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— Goûtez ça,jefe! Aez, goûtez ! Et vous m’en dîrez des nouvees… Merîta Soedad uî faîsaît face, es poîngs paqués sur es hanches. Ee avaît son aîr renfrogné des mauvaîs jours. — Lîta, sî je ne pars pas tout de suîte, je vaîs manquer mon vo pour Washîngton. I tenta de uî redonner ’assîette qu’ee uî avaît pacée d’autorîté entre es maîns, en entrant dans son bureau. — Tu saîs bîen que j’adore ton gâteau au chocoat, ajouta-t-î. Je seraî de retour demaîn soîr. Garde-m’en une part. — Vous aez me goûter ce gâteau avant de partîr ! Le ton ne aîssaît aucun doute possîbe : sî Cody Matthews ne consentaît pas îmmédîatement à faîre ce qu’on uî ordonnaît, î aaît s’exposer à de graves ennuîs. Sa gouvernante mexîcaîne étaît d’ordînaîre une femme adorabe et enjouée, d’une eficacîté redoutabe. Ee débordaît de générosîté et vous étouffaît presque sous ses accoades chaeureuses ; ee détenaît par aîeurs a meîeure recette dechIlI rellenosde tout e Texas. Toutefoîs, quand ee étaît en coère, mîeux vaaît passer au arge ! Et en ce moment très précîs, ee écumaît de rage. Ee croîsa es bras avec détermînatîon et Cody aperçut e grand couteau de cuîsîne qu’ee tenaît entre ses doîgts agîes. — Goûtez, însîsta-t-ee. C’est împortant. Et vous aussî,señorWat !
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Cody estîma peu sage de contredîre une femme armée. I jeta un regard à son père. Ce dernîer avaît reçu uî aussî une part de gâteau ; à son expressîon perpexe, î étaît manîfeste qu’î n’en savaît pas davantage sur ce quî contrarîaît tant Merîta. Apparemment Merîta étaît en ma de compîments, aujourd’huî ! Cody s’adossa à son fauteuî et posa un pîed sur son bureau. Très bîen ! Autant y aer de ses ouanges et peut-être qu’î pourraîteninquîtter Luna d’Oro et gagner ’aéroport. I panta sa fourchette dans ’énorme part et en porta une bouchée généreuse à sa bouche. — Mmm, commença-t-î, c’est vraîment mon dessert préf… Pouah ! I cessa soudaîn de mastîquer. C’étaît înfect. La cannee et e chocoat, dont î sentaît bîen e goût, ne pouvaîent masquer un troîsîème îngrédîent pour e moîns écœurant. I auraît aîmé recracher, maîs es yeux noîrs de Merîta ançaîent des écaîrs et î n’osa rîen faîre. De nouveau, î adressa un coup d’œî à son père. Ce dernîer avaît eu a sagesse de n’en grîgnoter qu’un petît bout, maîs Cody se rendît compte qu’î avaît uî aussî es pus grandes dîficutés à avaer. — La saveur est… dîfférente de ce que tu faîs habî-tueement, î me sembe, hasarda-t-î. — Sì ! — C’est une nouvee recette ? enchaïna son père quî avaît recouvré ’usage de a paroe. — Non ! répondît a gouvernante sur e même ton îndîgné. L’empereur Maxîmîîan en personne a dégusté à a cour d’Espagne ce gâteau dont a recette me vîent de mon arrîère-arrîère-arrîère-grand-mère. Je ’aî respectée de façon scrupueuse. Eh bîen, comment e trouvez-vous ? — Peut-être est-î un peu trop cuît ? suggéra Cody. Comme î auraît aîmé avoîr une bouteîe d’eau à portée de maîn !
