Passion défendue - Quand la raison vacille

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Passion défendue, Michelle Celmer

Lorsqu’elle voit entrer Brandon Dilson dans son bureau, Paige sent son cœur s’affoler. Le feu aux joues, elle tente de se reprendre. Brandon Dilson est son nouveau client, et jamais elle ne mélange travail et plaisir, pas même dans ses fantasmes les plus secrets. Qui plus est, cet homme ne correspond absolument pas aux critères qu’elle a soigneusement listés pour trouver l’homme idéal. Hélas, non content d’être absolument sublime, Brandon se montre si entreprenant que Paige redoute bientôt de voir ses belles résolutions vaciller aussi vite que son corps s’est embrasé…

Quand la raison vacille, Teresa Southwick

A Thunder Canyon, les rumeurs se propagent au même rythme que les scandales. Aussi Rose Traub est-elle plus que réticente à l’idée d’accompagner Austin Anderson à un mariage, comme celui-ci le lui a proposé. Certes, Austin est beau, intelligent et elle s’est souvent demandé quel goût pourraient avoir ses baisers, mais, tout le monde le sait, c’est aussi un séducteur invétéré. Alors, comment le croire lorsqu’il lui jure qu’il a des intentions tout à fait honorables à son égard, et, surtout, comment se faire confiance à elle-même, alors qu’elle ne rêve que d’une chose : que les actes d’Austin démentent ses paroles ?
Publié le : mercredi 1 août 2012
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EAN13 : 9782280233996
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Le cœur de Paige Adams manqua un battement. Cet homme avait es yeux es pus beus qu’ee ait jamais vus. Avec ses biceps impressionnants, ses arges épaues, et sa beauté cassique et rude, i avait de quoi charmer toutes es femmes. Ee y comprise. Et si, d’habitude, ee n’aimait pas es hommes barbus, ee devait bien admettre que sa moustache et son bouc înement taiés ui aaient parfaitement. Pour tout dire, ee avait eu ’impression que a température de a pièce était montée de queques degrés dès que Chery, son assistante, ’avait fait entrer. — Paige, voici Brandon Dison. C’est Ana Rodriguez qui nous ’envoie. Paige referma son ordinateur portabe, issa son bazer et jeta un coup d’œi à son relet dans e porte-styo chromé de son bureau, pour vériîer que son chignon était toujours en pace. Et bien sûr, i ’était. Ee était îère de son apparence. En tant que consutante en image, e fait d’être toujours impeccabe faisait partie intégrante de son travai. Ee se eva, arbora un sourire professionne et néan-moins chaeureux, et ui tendit a main. — Enchantée, monsieur Dison. I referma sa main sur a sienne, avec fermeté, possessivité, même, et quand son regard beu océan
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se riva au sien, et que son sourire révéa ses fossettes — ee adorait es fossettes — ee en oubia presque son propre nom. Les cheveux bond sabe de Brandon Dison étaient natureement ondués, et égèrement décoiffés. Is étaient assez ongs pour efleurer e co de sa chemise, et pour donner envie d’y passer a main. I portait un jean déavé, un T-shirt beu cobat et des bottes de cow-boy. Et, ee devait ’admettre, i avait beaucoup d’aure. — Tout e paisir est pour moi, mademoisee. A en juger par son sourire, i était sincère. Quand Ana, a directrice d’Hannah’s Hope, fonda-tion de utte contre ’iettrisme, ’avait prévenue qu’ee ui envoyait eur éève vedette pour un rendez-vous, Paige n’avait pas imaginé qu’ee verrait débarquer un cow-boy si sexy. Derrière ui, Chery se mordiait a èvre, et éventait discrètement son visage poupin, visibement conquise. — Puis-je vous offrir un rafraïchissement, monsieur Dison ? demanda Chery. Thé, café, eau minérae ? — Non, merci, mademoisee, dit-i en souriant. Et en pus, i était bien éevé. Ce qui ne gâchait rien. Paige désigna a chaise face à son bureau. — Je vous en prie, asseyez-vous. I s’assit, ’air tout à fait détendu. Si ses probèmes d’iettrisme ou son manque d’éducation ’embarrassaient, cea ne se voyait pas du tout. Cet homme respirait a conîance en ui. Ee issa sa jupe avant de s’instaer au bord de sa chaise, en prenant soin de se tenir bien droite. — Je crois que c’est e bureau e pus ordonné que j’aie jamais vu, observa-t-i en croisant es mains sur son torse puissant.
