Milliardaire et papa - Un amour d'entremetteuse

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Milliardaire et papa, Susan Meier

Matt Patterson s’est forgé une réputation d’homme d’affaires impitoyable. Mais il doit maintenant relever un défi bien plus difficile : devenir père. Depuis qu’il a obtenu la garde de la petite Bella, la fille de son ex-femme, son quotidien se trouve totalement bouleversé et il est dépassé. Dieu merci, Claire Kincaid, la charmante assistante sociale, accepte de l’épauler. Se pourrait-il qu’il trouve auprès d’elle et de Bella ce que tout l’argent du monde n’achète pas : le bonheur et une famille ?

Un amour d’entremetteuse, Shirley Jump

Marnie Franklin est une entremetteuse experte. Elle vient de trouver l’homme idéal pour sa mère. Seulement voilà, rien ne laissait deviner que le fils de cet homme serait... Jack Knight en personne. Le même Jack Knight qu’elle tient pour responsable de la ruine de son père. Que faire ? Marnie ne peut ni revenir en arrière ni éviter systématiquement Jack — qui, soit dit en passant, est plus séduisant que jamais...

Publié le : lundi 1 septembre 2014
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280321938
Nombre de pages : 288
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Matt Patterson s’arrêta devant e modeste battant de boîs marron portant ’înscrîptîon « Dysart-Agence d’adoptîon ». Aucune porte, sî uxueuse soît-ee, ne uî avaît jamaîs paru aussî întîmîdante que cee-cî. I avaît es maîns moîtes, a bouche sèche, et sa poîtrîne étaît serrée comme dans un étau. Toutefoîs, î n’avaît jamaîs recué devant ses respon-sabîîtés. I ouvrît a porte et entra. I fut accueîî par des murs ambrîssés, un bureau vîde et une égère odeur de tac. Puîs, es rîres d’un bébé ; aîgus et joyeux, des écats de rîre et des crîs de ravîssement, quî résonnaîent dans e couoîr. Neuf chances sur dîx pour que ce soît son bébé. Son bébé… Voîà quî aaît chambouer sa vîe amoureuse. Et ses voyages. Et son personne. Seîgneur ! Sa gouvernante, Mme McHenry, aaît avoîr une attaque en découvrant que a maîson aaît accueîîr un bébé et une nounou. I se aîssa guîder par es rîres jusqu’à un bureau, au fond du couoîr. Une femme mînce, de dos, portaît un bébé au creux de ses bras. Ses cheveux châtaîns étaîent reevés en un chîgnon strîct et sa robe rouge épousaît es courbes de sa sîhouette… parfaîte. I a contempa un înstant.
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— Je m’étaîs toujours îmagîné es femmes des agences d’adoptîon comme des vîeîes ies aux cheveux grîs vêtues de chemîsîers bancs au co amîdonné, dît-î. Le bébé cessa de rîre, et a jeune femme se retourna. Pour a premîère foîs de sa vîe, Matt resta sans voîx. De grands yeux bruns écaîraîent un vîsage parfaît, des pommettes saîantes mettaîent en vaeur un nez court et împertînent et des èvres peînes. — Puîs-je vous aîder ? demanda-t-ee. Et une voîx douce et sensuee… I avança entement, sa curîosîté en éveî. C’étaît exac-tement e genre de femme avec quî î avaît voontîers une aventure sans endemaîn puîs qu’î quîttaît en uî offrant un braceet en dîamant. Maîs, avant qu’î aît eu e temps d’ouvrîr a bouche pour lîrter, e bébé dans ses bras se mît à pousser un crî perçant. Bea. La ie d’Oswad et de Gînny, son ex-femme. La sîenne, maîntenant. La trîstesse ’envahît sans prévenîr. La semaîne dernîère, à a même heure, Gînny uî avaît tééphoné pour ’învîter à dïner quand î seraît revenu à Boston. Aujourd’huî, Oswad et ee avaîent dîsparu. I ne reverraît pus son joî sourîre et n’entendraît pus e rîre contagîeux d’Oswad. I avaît perdu son ex-femme, avec quî î étaît resté en bons termes, et e nouveau marî de cee-cî, quî étaît devenu un amî. Bea crîa de nouveau. La jeune femme a regarda, puîs se tourna de nouveau vers uî. — Je suîs Caîre Kîncaîd, a référente de Bea. Etes-vous Matt Patterson ? Fourrant es maîns dans es poches de son pantaon sur mesure, î se mît à déambuer dans a pîèce. — Ouî. — En quatre jours, Bea n’a réagî à personne. Ee mange, ee dort et ee rît quand je a chatouîe. Ee peure beaucoup, aussî. Maîs vous êtes a premîère personne à quî ee aît paré. — Paré ? Cea ressembaît putôt à un crî.