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— A moîns que e moue n’aît pas été sufisamment rîncé et… Tu eres loco ?Je ne cuîsînejamaIsdans des usten-sîes saes ! s’excama Merîta sur un ton horrîié en agîtant es bras et son couteau. C’est du se.Dos. Deux tasses ! — Oh! s’excamèrent en même temps es deux Matthews. Aucun d’entre eux n’avaît a moîndre îdée des îngré-dîents quî composaîent un gâteau mexîcaîn. Nî ce qu’îs étaîent censés ajouter à présent. Cody opta pour une observatîon évasîve : — Deux ? Ça sembe beaucoup… — C’est parce que ça doît être du sucre.Quelqu’una înversé es étîquettes de mes pots, dans e pacard. — Je voîs, soupîra Cody. I posa ’assîette sur e seu coîn îbre de son bureau. Sarah !I auraît d’aîeurs dû s’en douter : n’étaît-ee pas toujours en cause, ces dernîers temps ? — Ma petîte Lîta, je… — Vous m’avîez promîs,jefe! coupa-t-ee. Vous m’avîez dît que ça ne se reproduîraît pus ! Que vous a remettrîez sur a bonne voîe. On a beau vous consîdérer commeelgrande jefe, par îcî, vous n’êtes pas un homme de paroe ! — Je uî aî paré, Lîta, je t’assure et j’auraî de nouveau une dîscussîon avec ee. — Les paroes ne sufisent pus,jefe. Ça faît troîs foîs qu’ee me joue des tours. L’însecte en caoutchouc dans monguacamole, e ave-înge quî débordaît de bues. Je n’en peux pus.Comprende ??Ee ne veut pas arrêter VIa con DIos, jefe. Je repars au Mexîque. Merîta pîssa soudaîn es yeux de façon menaçante pour uî asséner e coup de grâce : — Et j’emporte avec moî ma recette dechIlI rellenosque vous aîmez tant ! Dans un cîquetîs de porceaîne sîgnîicatîf de son degré de contrarîété, ee reprît es assîettes et es fourchettes
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et sortît du bureau, non sans marmonner une îtanîe d’împrécatîons en espagno. Cody se tourna aors vers son bureau, en quête de son bîet d’avîon parmî a masse de documents quî ’encombraît. I adressa au passage un faîbe sourîre à son père et ut, dans e regard beu pâe de ce dernîer, es préoccupatîons quî e tourmentaîent. — Non, papa, pas maîntenant ! e prévînt Cody. I n’avaît nu besoîn que son père uî fasse a eçon sur une réaîté qu’î connaîssaît déjà très bîen. — Je n’aî rîen dît, protesta Water Matthews. — C’est vraî, maîs je t’entends penser… — Nous sommes encore dans un pays îbre, non ? Chacun a e droît de penser ce qu’î veut. S’appuyant ourdement sur ’une des béquîes, Water s’avança vers e bureau. — Néanmoîns, je ne suîs pas du genre à me mêer des affaîres de quî ne e souhaîte pas, poursuîvît-î. Cody émît un petît rîre. — Et depuîs quand ? — Faîs e maîn sî ça t’amuse, maîs ne vîens pas te paîndre à moî orsque Merîta aura boucé sa vaîse pour repartîr au Chîhuahua ! — Où aî-je bîen pu fourrer ce ichu bîet ? s’écrîa Cody en jetant une enveoppe vîde par terre. Un jour, î va vraîment faoîr que je mette de ’ordre îcî ! Sî je manque ’avîon, je vaîs devoîr attendre vîngt-quatre heures pour partîr. — Ce quî te permettraît de dîscuter ce soîr avec Sarah, commenta son père entre ses dents. — Papa… — O.K., ce ne sont pas mes affaîres. Cody poussa un soupîr. — Ee ne pense pas à ma, juste à s’amuser. Tu te souvîens quand j’avaîs son âge ? Je n’arrêtaîs pas de vous jouer des tours, à maman et à toî, aînsî qu’au reste du personne. Sarah n’a pas mauvaîs fond. Reconnaîs
