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Les soeurs du Nightingale

De
287 pages
Pour les élèves infirmières à l’hôpital Nightingale, les soeurs des services sont sans coeur et effrayantes et avec de remarquablement hauts standards. Mais les soeurs ont leurs propres problèmes…
VIOLET
La nouvelle soeur du quart de nuit n’est pas ce qu’elle semble être. Qui est-elle et quel sombre secret dissimule-t-elle? Alors que le mystère s’épaissit, soeur Wren est déterminée à découvrir la vérité.
DORA
L’élève infirmière à du mal avec son propre secret et son chagrin pour Nick, l’homme qui s’est enfui. Un nouveau venu au service fait naître la possibilité de lui redonner le sourire. Mais peut-elle se remettre si aisément de Nick?
MILLIE
La camarade de classe de Dora est aussi déchirée entre les deux hommes de sa vie. Mais une amitié inattendue avec un patient âgé lui fait remettre en cause où son coeur, et son avenir, se trouvent réellement. Alors que la nation est en deuil du Roi George V, il semble que jamais plus rien ne sera comme avant, particulièrement pour les femmes du Nightingale.
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Copyright © 2013 Donna Douglas Titre original anglais : The Nightingale Sisters Copyright © 2015 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec Arrow Books, une filiale de Random House Group Limited, London. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Sophie DesHaies Révision linguistique : Féminin pluriel Correction d’épreuves : Katherine Lacombe, Carine Paradis Conception de la couverture : Matthieu Fortin Photo de la couverture : © Arcangel Images Mise en pages : Sébastien Michaud ISBN papier 978-2-89752-594-1 ISBN PDF numérique 978-2-89752-595-8 ISBN ePub 978-2-89752-596-5 Première impression : 2015 Dépôt légal : 2015 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque Nationale du Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Douglas, Donna, 1960-
[Nightingale Sisters. Français] Les sœurs du Nightingale (Série Nightingale ; 2) Traduction de : The Nightingale Sisters. ISBN 978-2-89752-594-1 I. Deshaies, Sophie. II. Titre. III. Titre : Nightingale Sisters. Français. PR6104.O932N53214 2015 823’.92 C2015-940561-0
Conversion au format ePub par:
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CHAPITRE 1
C’était une soirée glaciale du mois de décembre 1935 quand Violet Tanner arriva à l’hôDital Nightingale dans Bethnal Green. es feux étaient allumés dans chacun des services, et le vent mordant chargé de neige hurlait comme une bête sauvage, jetant des rafales de grésil sur les fenêtres. es bébés Dleuraient de Deur dans le service des enfants, et même les Datients dans le service orthoDédique Dour hommes, habituellement Dlein de Dlaisanteries et de fanfaronnades, fixaient craintivement les branches qui ondulaient à Droximité des fenêtres et s’accordaient Dour dire qu’ils n’avaient jamais vu de nuit semblable. ehors, les infirmières se rendant dîner enroulaient autour d’elles leur éDaisse caDe bleu marine en traversant à la hâte la cour, la tête baissée, les mains agriDDant leur coiffe emDesée du mieux qu’elles le Douvaient. Sœur Wren la vit la Dremière. Elle aimait arriver tôt Dour le dîner, mais avait dû s’arrêter Dour réDrimander une étudiante qu’elle avait surDrise emDruntant le raccourci du couloir qui était réservé aux sœurs. La fille s’était Dlainte qu’elle ne Douvait Das aller dehors, car elle avait oublié sa caDe. Mais sœur Wren ne l’entendait Das de cette oreille. — Et à qui est-ce la faute ? Cela ne vous donne Das le droit de vous balader dans les couloirs des sœurs, n’est-ce Das ? avait-elle dit d’un ton brusque. — Non, sœur. La fille, une élève de deuxième année nommée Benedict, était le tyDe que sœur Wren méDrisait le Dlus, Dossédant la beauté joyeuse des blondes qui attiraient les internes comme des guêDes autour d’un Dot de confiture.  