Les surprises du destin - Dans les bras d'un ennemi - Un célibataire à conquérir (Harlequin)

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Les surprises du destin, Barbara Hannay

Lorsqu'il reconnaît la jeune femme qui se tient sur le pas de la porte, Callum Roper est sous le choc. Il n'a pas revu Stella depuis cette fameuse soirée où elle lui avait préféré Scott, son frère cadet. Scott, qui vient de mourir dans un terrible accident... Sa première impulsion est donc de la renvoyer chez elle, mais lorsqu'il découvre qu'elle est enceinte, il n'a d'autre choix que d'accepter de l'héberger.

Dans les bras d'un ennemi, Kathryn Ross

C'est sans la moindre joie qu'Helena Beaumont retourne à la Barbade, après cinq ans passés à Londres, et retrouve les paysages enchantés de son enfance. En effet, si elle est de retour, c'est pour aider son père qui traverse une mauvaise passe financière et qu'elle soupçonne d'être manipulé par le puissant Bruce Ainsley, un homme dont elle a, pour sa part, de bonnes raisons de se méfier.

Un célibataire à conquérir, Lissa Manley

N'importe quelle femme rêverait de passer une heure en tête à tête avec Jared Warfield, le célibataire le plus beau et le plus mystérieux de tout Portland. Mais Erin, elle, ne connaît que trop bien ce genre d'hommes : riches, sûrs d'eux et impitoyables, ils n'ont souvent aucune considération pour autrui. Si elle accepte de le rencontrer c'est donc, bien sûr, pour des raisons strictement professionnelles.

Publié le : mercredi 15 avril 2009
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280275934
Nombre de pages : 448
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1.

Une voiture approchait, au loin, soulevant derrière elle un nuage de poussière qui se découpait sur l’horizon orangé de ce début de soirée.

Callum Roper s’avança d’un pas lent jusqu’à la véranda pour observer le tourbillon rougeâtre qui annonçait une visite. Il ne se sentait vraiment pas d’humeur à accueillir qui que ce soit.

Il se laissa tomber en soupirant dans la chaise longue et ignora délibérément la voiture qui avançait lentement dans sa direction. L’air renfrogné, il décapsula une bière et but une gorgée qui lui parut amère.

Il poussa de nouveau un long soupir. Depuis quelque temps, il n’avait plus goût à rien. Même la bière avait perdu sa saveur habituelle.

— Ah ! Scott !… Pourquoi fallait-il que tu meures ?

Il avait parlé à voix haute sans s’en rendre compte tant était douloureux le sentiment qui le tourmentait et l’obsédait.

— Pourquoi, Scotty ? Pourquoi ? répéta-t-il, accablé.

Il but encore une gorgée de bière et son visage se contracta dans une grimace de souffrance, de désespoir. Cela faisait maintenant six semaines que son jeune frère s’était tué dans ce stupide accident d’hélicoptère, et Callum avait l’impression que l’accident venait d’arriver. Il ne pouvait se faire à cette catastrophe. Devant ses yeux cernés par le manque de sommeil, passait et repassait l’image du corps de son frère, sans vie, coincé dans le cockpit.

Le chien de Callum s’approcha de son maître qui le caressa machinalement, l’esprit ailleurs. Le visage de Scott était toujours devant lui, dans cette obsessionnelle et terrible vision de cauchemar qu’il ne parvenait pas à chasser : des yeux rieurs, des boucles dorées par le soleil, ce sourire plein d’optimisme et de joie de vivre figé à tout jamais dans la mort.

Ces fins d’après-midi étaient pour Callum le moment le plus douloureux de la journée. A cette heure où le soleil se couchait, les deux frères avaient l’habitude de s’asseoir ensemble sous cette même véranda, pour discuter de tout et de rien en buvant une bière.

C’était terrible de se retrouver ainsi tout seul !

Il jeta un coup d’œil en direction de la voiture qui continuait à s’approcher. Il commençait à entendre le bruit du moteur. Il n’avait décidément aucune envie de recevoir des gens de passage. Il était trop triste pour cela, trop détruit par le drame récent qui venait de bouleverser sa vie.

Heureusement, les voitures qui s’aventuraient dans la région étaient rares. Birralee se trouvait bien au-delà de Cloncurry, au nord-ouest de cet immense espace désertique que constitue le Queensland, partie orientale de l’Australie.

Scott avait l’habitude de prendre l’avion, de temps à autre, pour aller faire un tour en ville, à Sydney ou à Brisbane. Il aimait bien ces virées. Callum, lui, de tempérament plus solitaire, plus sauvage, se sentait beaucoup plus à l’aise dans la brousse, à l’écart des bruits et des fureurs citadines.

Une fois pourtant, il s’en souvenait comme si c’était hier, il avait été attiré, séduit, fasciné par une femme rencontrée à Sydney. Une merveilleuse créature aux cheveux d’un noir de jais, à la voix grave et troublante. Mais son petit frère l’avait devancé, et la belle créature était tombée dans les bras du plus jeune. Cela avait été pour lui une amère leçon, mais il n’en avait pas voulu à Scott, plus charmeur que lui sans doute, plus rieur, et de compagnie plus agréable pour une femme.

Il se leva brusquement, mécontent de ressasser ainsi le passé, de repenser encore à cette aventure douloureuse qui l’avait blessé. Il scruta de nouveau l’horizon. Le seul bruit audible à présent dans le calme de la soirée était l’appel funèbre d’un faucon qui survolait le ruisseau, un peu plus loin. Il fronça les sourcils, intrigué par l’absence soudaine du bruit du moteur. Peut-être le conducteur avait-il fait une halte pour juger de la profondeur de la rivière qu’il lui fallait traverser.

Cinq bonnes minutes s’écoulèrent avant que Callum n’entendît de nouveau la voiture. Cette fois-ci, le bruit était tout différent, comme si le moteur s’emballait. Et ce fut le silence.

— Ce crétin a dû s’enliser ! bougonna Callum entre ses dents.

Il n’avait aucune envie de jouer les héros et d’aller à la rescousse de l’imprudent conducteur. Mais il n’avait pas le choix. Il ne pouvait laisser sans aide quelqu’un qui se trouvait en difficulté sur ses terres. Il descendit les marches de la véranda et se dirigea vers son 4x4.

*  *  *

Stella Lassister comprit avec effroi que sa voiture venait de s’enliser. Les roues étaient enfoncées dans le sable jusqu’aux essieux. Elle était bel et bien coincée dans ce désert, au milieu de ce cours d’eau, au milieu de nulle part. Et le pire, dans tout cela, malade comme un chien.

Une nouvelle nausée la saisit. Les deux mains crispées sur le volant, le souffle court, elle attendit que le malaise passe, inquiète et désespérée de cette situation inattendue. Sans doute avait-elle été imprudente de vouloir traverser le lit de la rivière, mais elle n’avait pas eu le choix : manifestement, il n’y avait pas d’autre route.

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