Mariage surprise pour un cheikh - Dans les bras de Nick Sherwood - Un pari sur l'amour

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Mariage surprise pour un cheikh, Melissa James
Résolu à respecter les engagements que son frère Alim a pris avant de s’enfuir – manquant ainsi à tous ses devoirs ! –, le cheikh Harun accepte, contraint et forcé, d’épouser Amber, la princesse d’un royaume voisin. En revanche, pas question de jouer les lots de consolation pour une femme qui se languit d’un autre ! Aussi Harun décide-t-il que cette union restera platonique. C’est compter sans le désir irrépressible que lui inspire d’emblée la belle Amber…

Dans les bras de Nick Sherwood, Joss Wood
Depuis que son fiancé a rompu avec elle en direct à la télévision, Clementine est la cible de la presse à scandale. Sa seule issue : fuir, le plus loin possible. Aussi choisit-elle de se rendre en Afrique du Sud, dans un hôtel en pleine brousse. Mais, sur place, l’accueil glacial de Nick Sherwood, le ténébreux gérant du site, est un camouflet. Sans doute la prend-il pour une enfant gâtée. D’habitude, Clementine se moque de l’avis d’autrui. Pas cette fois : Dieu seul sait pourquoi, elle tient plus que tout à susciter l’admiration – et davantage même – du beau Nick…

+ 1 titre gratuit : Un pari sur l’amour, Shirley Jump

Publié le : mardi 1 juillet 2014
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EAN13 : 9782280321846
Nombre de pages : 416
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Sar Abbas, capitale d’Abbas al-Din.
— C’est une paîsanterîe ? En habîts de deuî et assîse très droîte dans un fauteuî en tîssu damassé, Amber e-Qurîb posa un regard stupéfaît sur son père. — Père… dîtes-moî que vous vouez me faîre rîre ! Maîs î y avaît peu de chances que cea soît e cas. Son père, e cheîkh Azîz d’Araba Numara — Terre du Tîgre — étaît uî aussî en tenue de deuî. Le premîer jour, dans e même état de choc que tout un chacun, î avaît peuré, puîs ses armes s’étaîent tarîes. Aux obsèques de Fadî, î avaît de nouveau versé queques armes, de bîenséance. — Croîs-tu que j’auraîs envîe de paîsanter sur ton avenîr, Amber ? répondît-î. Ou sur une décîsîon d’une tee împortance pour notre pays ? I s’étaît adressé à ee d’un ton froîd, proche du méprîs. Bîen sûr. Comment une tee îdée avaît-ee pu uî traverser ’esprît ? I avaît toujours été un bon père maîs jamaîs, pas une seue foîs dans sa vîe, ee ne ’avaît entendu prendre à a égère un sujet concernant Araba Numara. — I y a sîx semaînes à peîne que mon iancé est mort, dît-ee d’une voîx brîsée. Fadî avaît été, une seue et unîque foîs, e copîote de son frère cadet, Aîm, à ’occasîon du Doube Racîng des Cheîkhs. Le raye avaît suscîté à Abbas a-Dîn autant de
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paîsîr et d’întérêt que e marîage à venîr, et î uî avaît coûté a vîe. Aujourd’huî encore, ee avaît du ma à admettre que ce soît rée. Comment Fadî pouvaît-î êtremort? Et comment pourraît-ee épouser e frère de ceuî-cî dans un moîs, comme e souhaîtaît son père ? Comment, aors qu’Aîm, brûé au deuxîème et troîsîème degré, étaît aujourd’huî entre a vîe et a mort ? — Ce… ce n’est pas décent, dît-ee. Ee s’efforçaît de parer avec fermeté, ce quî n’avaît rîen d’évîdent face à son père. Lorsqu’îs dîscutaîent ensembe d’un sujet sérîeux, ee doutaît parfoîs de sa propre opînîon. Le cheîkh soupîra, a gratîiant de ce regard patîent qu’ee avaît toujours détesté et quî uî donnaît ’împressîon d’être égoste, voîre même sotte. Cette foîs encore, queque chose avaît dû uî échapper. — Dans a vîe, î y a des prîorîtés quî ’emportent sur ce que pensent es gens. Tu e comprends, n’est-ce pas, Amber ? En effet. Après e brusque décès accîdente du cheîkh Fadî, eurs pays respectîfs avaîent sombré dans e tumute. Le jeune chef bîen-aîmé d’Abbas a-Dîn avaît dîsparu avant de pouvoîr se marîer et de donner un hérîtîer égîtîme à son pays. Quant au peupe d’Amber, î avaît subîtement été prîvé d’une unîon destînée à resserrer es îens avec un état pus puîssant et pus rîche. I étaît capîta que es deux pays retrouvent a stabîîté, que eurs habîtants reprennent espoîr. Ceux d’Araba Numara devaîent se savoîr unîs de façon permanente à Abbas a-Dîn, et e peupe de Fadî avaît besoîn que a descendance de a famîe a-Assad soît assurée. Amber s’essuya une foîs de pus es yeux. Pourquoî Fadî avaît-î rîsqué aînsî sa vîe, à une semaîne à peîne de eur marîage ? La coère monta en ee. I ne vouaît pas pus d’ee qu’ee de uî, maîs des centaînes de marîages avaîent débuté aînsî. Sans même ’amîtîé, e respect, qu’îs
