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My favorite mistake - Episode 3

De
90 pages
Episode 3

« Une histoire magnifique, fascinante et bouleversante qui m’a captivée dès la première page. »
- Jessica Sorenson , auteur
« Avec My Favorite Mistake, Chelsea Cameron a trouvé pour ses héros le parfait rapport amour/haine. » - Publishers Weekly

Une romance New Adult captivante dans l'univers des campus universitaires, pour les fans d'Anna Todd ou Elle Kennedy.

Une erreur va changer sa vie pour le meilleur ou pour le pire.
Taylor est furieuse. Comment l’université a-t-elle pu lui imposer de partager sa minuscule chambre d’étudiante avec un colocataire homme ? Et pas n’importe lequel : Hunter Zaccadelli.
Un bad boy tatoué, terriblement sexy, qui joue de la guitare comme un dieu et qui ne perd pas une occasion de lui dire à quel point il a envie d’elle. Autrement dit, le genre de type trop beau et trop sûr de lui, à fuir comme la peste sous peine de tomber amoureuse et de souffrir atrocement. Elle n’a donc qu’une solution : tout faire pour qu’il déménage, avant qu’il soit trop tard… 

A propos de l'auteur :
Chelsea M. Cameron est originaire du Maine. Passionnée de gâteaux (le red velvet !), obsédée de thé et végétarienne, elle a aussi été pom-pom girl et la plus mauvaise « gameuse » au monde. Quand elle n’écrit pas, elle aime regarder des publireportages, chanter dans sa voiture et jouer à attraper son chat, Sassenach. Elle est diplômée de journalisme, mais elle a rapidement abandonné cette carrière pour raconter la vie des personnages qui vivent dans sa tête. La plupart du temps, ces gens se révèlent aussi bizarres qu’elle…
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Couverture : CHELSEA M. CAMERON, MY FAVORITE MISTAKE, Harlequin
Page de titre : CHELSEA M. CAMERON, MY FAVORITE MISTAKE, Harlequin

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Une fois descendue de voiture, la maison me parut encore plus gigantesque.

— Etant donné que tu conduis un tas de ferraille et que tu n’arrivais pas à trouver d’appart’, j’en avais déduit que tu étais fauché.

— Ne jamais tirer de conclusions hâtives, Missy.

Il se dirigea vers la porte d’entrée, son étui de guitare à la main. De mon côté, mes pieds semblaient coulés dans du béton. Je n’arrivais pas à penser, et à peine à respirer. J’étais au bord de la crise d’angoisse.

— C’est quand même dingue. Tu es capable de me mettre un coup de poing sans ciller, mais tu vois une grande maison et tu paniques complètement. Elle ne va pas te manger, tu sais. Allez, viens, dit-il en hochant la tête en direction du perron.

Par miracle, je parvins à décoller mes semelles de l’allée et à mettre un pied devant l’autre.

— On dirait que tu avances vers la guillotine.

— Va te faire, Hunter.

La porte d’entrée comportait des panneaux vitrés finement travaillés, au travers desquels je pouvais apercevoir un lustre en cristal. Ils avaient un putain de lustre en cristal… Ce qui voulait dire qu’il y avait une cheminée, des escaliers en colimaçon et un donjon, entre autres choses distinguées. Je n’avais rien contre les choses distinguées. Simplement je ne me sentais pas trop à ma place parmi elles.

Hunter ouvrit la porte et cria :

— Il y a quelqu’un ?

— Hunter ? C’est toi ? répondit une voix de femme.

C’était sans doute Hope. Elle avait l’accent du sud, en tout cas.

— Oui, je suis là. J’ai amené une invitée.

— C’est Taylor ?

Quoi ? Je dévisageai Hunter.

— Il est possible que j’aie mentionné ton nom une fois ou deux.

Alors que je faisais tous les efforts du monde pour ne pas me tordre le cou afin d’observer le lustre, une grande blonde nous rejoignit. Elle souriait de toutes ses dents, qui étaient blanches et impeccablement alignées. Ça aussi, ça devait être génétique. Elle serra Hunter dans ses bras et l’embrassa sur la joue avant de se tourner vers moi.

— Mon Dieu, tu es jolie comme un cœur.

Son accent du sud s’ajoutait à tout ce qui m’impressionnait. Sans parler du fait qu’elle marchait avec ses talons aiguilles vertigineux avec la même facilité que si elle avait porté des pantoufles. Et naturellement elle donnait l’impression d’avoir été coiffée et maquillée par une équipe de professionnels. Elle aurait pu illustrer l’après dans les séries de photos du type « avant/après ».

