Les Souvenirs de Léa

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Il y eu celui qui l’a tellement énervée qu’elle lui a griffé la main de stylo bille ; puis celui qui lui a demandé si elle avait des poils ; ou encore celui qui l’a giflée parce qu’elle ne voulait pas être sa petite amie... Ceux-là, Léa les a occultés pour ne garder que les rencontres qui lui ont laissé des souvenirs inoubliables, heureux ou malheureux, qu’elle raconte dans ce livre.


Publié le : vendredi 31 juillet 2015
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EAN13 : 9782332955937
Nombre de pages : 64
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ISBN numérique : 978-2-332-95591-3

 

© Edilivre, 2015

Les Souvenirs de Léa

 

Des images, des situations, des amours, platoniques ou non, qui ont traversé ma vie et qui sont toujours présentes dans ma mémoire.

L’image la plus ancienne est celle d’un cheval de bois dans une grande maison aux briques rouges avec de nombreuses fenêtres et beaucoup d’enfants dans une immense cour.

J’ai demandé à ma mère quel était ce souvenir.

Elle m’a raconté.

J’avais presque deux ans, c’était la rentrée scolaire et elle emmenait ma sœur Berthe, que je ne quittais jamais, pour sa première année à l’école maternelle.

Une dame l’a prise par la main et l’a emmenée : elle est partie toute fière sans un regard pour nous.

C’est alors que je me suis mise à hurler d’être séparée d’elle.

Je voulais aller avec Berthe.

J’étais inconsolable, je trépignais et ne voulais pas monter dans la poussette.

J’ai fait tellement de vacarme que la directrice de l’école est sortie de son bureau et s’est enquise de ce qui se passait.

Mise au courant, elle m’a prise dans ses bras et m’a emmenée dans la salle de classe de ma sœur, puis m’a assise sur un immense cheval de bois tout en me parlant gentiment.

Ma sœur et mon chagrin oubliés, je me suis calmée, émerveillée, mais lorsqu’on m’a fait descendre de mon coursier j’ai à nouveau poussé des cris d’orfraie.

Maman, très gênée par mon comportement, ne savait plus quoi faire.

La directrice lui a alors proposé de me garder pour la matinée, ce qu’elle a accepté avec soulagement mais avec appréhension.

Je n’ai pas quitté mon cheval, je l’aimais, je le caressais, je l’embrassais, je me suis même endormie dessus.

Maman avait raison d’appréhender la suite : j’ai fait le même cinéma l’après-midi et les jours suivants.

En désespoir de cause, la directrice m’a gardée toute l’année, ainsi j’ai commencé ma scolarité très jeune grâce à mon grand copain « le cheval de bois », qui est mon souvenir le plus lointain.

 

Étonnamment, je me souviens de ma première rencontre avec un garçon.

J’ai cinq ans et je suis dans la grande classe de la maternelle.

Je suis très timide et, de ce fait, la plus sage de la classe.

Lorsque je suis assise derrière mon pupitre, je suis attentive parce que tout m’intéresse.

À la récréation je joue toujours seule : je n’aime pas les jeux de mes petits camarades, trop vifs et trop bruyants.

Souvent dans la lune, je n’entends pas la maîtresse appeler pour le retour en classe, mais elle sait qu’elle me trouvera dans le grand bac à sable, à construire des routes et des pâtés qui, pour moi, sont des maisons.

Elle a établi un roulement, et chaque semaine nous changeons de place.

Aujourd’hui je suis assise près d’un garçon qui se prénomme Serge.

Il est aussi grand que moi, mince, les cheveux châtains coupés court, propre sur lui, renfrogné, il m’ignore royalement.

J’ai dit que j’étais timide, donc maladroite, et ce qui devait arriver ne manque pas d’arriver : je fais tomber mes crayons.

Serge se met immédiatement à quatre pattes, les ramasse et les pose devant moi.

Je lui fais mon plus beau sourire auquel il répond par un rictus.

Lorsque sonne la récréation, je retourne dans mon bac à sable et suis étonnée d’avoir de la compagnie : un garçon me rejoint et, sans un mot, m’aide à faire des pâtés, c’est Serge.

Nous devenons inséparables, ce qui amuse beaucoup la maîtresse qui ne manque pas de le dire à Maman.

Comme nous sommes ses deux meilleurs petits élèves, elle décide de ne plus nous changer de place comme les autres.

Un matin Serge met quelque chose dans ma main : c’est une jolie petite broche, que je m’empresse de mettre dans ma poche tout en le remerciant d’un grand sourire.

Très fière de moi, je ne manque pas de la montrer à toute la famille lorsque je rentre à la maison. Personne n’y porte une attention particulière.

Jeudi, il n’y a pas école : j’accompagne Maman chez Maggie qui tient l’épicerie où nous achetons lait, fromages et yaourts.

Maggie est préoccupée : la dame qui l’aide a les yeux rouges.

Maman, qui les connaît bien, leur demande ce qui se passe, et la dame lui répond que son mari lui...

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