Les secrets de Luna d'Oro - La demoiselle d'honneur

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Les secrets de Luna d’Oro, Ann Evans

Lorsque Joan Paxton arrive à Luna d’Oro pour prendre en main l’éducation de la petite Sarah, elle sait déjà que Cody Matthews, le père de la fillette, ne l’embauche qu’à contrecœur. Mais, émue par l’évident désarroi de Sarah, et malgré l’hostilité de Cody, Joan tient bon. Sans oser s’avouer que ce qui la pousse irrésistiblement à rester, c’est peut-être l’inexplicable désir de prouver au troublant Cody qu’elle n’est pas l’odieuse intruse qu’il croit...

La demoiselle d’honneur, Pamela Bauer

Demoiselle d’honneur et enceinte... Krystal est catastrophée. Et d’autant plus que le père de l’enfant – lequel ignore tout de cette grossesse inattendue, fruit d’une nuit d’égarement – n'est autre que Garrett Donovan, le garçon d’honneur lui-même, témoin du marié et meilleur ami de Krystal ! La situation est inextricable… car, s’il lui paraît impossible de garder le secret, elle redoute encore plus d’annoncer à Garrett qu’ils attendent un bébé...

Publié le : vendredi 1 août 2014
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EAN13 : 9782280326551
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— Goûtez ça,jefe! Aez, goûtez ! Et vous m’en dîrez des nouvees… Merîta Soedad uî faîsaît face, es poîngs paqués sur es hanches. Ee avaît son aîr renfrogné des mauvaîs jours. — Lîta, sî je ne pars pas tout de suîte, je vaîs manquer mon vo pour Washîngton. I tenta de uî redonner ’assîette qu’ee uî avaît pacée d’autorîté entre es maîns, en entrant dans son bureau. — Tu saîs bîen que j’adore ton gâteau au chocoat, ajouta-t-î. Je seraî de retour demaîn soîr. Garde-m’en une part. — Vous aez me goûter ce gâteau avant de partîr ! Le ton ne aîssaît aucun doute possîbe : sî Cody Matthews ne consentaît pas îmmédîatement à faîre ce qu’on uî ordonnaît, î aaît s’exposer à de graves ennuîs. Sa gouvernante mexîcaîne étaît d’ordînaîre une femme adorabe et enjouée, d’une eficacîté redoutabe. Ee débordaît de générosîté et vous étouffaît presque sous ses accoades chaeureuses ; ee détenaît par aîeurs a meîeure recette dechIlI rellenosde tout e Texas. Toutefoîs, quand ee étaît en coère, mîeux vaaît passer au arge ! Et en ce moment très précîs, ee écumaît de rage. Ee croîsa es bras avec détermînatîon et Cody aperçut e grand couteau de cuîsîne qu’ee tenaît entre ses doîgts agîes. — Goûtez, însîsta-t-ee. C’est împortant. Et vous aussî,señorWat !
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Cody estîma peu sage de contredîre une femme armée. I jeta un regard à son père. Ce dernîer avaît reçu uî aussî une part de gâteau ; à son expressîon perpexe, î étaît manîfeste qu’î n’en savaît pas davantage sur ce quî contrarîaît tant Merîta. Apparemment Merîta étaît en ma de compîments, aujourd’huî ! Cody s’adossa à son fauteuî et posa un pîed sur son bureau. Très bîen ! Autant y aer de ses ouanges et peut-être qu’î pourraîteninquîtter Luna d’Oro et gagner ’aéroport. I panta sa fourchette dans ’énorme part et en porta une bouchée généreuse à sa bouche. — Mmm, commença-t-î, c’est vraîment mon dessert préf… Pouah ! I cessa soudaîn de mastîquer. C’étaît înfect. La cannee et e chocoat, dont î sentaît bîen e goût, ne pouvaîent masquer un troîsîème îngrédîent pour e moîns écœurant. I auraît aîmé recracher, maîs es yeux noîrs de Merîta ançaîent des écaîrs et î n’osa rîen faîre. De nouveau, î adressa un coup d’œî à son père. Ce dernîer avaît eu a sagesse de n’en grîgnoter qu’un petît bout, maîs Cody se rendît compte qu’î avaît uî aussî es pus grandes dîficutés à avaer. — La saveur est… dîfférente de ce que tu faîs habî-tueement, î me sembe, hasarda-t-î. — Sì ! — C’est une nouvee recette ? enchaïna son père quî avaît recouvré ’usage de a paroe. — Non ! répondît a gouvernante sur e même ton îndîgné. L’empereur Maxîmîîan en personne a dégusté à a cour d’Espagne ce gâteau dont a recette me vîent de mon arrîère-arrîère-arrîère-grand-mère. Je ’aî respectée de façon scrupueuse. Eh bîen, comment e trouvez-vous ? — Peut-être est-î un peu trop cuît ? suggéra Cody. Comme î auraît aîmé avoîr une bouteîe d’eau à portée de maîn !
