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Lieben in Berlin

De
132 pages

« Lady... Je suis votre chevalier en armure étincelante et je t'aime... Vous m'avez fait ce que je suis et je suis à toi... Mon amour, vous êtes passé et m'avez fait un tel imbécile... Je suis tellement perdu dans ton amour...

... Il n'y a pas d'autre amour comme notre amour... Je vais toujours vous avoir près de moi... J'ai attendu si longtemps...

Dame, ton amour est l'amour seulement dont j'ai besoin... Et à côté de moi est où je veux que vous soyez... Parce que, mon amour, il y a quelque chose, je veux que vous sachiez : Tu es l'amour de ma vie, tu es ma dame... » 18 décembre 2015



L'amour : source de vie, parfois les chemins sont longs, tortueux pour arriver à la joie de vie, le pèlerin sait que seul le but est à atteindre, et peu importe le temps nécessaire et les sentiers empruntés.


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Cet ouvrage a été composér Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-334-20483-5

 

© Edilivre, 2016

Exergue

 

“Treat it like a book, my friend, not the shell, but the interior is crucial.”

« Traitez-le comme un livre, mon ami, pas de coquille, mais l’intérieur devra être crucial. » « Y. »

 

Crois-tu vraiment que tout ce qui se passe « par hasard » « arrive !…

Si tu crois au hasard des éléments, des rencontres, de la vie, cette histoire en est le fruit. Parfois de délicieux hasards peuvent modifier le cours de votre existence.

 

AU CŒUR DE NOS VIES, NOUS DEVONS TROUVER LA MAGIE, QUI REND NOS ÂMES S’ENVOLER !… UNE FOIS…

Lady

« Il n’est pas de voyage sans confusion d’entendement. » « R. »

 

L’A 320 amorçait lentement sa descente vers la piste centrale du tarmac d’Airport Tegel ; cette descente pouvait paraître longue et périlleuse. Que de fois l’avais-je empruntée moi-même, depuis ma plus tendre enfance. Du hublot, Lynn pouvait apercevoir à perte de vue les nombreuses habitations qui cernaient la capitale. En cette fin d’année, par un ciel particulièrement lumineux, l’avion descendit lentement entre des immenses tours serrées les unes contre les autres. Ces tours se ressemblaient trop pour pouvoir les distinguer ; leur architecture d’après-guerre, période où l’on construisait vite et sans grand style, à cause de l’intérêt économique et urgent du moment, ne présentait aucun trait de beauté. Pas très accueillante, cette première impression. Vu de ce ciel berlinois, on ne comptait plus le nombre de ces gratte-ciel carrés, bétonnés, certains rendus grisaillés par les années de froid, de vent et d’humidité. Ces tours désuètes, une des vitrines insoutenables de ces quartiers de banlieues, l’aéroport était dans ce couloir de béton où la verdure faisait grand défaut, bien que l’on ait voulu planter çà et là quelques arbres de séparation.

A priori, cette arrivée par les airs n’avait rien d’avenant pour notre poétesse, Lynn ; mais je pense qu’elle avait fort à penser autrement de ce pays. Du haut de l’oiseau blanc, pour la toute première fois ; la demoiselle contemplait mon Berlin. Nous savons tous qu’une première impression est toujours retenue en mémoire, et, si haut dans ce ciel, rien ne l’encourageait à descendre jusqu’à moi, si ce n’est moi-même, et cela était déjà beaucoup. Je redoutais davantage la fatigue de son voyage, la belle avait dû subir les aléas des diverses compagnies aériennes : se lever tôt, s’engouffrer dans un taxi, puis prendre deux avions, et enfin, en milieu d’après-midi, toucher le sol de mon chez-moi.

Les premiers instants que l’on donne aux éléments ne sont pas toujours le vrai reflet d’une réalité, mais Dieu s’était arrangé ce jour-là afin de lui offrir un ciel clément, d’un bleu azur, splendide. Était-ce un merveilleux présage ! L’histoire nous le dira.