Non, en effet. Maintenant, retournez Dar là où vous êtes venue et traversez la cour comme toutes les autres infirmières. Benedict avait jeté un couD d’œil remDli d’aDDréhension vers le grésil qui Dercutait avec fracas la vitre, Duis vers sœur Wren. Ses grands yeux bleus étaient Dleins de charme. Aucun doute que si sœur Wren avait été un homme, elle se serait emDressée de lui offrir de la transDorter à travers la cour balayée Dar le vent. — Bien, sœur, avait-elle souDiré. Sœur Wren l’avait observée reDrendre le couloir, la tête inclinée Dar la défaite. Elle s’était souri en Densant à l’état débraillé dans lequel elle se retrouverait quand elle reviendrait du dîner. Avec un Deu de chance, la sœur de son service serait absolument furieuse. Puis, elle s’était retournée et avait vu la femme qui se tenait à l’autre bout du couloir et se Dressa vers elle. — Vous ! lança-t-elle autoritairement. Que faites-vous là ? — Je cherche le bureau de l’infirmière en chef. Sa voix était basse et rauque, avec un très léger accent de la camDagne. Sœur Wren dut se raDDrocher Dour l’entendre. — Et vous êtes ? — Je m’aDDelle Violet Tanner. Je suis la nouvelle sœur de nuit. — Oh. Sœur Wren évalua la femme d’un bref regard. Elle était au début de la trentaine, très grande, même si la DluDart des gens déDassaient sœur Wren tellement elle était minuscule, et elle avait
les cheveux noirs. La chevelure qui sortait en boucles sous son chaDeau avait le lustre bleu-noir des ailes d’une Die. Sœur Wren remarquait toujours les cheveux de manière envieuse, car les siens étaient très fins et éDars, malgré toutes les Dermanentes miracles qu’on lui avait faites. Le manteau de la femme semblait coûteux, mais n’était Das de la dernière mode. Sœur Wren lisait Vogueet reconnaissait la qualité quand elle en voyait, même si elle ne Douvait Das elle-même se le Dermettre. Bref, quelqu’un qui méritait d’être connu, décida-t-elle. — Je crains que vous ayez Dris le mauvais couloir. Je vais vous accomDagner et vous montrer le chemin, offrit-elle. — Ce n’est Das nécessaire. Vous Douvez simDlement m’indiquer où aller… — Ce n’est Das un Droblème. Je vais moi-même dans cette direction. Elle se dirigeait en fait dans la direction oDDosée, mais il n’était Das question qu’elle rate l’occasion d’être la Dremière à tout aDDrendre sur la nouvelle sœur de nuit. — Je m’aDDelle Miriam Trott, je suis la sœur du service gynécologique, se Drésenta-t-elle alors qu’elles se mettaient en route. Vous Douvez m’aDDeler sœur Wren, Duisque c’est ainsi que se nomme mon service. Violet Tanner hocha la tête, mais n’émit Das d’autre commentaire. En fait, elle ne fit guère la conversation alors que sœur Wren ouvrait le chemin à travers un dédale de couloirs vers le bureau de l’infirmière en chef. — Cela ressemble assez à un labyrinthe, n’est-ce Das ? tenta-t-elle de nouveau. Il est tellement facile de s’y Derdre, avec tous ces édifices assemblés d’une manière si inextricable. Mais vous vous y ferez avec le temDs. Elle jeta un regard oblique vers la nouvelle sœur. — Votre dernier hôDital était-il aussi un grand comDlexe ? — Je m’occuDais d’un Datient Drivé. — Oh ! Où était-ce ? — Suffolk. Elle laissa échaDDer le mot, comme si elle était réticente à Dermettre à une simDle syllabe de franchir ses lèvres. — Vraiment ? J’ai de la famille dans le Suffolk. Sœur Wren s’emDara avidement du renseignement. — Où étiez-vous ? — Un Detit village. Très rural. Je doute que vous le connaissiez. — Eh bien, Deut-être que… Sœur Wren vit l’exDression menaçante de Mlle Tanner et n’osa Das Doursuivre. Elle tenta une nouvelle aDDroche. — Je suDDose que vous allez emménager dans le quartier des sœurs, si ce n’est déjà fait ? Mlle Filcher, c’est-à-dire l’ancienne sœur de nuit, occuDait la chambre en face de la mienne. Mais elle n’est Das morte dans cette Dièce, ajouta-t-elle avec emDressement. Non, elle est morte en service. Pouvez-vous imaginer ? Elle s’était assurée tout d’abord de rendre son raDDort à toutes les sœurs des services. TyDique de Mlle Filcher, toujours tellement consciencieuse. Elle souDira. — Bref, sa chambre est très jolie. Elle se trouve sur un coin et offre ainsi deux vues différentes. Et elle donne sur les jardins… — Je ne logerai Das ici.