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— J’aime que es choses soient nettes. C’était presque un besoin maadif, en fait. Si ee aait consuter un thérapeute, i ui dirait sans doute que c’était une conséquence directe de son adoes-cence chaotique. Mais son passé était ce qu’i était, et e ressasser devant un psychiatre n’y changerait rien. — Je vois ça, dit-i. La façon dont i a regarda a perturba. — Ana m’a dit que vous aiez recevoir un prix d’honneur pour votre réussite exceptionnee, ors du gaa d’Hannah’s Hope, ce mois-ci. Féicitations. — Etant donné que tous es éèves de primaire ont déjà acquis ce que je viens d’apprendre, je ne vois pas en quoi c’est exceptionne, mais is ont insisté. Beau, poi ethumble. Trois quaités qui aaient bien ensembe. I n’y avait rien de pus détestabe qu’un homme arrogant. Et ee en avait connu beaucoup. — Ana vous a-t-ee expiqué ce que je fais pour a fondation ? — Pas vraiment. — Je suis organisatrice en événementie, et consu-tante en image. — Consutante en image ? demanda-t-i, ’air un peu intrigué. — J’aide es gens à se sentir à ’aise avec eur appa-rence. — Eh bien, sans vouoir vous offenser, je suis assez satisfait de mon apparence tee qu’ee est. Et i avait bien raison. Mais ee avait appris qu’i y avait toujours de a pace pour queques améiorations. — Avez-vous déjà paré sur une scène, monsieur Dison ? Avez-vous déjà prononcé un discours ? — Non.
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— Eh bien, mon travai consiste à vous donner une idée de ce qui vous attend quand vous recevrez votre prix, et à vous préparer à ’ambiance formee du gaa. Un gaa que j’organise aussi. — Donc, vous aez veier à ce que je ne me ridi-cuise pas. Et que je ne fasse pas de tort à a fondation. Paige esquissa un sourire. Ee doutait qu’i y ait un queconque probème. Avec son aure, Brandon Dison aurait une bee présence sur scène. Ee comprenait pourquoi Ana ’avait choisi pour représenter ’organisation. — Donc, vous vous sentezà l’aise, reprit-ee. — Putôt, même si je n’aime pas trop a foue. En généra, je préfère es tête-à-tête, dit-i avec un cin d’œi. S’i essayait de a trouber, c’était réussi. Ee sortit un boc-notes et un styo de son tiroir. — Si vous me pariez un peu de vous ? — I n’y a pas grand-chose à raconter. Je suis né en Caifornie, et j’ai voyagé dans tout e pays. J’ai passé ces quatorze dernières années à travaier comme cow-boy. Paige avait a nette impression qu’i y avait bien pus à dire, par exempe, comment i avait réussi à travaier sans apprendre à ire. Mais ee ne savait trop comment aborder a question. Hannah’s Hope était un cient de rêve pour ee. Ce gaa pourrait permettre à sa société, Premier Image and panning LLC, d’entrer dans a cour des grands. Ee ne vouait surtout pas vexer eur éève modèe. Ee choisit ses mots avec précaution. — Comment en êtes-vous venu à travaier avec ’organisation, monsieur Dison ? — Appeez-moi Brandon, dit-i avec un sourire charmeur. Et je pense que ce que vous vouez surtout
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comprendre, c’est comment un homme peut arriver à ’âge de trente ans sans savoir ire. I avait peut-être des probèmes d’iettrisme, mais i était inteigent. — Oui, en effet. — Ma mère est morte quand j’étais jeune, et mon père travaiait dans e miieu du rodéo, aors nous bougions beaucoup. Quand i réussissait à m’inscrire dans une écoe, je ne restais pas assez ongtemps pour apprendre quoi que ce soit. Pour résumer, disons que je suis passé entre es maies du îet. C’était triste de penser à ce qu’i aurait pu accompir, s’i avait bénéîcié d’une éducation correcte. — Qu’est-ce qui vous a poussé à demander de ’aide ? — Mon patron m’a dit qu’i était prêt à me nommer contremaïtre du ranch, mais que je devais d’abord améiorer mes compétences en ecture. Et me voià. — Etes-vous marié ? — Non. — Des enfants ? — Pas à ma connaissance. Ee ui ança un bref regard, et i afîcha de nouveau un sourire irrésistibe. Avait-i conscience de sa beauté ? — Je paisantais. Ee avait compris. — Aors, c’est un non ? — Pas d’enfants. — Une chère et tendre ? I haussa un sourci. — Pourquoi ? La pace vous intéresse-t-ee ? Paige sentit un frisson a parcourir. I ne savait pas à que point ! Mais i y avait bien ongtemps, ee s’était fait une promesse. Quand, à cause du dernier compagnon