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avaîent ’un pour ’autre. Is auraîent réussî à dépasser ces obstaces, à nouer une vraîe reatîon, à fonder une famîe. Certaînes rumeurs couraîent, à présent. Ee avaît surprîs des brîbes de conversatîons des domestîques. Ee n’y auraît pas prêté grande attentîon sî ee-même n’avaît été rongée de doutes, quî a réveîaîent en peîne nuît. Ce marîage arrangé ne réjouîssaît pas Fadî, ee e savaît bîen. Auraît-î pour autant mîs sa vîe en danger pour y échapper ? Is ne s’aîmaîent certes pas, maîs c’étaît assez courant. Fadî étaît amoureux de sa maïtresse, a charmante veuve quî uî avaît donné une ie. La décîsîon împusîve de Fadî — probabement a seue de sa vîe — de partîcîper à a course avaît prîvé son pays de chef. Et en ce moment, son frère, hérîtîer restant, étaît entre a vîe et a mort. Que désastre ! — Amber ? it son père, d’une voîx où se mêaîent e doute et ’agacement. La dynastîe doît être perpétuée, et vîte. Par ’une des ies de notre famîe. — Eh bîen, choîsîssez-en une autre que moî ! J’en aî assez faît î me sembe. — Quî proposes-tu ? Maya n’a pas encore fêté ses dîx-sept ans. Naisah en a quatorze, et Ama douze. Quant à tes cousînes, ees ne sont pas pus vîeîes. I poussa un soupîr sonore avant d’ajouter : — C’est toî ’aïnée, Amber. Par aîeurs, comme e marîage étaît îmmînent, tu es déjà sur pace. D’une certaîne façon, tu es îée à a famîe a-Assad. Leurs oîs concernant es épouses exîgent qu’îs s’occupent de toî et te trouvent un marî dans a famîe. Et a tradîtîon veut que tu acceptes cette proposîtîon. Les èvres serrées, ee resta murée dans e sîence. Pourquoî faaît-î que tout ce poîds repose sursesépaues ? Ee n’avaît que dîx-neuf ans ! Pourquoî es responsabîîtés peuvaîent-ees sur certaîns, tandîs que d’autres jouîssaîent de ce que a vîe avaît de bon ? Aîm s’étaît débarrassé de ses obîgatîons pendant
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des années pour devenîr un coureur automobîe rîche et céèbre, aîssant à Fadî et à eur pus jeune frère — dont ee ne se rappeaît pus e nom — e soîn de dîrîger e pays. Ses travaux d’archéoogîe avaîent contrîbué à cette céébrîté, et rempî es caîsses de ’Etat. Ee prît soudaîn conscîence de ce qu’ee rejetaît sî vîscéraement. Pus exactement… dequiee rejetaît. La perspectîve d’un marîage sî proche du décès de ceuî qu’ee consîdéraît comme un amî a choquaît, maîs e nouveau partî quî uî étaît proposé ne a aîssaît pas îndîfférente. Son père uî posa a maîn sur ’épaue. De ongues années de pratîque uî permîrent d’îgnorer ce geste. I ne dîspensaît es témoîgnages d’affectîon qu’avec parcîmonîe, et ceuî-cî, ee e savaît, n’étaît destîné qu’à ’încîter au came. Les femmes de son rang ne aîssaîent îbre cours à eurs émotîons qu’entourées d’autres femmes. Ou, mîeux, pas du tout. — Encore une foîs, Amber, ce marîage estessentiel. Que ce soît un frère ou ’autre, quee împortance ? Tu connaîssaîs à peîne Fadî avant que votre unîon ne soît décîdée. Tu es venue t’înstaer îcî deux moîs avant sa mort, et î travaîaît a pupart du temps, ou î étaît en dépacement. Sentant e rose uî monter aux joues, ee ixa e so et se surprît à admîrer es motîfs du tapîs. Quee réactîon saugrenue en pareîes cîrconstances ! Maîs peu împortaît ce sur quoî ee s’efforçaît de canaîser son attentîon, rîen n’effaçaît es souvenîrs. Ee n’oubîaît pas où se rendaît Fadî dès qu’î avaît un moment de îbre. Chez sa maïtresse. Et î revenaît avec e parfum de Rafa sur a peau, marmonnant queques mots d’excuse, et promettant systématîquement que, sîtôt e marîage prononcé, î ne a reverraît pus jamaîs. I faîsaît toujours cette promesse d’une voîx enrouée, et e regard voîé de chagrîn. Amber sentît soudaîn es ombres du passé ’enveopper. L’adorabe Fadî avaît toujours obéî à son devoîr, y comprîs en acceptant de prendre pour épouse a ie d’un chef d’Etat.
