OEuvres, tome II

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Voici deux volumes d'un créateur génial servi par un homme de théâtre considérable, Jean Gillibert. Le même souci de la réalité théâtrale de William Shakespeare - et non la seule " dramaturgie " de ses pièces - a guidé Gillibert et l'a obligé. Que l'anglais soit la plus latine des langues saxonnes, au nom secret de cette ambiguïté, a su servir ce tragique d'un réel poétique et lyrique étonnant.
Publié le : dimanche 1 décembre 2013
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EAN13 : 9782336331171
Nombre de pages : 282
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William Shakespeare
Œuvres,tome II LA VIE DE TIMON D’ATHÈNESHAMLET Textes français de Jean Gillibert
Cardinales
03/10/2013 12:47:51
Daniel Cohen éditeur www.editionsorizons.fr e Cardinales, classiques de l’Antiquité auXIX Cardinales/Commentairesur les clas-e siques de l’Antiquité auXIX
Cardinales afait d’emblée en beau: la collection s’est ouverte avec Goethe, notre prophète ; son magnifique texte,Le Conte, a paru dans une nouvelle traduction, due à François Labbé; nous remontons ensuite dans le temps: l’helléniste et latiniste Marcel Desportes a laissé une traduction inédite, del’Énéide, forte littérairement et indé-niablement inventive. Grâce à l’érudition de l’écrivain Gianfranco Stroppini de Focara, spécialiste de Virgile, le pari a été relevé— une mise sur le marché de l’opus magnumde la culture occidentale. Au printemps de2010, outre la grande épopée africaine rapportée par Lylian Kesteloot,L’Épopée bambara de Segou, Virgile nous est revenu avec lesGéorgiqueset lesBucoliques, dans une traduction originale de Léopold Niel. Voici, dans la traduction de Charles Dobzynski, lesSonnets à Orphée; ont suivi des poèmes d’Emily Dickinson traduits par Antoine de Vial; doivent paraître romans et essais de Judith e Gautier, qui eut, dans le dernier quart duXIXsiècle et dans la pre-e mière décennie duXX, une notoriété considérable. Mais aussi des plus beaux livres de l’Ancien et du Nouveau Testament dans des tra-ductions de notre temps. Il en sera ainsi des érudits, des romanciers, des moralistes de ces vingt siècles— voireen-deça — miroird’une condition en tous points semblable à la nôtre; le vertige des âges n’a en rien modifié les interrogations, les espérances, les révoltes, les tourments des hommes et des femmes:Cardinales ensera le reflet bien sûr, et dans une veine universaliste.
Cardinales/Commentairedégage des vues sur ces vertiges, ces péri-odes, ces phares. La collection réunira de belles contributions. Un texte original et enté sur notre manière d’être et de voir l’inaugure. Il s’agit deStéphane Mallarmé«et le blanc souci de notre toile». Du Livre à l’Ordinateur,de David Mendelson (2013). D.C.
ISBN :978-2-296-08871-9 © Orizons, Paris, 2013
Œuvres
Tome II
LA VIE DE TIMON D’ATHÈNES HAMLET
Dans la même collection
Parus dansCardinales / Commentaire
David Mendelson,le blanc souci de notreStéphane Mallarmé et « toile ».DuLivre à l’Ordinateur,2013.
Parus dansCardinales:
Goethe,Le Conte,2008 Virgile,L’Énéide,2009 Virgile,Les Géorgiques, Les Bucoliques,2010 Lilyan Kesteloot, (recueillie par),L’Épopée bambara de Segou,2010 Rainer Maria Rilke,Sonnets à Orphée,2011 Emily Dickinson,Menus Abîmes,2012 Chatzi Sechretis,L’Alipachade(épopée épirote),2013 Dante Alighieri,La Divine Comédie ou le Poème sacré,2013 William Shakespeare,œuvres, tomeI,2013 William Shakespeare,œuvres, tomeII,2013
Nos autres collections:Contes et Merveilles, Profils d’un classique, Cardinales,Universités,Comparaisonsse corrèlent au substrat littéraire. Les autres,Philosophiemain d’Athéna— La,Homo-sexualitéset mêmeTémoins, ouHistoirene peuvent pas y être étrangères.
William Shakespeare
Œuvres Tome II
LA VIE DE TIMON D’ATHÈNES HAMLET
Textes français de Jean Gillibert
2013
LA VIE DE TIMON D’ATHÈNES
Avant-dire
e vœu, longtemps maintenu, de traduireTimon d’Athènes, date d’il y C a longtemps. Nous concevions, Albert Camus, Maria Casares et moi, de fonder une compagnie de théâtre. Nous avions inscrit en premier rang la tragédie grecque et Shakespeare dans nos projets les plus immédiats... et de Shakespeare, avant tout,Timon d’Athènes. Camus souhaitait le traduire pour que je joue le rôle. Je n’étais pas mûr pour cela, et peut-être insuffisant. Camus n’a pas traduit Timon. La férocité méchante de Sartre, de Simone de Beauvoir, essentiellement au sujet de l’extermination soviétique dans les goulags, fit que notre projet commun fut abandonné, malgré l’insistance du théâtre Récamier (ligne laïque de l’enseignement avec Albert Bayet). Je ne « montais » pas Timon, mais je gardais, par devers moi, la sombre et folle idée de le traduire — ce que je viens de faire, tardivement. Mon hommage actuel s’adresse alors à Jean-Pierre Sicre qui a subi, il n’y a pas longtemps, les outrages que Timon subira dans cette œuvre prodigieuse de Shakespeare. C’est bien sûr l’amitié qui m’a guidé.
Cette tragédie, peu connue par le grand public, peu réalisée, fait fuir. Pour moi, elle est peut-être celle qui me touche le plus de Shakespeare. ForcÉnée, exhaustive, élevant la réthorique— cellede l’argent et de la socialité, du « commerce »humain — àson plus haut niveau, de sombre tragique et de désespérance ; jamais Shakespeare ne semble être allé plus loin dans le forage de l’homme en société qui se retrouve tout d’un coup misanthropiquement
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