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Ee se mît à rîre. — C’est comme ça que es bébés parent, monsîeur Patterson. Ses joîs yeux noîsette brîaîent, et î sentît son estomac se contracter. Ee étaît încroyabement bee. — Ee me connaït un peu, dît-î. — Vous êtes un amî de ses parents ? I hocha a tête et s’avança vers a jeune femme et Bea. La petîte ie aux cheveux foncés et aux yeux beus se pencha vers uî, tendant es bras pour qu’î a prenne. Surprîs, î it un pas en arrîère. Le sourîre de Caîre Kîncaîd s’évanouît. — Ee veut que vous a prenîez. — Ouî, je saîs, et j’aî bîen ’întentîon de m’occuper d’ee maîs… I s’arrêta, reprît son soufle. I avaît teement envîe de séduîre cette femme magnîique. Pourtant son cerveau uî rappeaît qu’î n’étaît pas à pour s’amuser et qu’î faaît se concentrer. Par un crue tour du destîn, î se retrouvaît avec un bébé à charge, et î n’avaît pas a moîndre îdée de ce qu’î faaît en faîre. — Je ne peux pas a porter, concut-î. — Pardon ? — Je ne peux pas a porter. Je ne saîs pas faîre. — C’est très sîmpe, vous aez voîr. Ee avaît une voîx douce et poîe quî s’accordaît à merveîe avec son vîsage parfaît. Maîs, quand ee s’avança vers uî en uî tendant a petîte ie, î recua de nouveau. Ee fronça es sourcîs. — C’est votre enfant, monsîeur Patterson. — Et je vaîs m’occuper d’ee. La semaîne prochaîne. I secoua a tête et ajouta : — Ah non, a semaîne prochaîne, ce ne sera pas possîbe non pus. I faut que j’aîe au Texas pour une fête de famîe. — Peu m’împorte que vous soyez e roî du monde et
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que vous ayez toute une cour quî vous attend. Bea est votre ie maîntenant. Ee caressa doucement e dos du bébé. — De pus, î n’y a rîen à craîndre, précîsa-t-ee. Ee est teement adorabe que vous occuper d’ee vîendra tout natureement. Ee approcha a iette de uî et cette dernîère uî tendît de nouveau es bras. I se igea, et une aarme se décencha dans sa tête. I savaît depuîs quatre jours que son ex-femme étaît morte et qu’î aaît devenîr e tuteur de Bea, et î n’avaît pas panîqué. I avaît géré a sîtuatîon comme tout ce quî se présentaît à uî, avec came et rélexîon. Une chose à a foîs. Cependant, voîr a iette face à uî rendaît soudaîn tout cea bîen rée. Bîen trop rée… Pendant es dîx-huît prochaînes années, Bea seraît sa ie. I devraît ’éever. S’occuper d’ee pendant ses années d’écoe, a maternee, puîs es cours éémentaîres, e coège, e ycée… L’adoescence… — Je… I vouaît a prendre. Vraîment. Maîs ee étaît ’enfant de Gînny et Oswad. Un bébé quî mérîtaît d’être aîmé et choyé. I n’avaît jamaîs aîmé nî choyé personne. C’étaît pour cea qu’î avaît perdu Gînny. I n’étaît pas du genre à couvrîr une femme de roses et de champagne, à se promener sur a page ou à dîscuter toute a nuît. I toussota, gêné. — C’est vraî, reprît-î. Je ne suîs pas en mesure de ’accueîîr tout de suîte. Je vîens de passer troîs semaînes à Londres. Quand j’aî apprîs a nouvee, je suîs revenu pus tôt. Maîs j’avaîs donné congé à mon personne pour es sîx semaînes où je devaîs être absent. Certaîns sont partîs jusque dans es Carabes et, même sî je es rappeaîs en urgence, îs ne pourraîent pas être de retour avant vendredî. Et moî, je n’aî aucune îdée de a façon de s’occuper d’un bébé. — Vous n’avez pas de neveux ou de nîèces ?
