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One kiss in... Sydney

De
480 pages
Envie d’évasion ? Rio, Londres, Hawaii, Rome, Miami, Sydney : choisissez votre destination de rêve, pour une escapade romantique et passionnée !

Envolez-vous avec notre série « One Kiss in… » : 6 e-books exclusifs, 18 histoires d’amour !


Sur la plage de Coogee…, Carol Marinelli
Nick Roberts… Alison se prend à rêver rien qu’en prononçant le nom du nouveau médecin arrivé à l’hôpital où elle travaille. Il faut dire que ce globe-trotter, de passage à Sydney pour quelques semaines, est aussi fascinant qu’irrésistible ! Mais, même si elle a le sentiment qu’elle ne lui est pas indifférente, elle se garde bien de répondre à ses avances et s’efforce de résister à l’élan qui la pousse inexorablement vers lui. A quoi bon s’attacher à cet homme alors que, du jour au lendemain, il peut être appelé à l’autre bout du monde ?

Roman déjà paru sous le titre Un troublant séducteur.

Promesse australienne, Paula Roe
En acceptant d’épouser Cal Prescott, Ava sait bien que ce richissime homme d’affaires australien ne l’aimera jamais vraiment, mais elle sait aussi que c’est la meilleure chose à faire puisqu’elle porte leur enfant. Pourtant, tandis que la date du mariage approche, elle sent un profond malaise l’envahir. Comment va-t-elle faire pour trouver sa place dans le milieu bourgeois et étouffant de la famille Prescott ? Et surtout, est-elle vraiment honnête avec elle-même en prétendant se moquer de l’indifférence et de la froideur de Cal ? Soudain persuadée qu’elle est sur le point de commettre une terrible erreur, elle décide de fuir…

Roman déjà paru sous le titre La promesse d’un soir.

Neuf mois à Sydney, Barbara Hannay
Mattie est heureuse. C’est décidé : dans quelques mois, elle pourra déposer dans les bras de sa meilleure amie le bébé si ardemment désiré qu’elle a accepté de porter pour elle… L’enfant qui lui apportera le bonheur qu’elle mérite tant. Mais d’ici là, elle est résolue à mettre sa vie personnelle entre parenthèses. Et à empêcher Jake Devlin, l’homme sublime qu’elle vient de rencontrer à Sydney, de faire vaciller ses belles résolutions. Même si l’idée de passer quelques jours sous le même toit que lui éveille déjà en elle un trouble irrésistible…

Roman déjà paru sous le titre Le bonheur en cadeau. 
 
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couverture
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1.

— Après vous, mademoiselle !

Après un bref signe de remerciement à l’inconnu qui s’effaçait pour la laisser passer, Alison Carter monta dans le bus, sa tasse de café à la main, pour retrouver sa place habituelle à gauche, près de la fenêtre.

Les portes se refermèrent avec un bruit chuintant, et le véhicule se remit en route. Comme tous les matins au lever du jour, les teintes pourpres et orangées du ciel étaient spectaculaires. Bien qu’elle ait acheté le journal, Alison ne l’ouvrit pas tout de suite, et quand le bus amorça le virage, elle éprouva un petit choc au cœur en voyant apparaître le somptueux décor de la longue plage et de l’océan miroitant sous le soleil matinal. Les joggers couraient, pleins d’énergie, sur le front de mer, alors que les marcheurs arpentaient le sable avec vigueur ; dans l’eau, on voyait déjà des nageurs, et, un peu plus au large, les surfeurs, patients, qui attendaient la vague propice.

Un bout de paradis.

Oui, quelle chance de vivre dans ce décor, sans doute l’un des plus beaux du monde ! Elle n’avait vraiment aucune raison de se plaindre.

Tel était le discours intérieur qu’elle se tenait chaque fois que le virus du voyage la reprenait. Certes, il existait d’autres rivages, d’autres paysages à explorer, mais ici elle était chez elle et, quitte à être obligée de vivre quelque part, Coogee était l’endroit idéal où être…

Coincée.

Un instant, elle ferma les yeux et appuya sa tempe contre la vitre, se promettant de ne plus employer ce mot.

Depuis sa lecture d’un article sur la pensée positive, elle passait pas mal de temps à reformuler mentalement ses pensées ; trop de temps, à son goût.

Elle rectifia donc : Coogee était l’endroit idéal où vivre.