— Je m’appelle Hope. J’ai beaucoup entendu parler de toi.

Sans plus de cérémonie, elle me serra contre elle et je n’eus pas d’autre choix que de lui rendre son étreinte. Hunter n’avait pas dû l’avertir que je n’étais pas fan de démonstrations d’affection. Ou alors il l’avait prévenue et elle s’en moquait.

— Je suis enchantée de vous rencontrer, madame Mason.

— Pitié, Hunter ne t’a pas dit de m’appeler Hope ?

— Si, mais je ne… Enfin, je… Désolée, bégayai-je.

Grâce n’était définitivement pas mon deuxième prénom. En même temps, je me voyais mal lui avouer que j’étais tellement impressionnée que je ressentais un besoin irrépressible de l’appeler « madame » à tout bout de champ.

— Taylor a été un peu intimidée en voyant la maison, expliqua Hunter.

Je tentai de le pincer pour me venger mais il esquiva mon attaque en se protégeant avec son étui. Merci de m’avoir balancée.

— Oh ! il ne faut pas t’en faire pour ça. Je t’en prie, entre.

Etant donné qu’elle portait des chaussures, ça signifiait sans doute que je n’avais pas à retirer les miennes ? Mais le sol brillait tellement que j’avais quand même peur de le salir avec mes pieds indignes.

— Hunter ? appela une voix d’enfant.

— Salut, Sept !

Le visage de Hunter s’illumina tandis qu’une petite fille rousse traversait le hall pour nous rejoindre. Son fauteuil roulant électrique était rose et recouvert d’autocollants pailletés. Très stylé.

— Sept, je te présente mon amie, Taylor.

Elle écarquilla les yeux en entendant mon nom.

— Tu t’appelles vraiment Taylor ? C’est mon prénom préféré !

— C’est vrai ?

J’étais surprise, autant par son enthousiasme sincère que par ses incroyables yeux mordorés. Elle me faisait penser à Anne dans Anne… La maison aux pignons verts. J’avais toujours rêvé d’être rousse.

— Moi aussi, j’adore ton prénom, et le sept est mon chiffre préféré.

— Harper est mon porte-bonheur, intervint Hunter. Elle est née le 7 décembre. J’ai essayé de convaincre Hope de l’appeler Sept mais ça n’a pas marché.

Il tira doucement sur la queue-de-cheval de Harper et elle éclata de rire.

— La chanteuse préférée de Harper est Taylor Swift, ajouta Hunter.

Décidément, j’adorais cette petite.

— Je vais bientôt la voir en concert, indiqua-t-elle.

— C’est vrai ? Je suis trop jalouse.

Hunter me regarda bizarrement. Le pire ? C’était la vérité. J’aurais adoré aller à un concert de Taylor Swift mais je ne trouvais jamais personne pour m’accompagner.

Il posa l’étui de sa guitare et s’agenouilla pour être à la hauteur de sa cousine.

— Si tu es très sage, peut-être que Taylor voudra bien chanter avec nous, dit Hunter en lui faisant un clin d’œil.

Elle rit à nouveau et il la serra dans ses bras avant de lui donner un baiser sur le front.

— Vraiment ? demanda-t-elle en se tournant vers moi.

Comment j’aurais pu refuser ? Elle était tellement adorable que même Hitler aurait senti son cœur fondre devant elle.

— Je ne suis pas une très bonne chanteuse mais je peux toujours essayer.

— Ne l’écoute pas. Elle chante très bien, me contredit Hunter.

Qu’est-ce qu’il en savait ?

— Si on allait s’asseoir ? proposa Hope en ouvrant la marche. Au fait, Joe t’attend dans le bureau, Hunter.

— D’accord.

Je me demandais où se trouvait le bureau. Peut-être que je pouvais prétexter une envie de pipi pour essayer de le suivre ?

— Je t’ai entendue sous la douche, me souffla Hunter alors qu’on suivait sa tante.

Il effleura le bas de mon dos et je sentis un frisson me parcourir.

— Si tu as envie de former un duo, tu sais où me trouver.

J’étais partagée entre la colère de me sentir espionnée et la vision de Hunter sous la douche… Arrête avec tes idées mal placées, Taylor. Tu es en train de rencontrer sa famille, bon sang.

On arriva au salon, une grande pièce accueillante meublée de canapés en cuir et décorée de grands vases remplis de fleurs.

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