Aujourd’hui n’est pas un jour comme tous les autres jours, nous sommes la veille de Noël, et partout, il y a de l’effervescence ; dans les aéroports, dans la ville, les trafics y sont denses. À peine l’avion posé que déjà la nuit tombe sur Berlin, plus de mille miles nous séparent l’un de l’autre. Afin de donner à notre vie, un sens et sa propre aventure, il est des aventures qui valent tous ces déplacements, et, à notre époque, même par les airs, la voie la plus rapide peut devenir parcours du combattant. Facile et simple, deux mots qui ne font pas partie du langage des compagnies aériennes, coût, amortissement, rentabilité, ces mots sont plus en adéquation, à leur compréhension. La Lufthansa fait partie de ces compagnies où, en matière de plan de vol, on peut s’attendre au moins pire, et si Lynn déplora qu’aucun vol ne puisse être direct entre nos deux villes, elle choisit malgré tout cette compagnie qui lui offrait les attentes en transit les moins longues, même si ce pont aérien dura une grande partie de la journée.

Plus tard dans la soirée, elle me raconta que pour le second zinc, le décollage et le début du voyage n’avaient rien eu de rassurant. Elle avait même eu le réflexe de penser, un court instant, ne pas voir Noël à Berlin… Tout lui avait paru suspect, des réacteurs bruyants, vibrants, cela donnait matière à s’inquiéter, et cela paniqua les très jeunes passagers installés deux sièges devant elle. Comme par miracle, au bout de vingt minutes, tout était rentré dans l’ordre, enfin, en haute altitude, tous purent se détendre et avoir une fin de voyage agréable. Il faut préciser, qu’avant la descente de l’appareil sur Berlin, le spectacle fut ravissant. Traverser l’Allemagne et ses immenses forêts, est vraiment un spectacle merveilleux, on y survole de nombreux lacs, et par temps transparent, cela ressemble à de la magie.

De l’aéroport en lui-même Lynn ne retint pas grand chose : il n’était ni beau, ni laid, simplement fonctionnel, et la direction vers la sortie, d’une simplicité qui la surprit. Pas d’interminables couloirs, pas de tapis roulants, pas de nombreuses portes à franchir, et pour finir, pas de poste frontière. À cette arrivée, la belle regarda droit devant elle : elle put lire l’enseigne « sortie », elle l’emprunta, cette porte donnait directement sur le bitume d’une large rue où une ribambelle de taxis jaune-ocre attendait. Valise à la main, Lynn s’engouffra dans le premier de la file, salua le chauffeur et, tendit un carton d’invitation où l’adresse y figurait : celui-ci acquiesça et, s’assurant du port de la ceinture de sécurité, démarra et prit la direction du quartier de Charlottenburg-Wilmersdorf, Ramada Plaza.

Les accueils berlinois peuvent être chaleureux comme ils peuvent être distants, on ne sait pas à l’avance ce qui vous attend. Lynn s’en aperçut tout de suite, ce chauffeur-là semblait être de la catégorie des distants : il prit soin de mettre son big bagage dans le coffre de sa vieille berline, vérifia sans empressement que la voie était dégagée et, adresse en tête, démarra à la vitesse autorisée, ni plus, ni moins. Prenant son air un peu rigide, informel, il lui demanda si elle venait de Paris. Il eut droit à un léger sourire, et dans une réponse tout aussi informelle, il s’entendit dire : « non », et sans autre question, il resta attentif à la circulation, dans cette partie de la ville, fluide ce jour-là.

