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Lux (Tome 1.5) - Oubli Partie 3

De
255 pages
Même si le quotidien de Katy et Daemon semble reprendre ses droits, l’accalmie sera de courte durée. Dawson est de retour dans la famille Black mais n’a qu’une hâte : s’enfuir pour retrouver Beth, quitte à mettre les siens en danger.
Par ailleurs, outre la menace de la Défense, une branche secrète du gouvernement, le Dédale, s’intéresse de près aux Luxens et aux hybrides. Si Daemon ne trouve pas rapidement une solution pour tromper leur vigilance, tous ses efforts pour protéger Kat auront été vains…
Après Opale, laissez-vous guider par Daemon Black !
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Présentation de l’éditeur :
Même si le quotidien de Katy et Daemon semble reprendre ses droits, l’accalmie sera de courte durée. Dawson est de retour dans la famille Black mais n’a qu’une hâte : s’enfuir pour retrouver Beth, quitte à mettre les siens en danger.
Par ailleurs, outre la menace de la Défense, une branche secrète du gouvernement, le Dédale, s’intéresse de près aux Luxens et aux hybrides. Si Daemon ne trouve pas rapidement une solution pour tromper leur vigilance, tous ses efforts pour protéger Kat auront été vains…
Après Opale, laissez-vous guider par Daemon Black !


Copyrights : d’après Jaroslaw Blaminsky © Arcangel Images
Biographie de l’auteur :
Jennifer L. Armentrout est l’auteure de plusieurs séries de romance, de fantasy et de science-fiction, dont les droits ont été vendus dans de nombreux pays. Jeu de patience, son best-seller international, est également disponible aux Éditions J’ai lu.

Du même auteur
aux Éditions J’ai lu

À HUIS CLOS

 

JEU DE PATIENCE

 

JEU D’INNOCENCE

 

JEU D’INDULGENCE

 

JEU D’IMPRUDENCE

 

JEU D’ATTIRANCE

LUX

1 – Obsidienne

2 – Onyx

3 – Opale

4 – Origine

5 – Opposition

 

(Numérique)

0,5 – Ombres

 

OBSESSION

Ce livre est dédié à tous les fans de Daemon Black qui voulaient le garder encore un peu.
Régalez-vous.

Remerciements


Quand on m’a demandé d’écrire Oubli, j’ai tout de suite pensé que c’était une merveilleuse occasion d’offrir aux fans de Lux un peu plus de Daemon. Je n’avais pas l’intention d’écrire Onyx et Opale par la suite, mais c’est pourtant ce qui s’est produit. À présent, vous avez plus qu’un avant-goût de ce qui se passe dans la tête de Daemon. Vous réfléchissez carrément avec lui.

Il faut vraiment beaucoup de gens pour publier un livre. Un énorme merci aux personnes suivantes pour avoir rendu cette aventure possible : Kevan Lyon, Liz Pelletier, Meredith Johnson, Rebecca Mancini, Stacy Abrams et l’équipe d’Entangled Publishing. Merci à K.P. Simmon et à mon assistante/meilleure amie, Stacey Morgan. Un merci tout particulier à Vilma Gonzalez pour m’avoir aidée tout au long de mon travail sur Oubli.

Rien de tout cela n’aurait été possible sans vous, mes lecteurs. Ce livre existe grâce à vous. Je ne pourrai jamais assez vous remercier.

CHAPITRE PREMIER

Pieds nus et sans tee-shirt, je dévalai l’escalier quatre à quatre et me précipitai dehors sous la neige. Je savais que la mère de Kat était restée bloquée à Winchester à cause de la météo, pourtant dès que j’entrai dans la maison, je sentis que Kat n’était pas seule.

Dawson.

Qu’est-ce qu’il fichait là ?

Je gravis les marches jusqu’à la chambre. Je n’étais pas si surpris que ça. Oui, bien sûr, Dawson auprès de Kat à 6 heures du matin, c’était bizarre… Mais Dawson était bizarre, désormais.

