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Passion d'Irlande - Une séduction inattendue - Les amants de Magnolia Falls

De
544 pages
Passion d'Irlande, Trish Wylie
Gabriel n’a jamais oublié l’humiliation que lui a infligée Ashley Fitzgerald, huit ans plus tôt : alors qu’il venait de l’embrasser, celle-ci l’avait repoussé, arguant qu’une femme de sa condition n’avait rien à faire avec un fils de domestique. Devenu aujourd’hui l’un des hommes les plus riches de Dublin, il est bien décidé à se venger...
 
Une séduction inattendue, Helen Lacey
Quand Noah Preston, le père d’une de ses élèves, l’accuse d’être responsable de l’accident de sa fille, Callie frémit. Hors de question de voir sa réputation mise à mal par un scandale. Car elle a tout donné pour faire prospérer son centre équestre… Alors, elle affrontera Noah ! Et ce, même si la fureur qui émane de lui n’a d’égale que sa séduction…
 
Les amants de Magnolia Falls, Teresa Hill
Kathie a commis l’irréparable... Amoureuse de Joe, le fiancé de sa sœur, elle l’a embrassé. Avant de s’enfuir, honteuse du scandale provoqué. Et voilà qu’aujourd’hui Joe revient la chercher : il a rompu ses fiançailles ; Kathie doit revenir à Magnolia Falls. Même si elle en meurt d’envie, ce qu’elle voudrait surtout, c’est que Joe cesse d’être aussi glacial…
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Ashley Fitzgerald était de retour, pareille à elle- même, malgré les huit années qui s’étaient écoulées depuis son départ. Gabriel avait su qu’elle était là à l’instant même où elle avait fait son entrée dans la salle de bal où ses parents, les Fitzgerald, donnaient une splendide réception. Sentant les poils de sa nuque se hérisser, il s’était retourné et avait localisé Ashley en une fraction de seconde : suffisamment en retard pour paraître dans le coup, revêtue d’un fourreau rose pâle épousant fidèlement les formes d’un corps qui avait atteint sa pleine maturité, elle était superbe. Et il l’avait observée tandis qu’elle fend ait la foule, un sourire immuable aux lèvres, les yeux rivalisant d’éclat avec le collier qui étincelait à son cou. Elle lui paraissait plus sophistiquée que dans son souvenir, mais il aurait parié que, sous sa nouvelle apparence, elle était restée la même enquiquineuse. — Bel effort, mon vieux ! Tu es superbe dans ce smoking. Gabriel sourit à Alex, le frère d’Ashley, qui venait de le rejoindre. — N’as-tu pas une petite amie que tu chercherais à éblouir par ton humour ? rétorqua-t-il. — Elle discute avec sa rock star préférée. Du haut de sa taille avantageuse, Gabriel aperçut l a petite amie d’Alex, Mel, qui, à l’autre extrémité de la salle, riait aux propos d’un homme plus âgé qu’elle. — Tu devrais te méfier. J’ai l’impression qu’elle apprécie davantage sa compagnie que la tienne. Alex sourit. — Pas de problème. Il a bien quarante ans de trop pour elle, et, de toute façon, comme le smoking me va encore mieux qu’à toi, je ne vois pas pourquoi elle échangerait. Gabriel sourit, puis il reporta son attention sur l a salle de bal, s’efforçant de ne pas laisser son regard dériver vers Ashley. Ce qu’elle faisait n’était plus son problème désormais ; il n’avait plus besoin de la garder à l’œil. — As-tu vu Ashley ? demanda soudain Alex. — Elle est en train de discuter avec ton cousin Richard. Il avait répondu un peu vite, non ? — Je veux dire, depuis son retour, précisa Alex. Gabriel haussa les épaules. — Non. — Elle est très en beauté, ce soir, non ? Belle n’était pas le terme que Gabriel aurait employé. Pour être honnête, il aurait dit qu’elle était sexy en diable. Mais il savait trop b ien ce que cachait cette façade de séduction, et il continuait de penser qu’elle ne valait pas les ennuis qu’elle lui avait causés. Il ne put néanmoins s’empêcher de la chercher du re gard, et la vit repousser ses cheveux lustrés derrière son oreille. — Elle est tout excitée par son projet de galerie, reprit Alex. Tu devrais lui annoncer que c’est toi qui te charges des travaux de rénovation, ce serait une occasion de renouer. Gabriel ne répondit pas tout de suite. Il n’était p as vraiment pressé de renouer, et si Alex ne le lui avait pas demandé comme une faveur, il n’aurait pas accepté le chantier. — Elle le découvrira bien assez tôt, dit-il. Alex hocha la tête. — Tu sais, Gabriel, je dois te dire que j’apprécie beaucoup que tu t’impliques personnellement dans les travaux. Mes parents ont t rès envie de voir Ashley rester à Dublin, aussi, plus tôt le lieu sera prêt, mieux ce sera.
