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Monsters

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257 pages
Et si un simple au revoir devait être un adieu ? Jenna n’a pas renoncé à sa mère, elle ne se résignera pas à sa perte et fera tout ce qui est en son pouvoir pour la retrouver : défier son monde en plein chaos, contrer les décisions de son père, soutenir Halle, sa petite sœur de sept ans… En somme, quitter l’enfance. Une quête insensée guidée par l’amour, un long chemin en direction de Red Hill qui prouve que, quand le pire arrive, le meilleur de chacun peut encore se révéler.
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JAMIE MCGUIRE
Monsters
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Benjamin Kuntzer
Jamie McGuire
Monsters
Maison d’édition : J’ai lu
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Benjamin Kuntzer
© Jamie McGuire, 2014 All rights reserved Pour la traduction française : Éditions J’ai lu, 2015
ISBN numérique : 9782290124024 ISBN du pdf web : 9782290124048
Le livre a été imprimé sous les références :
Composition numérique réalisée parFacompo
Présentation de l’éditeur : Et si un simple au revoir devait être un adieu ? Jenna n’a pas renoncé à sa mère, elle ne se résignera pas à sa perte et fera tout ce qui est en son pouvoir pour la retrouver : défier son monde en plein chaos, contrer les décisions de son père, soutenir Halle, sa petite sœur de sept ans… En somme, quitter l’enfance. Une quête insensée guidée par l’amour, un long chemin en direction de Red Hill qui prouve que, quand le pire arrive, le meilleur de chacun peut encore se révéler.
Biographie de l’auteur : Diplômée en radiographie, Jamie McGuire vit dans l’Oklahoma avec son mari et ses trois enfants. D’abord autoédité, son précédent roman Beautiful Disaster est rapidement devenu un best-seller mondial, lauréat du prix BookExpo America 2012 dans la catégorie Meilleure romance.
© plainpicture/Tim Robinson
© Jamie McGuire, 2014
All rights reserved
Pour la traduction française : Éditions J’ai lu, 2015
Du même auteur aux Éditions J’ai lu
BEAUTIFUL DISASTER WALKING DISASTER BEAUTIFUL WEDDING MME MADDOX (Numérique) RED HILL
PourDanielle Lagasse Merci d’avoir pris tant de plaisir à adorerRed Hill. Merci de le soutenir. Merci de me soutenir.
Chapitre 1
Le regret n’est pas une chose à laquelle les adolescents de treize ans pensent souvent. Faire une folie ou prendre une mauvaise décision sont généralement excusés – et oubliés – dès la bêtise avouée. Le volley-ball, l’équipe des supporteurs, le conseil des élèves, les cours de piano et les rares moments de vie sociale ne laissaient que peu de place au reste, surtout à une chose aussi stupide que le regret. Mais quand tout s’effondra, je n’eus plus que ça en tête. En descendant de la Suburban de ma mère ce matin-là, je ne pensais qu’aux commentaires désagréables qu’Ally ou Lizzie me lanceraient durant la journée et je me demandais si je tiendrais jusqu’au déjeuner sans recevoir de remarque déplaisante. Nos devoirs de maths étaient à rendre. Papa devait venir me chercher l’après-midi. Papa. Pouah ! Maman m’avait demandé d’être gentille avec sa nouvelle copine, mais je ne savais même pas de qui il s’agissait. Depuis le divorce, j’avais assisté chez mon père à un défilé incessant de mères ou de femmes célibataires parfois à peine plus âgées que moi. Au début, Papa avait cherché à savoir à quelle fréquence Maman sortait, ou si ses relations étaient sérieuses. Sa première petite amie avait déjà des enfants, et elle ne venait pas beaucoup les week-ends où moi et ma petite sœur, Halle, étions là. Mais dès que Papa s’était rendu compte que Maman ne fréquentait personne – et qu’il ne pouvait plus lui imposer ses règles –, il avait cessé de s’en soucier. o o Copine n 2 avait fait son apparition, et il n’avait pas paru gêné de la voir avec nous. À partir de n 3, elles eurent même le droit de rester la nuit. Trente-six jours après sa première conquête, il nous avait présenté 4. N° 5 avait un bébé, et Papa avait vidé ma chambre pour installer des rideaux bleu et rouge, du papier peint à motifs de camions de pompiers et une boîte à jouets pleine d’engins de chantier et de voitures miniatures. N° 6 avait à peine l’âge légal de boire de l’alcool et n’avait pas d’enfant, et même si ma chambre était de nouveau disponible, je me retrouvais à partager celle de ma sœur de sept ans. o À présent, nous en étions à n 7, il n’était donc pas impossible que ma chambre soit une fois de plus occupée. Je me glissai entre les deux portes vitrées du collège Bishop sans me retourner pour voir si Maman était déjà repartie. Elle attendait toujours de me voir à l’intérieur. Elle ne s’en rendait probablement même plus compte. Le ciel s’ouvrit, et de grosses gouttes vinrent marteler les vitres. Leur clapotis semblait résonner dans tout le bâtiment tandis que j’empruntais l’escalier pour gagner l’étage principal. Je tournai à gauche en direction de mon casier et croisai Mme Gizzo en chemin. Elle m’adressa un sourire chaleureux. — Juste à temps, on dirait ! s’exclama-t-elle. C’est déjà tout trempé, dehors. J’acquiesçai. — À plus tard. Elle m’adressa un clin d’œil avant de reprendre sa route. Mme Gizzo était ma prof d’anglais, en troisième heure. Elle me laissait rédiger mes histoires en classe, tant que mon travail était fini. Écrire était à peu près mon seul exutoire. Dire à Maman quand j’étais fâchée ou énervée après elle n’était pas vraiment mon genre. Et lui parler de Papa aboutissait toujours à une dispute. Mme Gizzo l’avait plus ou moins compris et, contrairement à d’autres enseignants, elle ne m’embêtait pas quand elle me voyait déverser ma colère sur le papier. Je m’arrêtai devant mon casier et fis tourner la molette de mon cadenas pour l’ouvrir. 4, 44, 12. Je tirai sèchement sur la poignée et fis pivoter la petite porte en métal pour récupérer mon livre de maths