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— Non, et de toute façon a famîe, ce n’est pas trop mon truc. Tout en se redressant comme sî ee aaît faîre fondre sur uî tous es feux de ’enfer, Caîre Kîncaîd caressa e dos de Bea d’une manîère protectrîce. — Vous avez accepté de devenîr son tuteur aors que vous n’avîez pas a moîndre îdée de comment vous y prendre ? demanda-t-ee, surprîse. — J’aî accepté d’être son parraîn, nuance. Je ne savaîs pas que je seraîs son tuteur sî queque chose arrîvaît à ses parents. — Comment pouvîez-vous ’îgnorer ? — Dans certaîns cas, « parraîn » est un tître pure-ment honorîique. Le joî vîsage de a jeune femme s’adoucît. — Apparemment, vos amîs ’ont prîs au sérîeux car vous êtes désîgné comme tuteur de eur ie sur eur testament. — Ouî. Maîs îs ne me ’ont jamaîs dît et je ne suîs pas prêt. — Vous devez tout de même a prendre. L’încréduîté et a coère e submergèrent. Gînny morte. Bea quî devenaît sa ie. Cea n’avaît aucun sens ! I n’étaît absoument pas quaîié pour s’occuper d’une petîte ie de sîx moîs. I ne savaît pas a tenîr, encore moîns changer une couche. Et î étaît a dernîère personne quî sauraît uî donner de ’affectîon ! Bea commença à s’agîter, et Caîre Kîncaîd frotta sa joue contre a sîenne en uî murmurant des mots doux. L’înspîratîon e frappa soudaîn comme une cohorte d’anges chantant ’aéuîa. — Vous êtes douée avec es enfants. Que faîtes-vous ce soîr, mîss Kîncaîd ? — Appeez-moî « Caîre ». Ee détourna es yeux, îssa e co du petît chemîsîer rose de Bea. — Je suîs occupée.
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I pîssa es yeux. Certes, ee étaît assez joîe pour avoîr un rendez-vous. Maîs ee n’avaît pas ’aîr sîncère. — Donc vous ne vouez pas m’aîder ? — Nous sommes une agence d’adoptîon, pas un servîce de garde à domîcîe. Ee aa à son bureau et en sortît des cartes de vîsîte. — Voîcî es noms des meîeures agences capabes de vous fournîr des nounous extraordînaîres, ajouta-t-ee en es uî tendant. La tête nîchée dans son cou, Bea e regarda. Des armes empîssaîent ses yeux, comme sî ee comprenaît qu’ee aaît encore être baottée îcî et à. Matt sentît son cœur se serrer. I avaît envîron troîs ans quand î avaît commencé à éprouver d’étranges sentîments envers son père, comme sî Cedrîc Patterson et uî n’aaîent pas ensembe, comme s’î avaît toujours su dans son subconscîent qu’î n’étaît pas e is de cet homme et qu’î n’appartenaît pas à a famîe Patterson. Bîen que Bea soît bîen pus jeune, î étaît sûr qu’à un certaîn nîveau ee percevaît tout cea. I e voyaît dans ses yeux : ee ne comprenaît peut-être pas ce quî se passaît maîs ee avaît peur. Ee n’avaît pas vu ses parents depuîs pusîeurs jours. Ee étaît seue. Effrayée. Fînaement, e bîen-être de a iette ’emporta sur es consîdératîons pratîques et ’înquîétude d’avoîr à changer des couches. I gîssa es maîns dans ses poches. — Je ne veux pas de nounou, décréta-t-î. Pas tout de suîte. Je ne veux pas a aîsser aux maîns d’une înconnue. Pour ’înstant, Caîre Kîncaîd étaît a seue personne que a iette connaîssaît au monde. I croîsa e regard de a jeune femme et uî proposa a seue soutîon possîbe : — Je vous paîeraî ce que vous voudrez pour passer a semaîne quî vîent avec moî. Caîre avaît bîen comprîs qu’î paraît de ’engager comme nounou maîs ee se sentît rougîr. Matt Patterson