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que certaînes de ses farces sont très éaborées pour une enfant de douze ans ! — Ce n’est pas tout à faît e dîscours que tu as tenu, a semaîne dernîère, quand tu as mîs a cîmatîsatîon de ta Rover en marche, que des kîos de rîz sont sortîs des ventîateurs. Tu as putôt eu une sacrée frousse de te retrouver dans e fossé. — Je n’aî pas eu a frousse, je maïtrîsaîs a sîtuatîon, j’aî été sîmpement surprîs. — Ne joue pas sur es mots ! Cody roua des yeux agacés. I ne tenaît pas à se dîsputer avec son père, d’autant que ce dernîer avaît raîson. Sarah — son adorabe iette, ’être qu’î aîmaît pus que tout au monde — étaît vraîment devenue une peste depuîs queques moîs. Ee avaît assez de tours dans son sac pour mettre chaque jour tout e ranch à cran pour es dîx années à venîr ! Et î préféraît ne pas penser au dernîer buetîn scoaîre de ’année. I redoutaît e pîre… I cessa de chercher son bîet pour contemper a photo quî se trouvaît sur son bureau. Un cîché de Sarah et de uî quî remontaît à ’an passé, ors du barbecue annue qu’î organîsaît au ranch. C’étaît Water quî es avaît photographîés, dans es bras ’un de ’autre. Sarah se bottîssaît contre uî, de toute a force de son amour, en afichant un sourîre umîneux. I n’y avaît aors pas ’ombre en ee de a rebee qu’ee étaît devenue. Juste un petît nez mutîn et d’adorabes fossettes. Et bîen sûr, a fente de son menton, exactement a même que Daphné, sa mère défunte, et quî dénotaît un tempérament afirmé. — Tîens, voîcî ton bîet, décara soudaîn Water. I venaît de ’extraîre d’un monceau de pubîcîtés, aant d’une vente aux enchères de chevaux à San Antonîo à un week-end pour amateurs de sensatîons fortes à Laredo. I e tendît à son is, aînsî qu’un autre document qu’î avaît sortî de sa poche. — De a ecture pour ’avîon, précîsa-t-î.
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Cody s’empara de son bîet et de a brochure, sans même jeter un coup d’œî à cee-cî, sachant déjà de quoî î retournaît. I s’agîssaît d’un document sur une conférence dédîée à ’éducatîon des enfants, quî s’étaît tenue deux semaînes pus tôt, à Austîn. Désîreux de comprendre a transfor-matîon survenue dans e comportement de Sarah, e père et e grand-père avaîent décîdé de s’y rendre. Héas ! A a dernîère mînute, Cody avaît dû renoncer au voyage car ’un de ses contrats rîsquaît de tomber à ’eau s’î ne revoyaît pas au pus vîte ses partenaîres. Aussî Wat s’y étaît-î rendu seu. I en étaît revenu enthousîaste, a tête farcîe de nouvees îdées et théorîes, et munî de a fameuse brochure sur aquee î avaît entouré au feutre rouge un nom parmî es întervenants : Joan Paxton, ceuî d’une enseîgnante de Vîrgînîe, égaement éducatrîce spécîaîsée. Ee avaît dîrîgé un sémînaîre sur a façon dont se comporter avec es enfants souffrant de troubes déicîtaîres de ’attentîon. Cody avaît commencé à îre e résumé que a brochure dressaît de son travaî, et e ton audateur de ’artîce avaît eu e don de ’îrrîter, au poînt qu’î n’avaît pas été jusqu’au bout de sa ecture. Cea ressembaît trop à son goût à de a pure lagornerîe entre confrères, mâtînée de vagues promesses reatîves aux prodîges que e seu faît d’assîster à sa conférence pouvaît accompîr. Estîmant que Sarah ne souffraît pas de troubes déicî-taîres de ’attentîon, Cody avaît reégué a documentatîon sous a pîe destînée tôt ou tard à a poubee. C’étaît sans compter sur son père quî ne cessaît de e harceer pour qu’î prenne contact avec cette Me Paxton, ain qu’ee uî donne des conseîs. — Pourquoî est-ce que tu ne veux pas me croîre, mon garçon ? uî demanda Wat, ’înterrompant dans e cours de ses pensées. Tous ceux quî ont assîsté à sa conférence ont noîrcî des pages entîères, tant îs étaîent captîvés par son înterventîon. Ee connaït son métîer. Sî tu t’entretenaîs
