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Lux (Tome 1.5) - Oubli Partie 2

De
319 pages
Katy a risqué sa vie pour Daemon, elle en porte désormais la trace : un stigmate qui la rend vulnérable et qu’il faut effacer à tout prix !
Si elle semble déterminée à oublier cet épisode et à nier le lien invisible qui les unit, Daemon, lui, n’a jamais été aussi certain de ses sentiments. Il la protégera, qu’elle le veuille ou non. Or, quand Kat commence à manifester d’étranges symptômes, nul n’est en mesure de l’aider… La Défense, en revanche, serait ravie d’en apprendre un peu plus !
Après Onyx, laissez-vous séduire par les belles paroles de Daemon Black !
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couverture
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Présentation de l’éditeur :
Katy a risqué sa vie pour Daemon, elle en porte désormais la trace : un stigmate qui la rend vulnérable et qu’il faut effacer à tout prix !
Si elle semble déterminée à oublier cet épisode et à nier le lien invisible qui les unit, Daemon, lui, n’a jamais été aussi certain de ses sentiments. Il la protégera, qu’elle le veuille ou non. Or, quand Kat commence à manifester d’étranges symptômes, nul n’est en mesure de l’aider… La Défense, en revanche, serait ravie d’en apprendre un peu plus !
Après Onyx, laissez-vous séduire par les belles paroles de Daemon Black !


Copyrights : d’après Jaroslaw Blaminsky © Arcangel Images
Biographie de l’auteur :
Jennifer L. Armentrout est l’auteure de plusieurs séries de romance, de fantasy et de science-fiction, dont les droits ont été vendus dans de nombreux pays. Jeu de patience, son best-seller international, est également disponible aux Éditions J’ai lu.

Du même auteur
aux Éditions J’ai lu

À HUIS CLOS

 

JEU DE PATIENCE

 

JEU D’INNOCENCE

 

JEU D’INDULGENCE

 

JEU D’IMPRUDENCE

 

JEU D’ATTIRANCE

 

LUX

 

1 – Obsidienne

2 – Onyx

3 – Opale

4 – Origine

5 – Opposition

 

(Numérique)

0,5 – Ombres

 

OBSESSION

Ce livre est dédié à tous les fans de Daemon Black qui voulaient le garder encore un peu.

Régalez-vous.

Remerciements


Quand on m’a demandé d’écrire Oubli, j’ai tout de suite pensé que c’était une merveilleuse occasion d’offrir aux fans de Lux un peu plus de Daemon. Je n’avais pas l’intention d’écrire Onyx et Opale par la suite, mais c’est pourtant ce qui s’est produit. À présent, vous avez plus qu’un avant-goût de ce qui se passe dans la tête de Daemon. Vous réfléchissez carrément avec lui.

Il faut vraiment beaucoup de gens pour publier un livre. Un énorme merci aux personnes suivantes pour avoir rendu cette aventure possible : Kevan Lyon, Liz Pelletier, Meredith Johnson, Rebecca Mancini, Stacy Abrams et l’équipe d’Entangled Publishing. Merci à K.P. Simmon et à mon assistante/meilleure amie, Stacey Morgan. Un merci tout particulier à Vilma Gonzalez pour m’avoir aidée tout au long de mon travail sur Oubli.

Rien de tout cela n’aurait été possible sans vous, mes lecteurs. Ce livre existe grâce à vous. Je ne pourrai jamais assez vous remercier.

CHAPITRE PREMIER

Kat faisait comme si je n’étais pas là.

Je n’étais pas surpris. Elle avait fait ça toute la journée au lycée. Comme si le bal n’avait jamais eu lieu. Comme si elle n’avait pas risqué sa vie pour sauver la mienne. Peut-être croyait-elle que, de cette façon, elle réussirait à effacer ces événements de sa vie.

À m’effacer, moi, de sa vie.

Aucune chance. Et pas seulement parce qu’elle scintillait comme un néon. J’en avais plus qu’assez de réprimer mon désir pour elle. Je n’en pouvais plus de refuser le fruit défendu. Il fallait que mon état d’esprit évolue et que j’arrête de bloquer : oui on était différents, mais non notre histoire n’était pas impossible pour autant. Je savais que ce ne serait pas facile. Rien dans la vie n’était facile, mais il y avait une chose que je ne pouvais pas changer.