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en date de sa mère, ees avaient été expusées de eur caravane miteuse et forcées de vivre dans un foyer pour femmes encore pus miteux, ee s’était juré de ne fréquenter que des hommes au statut socia éevé. Le genre d’homme qui ne voerait pas ’argent du oyer dans son sac pour acheter de a drogue ou parier sur un cheva. Certes, ee n’avait aucune raison de croire que Brandon ait quoi que ce soit de commun avec es bons à rien qui avaient déîé dans a vie de sa mère. I sembait tout à fait sympathique. Et i était incroyabement beau. Mais i n’était pas pour ee. Sa situation înancière mise à part, i était trop… comment dire ? Trop sexy et trop charmeur. Ee ne vouait pas être emportée dans une histoire d’amour passionnée, dans un tourbion de désir. Ce qu’ee vouait, c’était un homme responsabe, îabe, etsûr. Un homme aussi ambitieux et dévoué à sa carrière qu’ee. Un éga, qui pourrait prendre soin d’ee, si besoin était. Ee s’était toujours débrouiée seue, mais ce serait sans doute agréabe de pouvoir enîn compter sur quequ’un. — Je me demandais seuement si vous aviez besoin d’un biet suppémentaire pour e gaa, se justiîa-t-ee. — Non, je n’ai pas besoin d’un biet suppémentaire. I avait réussi à répondre tout en évitant de ui dire s’i fréquentait une femme. D’aieurs, c’était peut-être mieux qu’ee ne sache rien. — Je suppose que vous n’avez pas de smoking. — Non, mademoisee, dit-i en riant, je n’en ai pas. Le « mademoisee » aait înir par devenir assant. — Vous pouvez m’appeer Paige. — D’accord… Paige. Queque chose dans a façon dont i prononça son
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prénom a ît rougir. Ee commença même à avoir chaud dans son costume de créateur. Peut-être ’air conditionné était-i en panne ? Ee résista à ’envie de s’éventer. — Le gaa ayant ieu dans moins d’un mois, a première chose sur notre iste sera de faire prendre vos mesures et de vous ouer un smoking. — Pardon, mais ce n’est pas tout à fait dans mon budget. Ee baaya ses inquiétudes d’un geste de a main. — Je suis sûre que a fondation peut couvrir cette dépense. — Je ne cherche pas à ce que ’on me fasse a charité. — Mais Hannah’s Hope est une organisation cari-tative. Aider es gens, c’est eur travai. Le gaa est une réception très habiée. — Est-ce éga ? Soudain, i n’était pus du tout charmeur, mais méîant et sombre. — Je ne suis pas sûre de comprendre, ît Paige, intriguée par son changement de comportement. — Une fondation consacrée à ’instruction et ’a-phabétisation qui oue des smokings ? Ça sembe… contraire à a déontoogie. Ee n’avait pas vu es choses sous cet ange. — J’en parerai à Ana. Je suis certaine que nous trouverons une soution. I semba prendre cea comme une réponse accep-tabe. Au fond, ee espérait qu’i accepterait ’aide de a fondation. Ce serait vraiment dommage de manquer ’occasion de voir Brandon en smoking. I serait magni-îque, à n’en pas douter. Nu, i devait être tout aussi
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spendide. Et avec ce corps d’athète, i pouvait sans doute faire des tas de choses… — D’accord, je suis partant. — Je… je vous demande pardon ? — Vous avez dit que nous devions me ouer un costume. Aons-y. Oh ! e smoking. — Oui, c’est juste. Bien sûr. — Qu’aviez-vous compris ? Le feu aux joues, ee tâcha de reprendre contenance. — Rien. J’ai juste… Je ne vouais pas nécessairement dire tout de suite. I se pencha vers ee. — Rien ne vaut e présent, n’est-ce pas ? — Eh bien, oui, mais… Ee fronça es sourcis, et ouvrit son ordinateur portabe pour vériîer son agenda. — Je dois vériîer mon empoi du temps. J’ai pusieurs coups de î à passer cet après-midi. — Laissez-moi deviner, vous êtes e genre de femme qui paniîe sa journée de travai à a minute près. I avait dit cea comme si c’était une tare. Lui qui menait une existence si spontanée et silibre,ne i pouvait évidemment pas comprendre es pressions du monde de ’entreprise. Mais Paige n’était pas totaement incapabe de faire des compromis. Si ee dépaçait queques rendez-vous, et qu’ee restait une heure de pus au bureau, ee pourrait s’en sortir. Ce n’était pas comme si ee avait quoi que ce soit d’urgent qui ’attendait à a maison. — Je suppose que je pourrais vous trouver un créneau, concéda-t-ee. Mais je dois d’abord voir cea avec Chery.
