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M...

De
285 pages


Manon réalise que son présent ne lui convient plus et décide de tout plaquer pour changer de vie.


En s'engageant sur cette voie, elle ne s'attendait pas à retrouver son passé, Max son premier amour.

Va t’il se souvenir d'elle?

Lui a-t-elle pardonné?

Comment faire quand les sentiments qu'elle croyait éteints refont surface ?

Est-il possible de se construire un futur quand le passé est sous vos yeux... ou pas ...

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M… Romance
S’TELLE M… Romance
ISBN 979-10-93434-26-1 Septembre 2014 © Erato-Editions Tous droits réservés Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur et strictement réservée à l’usage privé du client. Toute reproduction ou diffusion au profit de tiers, à titre gratuit ou onéreux, de tout ou partie de cette œuvre, est strictement interdite et constitue une contrefaçon prévue par les articles L 335-2 et suivants du Code de la Propriété intellectuelle. L’éditeur se réserve le droit de poursuivre toute atteinte à ses droits de propriété intellectuelle devant les juridictions civiles ou pénales
S’telle
Née dans les Yvelines en août 1982. S’telle vit actuellement dans un petit village de l’Eure. L’envie d’écrire s’est vite transformée en besoin, qu’elle qualifierait de thérapie de la plume. Elle a partagé ses premières lignes avec des amies qui l’ont encouragée à continuer, jusqu’à l’aboutissement de son premier roman.
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M… Manon réalise que son présent ne lui convient plus et décide de tout plaquer pour changer de vie. En s’engageant sur cette voie, elle ne s’attendait pas à retrouver son passé, Max son premier amour. Va-t-il se souvenir d’elle ? Lui a-t-elle pardonné ? Comment faire quand les sentiments qu’elle croyait éteints refont surface ? Est-il possible de se construire un futur quand le passé est sous vos yeux… ou pas…
Ce roman est de pure fiction. Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé, des événements ayant eu lieu, n’est que pure coïncidence.
À ma grand-mère, J’espère que là où tu es, tu es fière de moi. Même s’il est trop tard pour le dire, je t’aime. Tu me manques.
1 Manon / Alex Trente septembre, le jour où toute ma vie a changé… En même temps, que vous raconter là-dessus ? Rien. L’existence toute simple d’une fille, ou plutôt femme maintenant, vu mon âge. Mais que dire ? Vraiment rien de passionnant et sûrement pas de quoi écrire un bouquin à laFifty Shades of Grey.
Je me présente : Manon, trente ans, assistante dans une boîte de publicité depuis des années, timide, discrète… Blonde avec quelques kilos en trop pour mon mètre soixante-dix. La fille tout ce qu’il y a de plus banale sur laquelle personne ne se retourne dans la rue.
Métro/boulot/dodo, voilà à quoi se résume mon existence. Vraiment l’extase en somme. Bon j’exagère. Il y a bien Mathieu mon compagnon depuis plus de dix ans maintenant. Une relation avec des hauts et des bas, comme tous les couples, il n’y a rien à dire là-dessus. Il est très gentil, assez calme comme moi. Son principal défaut, si je peux dire, ne pas être démonstratif au niveau de ses sentiments, mais bon depuis le temps je fais avec et tout va pour le mieux.
Mon seul moment d’évasion : mes lectures du soir. Des livres avec des milliardaires beaux à tomber, qui se marient et vivent heureux avec une fille des plus classiques. Des histoires qui finissent toujours bien. Enfin, la réalité est tout autre et le monde des Bisounours n’existe pas. Mais ce matin… ce PUTAIN de matin ! Tu pars bosser comme d’habitude, tout semble normal jusqu’à ce qu’un coup de téléphone change ta vie. Et tout s’effondre autour de toi. – Bonjour, Maman. Comment ça va ? – Bonjour, Manon. Ta grand-mère vient de faire un AVC, on la transporte à l’hôpital. Il faut que tu viennes rapidement. Et là, le monde s’écroule. La terre s’arrête de tourner. Ma mère ou plutôt ce qui me sert de mère. Une femme froide qui ne montre aucun sentiment, tout le contraire de moi. Je n’en reviens pas ! Elle m’annonce ça comme si elle m’informait qu’elle venait de s’acheter une nouvelle voiture. Sans aucune émotion. – J’arrive !
Je raccroche et fonds en larmes. Seulement, quand j’arrive à l’hôpital, il est déjà trop tard. Ma grand-mère est partie, comme ça d’un coup, sans même m’avoir laissé une chance de lui dire au revoir. Que je lui dise que je l’aime comme une mère et qu’elle est - ou plutôt était - tout pour moi.
