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Paranormalité

De
195 pages
Bien qu’elle travaille pour l’Agence internationale de confinement des paranormaux, tombe amoureuse d’un métamorphe et soit la seule à percevoir la réalité sous les apparences, Evie s’était toujours considérée comme une adolescente normale. Mais voilà que les rêves d’Evie sont habités de voix obsédantes et de messages énigmatiques — et elle réalise qu’elle pourrait bien être au centre d’une sombre prophétie féerique promettant la destruction à toutes les créatures paranormales. Rien de plus normal.
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Copyright © 2010 Kiersten Brazier Titre original anglais : Paranormalcy Copyright © 2013 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec HarperCollins Children’s Books, une division de HarperCollins Publishers Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Catherine Biros et Sophie Beaume Révision linguistique : Nicolas Whiting Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Catherine Vallée-Dumas Conception de la couverture : Matthieu Fortin Photo de la couverture : © 2010 Karen Pearson / MergeLeft Reps, Inc. Mise en pages : Sébastien Michaud, Sylvie Valois ISBN papier 978-2-89733-223-5 ISBN PDF numérique 978-2-89733-224-2 ISBN ePub 978-2-89733-225-9 Première impression : 2013 Dépôt légal : 2013 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque Nationale du Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada
White, Kiersten [Paranormalcy. Français] Paranormalité (Série Paranormalité ; 1) Traduction de : Paranormalcy. Pour les jeunes de 13 ans et plus. ISBN 978-2-89733-223-5 I. Beaume, Sophie, 1968- . II. Titre. III. Titre : Paranormalcy. Français PZ23.W44Pa 2013 j813’.6 C2013-941460-6
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On pouvait voir sur mon poignet la marque écarlate laissée par la main de Reth. Mais Raquel ne percevait que la brûlure. Elle ne pouvait voir ce que mes yeux voyaient. Sous l’empreinte de main, je brûlais encore.
POUR MESPARENTS ETPOUR NOAH,MONAMOUR
AH, MORDS-MOI
A ttends… Est-ce que… Tu viens de bâiller ! Les bras du vampire, levés au-dessus de sa tête dans la pose classique de Dracula, retombèrent le long de son corps. Il fit repasser ses crocs exagérément blancs derrière ses lèvres. — Quoi, une mort imminente, ce n’est pas assez excitant pour toi ? — Oh, arrête de bouder. Franchement, la racine des cheveux en V ? La peau blanche ? La cape noire ? Où as-tu trouvé ça, dans un magasin de déguisements ? Il se redressa de toute sa hauteur et me lança un regard glacial : — Je vais aspirer la vie de ton joli petit cou blanc. Je soupirai. Je déteste m’occuper des vampires. Ils pensent vraiment qu’ils sont élégants. Cela ne leur suffit pas de nous abattre et de nous manger comme le feraient des zombies. Non, il faut aussi que tout cela soit sexy. Et croyez-moi : les vampires ? Pas. Sexy. Enfin, bien sûr, leur apparence peut être attirante, mais le corps squelettique et sec qui scintille en dessous ? Rien de sexy là-dedans. Enfin, ce n’est pas comme si tout le monde pouvait les voir. Il émit un sifflement. Je lui envoyai une impulsion électrique au moment même où il atteignait mon cou. J’étais là pour identifier et entraver, pas pour tuer. De plus, s’il fallait vraiment que je transporte des armes appropriées pour chaque paranormal dont je m’occupais, je devrais traîner un assortiment complet de sacs de voyage avec moi. Le pistolet paralysant est ce qu’il y a de mieux pour maîtriser les paranormaux. Le mien est rose avec de faux diamants. Tasey et moi avons partagé beaucoup de bons moments. Le vampire tomba en convulsant sur le sol, inconscient. Il avait l’air plutôt pathétique, maintenant ; je me sentais presque mal pour lui. Imaginez votre grand-père. Maintenant, imaginez votre grand-père avec vingt kilos de moins et deux cents ans de plus. C’est lui que je venais d’électrocuter. Je rengainai Tasey et sortis le bracelet de cheville électronique pour vampire. Je plaçai mon index au milieu de la surface noire souple. Au bout de quelques secondes, une lueur verte apparut. Attrapant la cheville du vampire, je relevai sa jambe de pantalon pour dévoiler la peau. Je détestais