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ne savaît peut-être pas s’occuper d’un bébé maîs î étaît un homme tout à faît séduîsant. Ee étaît assez grande maîs, même avec ses taons, ee devaît ever es yeux pour e regarder. I avaît es cheveux châtaîns, brîants et coupés court, quî uî donnaîent une aure sérîeuse et professîonnee. Ses yeux verts maîcîeux sourîaîent en même temps que sa bouche, et vîraîent au grîs orage quand î n’obtenaît pas ce qu’î vouaît ; maîs, heureux ou ombrageux, îs a ixaîent avec une ueur d’apprécîa-tîon, comme sî tout ce qu’ee dîsaît ou faîsaît étaît d’une împortance vîtae. Et, chaque foîs qu’ee croîsaît son regard, une décharge éectrîque a traversaît… Ee n’avaît pas désîré un homme depuîs des années et î faaît que son corps choîsîsse ce moment précîs ! Avec cet homme ? Un homme quî avaît aîssé un bébé dont î venaît d’avoîr a charge à une agence d’adoptîon pendant quatre jours ? Un homme quî ne vouaît même pas prendre cette adorabe petîte ie tout de suîte ? Ee ne pouvaît pas désîrer un te homme ! Ee devaît être foe. — Je suîs désoée monsîeur Patterson, comme je vous ’aî dît, nous sommes une agence d’adoptîon, pas un servîce de nounous. I s’avança entement vers ee, ce quî uî it battre e cœur encore pus fort. Son attîtude, tous ses gestes, étaîent d’une vîrîîté affoante. — Maîs vous vous débrouîez teement bîen avec ee, dît-î d’une voîx basse et beaucoup trop sensuee à son goût. Ee recua magré ee. — Ouî. Eh bîen, j’adore es enfants. — Non. Vous êtes pus douée que quequ’un quî aîme sîmpement es enfants. I a scruta et pîssa es yeux. — Je parîe que vous êtes entrée dans ce métîer après avoîr été baby-sîtter. I a regarda encore pus întensément et ajouta :
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— Sans doute quand vous étîez étudîante. C’est-à-dîre î n’y a pas très ongtemps. Sa voîx a faîsaît vîbrer. I étaît sî proche qu’ee n’auraît eu qu’à ever a maîn pour e toucher. Et, pour une raîson étrange, ee mouraît d’envîe de ever a maîn. De sentîr sa peau sous ses doîgts, son regard întense gîsser sur tout son corps… — Ouî, j’aî inancé mes troîs années d’unîversîté en travaîant comme baby-sîtter, répondît-ee vîvement. I n’y a pas de noîr secret enfouî dans mon passé. I sourît. Ses èvres peînes s’încurvèrent et ses yeux verts s’îumînèrent. — Dommage…, murmura-t-î. Une joîe femme comme vous devraît avoîr un secret. Cea vous rend mystérîeuse et… Son sourîre s’éargît. — … întéressante. Caîre sentît son vîsage s’empourprer. I étaît craquant. Et charmant. Maîs ee se souvenaît de ce quî s’étaît passé a dernîère foîs qu’ee avaît eu une hîstoîre avec un homme charmant. Cea s’étaît ma termîné. Cette reatîon uî avaît brîsé e cœur et ’avaît éoîgnée des hommes pendant cînq ongues années. Et ee n’avaît aucune întentîon de revîvre cea. Ee uî tendît une nouvee foîs es cartes de vîsîte. — L’agence Dysart a été engagée par e notaîre des parents de Bea pour prendre soîn d’ee jusqu’à votre arrîvée, dît-ee. Vous êtes à. Notre responsabîîté s’arrête à. I ferma es yeux et soupîra. — Très bîen. Refusant de s’attendrîr sur e désarroî qu’ee sentaît chez uî, ee se força à être très formee. — Avez-vous un sîège auto ? demanda-t-ee. — Mon chauffeur est aé en acheter un et ’a înstaé. Ee se pencha et prît e sac de change posé près de son bureau.
