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Mon Amour à Pompéi

De
408 pages

Présentation

« Mon amour à Pompéi » est le récit d’un voyage temporel dans la fameuse ville de Campanie, au premier siècle de notre ère, juste avant la terrible éruption du Vésuve qui devait complètement ravager et engloutir la cité.

Cette folle aventure est entreprise par un juge tombé fou amoureux d’une jeune femme dont il a découvert par hasard le portrait, peint sur bois il y a presque deux mille ans. Grâce aux derniers progrès de la science, il finit bel et bien par « atterrir »dans l’empire romain. Il parvient alors, non sans mal, à retrouver cette beauté antique qu’il fera tout pour sauver du sort funeste qui l’attend...

Au-delà des péripéties de ce singulier voyage qui fournit un très bon aperçu de l’environnement et des mœurs de l’époque, le roman adresse certaines questions d’éthique que soulèveront immanquablement pas mal de futures inventions.

Introduction

Passe encore pour le juge Roland Lévêque, homme passionné d’histoire, qu’un doux rêveur ait pris rendez-vous avec lui pour tenter de faire innocenter un homme condamné sur la base d’un dossier où pratiquement rien ne plaidait en faveur de l’accusé. Mais on a beau s’imposer de garder en toutes circonstances l’esprit ouvert, il est des choses que l’on n’est pas prêt à entendre...

Le juge, après avoir patiemment écouté les explications du professeur Jacques Liévin et malgré la réputation de ce dernier, demeure tout aussi sceptiquetant ce qui lui est révélé lui paraît incongru. Mais devant les preuves qui lui sont ensuite administrées, il est bien forcé d’admettre la possibilité de voyages dans le passé.

Conséquence inattendue, ce qui n’avait été jusqu’alors qu’un aimable fantasme prend tout à coup beaucoup plus de vraisemblance. Car faire véritablement la connaissance de l’admirable créaturequ’il n’a jamais pu voir qu’à travers un portrait datant de vingt siècles n’est plus du tout une chimère. Plus du tout.

Et après une nuit très agitée, le juge décide d’être le premier voyageur temporel de l’histoire...