Après un nouvel arrêt pour prendre de nouveaux passagers, le bus vira en direction de Eastern Beaches Hospital, où elle était infirmière aux urgences. Le panorama étant sur le point de disparaître, elle détourna le regard de la vitre, prête à se concentrer sur la lecture du journal.

Et ce fut à ce moment-là qu’elle le remarqua. Le plus bel homme qu’elle ait jamais vu…

Il tendait le cou pour profiter d’un dernier coup d’œil à la plage, qu’il semblait apprécier autant qu’elle. Ces cheveux blonds et ce teint clair lui disaient quelque chose… Mais oui ! C’était lui qui lui avait cédé le passage si galamment, tout à l’heure !

En se remémorant les quelques mots qu’il lui avait adressés, elle prit conscience qu’il avait l’accent britannique. L’excitation fit battre son cœur plus vite : et s’il s’agissait du fameux Nick Roberts, le nouvel interne anglais qui remplaçait Cort Mason pendant ses vacances bien méritées ?

Car même si elle n’avait pas mis les pieds à l’hôpital depuis trois jours, ses amies et collègues n’avaient pas manqué de l’informer de cette prodigieuse nouveauté dans le service. Son amie, Ellie, lui avait décrit avec enthousiasme ce mâle superbe, et Moira, une sympathique Irlandaise de passage, lui avait envoyé deux textos à son sujet, la prévenant qu’il fallait le voir pour croire à son existence.

Si son intuition ne l’avait pas trompée, elle en savait déjà long sur lui par l’intermédiaire de ses collègues. Il profitait d’une année sabbatique pour faire le tour du monde ; parti de Londres depuis six mois, il effectuait un intérim de deux mois à Sydney pour payer son long périple de retour, lors duquel il visiterait encore la Nouvelle-Zélande et l’Asie avant de regagner la Grande-Bretagne. C’était certainement lui, car Ellie avait ajouté qu’il était logé à Coogee…

Ou peut-être pas, en fait. La ville était pleine de beaux étrangers. Cependant, celui-ci était particulièrement remarquable : en pantalon de lin couleur acier et chemise gris clair, plus grand que la moyenne, il avait choisi un strapontin, et comme il avait étendu ses longues jambes, il était obligé de les replier chaque fois que quelqu’un voulait passer. Un stylo à la main, il était plongé dans les mots croisés de son journal.

De toute façon, une chose était sûre : les touristes ne prenaient pas le bus de 6 heures. Depuis trois ans qu’elle faisait ce trajet, elle connaissait tous les habitués du matin.

Bien qu’elle ait eu l’impression d’être discrète, il ne manqua pas de s’apercevoir qu’elle l’observait et lui adressa un sourire engageant. Confuse, elle se replongea aussitôt dans son journal. Si au moins elle avait pu lui préciser qu’elle ne le lorgnait pas parce qu’il était beau, mais par curiosité…

De toute façon, si elle avait bien deviné, elle ne l’intéresserait pas, car, selon ses amies, ce bourreau des cœurs avait déjà fait pas mal de ravages depuis le début de son voyage…

Mieux valait donc passer à autre chose.

Après avoir tenté de consulter son horoscope, hélas trop difficile à déchiffrer à cette heure matinale, elle passa à la page des annonces des compagnies d’aviation, et son cœur fit un bond douloureux lorsqu’elle constata que le prix des vols avait baissé de moitié.

Le calcul était simple : ses minutieuses économies, ajoutées à l’argent que son père lui avait laissé, suffisaient soit à financer un modeste apport personnel pour acquérir à crédit un petit appartement, soit à profiter d’une ou deux années d’oisiveté pour faire le tour du monde en s’arrêtant au gré de ses désirs.

Entre les deux, elle savait bien ce qu’aurait choisi son père ! En revanche, elle ne doutait pas du désarroi de sa mère si elle décidait de partir à l’aventure…

Relevant la tête, elle jeta un nouveau coup d’œil au présumé Nick Roberts. A présent, il sommeillait, et elle eut le loisir de l’observer ouvertement, enviant cet inconnu qui, au contraire d’elle, avait pu réaliser son rêve de voyages.

Il dut sentir son regard sur lui car ses paupières s’ouvrirent soudain et ses yeux verts croisèrent les siens. De nouveau, il lui sourit.

— Bonjour !

Gênée d’avoir été surprise en flagrant délit d’indiscrétion, elle se leva et s’apprêta à descendre ; cependant, si elle ne voulait pas paraître grossière, elle était obligée de lui répondre en passant devant lui.