— Tu sais, répliqua Gabriel, c’est surtout pour moi l’occasion de vérifier que je suis encore capable de travailler manuellement. Je trouve mal venu de critiquer le travail de ses gars quand on n’a pas tenu un outil depuis des années. — Le privilège du chef, mon vieux ! dit Alex en lui tapotant l’épaule. Parfois, Gabriel ne trouvait pas que ce soit un privilège, mais il garda ses réflexions pour lui car il doutait qu’Alex comprenne. Architec te, ce dernier ne voyait que ce que Gabriel appelait le « côté propre » du travail. Il éprouvait certes la satisfaction de voir ses conceptions devenir réalité, mais, du point de vue de Gabriel, rien ne valait le plaisir de construire quelque chose de ses mains. Un vieux sou venir des jeux de construction de l’enfance, sans doute. Alex avait beau le mettre en boîte, négocier des marchés n’apportait pas les mêmes satisfactions. Gabriel était un homme de terrain. — Tes parents se dirigent vers ta petite amie, fit-il remarquer. Et il éclata de rire en voyant Alex filer comme l’éclair. Il se remit à observer tous ces gens riches et célèbres, qui évoluaient dans leur m ilieu naturel, tout en se demandant par quel miracle ils paraissaient aussi à l’aise dans l eurs luxueux vêtements, leur coupe de champagne à la main, alors que lui éprouvait l’impérieux désir de desserrer sa cravate, de se débarrasser de sa veste sur le dossier d’une cha ise et d’aller chercher une canette de bière. Un reflet de ses origines sociales, fallait-il supposer. Enfin, tant qu’il restait à l’écart, il n’avait pas à se mettre en frais de conversation. C’était déjà quelque chose. Cependant, sa tranquillité ne dura pas. Soudain, il sentit ses terminaisons nerveuses vibrer et il se crispa tandis qu’une voix familière résonnait à ses oreilles ; une voix dont les intonations produisirent un effet foudroyant sur sa libido. — Il me semblait bien t’avoir aperçu avec Alex. — Exact. — Sais-tu où il allait ? Il perçut ce qui ressemblait fort à une pointe de n ervosité dans la voix d’Ashley. Se retournant, il s’adossa au chambranle de la porte et croisa les bras. — Alors maintenant, je suis censé veiller surtousles enfants Fitzgerald, c’est ça ? Elle leva vers lui ses yeux noisette. — On reprend là où on était restés, si je comprends bien. — Il se trouve simplement que ta nouvelle apparence ne m’abuse pas comme elle semble abuser tous ces gens, c’est tout… Il approcha son visage du sien tout en baissant la voix. — Mais il faut dire je te connais beaucoup mieux qu’eux, n’est-ce pas ? Elle parut accuser le coup mais se reprit très vite . Et les effluves de son coûteux parfum chatouillèrent les narines de Gabriel alors qu’elle se penchait vers lui. — Tu connais mon ancien moi, affirma-t-elle. Mais comme je n’ai aucune envie de me disputer avec toi au beau milieu de la réception de mes parents, contentons-nous de parler de la pluie et du beau temps. — Eh bien tu vois, il pleut. Comme d’habitude en Irlande. Elle laissa échapper un rire sarcastique. — Voilà un sujet promptement expédié. Désires-tu parler économie ? Politique ? Je suis ouverte à toute suggestion. — Choisir un sujet de conversation présuppose que j ’aie envie de bavarder, ce qui n’est pas le cas. Elle pencha la tête de côté, ce qui fit glisser une de ses longues mèches sur un sein. — Tu détestes toujours autant les réceptions, à ce que je vois, fit-elle. — Tout dépend de qui je croise. — Je comprends. Tu m’as manqué aussi, Gabriel. Il se détacha du chambranle de la porte. — As-tu rencontré la petite amie d’Alex ? demanda-t-il en lui prenant le coude pour la guider à travers la foule. Elle repoussa sa main. — Inutile de faire les présentations. Je connais les usages ! — Oh ! Excuse-moi, je te prie. C’est que, les dernières soirées où je t’ai aperçue, je devais voler à ton secours et te faire disparaître avant l’arrivée de la police. Alors comment veux-tu que je devine que tu sais te comporter en adulte ? Ashley soupira. — Puis-je te rappeler que tu jouais volontairement les héros ? Je ne t’ai jamais demandé de…