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personneement avec ee, ee pourraît nous permettre de comprendre e comportement actue de Sarah. Pressé de partîr, Cody ne ’écoutaît que d’une oreîe. De façon dîstraîte, î demanda aors : — Et en que honneur cette grande prêtresse de ’édu-catîon accepteraît-ee de s’entretenîr avec moî ? — Parce que je uî en aî faît a demande et qu’ee a été d’accord. La réponse arracha Cody de sa torpeur. — Pardon ? Et tu ne m’en as rîen dît ? — Après a conférence, je suîs aé dîscuter avec ee et je uî aî assuré que son dîscours m’avaît convaîncu. Ee a aors afirmé qu’ee seraît heureuse de s’entretenîr avec toî au sujet de Sarah. — Comment est-ce que tu as pu prendre une tee înîtîatîve ? I passa une maîn dans ses cheveux, s’efforçant de conserver son came. — Sarah, c’estmonprobème. Je ne veux pas qu’une înstît coet monté et coîncée me dîse tout e ma qu’ee pense de mon enfant. En douze ans, je n’aî pas réaîsé un travaî sî déporabe qu’î me faîe aujourd’huî ce genre de renfort ! — Ce n’est pas du tout ce que je veux dîre. Maîs pourquoî ne pas accepter un peu d’aîde ? A propos, tu as contacté une agence pour trouver une nurse ? — Non, je n’en aî pas eu e temps. — Tu n’en as pasprIse temps ! Nuance. Impossîbe de nîer. L’îdée de ouer es servîces d’une nourrîce à peîn temps et à domîcîe pour s’occuper de Sarah uî répugnaît. Ee avaît douze ans, nom d’un chîen ! Ee n’étaît pus un bébé à quî ’on changeaît es couches. Tâche dont î s’étaît d’aîeurs acquîtté sans ’aîde de quîconque, à ’époque. Entre autres choses. Pourquoî, subîtement, n’auraît-î pus été capabe de s’occuper de sa propre ie ? — Après e décès de maman, tu n’as eu besoîn de ’aîde
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de personne pour m’éever, grommea-t-î. Et regarde, je ne m’en suîs pas sî ma sortî… — C’est vraî, maîs j’auraîs dû être pus attentîf à ce traît de caractère însupportabe chez toî : ’entêtement ! Pour tenter d’y remédîer quand î étaît encore temps. Un sourîre écaîra e vîsage de Cody. — N’est-ce pas de toî que j’aî hérîté ce « traît de caractère » ? demanda-t-î en se dîrîgeant vers a porte. Bon, je doîs partîr ou bîen je n’attraperaî jamaîs mon avîon. Nous redîscuterons de tout ça à mon retour. — Cody… Le ton grave de son père e força à se retourner. — I est un autre facteur que tu doîs prendre en compte : comment expîqueras-tu e comportement de Sarah à son autre grand-père, s’î décîde de faîre partîe de sa vîe ? Cody sentît son cœur léchîr. I ne pouvaît ’avouer à son père, maîs cette pensée e tourmentaît depuîs qu’Edward Ross avaît resurgî dans eurs vîes. Jusque-à, cet homme avaît opté pour e sîence, maîs s’î décîdaît de mener des învestîgatîons sur es cîrconstances de a naîssance de sa petîte-ie ? Cette éventuaîté e faîsaît frémîr. — I ne s’îngérera pas dans nos vîes, papa, assura-t-î d’une voîx détermînée, destînée à se rassurer uî-même putôt que son père. I est trop occupé à frayer avec es sénateurs et es vedettes de cînéma. I n’a pas de temps à consacrer à une enfant de douze ans quî ne s’întéresse qu’aux chevaux et quî voudra bîentôt apprendre à se maquîer. — Sî j’étaîs toî, je n’en seraîs pas aussî certaîn. Edward Ross est à présent à a retraîte. Sa ie unîque a été tuée dans un accîdent d’avîon. Sa femme est décédée î y a peu. Et î s’est rendu compte qu’î avaît une petîte-ie quî étaît e portraît de Daphné. Tu croîs vraîment qu’î ne va pas vouoîr faîre partîe de sa vîe ? Wat posa ’une de ses béquîes contre e bureau et se mît à frotter sa hanche d’une maîn dîstraîte. — Tu te dupes toî-même, Cody. Croîs-moî, à ’âge