— Bonjour ! lança-t-elle à la cantonade, pour bien montrer que ce salut s’adressait à tout le monde.

Mais il quitta sa place, lui aussi, pour descendre à l’arrêt de l’hôpital. Elle ne s’était donc pas trompée…

Lorsqu’elle traversa le parking, elle se sentit mal à l’aise en entendant ses pas derrière elle. Par chance, Ellie la rattrapa.

— Alors, Alison, ce congé ? Tu as trouvé un appartement ?

— Chou blanc… A vrai dire, j’en ai vu un qui correspondrait à mes moyens, mais la cuisine est à refaire.

— Tu pourrais t’en accommoder un moment telle qu’elle est, non ?

Alison eut sourire amer en se rappelant son optimisme à l’entrée du charmant petit salon puis sa frustration quand elle avait passé la porte de la cuisine. Les travaux de réfection coûteraient une fortune, et c’était inhabitable en l’état.

— Impossible, il y a un trou dans le mur à l’endroit où elle a brûlé, et…

Elle se tut car le bel inconnu avait accéléré l’allure, et son amie, qui ne perdait jamais une occasion de flirter, se retournait pour l’inviter à se joindre à elles.

— Voici Alison. Alison, je te présente Nick, qui est avec nous pour deux mois.

— Enchantée, Nick, dit-elle avec un sourire forcé. Nous nous sommes rencontrés dans le bus.

— C’est exact.

— C’est si rare de voir un inconnu dans celui de 6 heures ! En principe, il n’y a que des habitués sur ce trajet.

Ouf ! Elle avait trouvé le moyen de lui expliquer pourquoi elle l’avait remarqué…

— Nous parlions de… Alison cherche un appartement, ajouta Ellie.

— Une cage à lapin, plutôt, étant donné mes pauvres moyens…

A vingt-quatre ans, il était plus que temps qu’elle quitte la maison maternelle. Certes, la plupart de ses amies ne semblaient pas pressées de voler de leurs propres ailes, mais leur mère ne s’appelait pas Rose et n’exigeait pas de justification pour dix minutes de retard ; sans parler d’une nuit entière, ce qu’Alison n’osait même pas envisager… En raison du stress que cela aurait provoqué, elle préférait rentrer sagement à minuit.

Pourtant, à dix-huit ans, elle s’était installée dans un appartement qu’elle partageait avec une condisciple, élève infirmière comme elle. Hélas, à la fin de sa formation, au moment où elle allait partir pour réaliser son rêve, un voyage autour du monde qui devait durer un an, son père et son frère avaient trouvé la mort lors d’une tragique partie de pêche. Ne pouvant abandonner sa mère, elle avait bien entendu renoncé à son voyage, trouvé un poste à l’hôpital, et était retournée habiter chez elle. Toutefois, bien qu’à l’époque elle n’ait pas vu d’autre solution, elle se demandait, après trois ans, si sa présence n’empêchait pas Rose d’aller de l’avant.

Il y avait bien eu l’épisode de Paul, un an auparavant, où Alison avait repris espoir… Hélas, leur histoire n’avait pas duré.

Mais maintenant il lui fallait un appartement à elle.

— J’ai visité un ou deux trucs qui me conviendraient, s’ils n’étaient pas à des kilomètres de la plage…

Ellie s’esclaffa.

— Avec ton salaire d’infirmière, tu crois que tu as les moyens d’avoir vue sur la mer ?

— En fait, ce n’est pas ça qui m’intéresse, mais plutôt le fait que je n’aie pas à marcher longtemps pour aller me baigner…

C’était ridicule, bien sûr, mais elle était habituée à ne faire que quelques pas pour être au bord de l’eau, et la perspective d’avoir une demi-heure de marche à l’aller et au retour la contrariait.

— J’habite le même coin que vous, Alison, intervint Nick. J’occupe l’appartement d’un couple d’amis pendant leur séjour en Grande-Bretagne.

En l’entendant citer le nom de la rue, elle émit un sifflement admiratif.

— En effet, je reconnais que c’est formidable. Je ne suis pas fan de natation, mais je marche volontiers sur la plage le matin ou en fin d’après-midi, et je trouve extraordinaire de pouvoir m’asseoir sur le balcon le soir, sentir les embruns et écouter le bruit des vagues…

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4eme couverture