Elle s’arrêta pour saluer deux jeunes femmes qui la gratifièrent de ce genre de baisers claquant dans le vide qui avaient le don d’exaspére r Gabriel. Et, après avoir entendu prononcer une bonne dizaine de fois, d’une voix sur aiguë, les mots « Merveilleux ! » « Fantastique ! » et « Fabuleux ! », sa patience fut à bout. Quand il aperçut que Mel était seule, il vit là une porte de sortie. Saisissant le coude d’Ashley, et éprouvant une satisfaction un peu mesquine à la sentir tressaillir, il adressa son sourire le plus enjôleur à ses interlocutrices. — Permettez que je vous vole Ashley un instant. Ils n’avaient pas fait un pas qu’elle libérait de nouveau son bras, privant brutalement les doigts de Gabriel de la douceur de sa peau. — Inutile de jouer les chevaliers servants ! Je suis assez grande pour me débrouiller. — Mel est seule. Alors, essaie de te montrer aimable pour une fois. Ton frère t’en sera reconnaissant. Et ce sera le moyen de prouver que t u as effectivement assez grandi pour t’intéresser à autre chose qu’à ton nombril. Ashley poussa un soupir encore plus profond que le précédent. Et Gabriel s’efforça d’ignorer la façon dont cela plaquait ses seins parfaits contre le tissu de la robe suspendue à son cou par des bretelles. Ni comment leurs pointes se dessinaient sous la soie. Il avait probablement beaucoup de défauts, mais il n’était ni aveugle ni dépourvu de libido, si bien que le spectacle déclencha chez lui une réaction aussi masculine que primitive. Et tout à fait déplacée. Mais le fait qu’il ait remarqué ses attraits dès qu’elle avait atteint la puberté contribuait largement au problème, non ? — Mel, c’est la fille aux cheveux auburn dans le fo urreau de satin noir ? demanda Ashley. — Tu m’en demandes trop ! répliqua-t-il, irrité parce qu’elle l’avait troublé. Elle porte une robe noire, c’est tout ce que je sais. Il prit une inspiration avant d’ajouter, conciliant : — Mais si ça peut t’aider, oui, elle est rousse. Ashley s’arrêta brusquement et le regarda. — Tu comptes m’épier à travers la salle ou me suivre toute la soirée comme un petit chien ? Il se pencha sur elle, les yeux sur la foule afin d e n’être pas tenté de regarder son décolleté. — Ça dépend. Est-ce que je dois me préparer à te fa ire sortir d’ici en douce, en souvenir du bon vieux temps ? Elle sourit brièvement à une connaissance avant de rétorquer à voix basse : — Je comprends que tu ne gardes pas de bons souvenirs de moi, mais nous pourrions quand même essayer d’être… — Amis ? suggéra Gabriel d’un ton incrédule. — Nous nous rencontrerons inévitablement, insista Ashley. Alors, peut-être vaudrait-il mieux… — On ne t’a jamais expliqué que les hommes et les femmes ne sont jamais seulement des amis, Ashley ? — Tu le croisvraiment? — Je ne le crois pas, je le sais. Aussi, à moins qu e tu ne veuilles te réconcilier avec moi d’une manière bien particulière… Ashley rougit et, s’efforçant de se draper dans sa dignité, elle se détourna. Gabriel ne put retenir un large sourire : river son clou à Ash ley lui procurait une sensation extrêmement agréable. D’autant que durant des année s, c’était elle qui lui avait rivé le clou… Mais à présent, il n’avait plus besoin de l’approbation des parents Fitzgerald. Il avait depuis longtemps payé sa dette. Alors, si elle tenait encore à lui gâcher la vie, e lle pourrait avoir affaire à plus forte partie qu’elle ne le prévoyait. Il observa le balancement de ses hanches tandis qu’ elle s’éloignait, la longue jupe virevoltant contre ses jambes, ses longs cheveux balayant ses épaules tandis qu’elle tournait la tête pour saluer l’amie de son frère. C’était toujours la petite peste qu’il avait connue , d’accord, mais dans un corps de femme terriblement sexy ! Et une jeune femme aussi pétillante d’esprit, et aussi séduisante, pouvait légitimement donner envie de s’amuser. Si l’on ajoutait à ça la perspective de lui rendre la monnaie de sa pièce… ma foi… Il s’approcha des deux jeunes femmes alors qu’Ashley était en train de dire :
