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Lola Berelle New Life Tome 1 Un risque à prendre Illustration : Néro Publié dans la Collection Vénus Dark, Dirigée par Elsa C.
© Evidence Editions 2017
Chapitre 1 La présence de ma fille, de mes parents et de mes a mis dans cette pièce me trouble. L’incompréhension me gagne peu à peu. Le couple, pour lequel j’ai passé deux semaines à faire de leurs fiançailles un rêve, devrait franchir ces portes d’un instant à l’autre. C’est alors que je le vois s’avancer vers moi. J’ap erçois du coin de l’œil, Alexia qui commence à pleurer. Et puis tout s’éclaire. Le comportement étrange de mes proches ces derniers jours, trouve un sens. Il se place devant moi et met un genou à terre, ava nt de sortir un petit écrin de sa poche. Oh, mon Dieu! Ce n’est pas vrai?! — Marie, veux-tu m’épouser? Mes larmes commencent à couler, je vais peut-être a voir enfin le droit de vivre mon conte de fées. 6 mois plus tôt Voilà, le dernier carton est enfin déballé! Cela fait maintenant quinze jours que j’ai pris possession de mon nouvel appartement en plein cœur de Nice. C’est un tout nouveau départ, une nouvelle vie qui s’offre à moi. J’ai quitté mon petit quartier pour venir m’install er en plein centre-ville. L’éloignement devenait absolument nécessaire. Je devais mettre de la distance avec celui qui a partagé ma vie, pendant de trop nombreuses années. Cette re lation m’aura malgré tout, donné mon unique raison de vivre. Ma fille Léa, pour qui je n’ai pas pris autant le large que je ne l’aurai souhaité. Je ne voulais pas trop chambouler sa vie. Elle a 14 ans et elle est ma plus grande réussite. Léa est juste parfaite et je ne dis pas ça parce que je suis sa mère. Elle se trouve actuellement avec son père pour les vacan ces. Je sais que cela ne l’enchante pas de passer du temps avec la nouvelle compagne de mon ex, mais il reste son géniteur. Cela me permet aussi de pouvoir nous installer tran quillement et de souffler un peu tout en essayant de me retrouver. D’ailleurs aujourd’hui, je sors. Alexia, mon amie d ’enfance, a décidé de prendre les choses en main et de me faire profiter de la vie. L e problème, est que je ne sais plus comment faire. Je suis heureuse de passer du temps avec mes amis ce soir et d’aller danser, parce que ce n’est pas arrivé depuis… enfin, ça fait longtemps! Et franchement, je n’ai plus 20 ans, je ne sais pas si mon corps va supporter ces heures de folie qui s’annoncent. Je suis toujours dans mes pensées à me demander com ment rester éveillée toute une nuit en boîte, lorsqu’Alexia sonne à la porte.
— J’arrive. Je lui ouvre et elle entre comme une tornade, les bras chargés de sacs débordants de vêtements. Comment fait-elle pour avoir toujours autant d’énergie? La voir aussi survoltée m’épuise. Rien d’étonnant au fait qu’elle n’ait pas un gramme de graisse en trop. Elle est juste à tomber et j’ai tendance à complexer quand e lle est dans les parages. Tous les hommes se retournent sur cette jolie brune aux chev eux courts, en bataille, avec ses grands yeux couleur noisette et un visage d’ange. O n la compare à une petite fée sortie tout droit d’un manga. — Bon, es-tu prête pour le grand soir? me demande-t-elle. — Oui, mais je ne suis pas sûre d’y survivre, dis-je en soufflant. — C’est certain, grand-mère, surtout quand je vais t’annoncer ce que je viens d’apprendre, dit-elle certaine de détenir un scoop. Elle me fixe de son regard espiègle que je ne connais que trop bien. Tout à coup, je ne la sens plus cette soirée. — Bon vas-y, accouche, au lieu de me regarder ainsi, je finis par dire. — Quelqu’un sera présent ce soir alors que ce n’était pas prévu au programme… — Mais sinon? Je te rappelle que je ne suis pas Madame Irma. Je n’ai pas sorti ma boule de cristal des cartons, donc si tu pouvais m’éclairer, cela serait vraiment sympa de ta part. — C’est un garçon que tu connais très bien et de façon très intime. — Ce n’est pas vrai ? Merde! Elle n’a nul besoin de me décliner l’identité du mystérieux jeune homme. En effet, à part le père de ma fille, je n’ai pas eu une vie sexuell e très diversifiée. Le seul que nous connaissons toutes les deux ne peut être que Greg. Il est comment dire… tout d’abord un ex et surtout le meilleur coup