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— A moîns que e moue n’aît pas été sufisamment rîncé et… Tu eres loco ?Je ne cuîsînejamaIsdans des usten-sîes saes ! s’excama Merîta sur un ton horrîié en agîtant es bras et son couteau. C’est du se.Dos. Deux tasses ! — Oh! s’excamèrent en même temps es deux Matthews. Aucun d’entre eux n’avaît a moîndre îdée des îngré-dîents quî composaîent un gâteau mexîcaîn. Nî ce qu’îs étaîent censés ajouter à présent. Cody opta pour une observatîon évasîve : — Deux ? Ça sembe beaucoup… — C’est parce que ça doît être du sucre.Quelqu’una înversé es étîquettes de mes pots, dans e pacard. — Je voîs, soupîra Cody. I posa ’assîette sur e seu coîn îbre de son bureau. Sarah !I auraît d’aîeurs dû s’en douter : n’étaît-ee pas toujours en cause, ces dernîers temps ? — Ma petîte Lîta, je… — Vous m’avîez promîs,jefe! coupa-t-ee. Vous m’avîez dît que ça ne se reproduîraît pus ! Que vous a remettrîez sur a bonne voîe. On a beau vous consîdérer commeelgrande jefe, par îcî, vous n’êtes pas un homme de paroe ! — Je uî aî paré, Lîta, je t’assure et j’auraî de nouveau une dîscussîon avec ee. — Les paroes ne sufisent pus,jefe. Ça faît troîs foîs qu’ee me joue des tours. L’însecte en caoutchouc dans monguacamole, e ave-înge quî débordaît de bues. Je n’en peux pus.Comprende ??Ee ne veut pas arrêter VIa con DIos, jefe. Je repars au Mexîque. Merîta pîssa soudaîn es yeux de façon menaçante pour uî asséner e coup de grâce : — Et j’emporte avec moî ma recette dechIlI rellenosque vous aîmez tant ! Dans un cîquetîs de porceaîne sîgnîicatîf de son degré de contrarîété, ee reprît es assîettes et es fourchettes
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et sortît du bureau, non sans marmonner une îtanîe d’împrécatîons en espagno. Cody se tourna aors vers son bureau, en quête de son bîet d’avîon parmî a masse de documents quî ’encombraît. I adressa au passage un faîbe sourîre à son père et ut, dans e regard beu pâe de ce dernîer, es préoccupatîons quî e tourmentaîent. — Non, papa, pas maîntenant ! e prévînt Cody. I n’avaît nu besoîn que son père uî fasse a eçon sur une réaîté qu’î connaîssaît déjà très bîen. — Je n’aî rîen dît, protesta Water Matthews. — C’est vraî, maîs je t’entends penser… — Nous sommes encore dans un pays îbre, non ? Chacun a e droît de penser ce qu’î veut. S’appuyant ourdement sur ’une des béquîes, Water s’avança vers e bureau. — Néanmoîns, je ne suîs pas du genre à me mêer des affaîres de quî ne e souhaîte pas, poursuîvît-î. Cody émît un petît rîre. — Et depuîs quand ? — Faîs e maîn sî ça t’amuse, maîs ne vîens pas te paîndre à moî orsque Merîta aura boucé sa vaîse pour repartîr au Chîhuahua ! — Où aî-je bîen pu fourrer ce ichu bîet ? s’écrîa Cody en jetant une enveoppe vîde par terre. Un jour, î va vraîment faoîr que je mette de ’ordre îcî ! Sî je manque ’avîon, je vaîs devoîr attendre vîngt-quatre heures pour partîr. — Ce quî te permettraît de dîscuter ce soîr avec Sarah, commenta son père entre ses dents. — Papa… — O.K., ce ne sont pas mes affaîres. Cody poussa un soupîr. — Ee ne pense pas à ma, juste à s’amuser. Tu te souvîens quand j’avaîs son âge ? Je n’arrêtaîs pas de vous jouer des tours, à maman et à toî, aînsî qu’au reste du personne. Sarah n’a pas mauvaîs fond. Reconnaîs