C’est ainsi que roulant droit devant, dans un taxi vieillissant, quinze minutes plus tard, Lynn se trouva devant un bel hôtel cossu. Le taximan, jusque-là muet, ayant reçu le prix de sa course, se leva, descendit de voiture, ouvrit la portière de Lady, puis celle du coffre, et avec courtoisie, il alla déposer la valise de la Française peu bavarde sous le porche tout de verre du Ramada-Plaza. Se sentant regardé par quelques passants, il regagna lentement son véhicule, tout confus, jeta un regard sur la belle : déjà la demoiselle avait tourné les talons, il prit le temps de lui souhaiter, dans un français correct, le peu qu’il maîtrisait peut-être, un : « – Joyeux Noël. »

« – Happy Christmas »… Hé oui, ces premiers mots venaient spontanément à la bouche des gens, et la belle souriait…, on était donc bien à Noël.

En cette fin d’après-midi, Lynn n’eut guère plus de chance avec l’accueil plus que distant de la réceptionniste de l’hôtel. Celle-ci enregistra rapidement le nom de l’arrivante, elle devait certainement avoir raté un truc, allez savoir… en quelques instants, la vérification fut faite, sur son registre on attendait bien cette Française, et tout avait été payé d’avance… C’est ainsi qu’elle donna le numéro de la chambre et les quelques brèves explications d’usage. Il est important de garder la bonne marche du déroulement des éléments, et ici, dans cet hôtel, des prestations de confort étaient offertes : piscine, salle de sport, sauna, salle de soins…, le carton d’invitation, le précisant, il était donc très important de le redire aux clients, et cela, dès leur arrivée. La carte-clé-magnétique étant le passeport à tous ces accès. La réceptionniste s’excusa : le groom de service n’était pas encore arrivé, elle n’en connaissait pas la cause, mais étant seule à la réception pour le moment, elle ne pourrait donner aide à la cliente, par conséquent, elle devait elle-même gérer ses bagages et son transfert dans la chambre.

La chambre se situait au sixième étage, alors, soudain prise de bonté, la jeune réceptionniste accompagna la nouvelle cliente vers l’ascenseur, la pria d’y monter, et dans un geste d’abandon ridicule, appuya elle-même sur le bouton du sixième étage. Lynn vit défiler un à un les étages. L’hôtel en comportait sept, elle serait donc à l’avant-dernier étage. Lynn ouvrit la grande baie de la chambre, devant une vue splendide, elle regarda les premières lumières nocturnes de la grande ville.

L’anticonformisme allemand peut paraître parfois déroutant pour des voyageurs pointilleux, mais Lynn, par goût personnel, voyageant beaucoup, ne se formalise point des premières impressions, pas plus que des accueils peu sympathiques, elle n’est ni une vedette connue, ni une professionnelle reconnue, et surtout pas aujourd’hui à Berlin, et pour une semaine de vacances, elle sera une touriste comme les autres. Juste être là et prendre beaucoup de plaisir.

Comme j’aurais aimé venir l’entourer pour ses premiers instants dans mon Berlin ; ma fonction, mon programme du jour m’en empêchèrent. En cette après-midi, lorsque Lynn posa les pieds sur le sol berlinois, j’étais encore au Parlement, bouclant mes derniers dossiers avant un long repos de quatre jours. Aujourd’hui, je ne suis pas un monsieur comme tout le monde, aujourd’hui, je suis un homme heureux, un mois que je me prépare à cet événement, un mois que j’attends cette heure de rencontre. Je ne suis pas la personne avec qui on se sent obligé, nul ne vient à moi par hasard, si j’invite un ami, une amie, c’est avant tout pour passer de délicieux moments ensemble, et Lynn est la personne avec qui je vais passer des jours et des jours de bonheur. Elle a attiré mon cœur, ma curiosité, comme un aimant, sans que je sache pourquoi, et c’est bien ainsi. Plus de quatre ans déjà, et je ne sais toujours pas pourquoi elle m’attire, et dans mon cœur, je ne vois qu’elle, c’est juste une affaire entre mon cœur et moi-même.

Que de multiples fois l’aurais-je invitée, et jamais elle n’accepta, mais cette année, Lynn s’invite à venir passer Noël à Berlin. Inutile de dire combien je suis impatient, excité, rien qu’à l’idée. Je l’ai crié à tous ceux qui voyaient un certain changement en moi :

– Lynn sera à Berlin à Noël, mon plus beau cadeau.