J’avais envie d’être près d’elle.

Et je savais que, malgré sa colère et sa frustration, Kat aussi avait envie de moi. Il fallait seulement que je parvienne à lui ouvrir les yeux. Je rêvais de la jeter sur mon épaule, de la ramener chez moi et de m’enfermer avec elle dans une chambre.

Elle gara sa voiture devant le bureau de poste. Je vins me placer face à elle et je baissai ma vitre :

— Qu’est-ce que tu n’as pas compris dans la phrase « rentre directement chez toi » ?

Elle pinça les lèvres.

— J’attends des livres.

— Et peut-être qu’un Arum t’attend toi pour te tuer ! ripostai-je.

Mais Kat savait que j’avais parcouru l’État en long, en large et en travers sans trouver trace de nos ennemis.

— Tu es là, je ne risque rien, fit-elle.

— Oui, mais mieux vaut prévenir que guérir.

Lorsque j’ouvris sa portière, elle leva les yeux au ciel.

— Tu es vraiment pénible, grinçai-je sans desserrer les dents.

Elle dressa le majeur et se gratta la joue. Je haussai les sourcils.

— Très élégant, Kitten.

Elle m’adressa un sourire avant de tourner les talons. Trop occupé à reluquer ses fesses moulées dans son jean délavé, je ne la vis pas sauter à pieds joints dans une flaque d’eau de la taille du lac Michigan, m’éclaboussant de boue au passage.

— Tu as quel âge ? grondai-je.

Elle haussa les épaules sans se retourner, avant de monter la volée de marches qui menaient à la poste. J’entrai à sa suite et l’attendis près de la porte.

— Yesss ! s’exclama-t-elle.

Alors qu’elle ouvrait son casier de poste restante, son visage s’illumina. Elle rattrapa la brassée de petits colis jaunes qui avaient manqué tomber et les serra tendrement contre elle.

Trop mignonne.

Elle referma la boîte d’un coup d’épaule et réussit à la verrouiller sans faire tomber ses précieux paquets. Nos regards se croisèrent quelques secondes. Ses joues prirent une charmante teinte rosée et elle baissa les paupières.

Quand elle sortit, je lui emboîtai le pas. Évidemment, elle m’éclaboussa une nouvelle fois. Je bondis sur le côté mais… trop tard. Cette fois, j’étais trempé.

— Bordel, Kitten !

Elle me sourit et se dirigea vers sa voiture, dont elle ouvrit la portière arrière pour déposer ses livres sur la banquette. En se redressant, elle me jeta un coup d’œil par-dessus son épaule. Son regard mi-innocent, mi-provocateur était tellement excitant.

De toute façon, presque tout ce qu’elle faisait m’excitait.

J’émis un grognement sourd en la regardant retourner à ses paquets. Elle les installait comme s’il s’agissait d‘objets précieux qui lui venaient de ses ancêtres. Je fermai les yeux brièvement et me mordis la lèvre. J’imaginais Kat chez elle, allongée sur le canapé. J’étais sur elle. Elle portait son ridicule bas de pyjama, celui avec des lutins imprimés dessus. Rien d’autre. Mon ventre se contracta. J’avais faim. Faim de son corps.

— Il me faut des pancakes, annonçai-je en rouvrant les paupières.

Bien sûr, mes yeux se posèrent automatiquement sur une délicieuse partie de son anatomie.

— Tu ne serais pas en train de me reluquer les fesses ? s’exclama-t-elle.

Je souris tout en continuant de l’examiner des pieds à la tête, m’attardant un peu plus longtemps sur certaines zones. Elle rougissait de nouveau et le gris de ses yeux s’était intensifié.

Il était là. Je le voyais au fond de son iris. Son désir pour moi.

— Certainement pas. Pour qui tu me prends ?

Elle leva les yeux au ciel.

— Bien sûr.

— Pancakes, répétai-je.

— C’est quoi ton problème avec les pancakes ?