qu’une fille puisse rêver d’avoir. Bon d’accord, je n’en ai pas eu beaucoup, mais celui-là vous donne l’impression que tous les autres sont sans intérêt. Nous sommes sortis ensemble quand nous avions 17 an s et nous avons passé un bon moment. Le coup de foudre a été immédiat et je ne crois pas avoir autant aimé quelqu’un. Mais à cet âge, ce genre de relation est compliqué à gérer. Donc, ce qui devait arriver, arriva, la séparation. Puis, la vie a fait que nous nous sommes perdus de vue. Je l’ai déjà croisé une ou deux fois et j’ai bien cru avoir une attaque rien qu’en l’apercevant. Il est toujours aussi beau et encore plus sexy. — Pourquoi flippes-tu? — Non, je ne flippe pas. — Alors, respire, parce que tu deviens toute bleue, ricane-t-elle. Je lui tire la langue comme à chaque fois qu’elle m’agace. — Mais oui, je sais que tu m’aimes. Bon, ce n’est pas tout ça, mais tu dois assurer ce soir. — Et pour quelles raisons, je te prie? — Attends. Tu plaisantes? Tu veux enfin t’amuser? Donc ça passe forcément par la drague intensive de beaux gosses. La présence d’un est déjà confirmée. En fait, deux le seront, mais l’un d’entre eux est chasse gardée, m’informe-t-elle. — Quand vas -tu te décider à déclarer ta flamme à Lucas? demandé-je pour détourner
l’attention. — Ma relation avec Lucas est vide de tout sentiment. On s’amuse, rien de plus. — Mais bien sûr. Garde ton cinéma pour quelqu’un d’autre, OK? — Oui bah là, ce n’est pas de moi dont nous parlons, d’accord? — Si tu le dis. Mais contrairement à d’autres, je viens juste de rompre. Je ne sors pas pour chasser, comme tu le dis. J’ai juste besoin de passer une soirée agréable avec mes potes. — Attends, tu te fous de moi? Ne me dis pas que tu sais que le meilleur coup de ta vie sera présent et que tu ne vas pas le chauffer un peu pour décompresser. — Je ne pense pas vraiment décompresser ainsi. Tu s ais que je suis incapable de « chauffer », dis-je en mimant les guillemets. — C’est pourtant la meilleure façon, crois-moi. — Je veux bien te croire. À la façon dont tu es dét endue. Mais vraiment pas de traquenard, je n’ai pas besoin de cela. Pas maintenant. S’il te plaît, la supplié-je. Elle me regarde comme si je venais de dire la pire des imbécillités. — OK, c’est toi qui vois. Si tu changes d’avis, fai s-moi signe. Je te pousserai de manière totalement involontaire et discrète dans ses bras. J’éclate de rire, c’est pour ça que je l’aime. Elle a toujours eu les mots pour me faire sourire, effacer mes angoisses et mes douleurs. — Je compte sur toi pour ça, ne t’inquiète pas. — Bon alors, on la choisit cette tenue sexy qui fera pâlir tous les mecs présents? Et un en particulier, dit-elle en se frottant les mains. — Tu ne comptes pas me ficher la paix avec ça? — Euh, laisse-moi réfléchir… Non. — C’est bien ce que je pensais. Nous passons une bonne heure à négocier ma tenue. À chaque fois, elle m’en propose une encore plus légère que la précédente. Heureusem ent que je suis du genre à fondre comme neige au soleil quand je suis déprimée. Dans le cas contraire, je n’aurais jamais pu rentrer dans les bouts de tissu qu’elle me présente. — Mais tu es folle, je ne peux pas mettre ça, m’exclamé-je. — Pourquoi? — Je ne peux pas c’est tout. Regarde-moi, dis-je en me désignant. — Écoute-moi bien, tu es superbe. Tu as bien le dro it de t’habiller comme bon te semble. Il n’est plus là pour diriger ta vie. Lâche-toi! Je sais qu’elle a parfaitement raison. Enfin pas su r le fait que je sois superbe, entendons-nous bien. Il n’est plus dans ma vie et j e peux enfin faire ce que je souhaite sans risquer une scène. Je ferme les yeux, prends une grande inspiration et me décide. — Montre-moi le pantalon noir en cuir, me résigné-je. — Oui, c’est un très bon choix, essaie-le avec ce débardeur. — Je n’en reviens pas, je vais mettre ce type de fringues. — Bienvenue dans le monde des filles qui ne vivent pas avec un connard de première. Pas besoin de vous dire qu’Alexia n’a jamais vraiment apprécié le père de ma fille. Elle m’avait pourtant mise en garde contre lui, mais je ne l’ai pas écoutée. Il serait peut-être