regarder ces types et voir en même temps que leur peau blanche, pure et douce leur corps ratatiné et cadavérique. Je fixai le bracelet, qui s’ajusta à la circonférence de sa cheville. Deux petits sifflements se firent entendre au moment où les capteurs s’activèrent et entrèrent dans sa chair. Ses yeux s’ouvrirent brusquement. — Aïe ! Il attrapa sa cheville et je reculai de quelques pas. — Qu’est-ce que c’est que ça ? — Tu es en état d’arrestation en vertu de l’article trois point sept de l’Accord international de Confinement des paranormaux, Protocole des vampires. Tu es tenu de te présenter au Centre de traitement le plus proche de Bucarest. Si tu ne le fais pas au cours des douze prochaines heures, tu seras… Il bondit vers moi. M’écartant, je le laissai s’écrouler sur une pierre tombale en contrebas. — Je vais te tuer ! siffla-t-il en tentant de se remettre debout. — Non, je ne te conseille pas d’essayer. Ce magnifique nouveau bijou que je viens de te donner ? Il dispose de deux petits capteurs — dis-toi que ce sont des aiguilles — plantés dans
ta cheville. Et si la température de ton corps s’élevait d’un seul coup, par exemple sous l’effet d’absorption de sang humain, les détecteurs t’injecteraient aussitôt de l’eau bénite. Ses yeux s’arrondirent d’horreur alors qu’il essayait d’enlever le bracelet, en tirant sur le côté. — Ne fais pas cela non plus. Si tu le casses, paf, eau bénite. Compris ? Et j’ai activé le compte à rebours ainsi que le signal. Ils sont donc non seulement au courant de l’endroit où tu te trouves, mais aussi du temps qu’il te reste avant de te présenter à Bucarest. Dépasse le délai et… dois-je vraiment te le dire ? Il se voûta. — Je pourrais te sauter au cou, dit-il. Mais le manque d’enthousiasme dans sa voix était frappant. — Tu pourrais essayer. Et je pourrais t’électrocuter de nouveau si fort que tu ne pourrais plus bouger pendant six heures, ce qui te laisserait encore moins de temps pour te rendre en Roumanie. Puis-je donc poursuivre la lecture de tes droits ? Il ne dit rien et je repris où je m’étais arrêtée. — Si tu ne te présentes pas au Centre de traitement au cours des douze prochaines heures, tu es fini. Si tu attaques des humains, tu es fini. Si tu tentes d’enlever ton bracelet électronique, tu es fini. Nous sommes impatients de travailler avec toi. J’ai toujours trouvé que cette dernière ligne était une belle touche finale. Le vampire était assis là, par terre, l’air abattu, faisant face à la fin de sa liberté. Je lui tendis une main. — Besoin d’aide ? demandai-je. Au bout d’un moment, il tendit le bras et l’attrapa. Je le relevai ; les vampires sont étonnamment légers. C’est l’effet de l’absence de liquide dans leur corps. — Je m’appelle Evie. — Steve. Grâce à Dieu, ce n’était pas un autre Vlad. Il semblait mal à l’aise. — Euh, donc, Bucarest ? Tu n’aurais pas d’argent pour un billet de train, par hasard ? Je vous jure, les paranormaux ! Je plongeai la main dans mon sac et lui tendis une liasse d’euros. Se rendre d’Italie en Roumanie n’allait pas être facile et il allait devoir réserver de billets. — Tu vas avoir besoin d’une carte et d’instructions, lançai-je tandis qu’il commençait à s’éloigner entre les tombes. Pauvre type. Il était vraiment déboussolé. Je lui passai la feuille indiquant comment se rendre au bâtiment de traitement et d’affectation de Bucarest. — Tu as le droit d’utiliser la manipulation mentale pour passer les frontières. Je lui adressai un sourire d’encouragement. Il opina, toujours morose, et partit. Il m’avait fallu moins de temps que prévu pour trouver Steve. Excellent. Il faisait sombre, j’avais froid et mon chemisier blanc décolleté attrape-vampire n’arrangeait rien. En plus, je faisais toujours tache dans ces pays latins avec ma tresse de cheveux blond platine qui m’arrivait au milieu du dos. Je voulais partir au plus vite. Je composai le numéro du Centre sur mon communicateur. (Imaginez un téléphone cellulaire, mais sans appareil photo. Et ils ne sont offerts qu’en blanc. Nul.) — C’est fait. J’ai besoin qu’on me ramène chez moi. — Je traite votre demande, dit une voix monocorde à l’autre bout du fil. J’attendis, assise sur la tombe la plus proche. Le communicateur s’alluma cinq minutes plus tard.