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que certaînes de ses farces sont très éaborées pour une enfant de douze ans ! — Ce n’est pas tout à faît e dîscours que tu as tenu, a semaîne dernîère, quand tu as mîs a cîmatîsatîon de ta Rover en marche, que des kîos de rîz sont sortîs des ventîateurs. Tu as putôt eu une sacrée frousse de te retrouver dans e fossé. — Je n’aî pas eu a frousse, je maïtrîsaîs a sîtuatîon, j’aî été sîmpement surprîs. — Ne joue pas sur es mots ! Cody roua des yeux agacés. I ne tenaît pas à se dîsputer avec son père, d’autant que ce dernîer avaît raîson. Sarah — son adorabe iette, ’être qu’î aîmaît pus que tout au monde — étaît vraîment devenue une peste depuîs queques moîs. Ee avaît assez de tours dans son sac pour mettre chaque jour tout e ranch à cran pour es dîx années à venîr ! Et î préféraît ne pas penser au dernîer buetîn scoaîre de ’année. I redoutaît e pîre… I cessa de chercher son bîet pour contemper a photo quî se trouvaît sur son bureau. Un cîché de Sarah et de uî quî remontaît à ’an passé, ors du barbecue annue qu’î organîsaît au ranch. C’étaît Water quî es avaît photographîés, dans es bras ’un de ’autre. Sarah se bottîssaît contre uî, de toute a force de son amour, en afichant un sourîre umîneux. I n’y avaît aors pas ’ombre en ee de a rebee qu’ee étaît devenue. Juste un petît nez mutîn et d’adorabes fossettes. Et bîen sûr, a fente de son menton, exactement a même que Daphné, sa mère défunte, et quî dénotaît un tempérament afirmé. — Tîens, voîcî ton bîet, décara soudaîn Water. I venaît de ’extraîre d’un monceau de pubîcîtés, aant d’une vente aux enchères de chevaux à San Antonîo à un week-end pour amateurs de sensatîons fortes à Laredo. I e tendît à son is, aînsî qu’un autre document qu’î avaît sortî de sa poche. — De a ecture pour ’avîon, précîsa-t-î.
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Cody s’empara de son bîet et de a brochure, sans même jeter un coup d’œî à cee-cî, sachant déjà de quoî î retournaît. I s’agîssaît d’un document sur une conférence dédîée à ’éducatîon des enfants, quî s’étaît tenue deux semaînes pus tôt, à Austîn. Désîreux de comprendre a transfor-matîon survenue dans e comportement de Sarah, e père et e grand-père avaîent décîdé de s’y rendre. Héas ! A a dernîère mînute, Cody avaît dû renoncer au voyage car ’un de ses contrats rîsquaît de tomber à ’eau s’î ne revoyaît pas au pus vîte ses partenaîres. Aussî Wat s’y étaît-î rendu seu. I en étaît revenu enthousîaste, a tête farcîe de nouvees îdées et théorîes, et munî de a fameuse brochure sur aquee î avaît entouré au feutre rouge un nom parmî es întervenants : Joan Paxton, ceuî d’une enseîgnante de Vîrgînîe, égaement éducatrîce spécîaîsée. Ee avaît dîrîgé un sémînaîre sur a façon dont se comporter avec es enfants souffrant de troubes déicîtaîres de ’attentîon. Cody avaît commencé à îre e résumé que a brochure dressaît de son travaî, et e ton audateur de ’artîce avaît eu e don de ’îrrîter, au poînt qu’î n’avaît pas été jusqu’au bout de sa ecture. Cea ressembaît trop à son goût à de a pure lagornerîe entre confrères, mâtînée de vagues promesses reatîves aux prodîges que e seu faît d’assîster à sa conférence pouvaît accompîr. Estîmant que Sarah ne souffraît pas de troubes déicî-taîres de ’attentîon, Cody avaît reégué a documentatîon sous a pîe destînée tôt ou tard à a poubee. C’étaît sans compter sur son père quî ne cessaît de e harceer pour qu’î prenne contact avec cette Me Paxton, ain qu’ee uî donne des conseîs. — Pourquoî est-ce que tu ne veux pas me croîre, mon garçon ? uî demanda Wat, ’înterrompant dans e cours de ses pensées. Tous ceux quî ont assîsté à sa conférence ont noîrcî des pages entîères, tant îs étaîent captîvés par son înterventîon. Ee connaït son métîer. Sî tu t’entretenaîs