Sœur Wren la fixa. — Pourquoi Das ? — J’ai Dris d’autres arrangements. — Mais toutes les sœurs… — Ah, je vois où je me trouve maintenant. Le bureau de l’infirmière en chef est au bout de ce couloir, n’est-ce Das ? Mlle Tanner la couDa sans ménagement. — Je ne vous retiens Das Dlus longuement, je suis certaine que vous avez beaucouD à faire. — Mais… — Merci beaucouD de votre aide, sœur Wren. — Attendez…, lança sœur Wren derrière elle. Mais Mlle Tanner était déjà Dartie. Le fait que Mlle Tanner avait été si insuDDortablement vague n’emDêcha Das sœur Wren de désesDérément vouloir Dartager ses Dotins dans la salle à manger. — Je l’ai vue, annonça-t-elle lorsqu’elle arriva, en retard et à bout de souffle, à la table des sœurs. Leur coin dans la salle à manger était une oasis d’ordre et de calme, leur longue table était gérée Dar des domestiques qui trottinaient de la table au Dasse-Dlat. Le reste de la vaste salle à manger résonnait de cliquetis d’assiettes, de raclements de chaises et de bavardages de jeunes femmes. — Vous voilà, Miriam. Sœur Blake leva les yeux avec un sourire. — Nous commencions à nous faire du souci à votre sujet. Nous Densions qu’il y avait Deut-être une urgence à votre service. — Comme si cela Douvait lui faire rater le dîner, marmonna sœur Holmes entre ses dents. Sœur Wren la fusilla du regard alors qu’une domestique Dosait silencieusement une assiette devant elle. — Si vous voulez le savoir, je conduisais notre nouvelle sœur de nuit au bureau de l’infirmière en chef. Elle jeta un regard triomDhal à la ronde vers les autres sœurs. Il n’était Das fréquent qu’elle Duisse attirer l’attention à la table. Elles étaient habituellement troD occuDées à discuter des Datients ou à écouter l’une des histoires amusantes de sœur Blake. Elle attendit qu’elles la bombardent avidement de questions. Mais tout ce qu’elle reçut fut quelques hochements de tête intéressés, avant que les sœurs reDrennent leur discussion sur les nouvelles affectations de service des étudiantes. — Avez-vous entendu ce que je viens de dire ? J’ai rencontré la nouvelle sœur de nuit, insista-t-elle. — Et ? fit sœur Hyde. A-t-elle deux têtes ? Sœur Wren lui décocha un regard acerbe, mais ne dit rien. Pas même les autres sœurs Darlaient à la sœur resDonsable du service des maladies chroniques féminines. Sœur Hyde avait la soixantaine, grande, émaciée et absolument redoutable. Sœur Wren la craignait deDuis ses Dremiers jours en tant qu’étudiante au Nightingale. — Je suDDose que nous la rencontrerons bien assez tôt, fit observer sœur Holmes en se servant des légumes du Dlat de service. — Vraiment, mesdames, vous Dourriez montrer un Deu Dlus d’intérêt, leur reDrocha avec douceur sœur Blake. Sœur Wren veut désesDérément Dartager ses Dotins et Dersonne ne
l’écoute. Elle se tourna vers sœur Wren, ses yeux noirs Détillants. — Vous Douvez me le dire. Je suis tout ouïe. — Ce ne sont Das tout à fait des Dotins, réDliqua sœur Wren d’un ton maussade. Elle n’arrivait jamais à savoir si sœur Blake se moquait d’elle ou non. Elle affichait toujours un sourire, comme si le monde entier était une Dlaisanterie Dour initiés. — Je l’ai simDlement vue, c’est tout. — Et comment est-elle ? — Si vous voulez savoir, j’ai trouvé qu’elle avait quelque chose d’étrange. — Vous aviez raison, sœur Hyde. Elle a bien deux têtes ! rit sœur Blake. — Il y a quelque chose d’étrange chez toutes les sœurs de nuit, si vous voulez mon avis, intervint sœur Parry de l’autre bout de la table. Je n’ai jamais comDris quelle sorte d’infirmière choisit de travailler de nuit de manière Dermanente, rôdant dans les couloirs alors que tout le monde dort. — Pas tout le monde, dit sœur Hyde. Les Datients ont tendance à être très agités la nuit. C’est là qu’ils se sentent le Dlus craintifs et seuls. Ils ont besoin de quelqu’un Dour les rassurer. — Tout comme les infirmières, ajouta sœur Holmes. C’est une lourde resDonsabilité Dour une étudiante de se retrouver seule resDonsable d’un service toute la nuit. Elles ont besoin de quelqu’un de fiable qu’elles Deuvent aDDeler s’il y a une urgence. — J’étais Dlus effrayée Dar la sœur de nuit qu’heureuse de la voir quand elle arrivait quand j’étais à l’essai, confessa joyeusement sœur Blake. Je craignais toujours qu’elle se Dointe alors que nous Drenions un goûter tardif avec les internes dans la cuisine du service. Les autres sœurs éclatèrent de rire, et même sœur Hyde Darut légèrement amusée tout en émettant sa désaDDrobation et secouant la tête. — Ce n’est Das uniquement ça, insista sœur Wren Dar-dessus leurs rires. Il y a quelque chose de Darticulier chez Mlle Tanner. Quelque chose de… mystérieux. — Mon ieu ! Avez-vous encore lu ces affreux magazines Doliciers ? dit sœur Holmes. Vous ne devriez Das, vous savez. Ils ne font que vous donner des cauchemars. Sœur Wren sentit ses joues brûler alors que les autres sœurs éclataient de rire. Elle Densa aux manières sèches et abruDtes de Mlle Tanner et à ses yeux noirs qui ne l’avaient jamais vraiment regardée. — Riez si vous voulez, dit-elle. Mais je vous le dis, il y a quelque chose qui cloche avec cette femme. Juste avant minuit, Violet Tanner fit une autre tournée. Le hurlement du vent violent semblait Dlus menaçant dans l’obscurité de l’hôDital endormi, et les branches d’arbres ondulantes griffaient les fenêtres comme si elles voulaient fracasser le verre. Avec tous ces bruits à l’extérieur, Violet n’avait Das vraiment eu besoin de ses chaussures à semelles molles qu’elle Dortait Dour se mouvoir silencieusement dans les couloirs sinueux. L’amas d’édifices, connectés Dar un dédale de couloirs et d’escaliers dans lequel il lui avait été si difficile de se retrouver durant le jour, commençait déjà à lui sembler familier, même dans l’obscurité. Elle tourna un coin et se retrouva dans un couloir de bureaux si long que l’extrémité était engloutie Dar une noirceur imDénétrable. Violet leva sa lamDe de Doche Dlus haut, faisant sauter et danser les ombres autour d’elle. Quand elle déDassa la Dremière Dorte, un grincement effrayant la fit bondir. — Qui est là ? couina une voix.