Une semaine plus tard, on l’enterre… * * * Pendant trois mois, j’ai vécu comme un zombie, un fantôme. Comme si mon esprit était séparé de mon corps. Les gens autour de moi tentèrent de me parler, de me dire qu’ils étaient présents. Surtout Mathieu. Il a essayé de me soutenir sans savoir quoi faire. Ce qu’au final je comprends parfaitement. Sauf ma
meilleure amie, qui depuis est devenue maman et qui n’a plus le temps de prendre de mes nouvelles. Et oui, là, tu apprends à tes dépens et tu te prends en pleine figure que tu n’es pas maman, donc que tu ne peux pas comprendre. Les gens changent, font leur propre vie… et toi ? Toi, tu restes là, dans ta vie sans intérêt. Mon portable sonne à nouveau, je jette un coup d’œil.Ohhh joie !Ma banquière. Que veut-elle encore me dire ? Que je suis à découvert ? Rien de nouveau sous le ciel. Je laisse le répondeur prendre le message. Une heure après, je me décide à l’écouter et surprise ! Non je ne suis pas dans le rouge ! Elle me propose des placements, de prendre un rendez-vous avec elle pour voir les projets que j’ai avec cet argent. Bizarre ! Je consulte donc rapidement mon compte sur mon téléphone, et là, obligée de m’asseoir. Effectivement, mon solde comporte plusieurs zéros, mais avant la virgule pour une fois. Je réfléchis deux secondes et tout me revient en mémoire. L’héritage bien sûr ! Assurance vie et autres comptes souscrits par ma grand-mère. Et d’un coup, je prends une décision qui peut-être, du moins je l’espère, changera ma vie.
Je repars à zéro !
Arrivée au travail, je dépose ma lettre de démission sur le bureau de mon chef, rassemble mes affaires et rentre. À la maison, je regarde autour de moi et sans réfléchir plus longtemps, fais un sac avec vêtements, chaussures et le strict minimum dont j’ai besoin. Je prends juste le temps d’écrire un mot à Mathieu. Mathieu, Désolée, mais je ne peux pas continuer à vivre comme ça. J’ai besoin de prendre l’air et surtout du recul sur tout. Ne m’en veux pas s’il te plaît. Je t’appelle quand j’irai mieux. Bisous. Manon J’éteins mon portable, prends mon sac et claque la porte.
Premier arrêt : la banque. Elle voulait me voir, ça va être rapide. C’est impressionnant quand on a de l’argent. Pas besoin de trois mois pour obtenir un rendez-vous. J’ai même le droit au directeur, qui arrive avec un grand sourire aux lèvres.Tu vas vite déchanter coco ! Trente minutes et je ressors avec une grande partie du solde de mon compte en poche. J’arrive devant l’épave qui me sert de voiture en soupirant. OK, direction le garage. J’en sors avec un coupé cabriolet flambant neuf, rien d’extravagant, juste un désir de longue date. Je continue ma journée, coiffeur, esthéticienne, onglerie, magasin de vêtements et de chaussures assez luxueux, pour changer de « La Halle ». La nuit tombe quand j’arrive près de Bordeaux. Je trouve un petit hôtel et demande une chambre. Le réceptionniste relève la tête et affiche un grand sourire en me voyant. Quoi encore ? Il n’a jamais vu une fille de sa vie ! Dans la chambre, je pose mes affaires et grignote ce que je trouve dans le minibar. Je décide ensuite d’aller prendre une douche et de me coucher. J’entre dans la salle de bains, et là, la fille - ou plutôt la femme - que je vois dans le petit miroir m’est presque inconnue. J’en reste bouche bée pendant de longues minutes. Je n’ai pas pris soin de me regarder après être sortie de chez le coiffeur. Je ne suis
plus blonde, mais quasiment brune. Le maquillage de l’esthéticienne me rend la peau plus mate. J’ai vraiment du mal à me reconnaître et je commence à comprendre le sourire du réceptionniste. Je ne pensais pas pouvoir me trouver presque belle un jour dans ma vie. Le lendemain, je continue le changement. Tout d’abord mon nom de famille. Je fais les démarches nécessaires pour prendre celui de ma mère en nom d’usage, à la place de mon nom de naissance et mon deuxième prénom en échange du premier. Me voilà devenue Alexandra Martins. Puis nouvelle banque, nouveau portable et surtout nouveau numéro. Je parcours le journal en buvant un café à la brasserie du coin et tombe sur une petite annonce disant :
Entreprise dans le secteur de la publicité, recherche secrétaire, avec expérience, poste à pourvoir immédiatement, Bordeaux Centre… N’allant pas rester à l’hôtel ou dans les boutiques toute la journée, je décide de tenter ma chance. Le monde de la publicité j’y suis depuis dix ans et c’est la seule chose que je connais. * * * Une semaine plus tard, je signe mon CDI avec une période d’essai et un salaire convenable. Madame Dubour, chef du service dans lequel je vais travailler, me fait faire le tour de la société. Elle me présente mes collègues qui semblent très sympa et l’ambiance est plutôt détendue. Quinze jours plus tard, je suis même conviée à aller boire un verre après le travail avec toute l’équipe pour fêter la signature d’un gros contrat. J’accepte avec plaisir, ne connaissant personne sur Bordeaux. Je n’ai pas eu réellement l’occasion de sortir.