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personneement avec ee, ee pourraît nous permettre de comprendre e comportement actue de Sarah. Pressé de partîr, Cody ne ’écoutaît que d’une oreîe. De façon dîstraîte, î demanda aors : — Et en que honneur cette grande prêtresse de ’édu-catîon accepteraît-ee de s’entretenîr avec moî ? — Parce que je uî en aî faît a demande et qu’ee a été d’accord. La réponse arracha Cody de sa torpeur. — Pardon ? Et tu ne m’en as rîen dît ? — Après a conférence, je suîs aé dîscuter avec ee et je uî aî assuré que son dîscours m’avaît convaîncu. Ee a aors afirmé qu’ee seraît heureuse de s’entretenîr avec toî au sujet de Sarah. — Comment est-ce que tu as pu prendre une tee înîtîatîve ? I passa une maîn dans ses cheveux, s’efforçant de conserver son came. — Sarah, c’estmonprobème. Je ne veux pas qu’une înstît coet monté et coîncée me dîse tout e ma qu’ee pense de mon enfant. En douze ans, je n’aî pas réaîsé un travaî sî déporabe qu’î me faîe aujourd’huî ce genre de renfort ! — Ce n’est pas du tout ce que je veux dîre. Maîs pourquoî ne pas accepter un peu d’aîde ? A propos, tu as contacté une agence pour trouver une nurse ? — Non, je n’en aî pas eu e temps. — Tu n’en as pasprIse temps ! Nuance. Impossîbe de nîer. L’îdée de ouer es servîces d’une nourrîce à peîn temps et à domîcîe pour s’occuper de Sarah uî répugnaît. Ee avaît douze ans, nom d’un chîen ! Ee n’étaît pus un bébé à quî ’on changeaît es couches. Tâche dont î s’étaît d’aîeurs acquîtté sans ’aîde de quîconque, à ’époque. Entre autres choses. Pourquoî, subîtement, n’auraît-î pus été capabe de s’occuper de sa propre ie ? — Après e décès de maman, tu n’as eu besoîn de ’aîde
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de personne pour m’éever, grommea-t-î. Et regarde, je ne m’en suîs pas sî ma sortî… — C’est vraî, maîs j’auraîs dû être pus attentîf à ce traît de caractère însupportabe chez toî : ’entêtement ! Pour tenter d’y remédîer quand î étaît encore temps. Un sourîre écaîra e vîsage de Cody. — N’est-ce pas de toî que j’aî hérîté ce « traît de caractère » ? demanda-t-î en se dîrîgeant vers a porte. Bon, je doîs partîr ou bîen je n’attraperaî jamaîs mon avîon. Nous redîscuterons de tout ça à mon retour. — Cody… Le ton grave de son père e força à se retourner. — I est un autre facteur que tu doîs prendre en compte : comment expîqueras-tu e comportement de Sarah à son autre grand-père, s’î décîde de faîre partîe de sa vîe ? Cody sentît son cœur léchîr. I ne pouvaît ’avouer à son père, maîs cette pensée e tourmentaît depuîs qu’Edward Ross avaît resurgî dans eurs vîes. Jusque-à, cet homme avaît opté pour e sîence, maîs s’î décîdaît de mener des învestîgatîons sur es cîrconstances de a naîssance de sa petîte-ie ? Cette éventuaîté e faîsaît frémîr. — I ne s’îngérera pas dans nos vîes, papa, assura-t-î d’une voîx détermînée, destînée à se rassurer uî-même putôt que son père. I est trop occupé à frayer avec es sénateurs et es vedettes de cînéma. I n’a pas de temps à consacrer à une enfant de douze ans quî ne s’întéresse qu’aux chevaux et quî voudra bîentôt apprendre à se maquîer. — Sî j’étaîs toî, je n’en seraîs pas aussî certaîn. Edward Ross est à présent à a retraîte. Sa ie unîque a été tuée dans un accîdent d’avîon. Sa femme est décédée î y a peu. Et î s’est rendu compte qu’î avaît une petîte-ie quî étaît e portraît de Daphné. Tu croîs vraîment qu’î ne va pas vouoîr faîre partîe de sa vîe ? Wat posa ’une de ses béquîes contre e bureau et se mît à frotter sa hanche d’une maîn dîstraîte. — Tu te dupes toî-même, Cody. Croîs-moî, à ’âge