— Je suis Ashley Fitzgerald, la sœur d’Alex. Il se pencha vers Mel. — Certains préfèrent la nommer « l’Enquiquineuse », précisa-t-il. Sur ces mots, il adressa à Ashley ce sourire suffis ant qu’il savait l’agacer prodigieusement, et tourna les talons. Ashley le chassa d’une main tout en serrant de l’autre celle de Mel. — Ignorez-le, dit-elle, assez haut pour qu’il entende. C’est ce que je fais depuis des années. Gabriel revint sur ses pas. — Sauf ce soir-là, lui chuchota-t-il à l’oreille. Il me semble que, ce soir-là, quand tu m’embrassais, tu savais très bien que j’existais. Et qui sait ce qui se serait passé si tes amies ne nous avaient pas interrompus ? Un flot de sang monta aux joues d’Ashley tandis qu’ elle se retournait pour le dévisager, le regard assassin. — Et nous ne le saurons jamais ! Parce que, même si nous étions les derniers survivants de la planète, jamais je ne coucherais avec toi. Elle se mordit la lèvre avant de répéter posément : — Jamais. Mais ses yeux noisette où scintillaient des paillettes d’or jetaient des éclairs. Gabriel s’éloigna en riant doucement. Volontairement ou non, elle venait de lui lancer un défi. Et il se sentait tout à fait d’humeur à le relever…
* * *
Ashley avait à peine eu le temps de lier connaissan ce avec Mel que déjà Gabriel réapparaissait, une assiette chargée de nourriture à la main. — Elle te recrute pour sa campagne de terreur, Mel ? J’espère que tu as un bon avocat. Elle serra les dents. Il pouvait la provoquer tant qu’il voulait, elle ne rentrerait pas en conflit avec lui. Pas alors que la réception se passait si bien et qu’elle parvenait jusque-là à y faire si bonne figure. Aussi se contenta-t-elle de lui flanquer un bon coup de coude dans l’estomac qui fit tomber par terre une partie du co ntenu de son assiette. Puis elle lui jeta d’une voix sèche : — A propos d’avocat, attends-toi plutôt à recevoir une injonction de te tenir à distance suffisante de moi ! Elle le vit se figer imperceptiblement et cela la réjouit. Face au danger, elle savait que la meilleure défense était encore l’attaque, et pui s cette stratégie prouverait peut-être à Gabriel à quel point elle avait changé… même s’il semblait s’obstiner à croire qu’elle était restée la même. Or que savait-il d’elle maintenant ? Elle-même ignorait tout de lui, mis à part le fait que, huit ans après qu’elle avait quitté la maison, la tête basse, le beau jeune homme s’était métamorphosé en adulte insolent de séduction. Tout à l’heure, quand elle l’avait aperçu près de la porte, elle avait eu l’impression que son cœur s’arrêtait de battre, et elle n’avait pu s’empêcher ensuite de lui jeter de fréquents coups d’œil. Il n’était pas difficile à repérer, avec sa haute taille qui l’isolait des autres. Le smoking lui allait divinement, mais elle ne doutait pas qu’il ait produit autant d’effet en jean et en T-shirt. Il paraissait tellement… tellement…
TITRE ORIGINAL :CLAIMED BY THE BILLIONAIRE BAD BOY Traduction française :FRANÇOISE HENRY © 2008, Trish Wylie. © 2009, 2017, HarperCollins France pour la traduction française. Le visuel de couverture est reproduit avec l’autorisation de : Couple : © ARCANGEL/VANIA STOYANOVA Réalisation graphique couverture : L. SLAWIG (HarperCollins France) Tous droits réservés. ISBN 978-2-2803-7559-7
HARPERCOLLINS FRANCE 83-85, boulevard Vincent-Auriol, 75646 PARIS CEDEX 13 Service Lectrices — Tél. : 01 45 82 47 47 www.harlequin.fr Si vous achetez ce livre privé de tout ou partie de sa couverture, nous vous signalons qu’il est en vente irrégulière. Il est considéré comme « invendu » et l’éditeur comme l’auteur n’ont reçu aucun paiement pour ce livre « détérioré ». Ce livre est publié avec l’autorisation de HARLEQUIN BOOKS S.A. Tous droits réservés, y compris le droit de reproduction de tout ou partie de l’ouvrage, sous quelque forme que ce soit. Cette œuvre est une œuvre de fiction. Les noms propres, les personnages, les lieux, les intrigues, sont soit le fruit de l’imagination de l’auteur, soit utilisés dans le cadre d’une œuvre de fiction. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, des entreprises, des événements ou des lieux, serait une pure coïncidence. Ce roman a déjà été publié en 2009.