— Est-ce que tu as de quoi en préparer chez toi ?

Elle fronça les sourcils.

— Oui, je pense, pourquoi ?

— Parfait ! On va chez toi et tu me prépares des pancakes.

Elle me dévisagea, bouche bée.

— Hors de question ! Tu n’as qu’à aller t’en acheter !

Je fus près d’elle en un clin d’œil. Nos corps se touchaient presque et ses pupilles se dilatèrent.

— Je n’ai pas envie d’aller m’acheter de pancakes, Kitten. Je veux que ce soit toi qui me les fasses.

Je lui tapotai le bout du nez. Elle recula brusquement.

— Jamais de la vie !

— Oh que si.

Je fis volte-face et retournai à ma voiture. Une fois au volant, je lui adressai un dernier sourire :

— J’ai hâte de goûter tes pancakes.

 

Assise face à moi, les lèvres pincées, Kat me regardait porter ma fourchette à ma bouche.

Je n’avais plus très envie de pancakes. Pas de ceux-là, en tout cas. Ils étaient bizarres. Déjà, ils étaient beaucoup trop gros, et puis, en plantant mon couteau dedans, je m’étais rendu compte qu’ils n’étaient pas assez cuits. J’en piquai un morceau au bout de ma fourchette et le portai à ma bouche. La substance était jaunâtre et farineuse.

Peut-être que je n’aurais pas dû exiger qu’elle se mette aux fourneaux.

Le plan de travail était immonde. La gazinière était constellée de pâte. Le sweat de Kat aussi d’ailleurs. Je soupirai. Si j’avais été humain, je ne me serais pas risqué à avaler ça.

J’enfournai une bouchée et manquai la recracher. Ma gorge se serra pendant que je me forçais à mâcher. Le sirop d’érable ne couvrait pas le goût de carton et de farine. J’avalai malgré tout. En souriant, en plus. Un moment s’écoula.

Soudain, elle éclata de rire.

— Je n’arrive pas à croire que tu en aies mangé !

J’avais la bouche pâteuse et l’impression que je ne me débarrasserais jamais de cette horrible sensation d’étouffer.

— Pourquoi ? demandai-je dignement.

— Ils doivent être dégoûtants ! Ils ne ressemblent pas du tout aux pancakes que fait ma mère.

Ça, je n’en doutais pas une seconde.

Rien qu’à voir leur couleur… Je bus une grande gorgée de lait.

Kat ne s’arrêtait plus de rire.

— Bon, d’accord, ils sont dégueulasses, finis-je par reconnaître. Comment est-ce que tu as fait pour rater des pancakes ?

Elle haussa les épaules.

— J’en sais rien. C’est la première fois que j’en fais. J’ai ajouté l’eau un peu au pif.

Je secouai la tête, éberlué.

— Ce n’était quand même pas si compliqué !

Elle dressa le menton.

— Je t’avais dit que tu ferais mieux d’aller t’en acheter.

Je repoussai mon assiette.

— Je te soupçonne de les avoir ratés exprès.

— Pourquoi j’aurais fait ça ?

— Parce que si tu n’es pas capable de faire des pancakes, alors je ne suis pas sûr qu’on puisse devenir amis.

— Oh ! Tu me brises le cœur ! s’écria-t-elle en posant théâtralement la main sur sa poitrine.

Kitten et moi n’étions pas partis du bon pied. On avait passé tout l’été et tout ce début d’automne à se disputer. Je reconnaissais que c’était essentiellement ma faute et je le regrettais. En combattant Baruck, je n’avais pas seulement failli mourir, j’avais également été à deux doigts de perdre ma sœur… et Kat.

Mais je n’avais pas le pouvoir de remonter le temps. On était obligés d’avancer.

Il était temps de changer de sujet.

— Est-ce que Dee ou Matthew t’ont fait une réflexion à propos de la trace ?

Je savais que de toute façon, hormis Adam, les Thompson refusaient de lui adresser la parole.

— Dee y a fait allusion, mais j’ai éludé. Tout le monde sait que j’étais avec vous quand…

Elle se passa la langue sur la lèvre supérieure avant de continuer :

— … quand tu as combattu Baruck. Du coup, ça ne leur paraît pas bizarre.