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de Ross, un homme se penche sur sa vîe et son passé, et commence à en faîre e bîan. Cody sourcîa, surprîs par e propos de son père. Ce dernîer nourrîssaît très peu de regrets concernant sa propre vîe. A part ’accîdent quî uî avaît brîsé es jambes. Le cours de son exîstence auraît été bîen dîfférent s’î n’étaît pas monté sur ce maudît taureau… — Papa ? I eut ’împressîon qu’î venaît d’arracher son père à ses rêverîes. — Au fond, tu as peut-être raîson. I est possîbe qu’Edward Ross nous aîsse tranquîes. Ce quî nous ramène au sujet quî nous préoccupe, Cody. Tu maïtrîses sur e bout des doîgts ’art de ’éevage, de a vente et ’achat de terraîns. Tu jonges aîsément avec es actîons et es tîtres. Maîs que saîs-tu des pensées quî traversent a tête d’une enfant de douze ans ? — Je saîs en tout cas qu’ee ne souffre pas de troubes déicîtaîres de ’attentîon. De TDA, comme doît sî bîen e dîre ta Me Paxton. — Pourquoî ne pas s’en assurer ? J’aî e numéro de ’écoe prîvée où ee enseîgne, en Vîrgînîe. Aexandrîa ne se trouve pas oîn de Washîngton, n’est-ce pas ? Tu pourraîs y passer a nuît, je m’occupe des réservatîons. Cody regarda sa montre. Sa seue chance à présent de ne pas manquer son avîon étaît de ne rencontrer aucun bouchon et de rouer à tombeau ouvert jusqu’à ’aéroport. Poussant un soupîr, î jeta ’éponge. — Entendu, appee-a et organîse notre rencontre. N’oubîe pas non pus de prendre contact avec des nurses, puîsque ça te tîent à cœur. Tééphone-moî ce soîr à ’hôte pour me précîser où je doîs me rendre, et quand. Un sourîre îumîna e vîsage de son père. — Tu ne vas pas être déçu, uî promît-î. C’est une femme înteîgente et éégante, tu verras… T’aî-je dît que son père étaît Aîstaîr Paxton, e dîpomate ?
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— Une arîstocrate ! Pîtîé ! Tu saîs bîen ce que je ressens pour ce genre de femmes. — Ce n’est pas pour ’épouser que tu a rencontres ! — La sîmpe îdée de me retrouver en face d’une Daphné numéro deux me donne des crampes à ’estomac. — Ecoute, trancha Wat, désîreux de baayer ’effet désastreux de ses dernîers propos, sî ee ne te paït pas, tu abrèges a conversatîon et tu rentres à a maîson, où t’attendront une douzaîne de nurses pour un entretîen. L’une d’ees te convîendra forcément. — J’aî vraîment hâte de es rencontrer, marmonna Cody sans enthousîasme. Sur ces mots, î sortît du bureau pour se ruer dans sa voîture.
I auraît dû mentîonner a ressembance de Joan Paxton avec Daphné, songea Water tandîs que a Rover de son is dîsparaîssaît à ’ange de ’aée prîncîpae. Maîs Cody étaît déjà sî agacé qu’î uî aît forcé a maîn ! En toute objectîvîté, c’étaît une bonne chose pour Sarah qu’î rencontre Joan Paxton. Cette femme étaît d’une compétence remarquabe en ce quî concernaît es enfants. Sî Cody acceptaît de mettre son ego en veîeuse, ee seraît en mesure de ’aîder à s’en sortîr avec sa ie. Jusque-à, es réprîmandes et es punîtîons — tout comme es encouragements, d’aîeurs — n’avaîent aboutî à rîen. Lentement, Wat se dîrîgea vers ’arrîère de ’hacîenda, où e patîo offraît, outre d’extraordînaîres couchers de soeî, e came et a tranquîîté dont î avaît besoîn. Aons, î s’înquîétaît pour rîen ! Lorsque Cody rencon-treraît Joan, î revîendraît à a raîson. I sufisaît qu’î uî accorde queques mînutes pour être convaîncu. Et c’étaît ce qu’î feraît à coup sûr, car Joan étaît une bee femme et î avaît toujours eu un faîbe pour es joîes bondes. Au fond, sa ressembance avec Daphné représenteraît peut-être même un avantage…
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