La porte était ouverte. Il se tenait près de la fenêtre. Kat était couchée dans son lit. Elle était si… Bon sang, j’avais tellement envie de me glisser sous les draps avec elle.

Elle me manquait tellement.

Elle contempla mon visage avant d’aviser mon torse. Ses joues prirent une charmante teinte rosée.

— Vous faites une soirée pyjama et vous ne m’avez pas invité ? demandai-je.

Dawson me frôla et sortit sans un mot, sans un regard. Quelques secondes plus tard, la porte d’entrée se referma. Je soupirai.

— Voilà. Il n’a pas arrêté de faire ça depuis qu’il est rentré.

— Je suis désolée, souffla Kat.

Sa voix rauque me donna envie de mettre un coup de poing dans le mur. Je me calmai et m’approchai d’elle.

— Je peux savoir ce que mon frère fabriquait dans ta chambre ?

— Il n’arrivait pas à dormir.

Je tirai sur la couette ; Kat la remonta sur sa poitrine. Quand je recommençai, elle me laissa faire.

— Il a dit que ça vous perturbait.

Je m’allongeai près d’elle et me calai sur le côté pour pouvoir la regarder.

— Ce n’est pas le cas.

Le doute s’inscrivit sur son beau visage. Elle se mit sur le côté à son tour.

— Je sais.

Elle me regardait et j’espérais qu’elle ait envie de me toucher.

— Il m’a dit que je lui faisais penser à Beth.

Quoi ? Je fronçai les sourcils. Kat leva les yeux au ciel.

— Pas dans ce sens-là !

— Si tu veux tout savoir, grommelai-je, même si j’aime vraiment mon frère, je ne suis pas certain d’apprécier le fait qu’il vienne te voir dans ta chambre la nuit.

Je replaçai du bout du doigt une mèche de ses cheveux derrière son oreille. Elle frissonna. Je souris.

— J’ai presque envie de marquer mon territoire.

— N’importe quoi.

— J’adore quand tu te mets en colère. C’est sexy.

— Tu es incorrigible, sourit-elle.

Je m’approchai encore un peu plus et pressai ma cuisse contre la sienne.

— Je suis content que ta mère soit bloquée par la neige.

Elle haussa un sourcil.

— Pourquoi ?

— Parce que je doute qu’elle approuverait ce qu’on est en train de faire.

— C’est même sûr.

À peine un centimètre nous séparait et son odeur de pêche et de vanille m’enveloppait.

— Ta mère t’a parlé de Will ? lui demandai-je.

Elle se crispa un peu.

— Pas depuis la semaine dernière. Il lui a dit qu’il allait à une conférence hors de la ville et rendre visite à sa famille. On sait tous les deux que c’est un mensonge.

Connard, menteur et manipulateur.

— Il a visiblement tout planifié pour que personne ne s’interroge sur son absence.

Elle ferma les yeux. Ses cils étaient si épais…

— Tu crois qu’il reviendra ?

Je lui caressai la joue du revers de la main. Sa peau était douce comme de la soie.

— Ce serait de la folie.

Mais Will Michaels était fou… Kat rouvrit les paupières.

— À propos de Dawson…

Ce fut à mon tour de me crisper. Mais je continuai à lui caresser le cou.

— Je ne sais pas quoi faire… soupirai-je.

Ma main poursuivit sur son épaule, puis son bras sous les couvertures.

— Il refuse de me parler et il discute à peine avec Dee. Il passe son temps enfermé dans sa chambre ou dans les bois. Je n’arrête pas de le suivre et il le sait. Mais il…

Kat m’embrassa sur le nez.

— Il a besoin de temps… Il a vécu des choses terribles, Daemon.

Je posai ma main sur sa hanche.

— Je sais. De toute façon…

Je n’avais aucune envie de penser à tout ça alors que nous étions tous les deux allongés côte à côte dans un lit. Les moments que nous passions rien que tous les deux étaient rares. Je la renversai sur le dos et, appuyé sur les coudes, je pris son visage entre mes mains.