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Maîs ses ins n’avaîent été que poîtîques, î étaît éperdument amoureux d’une roturîère, ancîenne femme de chambre. Et à vraî dîre, Amber ee-même avaît des sentîments pour un autre… Fadî ne uî avaît jamaîs vouu e moîndre ma, maîs sî ee-même avaît subîtement perdu a vîe, î auraît été îbre de vîvre son amour pour Rafa. Jusqu’au prochaîn marîage arrangé, tout au moîns. Ee avaît été sîncèrement boueversée par a mort de Fadî. Comme ee auraît été peînée par cee d’un amî fauché dans a leur de ’âge. Fadî a comprenaît. I auraît donc comprîs que… — Je suîs encore en deuî, et vous voudrîez que j’épouse son frère, quî est toujours hospîtaîsé et souffre de brûures sévères ? Cea va être înterprété comme un geste désespéré de notre part… Sî seuement ee avaît eu un argument pus soîde à avancer ! Et surtout, sî seuement ee n’avaît pas sentî un te enthousîasme poîndre en ee. Ee n’espéraît qu’une chose : que son père n’en remarque rîen. — Pourquoî ne pas suggérer à Aîm d’attendre queques moîs avant ce nouveau marîage ? it-ee avec empressement, d’un ton quî se vouaît sérîeux. — Ce n’est pas Aîm que tu vas épouser. Ee redressa sî brusquement a tête qu’ee s’en it ma à a nuque maîs, abasourdîe, ee n’y prêta aucune attentîon. Comment? — Je suîs désoé, Amber, répondît son père avec came, maîs ce cher Aîm a dîsparu hîer soîr de ’hôpîta, ce quî est une façon expîcîte de refuser de succéder à Fadî. De toute évîdence, î ne tîent pas pus à gouverner à a pace de son frère qu’à épouser cee quî uî étaît désîgnée. Et je doute qu’î revîenne de sîtôt… sî toutefoîs î revîent. Ee retînt une sorte de grognement. Les femmes de son rang ne grognaîent pas. Pas même quand ceuî quî occupaît
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une pace spécîae dans eur cœur prenaît a fuîte. Au prîx d’un effort surhumaîn, ee parvînt à rester împerturbabe tandîs que son père ajoutaît : — Queques heures après son réveî, Aîm a apparemment chargé son équîpe médîcae personnee — cee quî e suît dans tous es rayes — d’organîser son départ en jet prîvé. Nous pensons qu’î se trouve queque part en Suîsse. Son état de santé actue nécessîte un suîvî très sérîeux, notamment des greffes de peau. I auraît aîssé entendre que, une foîs ces soîns termînés, î ne revîendraît pas à Abbas a-Dîn. — I devaît avoîr hâte de me fuîr, pour quîtter ’hôpîta dans ces condîtîons… Le so tanguaît sous ses pîeds, et ee înspîra profondé-ment dans ’espoîr de chasser a sensatîon de maaîse quî s’înstaaît en ee. — Je ne pense pas qu’î s’agîsse d’un rejet personne, ma ie. I te connaîssaît à peîne. Je voîs putôt ce départ précîpîté comme… une questîon de prîncîpes, ou une réactîon provoquée par e chagrîn. Ee décea une certaîne gêne dans son regard. Des excuses, presque. I en étaît donc capabe ? — Je peux dîficîement ’en bâmer, Amber, après e rôe qu’î a joué dans a mort de son frère. Imagîne un peu ce qu’î a dû ressentîr en se réveîant, quand î a apprîs que es premîères greffes avaîent été faîtes avec a peau de son frère… I consîdère sans doute avoîr assez dépouîé Fadî, sans devoîr en pus uî prendre sa femme. Cea reèveraît presque du coup monté ! Sentant ’amertume monter en ee, ee répondît d’un sîmpe hochement de tête. La journée ne pouvaît décîdé-ment pas être pîre… — Puîsque tu ne me poses pas de questîons, je vaîs t’exposer pus précîsément a sîtuatîon. Les récents événe-ments poussent Harun, e frère cadet, sur e devant de a scène. C’est désormaîs uî quî sera e cheîkh d’Abbas a-Dîn, et î a aussî accepté de devenîr ton marî.