— Très bien, murmurai-je.

Elle bâilla bruyamment et se leva pour débarrasser mon assiette. Je jetai un coup d’œil à l’horloge. Il était à peine 18 heures.

— Ta mère travaille ce soir ? lui demandai-je.

— Oui, soupira-t-elle en jetant les pancakes à la poubelle. Comme tous les soirs, ou presque.

Elle ouvrit le lave-vaisselle.

— Elle n’a pas le choix, poursuivit-elle. Les factures ne se paient pas toutes seules.

— Je sais.

Elle détourna les yeux et passa un coup d’éponge.

— Tout le monde n’a pas la chance d’être un alien et de recevoir une allocation du gouvernement, ne put-elle s’empêcher d’ajouter.

Je fronçai les sourcils. Elle se remit à bâiller.

— Je me sens seule parfois, fit-elle.

— Je te crois.

Je n’aimais pas la savoir seule. Elle resta silencieuse un long moment.

— Je sais que tu te crois obligé de veiller sur moi, mais je n’ai pas l’intention de sortir ce soir. Je dois réviser pour un contrôle de biologie. Tu n’es pas forcé de rester.

Je me levai et m’approchai d’elle.

— Tu peux…

Elle se tourna vers moi.

— Bon sang, Daemon, tu ne peux pas arrêter de faire ça ? Te déplacer comme un ninja. C’est flippant, je te l’ai déjà dit.

— Je n’ai pas cherché à te surprendre.

— Je suis sûre que si ! Tu as été aussi silencieux qu’un foutu fantôme !

Je ris.

— Un foutu fantôme ! répétai-je.

— Oui, murmura-t-elle, un foutu fantôme toujours dans mes pattes. Tu envahis mon espace personnel.

Elle fixa ma bouche un moment puis ses yeux descendirent vers mon torse.

Oui, j’envahissais son espace personnel. Il n’y avait pas plus de deux ou trois millimètres entre nous. Je me forçai à respirer et sentis son odeur de pêche et de vanille.

— Désolé.

— Je sais que tu n’es pas désolé.

— C’est vrai.

Je penchai la tête sur le côté et j’aperçus une minuscule goutte de pâte à pancake près de son oreille. Comment était-elle arrivée là ? Je l’essuyai du bout du pouce. Sa poitrine se souleva.

— Tu avais de la pâte.

Ses lèvres s’écartèrent. Nous nous regardions les yeux dans les yeux. Je frôlai sa joue avec ma main. Nous étions si proches l’un de l’autre. Pour l’embrasser, je n’avais qu’à poser ma bouche sur la sienne.

Je mourais d’envie de goûter de nouveau à ses lèvres.

Mais je risquais de me prendre un coup de poing dans le nez. Ses cils étaient si épais. Elle se laisserait faire, j’en étais sûr, mais à peine reprendrions-nous notre souffle qu’elle se mettrait à m’insulter.

Kat me désirait, mais elle n’était pas prête à le reconnaître. Elle pensait que ce que j’éprouvais pour elle n’était pas aussi fort que ce que ses parents avaient ressenti l’un pour l’autre. Elle ne voulait pas s’engager et je ne pouvais pas lui en vouloir. Je ne savais pas moi-même ce que j’éprouvais pour elle. Du désir sexuel ? Sans aucun doute. Je la voulais tout entière. Mais il y avait autre chose. De la tendresse. Du respect. Mon cœur ne se comportait pas de la même manière quand elle était dans les parages. Je tenais à elle.

Mais j’ignorais ce que tout ça signifiait.

Je devais creuser la question et le découvrir. J’étais certain d’une chose : ça n’avait rien à voir avec le fait que nos cœurs battaient à l’unisson depuis que je l’avais guérie.

— Kitten ?

Je caressai son cou. Elle frissonna.

— Ne m’appelle pas comme ça,

Je baissai le menton. Nos nez se touchèrent. Elle ne recula pas, ne me repoussa pas.

— J’aime t’appeler comme ça.

— Ça m’est égal.

Je souris.

— Kat ?