— J’ai négligé mes fonctions.

Les yeux gris de Kat s’adoucirent.

— Je n’ai pas passé beaucoup de temps avec toi, mais ça ne veut pas dire que je n’ai pas pensé à toi.

Je l’embrassai sur la tempe gauche, puis la droite. Elle posa ses mains sur mes avant-bras.

— Je sais bien que tu étais occupé.

Je traçai la ligne de son sourcil avec mes lèvres.

— Ah oui ?

Elle acquiesça. Je pris son menton entre le pouce et l’index et plongeai mon regard dans le sien.

— Comment te sens-tu après tout ça ?

— Ça va, affirma-t-elle. Tu ne dois pas t’inquiéter pour moi.

— Ta voix…

Elle s’éclaircit la gorge en grimaçant.

— Elle s’améliore.

Non, pas vraiment. Je fis glisser mon pouce sur sa mâchoire.

— Pas assez vite à mon goût, mais je commence à l’apprécier comme ça.

Le sourire de Kat m’emplit de joie.

— C’est vrai ?

J’acquiesçai et l’embrassai tendrement. Ce n’était qu’un petit aperçu de ce que je désirais.

— Elle est plutôt sexy.

De toute façon, je trouvais tout sexy chez elle. Je l’embrassai de nouveau, cette fois plus profondément. Le bout de ma langue taquina le bord de ses lèvres pulpeuses.

— C’est le côté rauque qui veut ça, repris-je, mais j’aurais préféré…

Elle prit mon visage entre ses mains.

— Non. Je vais bien. On a suffisamment de sources d’inquiétudes comme ça. Pas besoin d’y ajouter mes cordes vocales. Elles ne font pas partie des priorités.

Je haussai un sourcil. Kat rit.

— Tu m’as manqué, avoua-t-elle.

— Je sais. Tu ne peux pas vivre sans moi.

— Il ne faut pas exagérer non plus.

— Avoue.

— Et voilà, c’est toujours pareil. Ton ego gâche toujours tout, me taquina-t-elle.

Je l’embrassai dans le creux de la gorge.

— Pourquoi ?

— Parce que sans ça, j’aurais tiré le gros lot.

Je ricanai.

— Je te ferais savoir que j’ai…

— Reste correct.

Elle frissonna et ce fut à mon tour de rire. Je savais qu’elle avait très envie d’en savoir plus sur mon « gros lot » et ça ne me posait aucun problème d’aborder le sujet plus en profondeur. Je pris sa cuisse dans ma main et enroulai sa jambe autour de ma hanche. Je me délectai de son souffle soudain légèrement haletant.

— Tu as vraiment l’esprit mal placé, lui murmurai-je à l’oreille. J’allais juste te dire que j’étais parfait dans tous les sens du terme.

Elle rit et passa ses bras autour de mon cou.

— Mais oui, c’est ça. Tu es l’innocence incarnée.

— Oh, je n’ai jamais prétendu à ce titre. Je suis un peu trop…

Je pressai mes hanches contre les siennes et étouffai un grognement alors qu’elle prenait une courte inspiration.

— Coquin ? dit-elle en enfouissant son visage dans mon cou.

Sa poitrine se souleva contre la mienne.

— Oui, je suis au courant, mais je sais aussi que tu es très gentil. C’est pour ça que je t’aime.

Je t’aime.

Je ne me lasserais jamais de l’entendre. J’avais envie de la serrer contre moi, de la garder dans mes bras et de la protéger du reste du monde jusqu’à la fin des temps. J’avais aussi envie de devenir quelqu’un de bien… pour elle. Je frissonnai, roulai sur le côté et l’enveloppai. Elle me repoussa un peu pour pouvoir relever la tête et posa un regard inquiet sur moi.

— Daemon ?

— Tout va bien, répondis-je d’une voix enrouée en lui embrassant le front. Je vais bien. Mais… il est encore tôt. On n’a pas école et ta mère ne va pas débarquer ici en criant ton nom en entier. Alors, pendant quelques heures, on peut faire comme si cette histoire de fou n’avait jamais eu lieu. On peut faire la grasse matinée, comme tous les adolescents.