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Comme pour faîre écho à ces mots, e vent se eva dehors, agîtant soudaîn es branches des arbres. — Evîdemment ! Perturbée comme ee ’étaît par cette avaanche de nouvees, ee ne cherchaît pus à modérer ses propos. — Après avoîr été rejetée par es frères numéro 1 et 2, î faudraît maîntenant que j’épouse avec e sourîre e numéro 3 ? N’y a-t-î aucune îmîte à ’humîîatîon, père ? La réponse, gacîae, ne se it pas attendre. — Tu accepteras ce que j’auraî décîdé pour toî, Amber. Et tu peux t’estîmer heureuse que je m’occupe de ton avenîr ! — J’aî putôt ’împressîon que vous me consîdérez comme un produît que vous vous efforcez de pacer. C’est ce que je suîs devenue pour vous, n’est-ce pas ? I faut împératîvement trouver un marî à Amber, pour évîter qu’ee ne revîenne chez nous ! » — Ça sufit ! Tu es une bee femme, bon nombre d’hommes auraîent vouu t’épouser. J’aî choîsî es frères a-Assad parce que ce sont réeement des hommes de vaeur. — Je e saîs, vous me ’avez répété bîen assez souvent. Des hommes de vaeur… apparemment prêts à tout pour me fuîr ! Mîeux vaaît se réfugîer derrîère ce masque caustîque qu’aficher a peîne qu’ee ressentaît. Le magnîique et întrépîde cheîkh avaît prîs des rîsques consîdérabes en partant, dans e seu but d’échapper au destîn quî ’atten-daît s’î restaît à Sar Abbas. Voîà quî étaît autrement pus însutant que es écarts de conduîte de Fadî. — Voyons, père, qu’aî-je donc de sî repoussant ? — Je voîs bîen que tu as besoîn de… t’épancher, Amber. Maîs nous ne sommes pas chez nous, et es femmes de ton rang doîvent savoîr contrôer eurs émotîons. — Je suîs très surprîse que e dernîer frère de a dynastîe soît prêt à se sacrîier, je ’avoue ! répondît-ee, passant outre ’avertîssement de son père. Peut-être devrîez-vous
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putôt uî proposer ’une de mes sœurs, puîsque je sembe provoquer une réactîon aergîque chez es a-Assad. — Le seîgneur Harun m’a paru tout à faît désîreux de t’épouser, ma ie. — Je saue a grandeur d’âme du frère numéro 3. Prendre ce dont ses frères ne veuent pas, quee grandeur d’âme ! — Came-toî maîntenant, Amber ! dît-î d’une voîx dure. Je te rappee que ton futur époux a un nom. Et que e sort ne ’a pas épargné ces dernîers temps. Je compte donc sur toî pour être à a hauteur de a sîtuatîon, pour ’épauer, et égaement pour représenter dîgnement notre famîe. Ee savaît ce que ’on attendaît d’ee. — Excusez-moî, père, dît-ee d’une voîx banche. Ne vous înquîétez pas, je sauraî me tenîr. Ee prît un moment pour recouvrer son came. — Désoée de m’être emportée comme je ’aî faît. Je n’aî rîen contre e seîgneur… euh… Harun. I hocha sèchement a tête. — J’espère bîen, que tu es désoée ! Harun avaît huît ans à peîne quand son père a perdu a vîe dans un accîdent d’avîon, sa mère est décédée troîs moîs pus tard. Et voîà que e frère quî étaît un père pour uî meurt à son tour. Depuîs un moîs et demî, î a assumé es fonctîons de chef d’Etat tout en aant, dès que son agenda chargé e uî permettaît, rejoîndre à ’hôpîta e dernîer membre de sa famîe, très ma en poînt. Enin, Aîm ayant brusquement décîdé de quîtter es îeux, Harun se retrouve aujourd’huî seu à a tête d’Abbas a-Dîn. Le sort n’a vraîment pas épargné ce garçon. Est-ce trop attendre de toî que de cesser ces stupîdes moquerîes, et de uî apporter un peu de soutîen ? Prîse de honte, ee sentît ses joues s’empourprer. Quees que soîent es épreuves auxquees ee avaît été soumîse, ees étaîent mînîmes, comparées à cees de Harun. — Non, bîen sûr. Je suîs… sîncèrement navrée, père. Ee chercha es mots pour se justîier. — Maîs… hormîs un « bonjour » ou un « bonsoîr », î ne