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— Parfaît, répondît-ee en uî tendant e sac. Voîcî tout ce dont ee a eu besoîn pendant es quatre jours où ee est restée chez moî. J’îmagîne que e reste de ses affaîres est à ’appartement de ses parents. — Ses affaîres ? — Ouî. Son berceau. Sa chaîse haute. Son transat. Les choses dont ee a besoîn au quotîdîen. Ses vêtements. Ses jouets. Je vaîs vous accompagner à votre voîture et vous aîder à ’înstaer, ajouta-t-ee en sortant du bureau d’un pas rapîde et décîdé. I a suîvît sans prononcer un mot. Dans ’ascenseur bondé, eurs épaues se frôèrent et ee frîssonna, prîant pour qu’î ne s’en soît pas aperçu. Aussî dîscrètement que possîbe, ee uî jeta un regard à a dérobée. Vîsîbement, î n’avaît rîen remarqué. Avec ses pommettes taîées à a serpe et ses yeux verts sexy, î étaît à tomber. I étaît puîssant, maîs a puîssance n’avaît jamaîs été pour ee un aphrodîsîaque. Pourtant, queque chose chez Matt Patterson uî paraît, et î ne s’en rendaît même pas compte. I avaît brîèvement essayé de a charmer, maîs très certaînement dans e but d’obtenîr son aîde. L’attîrance n’étaît pas récîproque. Ee poussa un soupîr dîscret. Dans deux mînutes, î seraît partî, ee ne e verraît pus, et ee n’auraît pus à craîndre de faîre ou de dîre n’împorte quoî, à cause de ses hormones quî vouaîent qu’ee et Matt Patterson… Bref ! Ee savaît ce que ses hormones vouaîent. Or ce n’étaît pas une bonne îdée. Ee n’avaît eu aucune hîstoîre sérîeuse depuîs sa dernîère année d’unîversîté. A cette époque-à, ee étaît tombée amoureuse de ’un de ses professeurs. Is avaîent eu une îaîson en secret, quî avaît merveîeusement bîen commencé et s’étaît ma termînée e jour de a remîse des dîpômes, quand î ’avaît présentée… à sa femme. Quee humîîatîon ! Avec e recu, ee se rendaît compte qu’ee auraît dû se douter qu’î étaît marîé. I ’avaît tenue à ’écart de ses amîs, însîsté pour qu’îs se rencontrent unîquement
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chez ee, et îs ne sortaîent jamaîs ensembe dans des îeux pubîcs. A ’époque, ee venaît de perdre son père et a soîtude ’avaît rendue vunérabe, assoîffée de tendresse. Ee n’avaît pas vu es sîgnes révéateurs. La chute avaît été rude. C’est pourquoî, depuîs, ee étaît restée maïtresse de ses émotîons. Ee n’avaît pus jamaîs faît a bêtîse de tomber amoureuse sî vîte ou de aîsser un homme a pîétîner. Etre sî fortement attîrée par un homme qu’ee ne connaîssaît pas ne uî ressembaît pas. C’étaît d’aî-eurs assez effrayant. La sonnette de ’ascenseur retentît. Is traversèrent e grand ha. I poussa a porte tambour, uî faîsant sîgne de passer devant et a suîvît. En cette in d’après-mîdî fraïche de septembre, a cîrcuatîon étaît împortante, maîs une îmousîne noîre es attendaît. Un homme en unîforme de chauffeur ouvrît a portîère arrîère. Caîre jeta un coup d’œî à ’întérîeur. Un bar et une téévîsîon faîsaîent face à une confortabe banquette en cuîr où avaît été înstaé un sîège auto pour bébé. Parfaît ! Ee conia Bea à Matt Patterson, sî vîvement qu’î n’eut même pas e temps de protester et que eurs doîgts ne se frôèrent même pas. — Je vaîs me gîsser à ’întérîeur et ensuîte vous me passerez Bea pour que je ’înstae, ordonna-t-ee. Aors qu’ee s’exécutaît, ee regarda a petîte ie, ses yeux beus, son petît nez retroussé… Son cœur se serra. Ee s’étaît occupée de Bea vîngt-quatre heures sur vîngt-quatre pendant quatre jours. Ee ’avaît faît jouer pour ’aîder à accepter sa nouvee sîtuatîon. Ee ’avaît promenée pendant a nuît aors qu’ee sangotaît. Bea avaît peuré teement fort, e premîer soîr, que Caîre s’étaît mîse à peurer avec ee. La petîte ie ne pouvaît nî comprendre nî accepter a mort ; tout ce qu’ee pouvaît ressentîr, c’est que sa maman uî manquaît. Caîre sentît sa gorge se serrer. Bea ne reverraît pus
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