En réalité, j’aurais dû être en train d’essayer de retrouver Dawson, mais je n’en avais aucune envie.

— Ça me va très bien.

— Moi aussi.

— Moi aussi, répéta-t-elle en se lovant un peu plus contre moi.

Nos corps étaient collés l’un contre l’autre et nos cœurs battaient à l’unisson. Dormir avec Kat dans mes bras, c’était le paradis. Je lui caressai le dos, qu’elle arqua. C’était bon. Peut-être que cette grasse matinée pouvait être agrémentée d’un peu de…

La fenêtre de la chambre explosa et un corps couvert de neige atterrit sur le tapis. Kat cria, je bondis hors du lit sous ma forme Luxen. Ma lumière effaça la pénombre de la pièce.

Merde.

Kat s’approcha du bord du lit et regarda.

— Merde !

Un corps, le corps d’un homme tout de blanc vêtu, gisait à mes pieds.

CHAPITRE 2

C’était probablement un agent de la Défense. Pour quelle autre raison un homme essaierait-il de se camoufler dans la neige ?

Bordel !

Une petite flaque de sang s’était formée sous sa tête. Impossible de savoir si sa blessure était due à son passage à travers la fenêtre ou si elle était déjà là avant. La brûlure au centre de son torse laissait supposer qu’il n’était pas juste tombé du ciel.

Bordel de merde !

Le cœur de Kat cognait contre sa poitrine.

— Daemon ?

Elle n’aurait jamais dû se retrouver dans cette situation. Je fis volte-face et repris mon apparence humaine. Je la saisis par la taille et l’éloignai du bord du lit.

— C’est un… agent, bafouilla-t-elle en se débattant. Il est avec…

L’apparition de Dawson dans l’encadrement de sa porte l’interrompit. Ses yeux scintillaient.

— Il traînait dehors, près de la rangée d’arbres, lâcha-t-il.

Je fixai mon frère, stupéfait pour deux raisons. Il avait tué cet homme et je ne l’avais pas entendu prononcer une phrase aussi longue depuis son retour.

— C’est… c’est toi qui as fait ça ? lui demandai-je.

Dawson lança un bref coup d’œil au corps.

— Il observait la maison. Il prenait des photos. Je l’ai arrêté.

Il brandit ce qui ressemblait à un appareil photo fondu.

Putain de bordel de merde ! Qu’est-ce que je pouvais répondre à ça ?

Je lâchai Kat pour m’agenouiller devant le cadavre. Une odeur pestilentielle de chair brûlée emplissait la pièce. Jetant un œil par-dessus mon épaule, je vis Kat plaquer son poing sur sa bouche. Je regardai de nouveau l’homme et le trou au milieu de son corps. Normalement, la Source aurait dû le réduire en cendres… Je levai la tête vers Dawson.

— Tu vises mal, frérot. La fenêtre ?

— J’ai perdu la main, répliqua-t-il.

C’était le moins qu’on puisse dire.

— Ma mère va me tuer, marmonna Kat. Elle va me tuer, c’est sûr.

Je me redressai et contemplai mon frère. Pour la première fois, je ne le reconnaissais pas. Un malaise m’envahit comme une gangrène. Dawson ne s’était pas contenté d’arrêter l’homme, il l’avait tué et ne manifestait pas le moindre remords. Son visage était parfaitement impassible. En fait… il me faisait penser à moi, alors qu’il n’était pas comme ça.

Dawson ne tuait pas.

 

Dans les bois, Matthew et moi regardions l’aube s’éclaircir. La neige était fondue à l’endroit où nous avions déposé l’agent. Il ne restait de lui qu’un petit tas de cendres qui se mélangeait déjà à la terre.

Je pris une profonde inspiration.

— Dawson n’est plus le même, Mat.

Matthew resta silencieux un moment avant de soupirer.