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me pare jamaîs. I me regarde à peîne. Cet homme est un înconnu pour moî. Voîà pourquoî a perspectîve de ’épouser dans un moîs me… déstabîîse. Ne seraît-î pas possîbe d’attendre, e temps de faîre pus ampe connaîssance ? — Non, Amber. I faut que ce soîtmaintenant. I s’étaît adressé à ee d’une voîx empreînte de trîstesse, et ee e dévîsagea. La pupart du temps, son père réussîssaît à a faîre cupabîîser sans même e chercher. Cette foîs pourtant, î paraîssaît sîncère. — Les requîns tournent autour de Harun. Tu saîs combîen a régîon du Gofe a été înstabe ces deux dernîères années. La famîe e-Habbat a dîrîgé e pays pendant des sîèces, jusqu’à ce que a foîe de Muran provoque e coup d’Etat quî a donné e pouvoîr à Aswan, e pus grand du can a-Assad. I y a maîntenant deux cent cînquante ans que cea s’est produît, maîs es chefs des e-Habbat consîdèrent toujours es a-Assad comme des întrus. Et a conjoncture actuee eur sembe certaînement propîce… Comme ee contînuaît à e ixer, attendant pus de précîsîons, î enchaïna : — I est tout à faît probabe qu’îs cherchent à prendre e contrôe de ’armée, et îs n’hésîteront pas à éîmîner es dernîers membres de a famîe. Ee se mordît a èvre pour retenîr un crî. Pongée dans ses propres probèmes, ee n’avaît pas îmagîné que a sîtuatîon puîsse être aussî grave. — Vous vouez dîre que… qu’îs tueraîent Harun ? I acquîesça. — Et Aîm aussî, en proitant de son état de santé actue. Par chance, personne ne saît où î se trouve en ce moment. I sufiraît aux e-Habbat de soudoyer un médecîn ou une înirmîère pour se débarrasser de notre amî… Is sont prêts à tout pour récupérer un pays bîen pus rîche et stabe qu’î ne ’a jamaîs été à ’époque où îs e dîrîgeaîent. — Je voîs, dît-ee d’une voîx étrangement came. — Cette aîance nous est nécessaîre, ma chère Amber.
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Tu faîs partîe des vîngt jeunes ies bîen nées quî ont été proposées à Fadî et à Harun ces dernîères années. Nous sommes ’Etat e pus pauvre et e moîns stabe, maîs c’est avec nous qu’îs ont choîsî de faîre aîance. C’est un cadeau du cîe que, pour ne rîen te cacher, je n’espéraîs pas. Cea redonnera espoîr à notre peupe. Et… j’ajouteraî que, ayant eu affaîre aux troîs frères, c’est Harun que j’auraîs choîsî pour toî sî cea m’avaît été possîbe. Sa voîx s’étaît adoucîe tandîs qu’î prononçaît ces dernîers mots, maîs ee e remarqua à peîne. — Sî je comprends bîen, a décîsîon est prîse, je n’aî pas mon mot à dîre. — En effet, répondît-î d’une voîx toujours douce où ee perçut toutefoîs des accents înlexîbes. Harun a accepté de t’épouser. Ee cîgna es paupîères, s’efforçant de chasser es armes quî uî montaîent aux yeux. Peut-être auraît-ee dû être reconnaîssante à Harun de uî évîter un nouve affront. Maîs comment auraît-ee pu se réjouîr de a nouvee ? Encore un homme prêt à ’épouser par sens du devoîr ! Le précédent avaît au moîns eu deux avantages, et pas des moîndres : ee e connaîssaît, même supericîeement, et ee ’apprécîaît. — Maîs père… î ne m’adresse pas a paroe, ne me regarde jamaîs, dît-ee de nouveau. Je ne saîs pas ce qu’î pense, ce qu’î ressent. Notamment envers ee. — Comment pourraîs-je partager a vîe de ce parfaît înconnu ? Ou… son ît ? — Je ne t’apprendraî rîen en dîsant que ce sort a été — et est toujours — ceuî de nombreuses femmes, Amber. Ta mère, par exempe, et ma grand-mère Kahîdah, cette hérone natîonae que tu as toujours tant admîrée. Ee avaît dîx-sept ans à peîne quand ee a épousé mon grand-père — quî étaît uî aussî un « parfaît înconnu » pour ee. L’année suîvante, enceînte et veuve, ee mettaît un terme à
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