plus judicieux que je le fasse à l’avenir. Et si cela peut m’éviter de souffrir, pourquoi pas? J’enfile les vêtements et me place devant le miroir. Je ne reconnais pas la jeune femme qui se tient devant moi. J’apprécierais presque ce que je vois. Une femme avec des formes, mais elles sont particulièrement mises en v aleur dans ces fringues. J’arriverais presque à me trouver jolie. J’ai bien dit presque. — Je considère que la tenue est validée, me dit-elle. — On dirait bien. — Tu es à tomber, ma belle. — Si tu le dis. Elle lève les yeux au ciel. Je sais pertinemment que je l’exaspère, mais je suis comme ça, je n’y peux rien. Enfin pour être plus précise je suis devenue comme ça. — On passe à la coiffure, au maquillage, et mon œuvre sera achevée. Cette fois-ci, c’est à mon tour de lever les yeux au ciel. Elle m’accompagne à la salle de bain pour laisser parler sa créativité. Je la sens s’affairer autour de moi, sans rien voir de ce qu’elle me fait. Une éternité semble s’être écou lée avant qu’Alexia se recule afin d’admirer le travail accompli. — C’est parfait, lance-t-elle particulièrement fière d’elle. — Je peux me regarder maintenant? Je t’avouerai que j’ai un peu peur. — Aucune raison, tu déchires! Je me lève doucement et me tourne. Le reflet que me renvoie le miroir me laisse bouche bée. Elle a réussi à arranger mes cheveux courts d’une façon que j’adore. J’ai l’air de sortir du lit. C’est très travaillé et cela rend vraiment bien. Le maquillage est digne d’un mannequin, il est naturel, mais en même temps très sophistiqué. — Alors heureuse? demande-t-elle sûr de son travail. — Waouh, c’est incroyable. Tu es super douée. — Mon métier consiste à rendre les femmes plus lumineuses qu’elles ne le sont déjà, au cas où tu aurais un souci avec ta mémoire. J’en connais un qui ne va pas en revenir ce soir. — Vu son style de vie, je ne pense pas l’impressionner outre mesure. D’ailleurs, je suis même prête à parier qu’il ne sera pas seul ce soir. — Même si effectivement, il ne l’est pas, car il ne l’est quasiment jamais, je suis convaincue qu’il va dégager sa poule pour se concentrer sur toi. — N’importe quoi. Je ne joue franchement pas dans la même cour que ses conquêtes. Vous vous demandez sûrement comment je peux en savoir autant sur mon ex. Eh bien, c’est simple. Greg n’est autre que le meilleur ami de Julien qui se trouve être le frère d’Alexia. Ça va, vous suivez? Enfin bref, j’en ai entendu sur lui et sur ses conquêtes d’un soir et c’est loin d’être triste. — Pas la même classe non plus. Elles sont, comment dire… niaises. Je ne veux pas être vulgaire. — Je ne pense pas qu’il soit avec elles pour leur intelligence. — Leur beauté intérieure n’a effectivement rien à voir là-dedans. — Que contient ce sac? la questionné-je.
— Des chaussures, cette question. — Alors là, je dis non. Tu as joué à la poupée avec moi toute l’après-midi. Mais cette fois, c’en est trop. Je la vois sortir des escarpins avec des talons vertigineux. Je dois avoir les yeux prêts à sortir de leurs orbites. Je n’ai jamais réussi à marcher avec ce type de chaussures. Même si j’en rêve, il en est hors de question, surtout pour une nuit en boîte. — On passe un marchén boîte, tu? Tu mets les escarpins pour le dîner et une fois e mets tes machins que tu oses appeler chaussures. — Je n’aime pas marcher avec ça et tu le sais très bien. — Tu n’as peut-être jamais eu les bonnes chaussures, me lance-t-elle agrémenté d’un clin d’œil. — Ce ne sont pas les chaussures qui posent problème, mais mon équilibre précaire. Je vais chuter, me fracturer la cheville et l’on va finir la nuit aux urgences. C’est comme ça que tu vois ma première soirée en célibataire depuis quinze ans? Oh mon Dieu! Ça ne nous rajeunit pas tout ça. — Arrête d’essayer de m’apitoyer, c’est peine perdue. — Je te hais et tu auras ça sur la conscience, dis-je pour tenter de l’apitoyer. — Mais oui, mais oui, moi aussi je t’aime. À cet instant, je sais qu’elle a gagné cette manche et que je vais me ridiculiser sur des talons de dix centimètres. Je lui prends donc des mains les engins de torture et les enfile. Je suis assez étonnée d’être plutôt à l’aise. Je co mmence à marcher et je ne m’en sors pas trop mal, enfin pour l’instant. — Garde-les jusqu’à notre départ, tu vas finir par t’y habituer. J’ouvre cependant mon placard afin d’y prendre mes ballerines et les mets dans un sac. Je la vois esquisser un sourire