Elle venait de terminer un roman historique, j’avais promis que je lui ferais moi-même sa publicité en Allemagne. J’ai su, un peu plus tard, une fois le roman terminé, que dans sa vraie vie, en quittant son héros, son amant, elle quittait par là même ces deux là. Quand cela fut donc terminé, soit un mois plus tard, Lynn, libérée, vint vers moi. Elle avait recouvré une libre pensée et action, et, désireuse de me rencontrer, de voir quel personnage se cachait derrière mes insistances amoureuses, moi, affirmatif de mon amour envers elle, j’avais fort hâte de la voir, de la toucher, de la serrer… !

Et aujourd’hui, sûr, à Berlin, dans une chambre d’un somptueux hôtel, ma Lady m’envoie son premier texto. Just for me…

Imaginez ma fierté, mon émoi. Elle est bien là, à quelques minutes en voiture de mon bureau… Je pus donc lire :

– Ici, tout me paraît un peu tristounet ; est-ce ma fatigue !!!

Lynn connaissait bien mon pays, l’Allemagne, pour y être venue depuis son adolescence, mais, paradoxalement, elle ne connaissait pas Berlin. Même si, dans un premier temps, cette ville lui parut un peu sombre, très vite elle l’apprivoisa ; par la suite, elle ne changera d’avis… elle aimait Berlin. Ce soir, dans deux heures, elle sera au bras de son amoureux, et tout sera dans un ordre bien ordonné, je m’efforcerai de lui faire oublier cette arrivée peu glorieuse. L’histoire, la composante de ma ville reste assez concluante, en général, tout étranger s’acclimate rapidement à Berlin ; ce n’est pas une ville comme Paris, ville romantique et à dimension humaine, mais celle-ci est pleine de surprises, et elle reste une capitale chaleureuse. Elle n’a pas, comme d’autres villes d’Europe, une architecture propre, la ville a été bâtie avec son histoire, et celle-ci est dense. Pendant des décennies, c’est une ville de partage, elle s’est donc construite avec cet ensemble chargé de chacun, et encore aujourd’hui, même réunifiée, dans certains quartiers, la ville représente ces années de partage et avec ses propres plans d’urbanisation. Il n’y a donc pas une architecture spécifique, mais plusieurs, ce qui donne à Berlin une identité propre. C’est une ville où il fait bon vivre, qui a bonne presse dans les médias, et auprès de la jeunesse, et les personnes âgées trouvent un certain bonheur, ainsi que les handicapés ; ici tout est fait pour leur faciliter la vie. Et puis, c’est une ville dynamique, elle a même la réputation d’être la ville la plus stimulante d’Allemagne. Reconnue pour ses nombreux festivals internationaux, eux-mêmes attraits assurés pour la faire connaître au monde entier. Ne vient-on pas pour écouter, voir et s’amuser, à Berlin… qui ne connaît pas le gigantesque défilé de la Gay Pride, il attire une jeunesse venue de toute l’Europe.

En hiver, Berlin est beau j’ai hâte de montrer à ma belle la beauté festive et les innombrables marchés de Noël, avec leurs lumières et les chants de rue, et de danser sur les nombreuses places de Mitte.

En lisant son texto, ma joie et mon bonheur sont vrais, toutes mes angoisses sont dissipées, son texto signifie qu’elle est bien arrivée sur mon sol berlinois, ce voyage uniquement centré vers moi ; je le sais, elle me l’a dit, et par deux fois. Ma félicité est donc complète, depuis des années, jamais je n’ai été aussi heureux. Je serai un délicieux guide, atypique, parfait, sûr, sûr, je le promets, je ferai tout ce qu’elle désire, assurément et aussi vrai que cette évidence : ma Lynn est là, son texto me le fait savoir dès l’instant où la connexion est faite.