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SCIENCE-FICTION CHRISTIAN EYCHLOMA
MON AMOUR À POMPÉI
Dictes moy où, n'en quel pays,
Est Flora, la belle Rommaine,
Archipiada, ne Thaïs,
Qui fut sa cousine germaine;
Echo, parlant quand bruyt on maine
Dessus rivière ou sus estan, Qui beaulté ot trop plus qu'humaine ? Mais où sont les neiges d'antan ? François Villon (Ballade des dames du temps jadis) Ce livre est dédié aux explorateurs de cette nouvelle dimension, le temps, voyageurs d’un nouveau type dont nous ne devons qu’à une absolue discrétion de n’avoir pas encore remarqué la présence. … et à ma femme, infatigable touriste temporelle, qui n’a pas hésité un seul instant à me suivre dans une aventure encore plus échevelée que la précédente. Image de couverture : Delhaye France
AVERTISSEMENT Il est permis de s’amuser en lisant ce livre. Sans la moindre retenue… Sans se formaliser de ce qui a été dit de ce drôle de monde que Dieu aurait créé pour amuser les fous. Ni de toutes ces choses folles qu’Il aurait choisies dans le monde pour confondre {1} les sages.Ah ! Une chose encore… En dehors de quelques personnages historiques,tousles protagonistes de cette histoire sont un pur produit de mon imagination. Alors, pour reprendre la formule habituelle, toute ressemblance avec des individus contemporains, vivants ou morts, ne serait par conséquent qu’une malencontreuse coïncidence…
12. DU MÊME AUTEUR
PLAN DE L’OUVRAGE
1. UN PROCÈS PEU ORDINAIRE
11. MENTIONS LÉGALES
DEUXIÈME PARTIE : UN SI PROCHE PASSÉ
PREMIÈRE PARTIE : ERREUR JUDICIAIRE ?
13. PRÉSENTATION DE L’AUTEUR
5. LE GRAND SAUT
7. QUIPROQUO
8. LAETITIA
10. FABULA ACTA EST
6. DÉCALAGE TEMPOREL
2. EN PROIE AU DOUTE
3. ÉLÉMENTS À DÉCHARGE
4. LA PREUVE PAR NEUF
9. MON COEUR SOUS TA CENDRE
POUR INFORMATION :
PREMIÈRE PARTIE  ERREUR JUDICIAIRE ? « Dieu ne joue pas aux dés » répéta Albert Einstein. « Cessez de dire à Dieu ce qu'il doit faire ! » répondit Niels Bohr. Le réel dépasse toujours ce que nous pouvons imaginer. Si débridées que nous jugions nos inventions, elles ne parviennent jamais au niveau des incessantes et imprévisibles vomissures du monde réel. Paul Auster
Crédit : Wikipédia « Le hasard est le pseudonyme de Dieu quand il ne veut pas signer » Théophile Gautier
1. UN PROCÈS PEU ORDINAIRE
{2} « Vox clamantis in deserto » La salle d’audience, pleine à craquer, sentait l’encaustique et le vieux cuir. Un peu la sueur, aussi. Serge Audibert promena un regard un peu ennuyé sur les moulures des vénérables boiseries qui mettaient en relief les reproductions de tapisseries anciennes garnissant les murs du tribunal. Puis il observa à nouveau, avec un détachement dont il s’étonna lui-même, le magistrat en robe rouge à col et revers doublés d’hermine. Le président de la cour d’assises, bras croisés sur son large sous-main et affichant un air de profonde perplexité, se tourna alternativement vers ses deux assesseurs avant de hausser ostensiblement les sourcils. « Maître, il ne m’appartient évidemment pas de vous prodiguer le moindre conseil, mais on ne peut que s’étonner du système de défense adopté par votre client… » Serge Audibert, jeune avocat commis d’office à la défense de l’accusé, opina imperceptiblement avant de lever la tête, un reproche muet dans les yeux, en direction de celui-ci. La position de principe du prévenu n’avait malheureusement pas varié d’un pouce depuis le début du procès. Sourd à toutes les suggestions visant à réorienter une stratégie jugée suicidaire. Persistant, en dépit de l’amoncellement des charges, à tout nier en bloc. Serge Audibert, pratiquement réduit à occuper un rôle de figurant, n’avait pas encore su trancher sur l’explication à donner à une telle attitude. Une dose exceptionnelle d’inconscience confinant - en dépit de l’avis des experts - à la folie pure et simple, ou l’expression d’une détermination sans faille dont pourrait à la rigueur faire preuve un authentique innocent contraint de réfuter une à une toutes les fausses preuves l’accablant. Et si la seconde hypothèse devait un jour se révéler être la bonne, restait à essayer de comprendre par quel mystère un individu pouvait se trouver de façon aussi flagrante au centre d’une affaire avec laquelle il n’aurait rien à voir. L’avocat, se secouant de l’espèce de torpeur dans laquelle il se sentait glisser, s’efforça de regarder le président avec assurance. « Votre Honneur, mon client a choisi le seul système de défense qui convient à quelqu’un qui, en dépit - je vous l’accorde - de toutes les apparences, n’a