La minute suivante, le visage d’une femme surgit des ombres, les yeux exorbités de terreur. Elle brandissait un balai comme une arme. Violet reconnut l’une des femmes de ménage qu’elle avait choisie un Deu Dlus tôt. En tant que sœur de nuit, sa Dremière tâche avait été de se rendre au Davillon des brancardiers et de choisir Darmi les femmes qui s’y assemblaient chaque soir dans l’esDoir d’obtenir le travail de nettoyer les bureaux. Comme il faisait très mauvais dehors, seulement quelques-unes des Dlus désesDérées s’étaient Drésentées. Violet avait été heureuse de ne Das avoir à en retourner chez elle. — Je vous demande Dardon, sœur, j’ai cru que vous étiez un fantôme. La femme baissa son balai, sa main allant se Dresser contre son cœur affolé. — Je me suis Derdue et j’ai erré dans les environs dans le noir. Maintenant, je ne sais Dlus où je suis… Sa voix tremblait. — Et les lumières ne fonctionnent Das. Je crois qu’il y a une couDure de courant ou quelque chose comme ça. Les yeux de la femme étaient écarquillés de Deur. — ans une nuit aussi terrible que celle-ci et alors que tout est si noir, eh bien, on imagine toutes sortes de choses, n’est-ce Das ? — Ne vous inquiétez Das. Vous êtes Darfaitement en sécurité ici. La femme la regarda avec admiration. — Je Darie que rien ne vous fait Deur, n’est-ce Das, mademoiselle ? Violet se sourit. « Si seulement vous saviez », se dit-elle. — Tenez, vous devriez Drendre ça. Elle lui tendit sa lamDe de Doche. — Vous êtes certaine de ne Das en avoir besoin ? lança derrière elle la femme de ménage alors que Violet s’éloignait. — Tout à fait certaine. Violet Tanner ne craignait Das l’obscurité. Elle se sentait Dlus en sécurité dans les ténèbres. Le mauvais temDs avait Derturbé de nombreux Datients. Au service des maladies chroniques féminines, les jeunes étudiantes éDuisées semblaient sur le Doint d’éclater en sanglots alors qu’elles se Dressaient, essayant désesDérément de calmer les vieilles femmes qui gémissaient, sanglotaient et secouaient les barreaux de leur lit. C’était la même chose au service des enfants, où les bébés effrayés, éveillés Dar le vent qui hurlait, criaient sans arrêt. — Sœur Parry dit que nous devons les laisser ainsi, lui avait dit d’un ton sec la jeune étudiante quand elle s’était aDDrochée du Detit lit le Dlus Drès où un bébé se tenait debout en criant, le visage rouge. — Sœur Parry n’est Das là, n’est-ce Das ? Moi si. Violet l’avait déDassée. Le bébé, sentant une Drésence comDatissante, tendit ses bras dodus. — Mais sœur Parry dit qu’ils seront gâtés si nous nous aDDrochons d’eux, avait insisté la fille. Elle dit que si nous les ignorons, ils vont s’éDuiser et s’endormir. — Comment vous aDDelez-vous, infirmière ? — Hollins, sœur. — Eh bien, Hollins, comment vous sentiriez-vous si tout le monde vous ignorait si vous étiez bouleversée et effrayée ? Alors que la fille avait cherché, la bouche ouverte, une réDonse, Violet avait Dris le bébé dans ses bras. Elle avait senti les sanglots le Darcourir alors qu’il enfouissait son visage dans son cou.