Nous allons faire de ce séjour des moments de grâce, en rassurance, je lui réponds dans l’instant suivant. Nous sommes à l’écoute l’un de l’autre, c’est important de communiquer, d’être précis.

– Très chère, ma très chère Lady, j’ai beaucoup de plaisir à vous savoir ici dans mon beau Berlin, je termine au bureau, puis je me dois d’être un court instant d’être avec la famille pour le petit repas de Noël offert, ensuite je viens vous chercher et nous irons boire un verre, et si vous n’êtes pas trop fatiguée, nous sortirons… Je viendrai vous prendre à l’hôtel vers vingt heures.

La réponse fut sans attente.

– Okay mon sauveur, mon Chevalier… Je suis impatiente de vous voir.

Commença alors pour la belle la douce perceptive d’une soirée réussie. Retirer toute la fatigue du jour et l’accueil raté, ainsi, elle plongea son corps dans un voluptueux bain moussant fait de senteurs d’aubépine et de lavande, offert par la direction du palace. En général, chez la femme, la phase de beauté est quelque chose de subtil, nous, les hommes, n’avons aucune chance de le comprendre, ces longs préparatifs sont juste liés à notre patience, il faut bien se l’avouer, mais ; au final, le résultat est sans appel. J’aime et je suis sensible à la beauté féminine, et comme toutes les femmes, Lynn ne négligea aucun petit détail de son corps. Elle prit tout le temps nécessaire afin de mettre sa beauté en relief. Pour Lynn, la séduction n’est pas forcément quelque chose d’inné, nous étions certes au réveillon de Noël et pour réussir cette première soirée, elle entreprit de vouloir être à la hauteur de ce voyage, se disant que tout devait être exceptionnel.

Une fois le second texto rassurant reçu, la belle s’installa vraiment, prenant enfin possession de la chambre, des éléments indispensables à une bonne installation. Elle se mit à défaire la big-max, valise, à installer tous les vêtements dans la penderie et la commode, puis elle choisit la tenue de la soirée ; elle n’avait que l’embarras du choix, elle opta pour une tenue classique, mais élégante. Ses couleurs étaient d’une sobriété à tout craint : noir, gris et une touche de blanc, les matières de transparence éclairant le tout. Quand tout fut retenu, il restait à harmoniser les accessoires, chaussures, elles seront noires, vernies, et sac, lui aussi, noir.

Le maquillage sera tout en discrétion, poudré et or, légèrement appuyé pour le regard. Les lèvres seront colorées d’un rouge tendre, ses contournements seront faits au pinceau. Quelques mèches de cheveux seront coincées par une fine barrette en haut du crâne, le reste retombant en boucles souples sur les épaules. Et pour terminer, une note du délicat Chanel N°5 sera déposée au coin de l’oreille et dans le creux du décolleté.

Lynn était prête quand mon dernier texto tinta :

– Je suis en face de l’hôtel, je vous attends.

Au clocher de l’église tintèrent huit coups.

– Fouette, fouette, cocher !

– Et le cocher fouetta son cheval.

S’ensuivit alors un langage de fermeté entre le cocher et son cheval, celui-ci suivit scrupuleusement les envies du maître, le cheval donna à ses sabots ferrés un rythme nouveau, plus rapide et plus cadencé. Sa tête bien haute, sa crinière au vent, il était heureux d’entendre les compliments que son maître lui adressait. Cette fierté semblait le rendre le plus heureux des chevaux, il nous montrait là sa toute-puissance.

Les passants stoïques le regardaient, un groupe l’applaudit, ainsi allait au galop notre monture moire et blanche. Nous avions choisi la calèche blanche, et le cheval était noir ébène. Le cocher allant avec sa monture, il portait les mêmes couleurs, pantalon blanc, veste noire et casquette noire. Enveloppés sous une couverture de zibeline, synthétique, je vous rassure, je serrai ma Lynn, encore une fois, tout contre mon épaule : nous rîmes ainsi de bon cœur dans l’air frais et ensoleillé de Potsdam, nous savourions ces...