rien à se reprocher… » Le président eut un bref haussement d’épaules avant de faire signe à l’avocat général qu’il pouvait continuer à interroger le prévenu. « Je n’entends pas reprendre point par point l’ordonnance de mise en accusation qui nous a été présentée dans le détail par monsieur le greffier » précisa ce dernier en fixant durement l’accusé. « Toutefois, il n’est peut-être pas inutile de rappeler au jury que la coupure de journal retrouvée sur vous lors de votre arrestation était illustrée de quelques photographies, dont celle du poignard ancien que vous avez acquis à cette exposition-vente où vous vous êtes rendu dès le lendemain de la parution de l’annonce et qui s’est révélé être l’arme du crime… » Simon Lécuyer se leva d’un bond, provoquant un bref mouvement de surprise chez les deux gendarmes assis derrière lui dans le box. « Combien de fois me faudra-t-il vous répéter que je n’ai pas pu me rendre, comme j’en avais effectivement l’intention, à cette fameuse exposition d’antiquités parce que ma voiture était en panne ? Vous comprenez ? En panne ! » cria-t-il, rouge de colère. « Si je puis me permettre, vous omettez de rappeler que l’on a également trouvé sur mon
client l’original du rapport d’intervention établi par le garagiste aussitôt appelé pour venir le dépanner à son domicile » ajouta Serge Audibert, sans grande conviction. « Non, non, rassurez-vous, Maître, j’y venais… Malheureusement pour votre client, le garagiste en question a affirmé - et pu facilement prouver - qu’il n’avait pas été appelé ce matin-là et n’avait pas quitté son atelier… - C’est une histoire de fou ! » s’écria l’accusé. « Je ne vous le fais pas dire… Et continuerez-vous à nier avoir acheté cette arme dès l’ouverture du magasin alors que le propriétaire vous a formellement reconnu et a pu produire le chèque que vous lui aviez laissé en paiement ? - C’est un faux ! Je ne vois pas d’autre explication ! - Est faux également, je suppose, l’enregistrement de l’appel téléphonique de la victime qui vous a contacté le jour même depuis son portable ? Faux les témoins qui ont pu relever le numéro de la plaque minéralogique de votre voiture lorsque vous avez précipitamment quitté les lieux du crime ? Considérez-vous en somme être victime d’une espèce de formidable complot ? » demanda l’avocat général sur un ton sarcastique. « Parfaitement ! » répondit vivement le prévenu en pointant un doigt tremblant en direction du magistrat. « Puisque j’ignore tout de ce dont on m’accuse alors qu’il existe apparemment autant d’indices tendant à prouver ma culpabilité, je ne vois pas de meilleure explication ! - Moi si, monsieur Lécuyer. Vous êtes tout simplement en train de vous enfoncer dans un système de défense absurde dans l’espoir que votre apparente sincérité plantera le germe du doute dans l’esprit des jurés… Mais comme vous le faites vous-même observer, les charges contre vous sont telles qu’il sera tout simplement impossible à quiconque de vous croire innocent. - Mais le rapport du garagiste… - Je dois reconnaître qu’il s’agit là en effet d’un des rares éléments troublants dans cette affaire » interrompit l’avocat général. « Et j’avoue n’avoir aucune idée de la façon dont vous avez bien pu vous débrouiller pour produire un faux aussi convaincant en si peu de temps… - Puis-je tout de même vous demander ce qui vous permet d’affirmer avec autant de certitude qu’il s’agit là d’un faux ? » intervint pour le principe l’avocat de la défense. « Vous le savez bien, Maître… Simplement parce que le garagiste établit tous ses rapports à l’aide d’un carnet à souches, sur des formulaires numérotés et détachables qui constituent les originaux remis à ses clients. Une copie carbone demeure bien entendu dans le carnet, et il se trouve que le numéro figurant sur le rapport de votre client montre qu’il ne correspond pas du tout à son duplicata… » Serge Audibert put apercevoir du coin de l’œil deux ou trois jurés hocher la tête d’un air entendu avant de se pencher sur leur pupitre pour prendre quelques notes. « Et je vous fais grâce des trois témoins qui sortaient juste d’une boîte de nuit lorsque vous vous êtes engouffré dans votre véhicule après avoir poignardé la victime. Et qui vous ont spontanément reconnu quand vous leur avez été présenté entre plusieurs inspecteurs… » ajouta le magistrat en se tournant à nouveau vers l’accusé. « Ceci d’autant plus facilement que vous n’aviez même pas pris la peine de changer de vêtements avant l’arrivée des policiers qui se sont présentés peu