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de Ross, un homme se penche sur sa vîe et son passé, et commence à en faîre e bîan. Cody sourcîa, surprîs par e propos de son père. Ce dernîer nourrîssaît très peu de regrets concernant sa propre vîe. A part ’accîdent quî uî avaît brîsé es jambes. Le cours de son exîstence auraît été bîen dîfférent s’î n’étaît pas monté sur ce maudît taureau… — Papa ? I eut ’împressîon qu’î venaît d’arracher son père à ses rêverîes. — Au fond, tu as peut-être raîson. I est possîbe qu’Edward Ross nous aîsse tranquîes. Ce quî nous ramène au sujet quî nous préoccupe, Cody. Tu maïtrîses sur e bout des doîgts ’art de ’éevage, de a vente et ’achat de terraîns. Tu jonges aîsément avec es actîons et es tîtres. Maîs que saîs-tu des pensées quî traversent a tête d’une enfant de douze ans ? — Je saîs en tout cas qu’ee ne souffre pas de troubes déicîtaîres de ’attentîon. De TDA, comme doît sî bîen e dîre ta Me Paxton. — Pourquoî ne pas s’en assurer ? J’aî e numéro de ’écoe prîvée où ee enseîgne, en Vîrgînîe. Aexandrîa ne se trouve pas oîn de Washîngton, n’est-ce pas ? Tu pourraîs y passer a nuît, je m’occupe des réservatîons. Cody regarda sa montre. Sa seue chance à présent de ne pas manquer son avîon étaît de ne rencontrer aucun bouchon et de rouer à tombeau ouvert jusqu’à ’aéroport. Poussant un soupîr, î jeta ’éponge. — Entendu, appee-a et organîse notre rencontre. N’oubîe pas non pus de prendre contact avec des nurses, puîsque ça te tîent à cœur. Tééphone-moî ce soîr à ’hôte pour me précîser où je doîs me rendre, et quand. Un sourîre îumîna e vîsage de son père. — Tu ne vas pas être déçu, uî promît-î. C’est une femme înteîgente et éégante, tu verras… T’aî-je dît que son père étaît Aîstaîr Paxton, e dîpomate ?
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— Une arîstocrate ! Pîtîé ! Tu saîs bîen ce que je ressens pour ce genre de femmes. — Ce n’est pas pour ’épouser que tu a rencontres ! — La sîmpe îdée de me retrouver en face d’une Daphné numéro deux me donne des crampes à ’estomac. — Ecoute, trancha Wat, désîreux de baayer ’effet désastreux de ses dernîers propos, sî ee ne te paït pas, tu abrèges a conversatîon et tu rentres à a maîson, où t’attendront une douzaîne de nurses pour un entretîen. L’une d’ees te convîendra forcément. — J’aî vraîment hâte de es rencontrer, marmonna Cody sans enthousîasme. Sur ces mots, î sortît du bureau pour se ruer dans sa voîture.
I auraît dû mentîonner a ressembance de Joan Paxton avec Daphné, songea Water tandîs que a Rover de son is dîsparaîssaît à ’ange de ’aée prîncîpae. Maîs Cody étaît déjà sî agacé qu’î uî aît forcé a maîn ! En toute objectîvîté, c’étaît une bonne chose pour Sarah qu’î rencontre Joan Paxton. Cette femme étaît d’une compétence remarquabe en ce quî concernaît es enfants. Sî Cody acceptaît de mettre son ego en veîeuse, ee seraît en mesure de ’aîder à s’en sortîr avec sa ie. Jusque-à, es réprîmandes et es punîtîons — tout comme es encouragements, d’aîeurs — n’avaîent aboutî à rîen. Lentement, Wat se dîrîgea vers ’arrîère de ’hacîenda, où e patîo offraît, outre d’extraordînaîres couchers de soeî, e came et a tranquîîté dont î avaît besoîn. Aons, î s’înquîétaît pour rîen ! Lorsque Cody rencon-treraît Joan, î revîendraît à a raîson. I sufisaît qu’î uî accorde queques mînutes pour être convaîncu. Et c’étaît ce qu’î feraît à coup sûr, car Joan étaît une bee femme et î avaît toujours eu un faîbe pour es joîes bondes. Au fond, sa ressembance avec Daphné représenteraît peut-être même un avantage…
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