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Maîtres et seigneurs (Tome3) - Le maître de mes désirs

De
352 pages
1067. Saxons et Gallois résistent à l’invasion normande, mais les troupes de Guillaume le Conquérant ravagent tout sur leur passage. Jusqu’au jour où les chevaliers de l’Epée rouge, ces mercenaires d’élite, sont capturés à la bataille de Hereford. Seul Stefan de Valrey s’échappe, blessé. La chance lui sourit lorsqu’il croise sur son chemin lady Ariane, princesse galloise. Il l’enlève, sûr d’obtenir la libération de ses frères d’armes grâce à cet otage de prix... sans soupçonner un instant que lui, le bâtard réchappé des prisons maures, va être foudroyé de passion par la farouche aristocrate.
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Le maître de mes désirs
Du même auteur aux Éditions J’ai lu
MAÎTRES ET SEIGNEURS
1 – Le maître de mon cœur Nº 10514 2 – Le maître de mes tourments Nº 10522
KARIN TABKE
M A Î T R E S E T S E I G N E U R S – 3 Le maître de mes désirs
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Daniel Garcia
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Titre original MASTER OF CRAVING Éditeur original Pocket Books, a division of Simon & Schuster, Inc., New York Karin Tabke, 2009 Pour la traduction française Éditions J’ai lu, 2013
Pour Rhianna et David. Puisse votre amour être assez fort pour tout conquérir. Je vous aime de tout mon cœur.
Prologue
1047, château de Dinefwr, Carmarthenshire, Galles de l’Ouest
— Poussez, milady, poussez ! pressait Jane, la sage-femme du château. La princesse Branwen serra les dents et poussa de toutes ses forces, priant le Seigneur pour que cette fois ses efforts fussent récompensés par la naissance d’un enfant viable. — Je vois une tête aussi rouge que les feux de Beltane ! L’exclamation de Jane fut ponctuée par un vigoureux hurlement de nouveau-né qui résonna dans la petite chambre à l’atmosphère étouffante. Après une dernière contraction douloureuse, Branwen mit son enfant au monde. — C’est une princesse ! cria Jane. Branwen se laissa retomber sur le matelas. Bien qu’elle eût appelé un fils de tous ses vœux, un sourire de satisfaction ourla ses lèvres. — Montre-la-moi, Jane. Montre-moi ma fille. Après trois jours d’un labeur éprouvant, Branwen était épuisée. Ses bras tremblaient quand elle les tendit vers Jane, qui lui confia l’enfant.
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Elle s’émerveilla de son visage angélique, surmonté d’une petite touffe de cheveux. Le bébé se calma dès l’instant où il se retrouva dans les bras de sa mère. Branwen essuya délicatement le sang qui recouvrait ses yeux, et elle fut frappée par le regard pénétrant de l’enfant. Elle était si émue et si heureuse qu’elle ne remarqua pas le froncement de sourcils de Jane. Même si ce n’était pas un fils, Hylcon serait fier d’elle. Après tant d’échecs douloureux, ils avaient enfin leur premier enfant. Jane grimaçait comme si elle avait bu du vinaigre. — Poussez une dernière fois, milady, pour expulser la matrice. Branwen rassembla ses maigres forces et parvint à expulser le placenta. Après quoi, elle laissa retomber sa tête sur l’oreiller et serra l’enfant dans ses bras, l’embrassant sur le front. Satisfaite du devoir accom-pli, elle ferma les yeux et approcha le bébé de son sein. Il commença aussitôt à téter. Jane, pendant ce temps, posa les mains sur le ventre de sa maîtresse pour le pétrir. Branwen rouvrit les yeux et contempla le petit être niché dans ses bras. Cette naissance réussie la comblait d’un tel bonheur qu’elle ne prêtait guère attention au sang qui continuait de sor-tir de son ventre. — Ça va passer, assura-t-elle à Jane. Comme les autres fois. Mais Jane continuait de lui malaxer le ventre. Des gouttes de sueur perlaient sur son front. Voyant qu’elle refusait de croiser son regard, Branwen s’alarma. — Jane ? murmura-t-elle. La sage-femme lui accorda finalement un regard. Son expression trahissait une telle inquiétude que Branwen eut un frisson d’angoisse. Tout à coup, sa vie défila devant ses yeux et, dans un éclair de lucidité, elle comprit qu’elle ne verrait pas grandir sa fille.
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