après chez vous pour vous appréhender ! - Avais-je a priori une raison quelconque de le faire ? Si j’avais seulement pu savoir que l’on me tomberait dessus ce jour-là avec de telles accusations, je crois que j’aurais en effet essayé de mettre un maximum de chances de mon côté… - Je me permettrai à ce propos de faire remarquer à l’avocat général et aux jurés que l’absence totale d’alibi, ou même de précautions élémentaires qu’il lui aurait été facile de prendre, plaiderait plutôt en faveur de la sincérité de mon client… » intervint un peu théâtralement Serge Audibert. « Peut-on en effet raisonnablement imaginer un vrai coupable attendant bien sagement que l’on vienne l’arrêter, sans même avoir tenté par exemple de se
débarrasser de l’arme du crime puisque celle-ci a très vite été retrouvée dans le tiroir de son bureau ? - Dans le tiroir de son bureau, effectivement ! » répliqua l’avocat général en faisant virevolter la large manche de sa robe de magistrat. « Une arme qu’il nie avoir jamais achetée et dont il ignorait paraît-il la présence dans son appartement ! » Lorsque le président, l’heure du déjeuner arrivée, déclara les débats momentanément clos pour une brève suspension d’audience, Serge Audibert savait sans l’ombre d’un doute que tout était désormais joué et qu’il devrait se contenter de mener, sans surprise et sans gloire, un vulgaire combat d’arrière-garde. Jusqu’à l’inévitable verdict que tout le monde attendait. Parcourant à pas lents en compagnie de Robert Laboureur, son unique collaborateur et meilleur ami, les couloirs du palais de justice, Serge Audibert réfléchissait tout en mordant dans un sandwich trop mou dont il avalait distraitement, à peine mastiquées, de petites bouchées insipides. Il savait que son estomac risquait de douloureusement lui reprocher ce traitement désobligeant. Mais il ne lui avait encore jamais été possible, et il le serait encore moins aujourd’hui, de s’abstraire suffisamment d’une affaire en cours de jugement et dans laquelle il se trouvait impliqué pour consacrer à l’ingestion de ses aliments le soin qui aurait été nécessaire. Il attendit avec une certaine impatience que son collègue eût de son côté achevé de déglutir le dernier morceau d’un croque-monsieur devenu tout juste tiède dans son emballage de cellulose maculé de graisse. Il lui offrit alors un café qu’il proposa d’aller prendre à l’un des distributeurs se trouvant dans un coin relativement tranquille, avec la ferme intention de lui demander en contrepartie de lui résumer une fois de plus sa propre vision des choses. « C’était depuis le début une mission impossible, Serge, tu le sais bien… » commenta celui-ci à voix basse en agitant sa courte spatule dans le gobelet de plastique tout en s’assurant qu’aucune oreille indiscrète ne risquait de surprendre leur conversation. « Comment pourrais-tu espérer démonter autant de preuves à charge ? Des preuves irréfutables, écrasantes même ? Ton client doit être complètement cinglé pour s’être entêté à vouloir plaider non coupable. Il en est devenu rigoureusement indéfendable… - Et si, après tout, et en dépit des apparences, il l’était vraiment, non coupable ? » rétorqua pensivement l’avocat. « Je me sens tout à fait incapable d’avancer le début du commencement d’une simple présomption d’innocence, mais j’éprouve comme une très désagréable impression, tu peux me croire… - Que veux-tu dire exactement ? - Que je trouve tout ça un peu trop flagrant. Que ce type me paraît en quelque sorte trop « incontestablement » coupable. Et que je trouve tout de même un peu bizarre qu’il ait délibérément choisi, s’il est effectivement l’auteur du meurtre - comme tout le monde le croit -de clamer aussi inutilement son innocence… - Je te l’ai dit… À mon avis, il est cinglé ! - Méfions-nous tout de même des conclusions trop hâtives, Robert… - Écoute, Serge. Tout colle trop bien dans cette affaire, y compris et surtout le mobile. Mais commençons si tu veux par le commencement et tentons une fois de plus de reconstituer l’enchaînement des faits. Les faits avérés, d’abord… - D’accord, allons-y… » Apercevant un petit groupe de personnes qui s’approchaient, Serge Audibert exerça une légère pression sur le bras de son ami pour l’amener à s’éloigner d’un endroit qu’il jugeait devenu peu propice à des échanges confidentiels. Ce dernier se mit docilement en route dans la direction qui lui était discrètement indiquée, en levant haut sa main, un peu comme il l’aurait fait au prétoire, pour signifier qu’il était prêt à entrer dans le jeu.