Arrivée dans la jolie rue piétonne Sainte-Catherine, remplie de boutiques, je repère le bar en question, leMaryland. J’entre et rejoins mes collègues. Visiblement, la plupart des membres de la société sont présents. Tous champagne à la main. Madame Dubour - ou plutôt Annie - me tend une coupe en souriant. J’écoute les conversations de chacun, essayant de participer au maximum en mettant ma timidité de côté. J’ai décidé de changer de vie, il faut que je l’assume et surtout au niveau de mon caractère. Finis la gentille petite Manon qui fait tout ce qu’on lui dit et qui reste sagement dans son coin ! Place à Alexandra. Plusieurs coupes plus tard et légèrement saoule, il faut bien l’avouer, je constate la présence d’un homme adossé au mur, dans l’ombre avec un verre de ce qui me semble être un Whisky Coca à la main. Tout à coup, le champagne me monte réellement à la tête. – Tout va bien, me demande Annie. – Oui. – Vous êtes sûre Alexandra ? Vous êtes pâle. – Oui, j’ai juste cru reconnaître quelqu’un que euh… je n’ai pas vu depuis des années. – Où ça ? Un beau jeune homme j’espère ? me demande-t-elle en levant les sourcils. Je me retourne et constate qu’il n’y a plus personne. J’ai donc bien rêvé. Les fantômes du passé ne vont pas refaire surface comme ça, c’est impossible. – Non Annie, c’est une erreur. – Ah dommage ! Puis elle s’éloigne.
Pourtant cette carrure, ces yeux d’un bleu à faire craquer toutes les femmes, je ne les ai pas inventés. Je me relève de la banquette, salue mes collègues et rentre chez moi, ou plutôt à l’hôtel. Il faudrait que je songe à trouver un appartement. * * * Max… Je me réveille en sursaut, trempée, emmêlée dans la couette. Respire Manon, non Alex, respire, du calme, ce n’était qu’un rêve… ou plutôt un cauchemar, avec des yeux bleus magnifiques. Max, mon premier amour. J’avais quinze ans, lui vingt-deux. Oui bon d’accord, l’écart est énorme, mais j’étais jeune et surtout très conne. À cet âge on ne réfléchit pas vraiment, on croit aux contes de fées. Max, un mètre quatre-vingts, brun, cheveux courts, abdos. Ah ses abdos…Rien que d’y penser j’ai chaud! Militaire dans l’armée de l’air, donc forcément l’uniforme a dû m’aider dans mon fantasme. Max, c’est aussi ma première fois. J’aurais tout fait pour lui plaire, juste pour qu’il s’intéresse à moi, qu’il me regarde, qu’il ait de l’attention pour une fille invisible aux yeux de tous. Sauf que bien évidemment pour lui, j’étais une parmi tant d’autres. Une histoire de cul sans lendemain. Quand je l’ai revu deux jours plus tard, il a fait comme si rien ne s’était passé. La seule chose qui avait changé c’était le regard de ses potes sur moi. J’étais devenue la « Marie-couche-toi-là » du village. Belle réputation pour une adolescente et surtout quel bon souvenir pour une première. Bref, laissons le passé au passé. L’amour n’est plus une chose pour moi, au final il fait toujours mal. * * * La semaine passe assez vite, pas mal de travail et de projets à finir. Avec la recherche d’appartement qui m’a pris pas mal de temps, je suis en retard sur un dossier. On est vendredi, il est dix-sept heures trente et l’étage est très calme. Tout le monde a fini sa journée. Il ne reste plus que moi. D’un coup, j’entends des cris venir de la salle de conférence au fond du couloir. Un homme, grand, d’environ soixante ans, sort en hurlant et claquant la porte, le Big Boss. Suivi de près par Jérémy, un collègue. – Vous êtes vraiment tous des incapables ici ! Je veux que la projection soit prête pour lundi, ce n’est pas compliqué quand même. – Monsieur Lamarre, elle marchait très bien tout à l’heure. Je… – Vos excuses, monsieur Ryce, je m’en fous. Je demande que tout soit prêt pour lundi huit heures trente et ce n’est pas le cas. – Je sais monsieur, je vais… – Démerdez-vous comme vous voulez et visiblement seul, vu l’heure tout le monde est parti. Il rentre dans son bureau et claque la porte, tout l’open-space tremble. Je me retourne et regarde Jérémy. – Ça va ? – Alex sérieux, j’ai l’air d’aller bien ? – … – Désolé, j’ai passé la semaine à mettre en place la projection pour la grosse réunion de lundi, et là, plus rien ne fonctionne. J’en ai pour le week-end. – Je peux peut-être te donner un coup de main ? dis-je embêtée pour lui. – Tu t’y connais en informatique ?
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