en me voyant faire. Maintenant que je suis prête, elle peut enfin s’occ uper d’elle. Elle choisit une jupe patineuse noire avec un débardeur blanc. Nous sommes assorties de cette façon. Le fait de porter des échasses pareilles ne semble lui poser aucun problème. Elle se dirige dans la salle de bain pour la coiffure et le maquillage. Bien entendu, elle opte pour une coiffure tout aussi stylée que la mienne et un maquillage un peu plus marqué. Nous contemplons nos reflets dans le miroir, nous sommes si différen tes l’une de l’autre que tout nous oppose, du moins physiquement. D’un côté la blonde à la peau blanche et aux yeux clairs et de l’autre la brune, aux yeux noisette et à la p eau bronzée à la perfection. Des trentenaires qui sont inséparables depuis leur plus tendre enfance. — Tant de perfection, c’est éblouissant, dit-elle t rès sérieuse. Je pense que nous sommes prêtes. Tu as tout ce dont tu as besoin? — De quoi parles-tu? — De capotes! Cela se voit que tu n’es pas sortie depuis longtemps. — Je n’en ai pas, car je ne compte pas repartir avec un homme ce soir. Elle m’en fourre dans mon sac, en secouant la tête, exaspérée. — Au moins, tu seras protégée en cas de besoin, me dit-elle. — Tu n’as pas tort, je suis clean et je compte bien le rester. — Tu as eu les résultats de ton test? demande-t-elle.
— Oui, il est revenu négatif. C’est un miracle quan d on connaît l’homme avec qui je couchais, insinué-je. — C’est de l’histoire ancienne maintenant. Bon, on y va? — On y va, dis-je dans un soupir. Quelqu’un pourrait m’expliquer pourquoi je suis nerveuse d’aller à cette soirée, tout à coup ?
Chapitre2 Nous voilà arrivées au restaurant où nous devons retrouver le reste de la bande. J’ai le cœur qui bat la chamade et je sens mes mains devenir moites. Nous sommes accueillies par Julien : — Les filles. La classe. Marie, tu es juste, waouh! — Merci, tu es gentil. Je fais rapidement le tour de la table du regard, un peu tendue. — Il nous rejoint en boîte, me glisse Julien avec un clin d’œil. — Pour quelle raison me dis-tu cela? — Moi? Pour rien. La façon dont il regarde sa sœur ne laisse aucune p lace au doute : ils se sont ligués contre moi. Et je sens le guet-apens à plein nez. Notre petit groupe est au complet. Alexia et Julien, vous connaissez déjà. Lucas le soi-disant « non petit ami » d’Alexia. Chloé qui est fo lle amoureuse de Julien depuis la primaire. Sarah ma collègue de travail qui est vite devenue une amie et qui est légèrement attirée par Christophe, le dernier de la bande. Alexia se jette sur la chaise libre à côté de Lucas, ce qui me laisse la place en bout-de-table. J’ai une sainte horreur de cela. Devenir le centre de l’attention ne me dérangeait pas, mais tout est bien différent aujourd’hui. C’es t fou ce que l’on peut changer. J’ai l’impression de m’être perdue en quelque sorte. Je me demande si j’arriverais un jour à redevenir la personne que j’étais avant lui. Alexia y croit très fort. Elle veut tout mettre en œuvre pour m’aider et j’en suis touchée, je sais que je peux compter sur elle. Elle est bien plus qu’une amie pour moi, elle est mon âme sœur. Je pense que sans ma fille ni Alexia, je serais en train de me morfondre dans mon lit, me considérant comme une moins que rien et en pensant que ce qui m’arrive n’est que de mon fait. — Tu reviens parmi nous, ce n’est pas la soirée pour cogiter, me lance-t-elle. — Je sais, mais c’est… — Plus fort que toi, je sais. Arrête, je déteste te voir comme ça. Il ne te méritait pas et c’est une bonne chose pour toi comme pour Léa. Cet abruti était tout sauf un bon père pour elle et un bon compagnon pour toi. En plus, j’ai toujours su qu’il était nul au pieu. J’éclate de rire, voilà pourquoi je l’aime tant. El le est nature, parfois directe, mais toujours sincère. Elle me comprend et me soutient dans tout ce que je fais et encore plus aujourd’hui. Mais elle n’a aucune idée de ce que j’ai pu vivre ces dernières années. — Voilà c’est beaucoup mieux, me dit-elle. Ce dîner est une véritable bouffée d’air frais qui fait renaître en moi l’espoir. Pouvoir parler de banalités, rire et être entourée des gens que j’aime. Tout ça m’a manqué et je m’en rends vraiment compte ce soir. Le rêve de vivr e une soirée telle que celle-ci était