arrêta, le regard perdu. — Dylan ? fit Brooke, pour le relancer. — J’avoue que ma question va vous paraître bizarre. Callista et moi, on est vraiment ensemble ? Emma retint sa respiration. Pas question pour elle de donner son avis sur Callista. Elle n’était pas la confidente de Dylan, loin de là, mais sa question la perturba, et lui rappela qu’elle avait des choses à lui révéler. Peut-être que si elle lui racontait son secret, cela l’aiderait à recouvrer la mémoire. Bien entendu, elle craignait que ses aveux ne viennent ternir leur amitié, ce qu’elle voulait éviter à tout prix. Brooke ne répondit pas immédiatement, secouant la tête et prolongeant le suspense. — Tu ne t’en souviens pas ? — Non. Mais d’après son attitude, on dirait qu’on va se marier. Dites-moi que ce n’est pas le cas. — Je te rassure, ce n’est pas le cas. Brooke hésita. — Avant ton accident, tu m’as dit que tu voulais rompre avec elle pour toujours.
TITRE ORIGINAL :ONE SECRET NIGHT, ONE SECRET BABY Traduction française :TATIANA ANDONOVSKI ® HARLEQUIN est une marque déposée par le Groupe Harlequin ® PASSIONS est une marque déposée par Harlequin © 2016, Charlene Swink. © 2016, Harlequin. Le visuel de couverture est reproduit avec l’autorisation de : Mère-enfant : © JASPER JAMES/GETTY IMAGES Réalisation graphique couverture : L. SLAWIG (Harlequin) Tous droits réservés. ISBN 978-2-2803-5756-2
Tous droits réservés, y compris le droit de reproduction de tout ou partie de l’ouvrage, sous quelque forme que ce soit. Ce livre est publié avec l’autorisation de HARLEQUIN BOOKS S.A. Cette œuvre est une œuvre de fiction. Les noms propres, les personnages, les lieux, les intrigues, sont soit le fruit de l’imagination de l’auteur, soit utilisés dans le cadre d’une œuvre de fiction. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, des entreprises, des événements ou des lieux, serait une pure coïncidence. HARLEQUIN, ainsi que H et le logo en forme de losange, appartiennent à Harlequin Enterprises Limited ou à ses filiales, et sont utilisés par d’autres sous licence.
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