— Bien sûr qu’il n’est plus le même, Daemon. La Défense l’a gardé prisonnier trop longtemps pour qu’il n’y ait pas de trace.

Il se passa la main dans les cheveux.

— Mais ça ? Dawson n’aurait jamais…

— … tué.

Je reculai de deux pas.

— La Défense nous surveille et il tue l’un de leurs agents ?

— Tu en as tué trois, me rappela Matthew.

— C’est vrai, acquiesçai-je.

Et c’était toujours douloureux, mais si je devais le refaire, je n’hésiterais pas. Je fronçai les sourcils.

— Ils savent forcément que Dawson est libre et avec nous. Même s’il ne les intéressait plus, comment se fait-il qu’ils n’aient pas réagi ? Ils ont compris qu’on était au courant qu’ils capturaient des Luxens. Pourquoi est-ce qu’ils ne sont pas venus nous chercher ? Je ne comprends pas.

— Moi non plus, reconnut Matthew. Nous devons nous montrer plus prudents que jamais.

Un vent froid s’était levé. Je plissai les yeux.

— Ils n’ont plus toutes les cartes en main à présent que nous savons ce qu’ils préparent.

— C’est vrai.

On retourna chez Kat. Tout le monde était là, Dee avec Andrew et Ash. Ça ne devait pas être facile pour eux d’être dans la maison de celle qu’ils détestaient et qu’ils considéraient comme responsable de la mort de leur frère. D’ailleurs, quand j’entrai dans le salon, ils avaient les yeux fixés sur l’endroit où Adam avait perdu la vie.

Dawson se tenait près de la fenêtre, là où auparavant se dressait le sapin. Les mains dans ses poches, le front appuyé contre la vitre. Il semblait perdu et ça me tuait de ne pas trouver comment l’aider. Dee, assise sur l’accoudoir du canapé, ne le quittait pas du regard.

Matthew avait apporté ce qu’il fallait pour réparer la fenêtre. C’était difficile de faire mieux pour le moment.

En redescendant, je me plaçai près de Kat. Elle se colla contre moi et je passai mon bras autour de ses épaules. Elle frissonna. Il ne faisait pourtant pas froid dans la maison. Je tirai doucement sur les cordons de son gilet à capuche.

— Tout est réglé.

— Merci, murmura-t-elle en posant sa tête contre mon épaule.

Je tournai la tête vers Dawson.

— L’un d’entre vous a-t-il trouvé un véhicule ?

— Il y avait une Expédition, près de la voie d’accès, répondit Andrew en clignant des yeux. Je l’ai incendiée.

Matthew était assis au bord d’un fauteuil avec la tête de quelqu’un qui aurait bien eu besoin d’un petit remontant.

— C’est bien et pas bien en même temps, dit-il.

— Pas possible, ironisa Ash.

Je l’examinai. Ses cheveux sales pendouillaient de chaque côté de son visage. Elle portait un survêtement. Elle qui était toujours si parfaite. C’était la première fois que je la voyais avec autre chose qu’une minijupe ou un jean moulant.

— Encore un agent de la Défense décédé, ajouta-t-elle. Ça fait combien ? Deux ?

Quatre, en fait, mais elle ne le savait pas. Elle secoua la tête.

— Ils vont finir par se poser des questions, vous savez ? Les gens ne disparaissent pas comme ça.

— Des gens disparaissent tous les jours, intervint Dawson d’une voix douce et sans se retourner.

Ce fut comme si ses paroles avaient aspiré tout l’oxygène de la pièce. Les yeux saphir d’Ash se posèrent sur lui. Elle pinça les lèvres et ne prononça plus un mot.

— Et l’appareil photo ? demanda Matthew.

Kat se pencha pour prendre ce qu’il en restait.

— S’il y avait des clichés, dit-elle, ils sont inutilisables.

Dawson fit volte-face.

— Il épiait la maison !

Je m’avançai de façon à être de nouveau à côté de Kat.

— On sait.

Mon frère pencha la tête sur le côté. Quand il reprit la parole, sa voix était dénuée de toute émotion.