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Maîtres et seigneurs (Tome 2) - Le maître de mes tourments

De
383 pages
Lady Tarian est une vraie guerrière qui a livré bataille à Hastings. Aujourd’hui, elle est la nouvelle maîtresse du comte de Dunloc après avoir, chuchote-t-on, assassiné son époux. Le roi Guillaume ordonne donc au capitaine des Epées rouges, Wulfson de Trevelyn, d’éliminer la princesse saxonne. Mais le sort en décide autrement, et Wulfson sauve la vie de Tarian, dont la beauté farouche l’éblouit. Devenue sa captive, elle attise en lui une passion dévastatrice. Le chevalier normand sait pourtant qu’au bout du compte il devra remplir sa mission et tuer cette femme...
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Le maître de mes tourments
Du même auteur aux Éditions J’ai lu
MAÎTRES ET SEIGNEURS 1 – Le maître de mon cœur Nº 10514
KARIN TABKE
M A Î T R E S E T S E I G N E U R S – 2 Le maître de mes tourments
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Daniel Garcia
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Titre original MASTER OF TORMENT Éditeur original Pocket Books, a division of Simon & Schuster, Inc. Karin Tabke, 2008 Pour la traduction française Éditions J’ai lu, 2013
Pour Liz Kreger, une authentique guerrière.
Prologue
er 1 mai 1067, Draceadon, Mercie
Les flambeaux accrochés aux murs éclairant la chambre magnifiaient le luxe de sa décoration. Des fauteuils recouverts de velours écarlate, dignes de susciter l’envie d’un roi, plongeaient leurs pieds dans d’épais tapis de laine. Mais ce qui frappait immédia-tement le regard lorsqu’on pénétrait dans la pièce, c’était le grand – l’énorme – lit à baldaquin. Ses lourds rideaux étaient présentement tirés, mais ils laissaient filtrer des ronflements qui attestaient que le lit était occupé. Occupé par le fiancé de lady Tarian, le comte Malcor de Dunloc. Lequel fiancé s’était dérobé à son mariage. Aveuglée par la rage, lady Tarian inspira lente-ment, expira encore plus lentement pour se calmer, et elle tendit l’oreille afin de s’assurer que son fiancé dormait profondément. Ses doigts caressaient le manche de sa dague. Un coup d’œil circulaire lui confirma qu’il n’exis-tait pas d’autre issue que la lourde porte de chêne 9
qu’elle venait de franchir et que gardaient à présent ses hommes. La jeune femme jeta un regard par-dessus son épaule à Gareth, le capitaine de ses gardes. Il tenait en respect le domestique du comte avec la lame de son épée plaquée sur sa gorge. Tarian hocha la tête, avant de reporter son attention sur le grand lit, dont elle s’approcha à pas feutrés. Puis elle entrouvrit discrètement les rideaux avec la pointe de sa dague. La chandelle qui brûlait sur le chevet lui révéla la peau laiteuse d’un dos masculin. Tarian frissonna, non pas de peur, mais de répul-sion. La rumeur courait que son fiancé préférait trousser de très jeunes écuyers plutôt que de lutiner les soubrettes. On racontait même qu’il avait fait aménager une pièce, dans les entrailles de la forte-resse, spécialement réservée à ses jeux sexuels. — Alors, Malcor, vous imaginiez peut-être que je ne viendrais pas vous chercher ? Nombre d’hommes, à la place du comte, auraient sursauté d’effroi. Mais pas son fiancé. Malcor roula sur le côté et lui décocha un regard malicieux. Dans son mouvement, le drap avait glissé jusqu’à sa taille, révélant un torse bien découplé et solidement mus-clé. Connaissant la nature de ses mœurs, Tarian en fut encore plus dégoûtée. Il s’étira avec langueur. — Parce que vous croyez, lady Tarian, que cela me fait chaud ou froid ? répliqua-t-il avec un sourire mauvais qui découvrit ses dents jaunes. Tarian s’obligea à lui retourner son sourire. Elle était loin de ressentir l’assurance qu’elle affichait, mais elle voulait que le comte la voie en vraie guer-rière. Si elle manifestait la moindre faiblesse devant lui, Malcor donnerait libre cours à sa nature sadique. 10