— Quoi ?

Il y avait tant de choses que j’avais envie de lui dire, mais je savais que ça la ferait fuir. Ignorer mon besoin primaire de la serrer contre moi me demandait plus d’énergie que de combattre un Arum en colère. Je reculai juste assez pour voir son joli visage.

— Je vais nettoyer.

— Quoi ?

— Je vais nettoyer la cuisine. Tu peux aller travailler.

Un éclair de déception presque imperceptible traversa son regard.

— D’accord. Ça me va.

Elle fila jusqu’à la porte.

— Amuse-toi bien, me lança-t-elle.

Je la regardai s’éloigner, avant de me retourner en soupirant vers le chaos de la cuisine.

Qu’est-ce qui m’avait pris de lui proposer de ranger ?

J’étais tenté de mettre le feu à la pièce pour gagner du temps mais, finalement, j’attrapai une éponge et le flacon de liquide vaisselle bleu et je m’attaquai à l’énorme bol, bien trop gros pour aller au lave-vaisselle. Pendant que je l’astiquais, mes pensées vagabondaient. Je m’arrêtai sur l’une d’entre elles. Nous devions débarrasser Kat de la trace. J’allais devoir la sortir de ses révisions pour une activité un peu plus physique.

J’avais quelques idées. Que je repoussai d’un revers de main.

Kat et moi n’avions pas reparlé de ce qui s’était passé au bal. Elle était forte, mais je m’inquiétais pour elle.

Et puis, il y avait ce qui s’était produit quand j’avais essayé de la soigner. Elle avait réussi à puiser dans la Source. Ce qui était normalement totalement impossible pour un humain.

Du moins, à ma connaissance.

L’avais-je changée ? Je ne le savais pas encore. Tout ce que j’espérais, c’était que, si c’était le cas, cette altération disparaîtrait en même temps que la trace.

Il ne me fallut pas plus d’un quart d’heure pour remettre la cuisine en état. Le bruit étouffé de la télé m’attira dans le salon. Kat allait me détester, mais j’allais devoir l’obliger à s’interrompre pour…

Je m’immobilisai.

Elle était assise dans un coin du canapé, son livre de biologie sur les genoux. Ses pieds étaient posés sur un coussin, laissant apparaître ses minuscules orteils ; son pendentif d’obsidienne s’était glissé hors de son pull et reposait sur son épaule.

Elle dormait.

Je m’approchai et refermai son livre avant de le poser sur la table basse. Puis je la recouvris d’un plaid.

Sans vraiment réfléchir à ce que je faisais, je me penchai vers elle et l’embrassai sur la joue. Et je m’éloignai.

J’aurais pu rentrer chez moi.

Mais je restai là à la regarder en pensant malgré moi à tout ce que j’avais fait ces derniers mois.

Je fermai les yeux.

J’avais enfreint tant de règles.

Je lui avais montré qui j’étais vraiment, je lui avais parlé de mon peuple, je l’avais soignée à plusieurs reprises.

Je faillis rire, mais il n’y avait rien de drôle. Je l’avais mise en danger. À présent sa vie ne serait plus jamais tranquille.

Et j’étais un sacré connard gonflé d’égoïsme, parce que même en sachant ça… j’avais décidé de ne plus jamais m’éloigner d’elle.

CHAPITRE 2

J’attendis dix secondes avant de planter mon crayon dans le dos de Kat. Un soupir souleva ses épaules, mais elle se retourna quand même. Ses yeux gris plongèrent dans les miens.

— Bonjour, Kitten.

Elle me lança un regard méfiant.

— Bonjour, Daemon.

Alors que j’inclinais la tête, une mèche de cheveux tomba devant mes yeux. J’avais besoin d’aller chez le coiffeur.

— J’espère que tu n’as pas oublié qu’on se voyait ce soir.

— Non, je sais. J’ai hâte d’y être, répondit-elle sur un ton glacial.

Son enthousiasme était… renversant. Je me penchai en avant, faisant basculer mon pupitre. Carissa et Lesa nous observaient. Je ne pus m’empêcher de sourire.

— Quoi ? lâcha Kat, manifestement agacée.