Les Séductrices (Tome 3 ) - Tendre folie

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À force de détermination, lady Pénélope pénètre dans l’asile où est détenu lord Bromwich. Depuis le suicide de son époux, la jeune veuve s’intéresse aux maladies mentales et expérimente des méthodes thérapeutiques originales. Pourquoi n’aiderait-elle pas le marquis qui, dit-on, a sombré dans la folie depuis son retour de la guerre ? Elle découvre un forcené en plein délire hallucinatoire. Mais la crise passée, Gabriel redevient un homme lucide et attentionné, avec lequel Pénélope noue une étrange complicité. Réussira-t-elle à extirper de son
esprit ce mal mystérieux ? Au risque de succomber au violent désir qu’elle lit dans ses yeux...
Publié le : mardi 8 juillet 2014
Lecture(s) : 6
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782290077993
Nombre de pages : 384
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Tendre folie
Du même auteur aux Éditions J’ai lu
LES SÉDUCTRICES 1 – Sur l’empreinte de tes lvres Nº 10513 2 – Douce illusion Nº 10700
HEATHER SNOW
L E S S È D U C T R I C E S – 3 Tendre folie
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Cécile Desthuilliers
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Titre original : SWEET MADNESS
Éditeur original : Signet Eclipse, an imprint of New American Library, a division of Penguin Group (USA) Inc.
Heather Snow, 2013 Pour la traduction française Éditions Jai lu, 2014
Ce livre est dédié à mes « garçons » et à mes « filles »…
À Jason et à nos extraordinaires fils : je n’aurais rien fait de tout cela sans votre infaillible soutien et vos sacrifices. Merci de m’avoir encouragée à réaliser mes rêves. Je vous aime tous très, très fort.
À Karen, Keri et Leigh, mes partenaires et critiques intrépides, mais surtout mes meilleures amies. Merci de m’avoir forcée à croire en moi-même et de m’avoir aidée à raconter l’histoire qui devait l’être. Vous savez que, sans vous, je ne l’aurais pas fait. Maintenant, le monde (du moins la partie du monde qui lit mes livres !) le sait aussi.
Leeds, juin 1817
Prologue
Le jaune lui allait à ravir. Gabriel Devereaux suivit du regard la jeune femme svelte qui virevoltait sur la piste de danse entre les bras de son cavalier. Ses amples jupes de soie citron rebrodées de fleurs blan ches dont il ignorait le nom frôlaient à peine le par quet tandis quelle tournoyait aux accords de la valse. Il navait jamais raffolé de cette couleur pour les blondes. Elles perdaient tout relief, telle une peinture monochrome où rien nattire lil. Lady Pénélope était lexception qui confirmait la règle. Elle étincelait tel un rayon de soleil printanier, illu minant chaque chose, chaque être autour delle. Gabriel ne la connaissait que depuis quelques jours, mais il avait le sentiment quelle était de ces femmes qui refusent obstinément de se fondre dans le paysage. Il en était heureux pour elle. Michael avait ten dance à faire de lombre aux gens ordinaires.  On convoite la nouvelle épouse de notre cousin ? 9
Indigné, Gabriel serra les dents et jeta un coup dil à son frère, qui venait de se glisser près de lui. Il ravala une réplique cinglante. Même sil avait été sobre, le pauvre Edward naurait pas compris sa remarque, aussi drôle ou méprisante fûtelle.  Ne sois pas ridicule, réponditil avec des inflexions traînantes. Il ne convoitait absolument pas lady Pénélope, même si un inavouable picotement le parcourait tandis quil observait lheureux couple en train dévo luer sur la piste. Luttant contre une inexplicable fas cination, il détourna les yeux pour les poser sur son cadet. Edward avait tellement bu que son nez bulbeux était déjà rouge. Gabriel fronça les sourcils. Quand son frère étaitil devenu aussi stupide ? La nuit était encore trop jeune pour quil soit déjà ivre. Pourtant, aussi soûl soitil, Edward le couvait dun regard entendu. Bon sang. Edward avait peutêtre sombré dans lalcoolisme alors que luimême était au loin, mais il le connaissait mieux que quiconque. Pour quil le nar gue ainsi, il avait dû distinguer une émotion sur son visage. Et Gabriel craignait quil ne lait identifiée. La jalousie. Incapable de lutter contre la tentation, il laissa son regard dériver de nouveau vers les danseurs. Cette fois, pourtant, il sefforça de ne pas concentrer son attention sur son cousin Michael, troisième baron de Manton, qui affichait un sourire extatique. Et pour quoi pas ? Il avait, semblaitil, trouvé lamour. Et cétaitcelaque Gabriel lui enviait. Non pas la dame en ellemême, mais lidéede celleci. Si lui même trouvait la femme de sa vie, pourraitil de nou veau sourire ? 10
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