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— Je vous attends dehors. — Oui, je n’en ai que pour une minute. Is se evèrent en même temps. Même dans ses Manoo Bahnik aux taons de quinze centimètres, ee faisait une tête de moins que ui. D’habitude, ee n’était pas impressionnée par es hommes grands. Ni par qui que ce soit, d’aieurs. Pourtant, e seu fait de devoir passer devant ui pour aer à a porte a rendait nerveuse. Que croyait-ee qu’i aait faire ? La prendre dans ses bras et ’embrasser à peine bouche ? Si seulement. Cea faisait bien ongtemps qu’ee n’avait pas reçu a moindre attention mascuine. Ee avait été si occupée ces derniers mois qu’ee n’avait même pas eu e temps de penser à fréquenter quequ’un. Quant au sexe… ee se rappeait à peine à quand remontait a dernière fois. Sans doute parce que cea n’avait pas été mémorabe. C’était pathétique, quand on y songeait. Ee était prête à parier que Brandon Dison pourrait mettre un terme très agréabe à sa période d’abstinence. Mais es aventures d’un soir, ce n’était pas son genre. Et puis, ee ne méangeait jamais travai et paisir. Tout bien considéré, ee serait bien avisée de s’en tenir à son travai, et de rester aussi oin que possibe de cet homme au charme dévastateur.
S’i avait d’abord douté que se faire passer pour un cow-boy iettré, pour décimer a réputation d’un riva amer, soit une bonne idée, sa rencontre avec Paige Adams venait de changer a donne. Brandon Worth — ou Brandon Dison, comme es gens chez Hannah’s Hope en étaient venus à e connaïtre — s’appuya contra a portière passager de son pick-
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up, et offrit son visage au soei de Caifornie, tout en réléchissant aux derniers événements. Lorsqu’i avait décidé d’inîtrer Hannah’s Hope et de démontrer que a fondation était fraudueuse, i n’avait pas prévu de séduire une de eurs coaboratrices mais, parfois, i faait savoir donner de sa personne. S’i se rapprochait de Paige Adams, peut-être parvien-drait-i à dévoier es pratiques mafaisantes qu’i soup-çonnait d’exister derrière e succès d’Hannah’s Hope ? Et par a même occasion, i pourrait enîn détruire son fondateur, Rafe Cameron. Brandon ne pouvait s’empêcher de se sentir person-neement responsabe de ce qui se passait à Vista de Mar, et pus précisément, à Worth Industries, ’usine qui appartenait à sa famie depuis des générations. S’i n’avait pas choisi de vivre dans e ranch famiia, oin de son père à a santé pourtant défaiante, ceui-ci n’aurait sans doute pas accepté e rachat très hostie de Worth Industries que ui avait proposé Rafe. Seon a rumeur, Rafe comptait fermer ’usine et a revendre pièce par pièce, ce qui mettrait a moitié de a vie au chômage, et dévasterait a vie ocae. Brandon avait aissé sa rancœur envers son père occuter ses obigations envers sa vie de naissance et son héritage. Mais à présent, i était bien décidé à réparer ses erreurs. A travers Hannah’s Hope, i espérait montrer à tous que Rafe était un escroc. Maheureusement, es bénévoes avec esques i avait travaié ces deux derniers mois ne savaient rien des rouages secrets de ’organisation. Et i avait pris soin de garder ses distances avec e siège d’Hannah’s Hope, de crainte que sa sœur, Emma, qui faisait partie du consei d’administration, ne fasse une
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