Passion en Louisiane

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Depuis toujours, Lorelei vit dans l’ombre de sa sœur, si parfaite, tandis qu’elle-même est la rebelle de la puissante famille La Blanc. Mais céder à la passion dans les bras de Donovan Saint-James ? Là, elle sait qu’elle est allée trop loin. Car Donovan n’est pas un inconnu à La Nouvelle-Orléans. C’est le célèbre journaliste qui, depuis des années, met en lumière les secrets les plus honteux des élites de la ville. Une élite à laquelle, quoi qu’elle en dise, elle appartient. Aussi doit-elle oublier, et vite, cette nuit aussi inattendue que délicieuse. Mais comment le pourrait-elle quand le destin semble prendre un malin plaisir à remettre Donovan sans cesse sur son chemin ? Donovan qui semble, quant à lui, décidé à ne rien oublier…
Publié le : vendredi 1 août 2014
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280317894
Nombre de pages : 160
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I n’y avaît rîen de pîre que de s’éveîer, nue, dans un ît înconnu. Sauf, peut-être, de s’éveîer nue dans un ît înconnu… auprès d’un homme endormî. La vîoente carté du matîn agressaît Loreeî LaBanc à travers ses paupîères coses. Son crâne étaît dououreux, tandîs qu’ee s’efforçaît de rassember ses souvenîrs… et de détermîner ’îdentîté de a personne aongée à, près d’ee, et avec quî ee avaît de toute évîdence passé a nuît. « Surtout ne pas bouger », s’enjoîgnît-ee. Tout mouvement brusque rîsquaît de réveîer son compagnon, et ee préféraît évîter une confrontatîon avant d’avoîr reprîs e contrôe de a sîtuatîon. « Réléchîs, Loreeî… » Pas évîdent, avec cette mîgraîne quî a taraudaît. Pourtant, ee n’avaît bu que queques coupes de champagne hîer soîr, au marîage de Connor et de Vîv. La fête s’étaît dérouée sans a moîndre anîcroche, es quatre cents învîtés avaîent tous passé une exce-ente soîrée. L’égîse n’avaît jamaîs paru pus bee, et ’hôte où s’étaît tenue a réceptîon s’étaît surpassé : e banquet et a décoratîon étaîent somptueux. Loreeî étaît restée à a tabe d’honneur durant tout e dïner, maîs ensuîte, es gens avaîent dansé en trînquant à a santé des marîés…
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C’est à partîr de ce moment que ses souvenîrs devenaîent lous. Ee se rappeaît s’être quereée avec Donovan Saînt-James, maîs… Ee ouvrît es yeux. Oh… Seigneur ! Des brîbes de a nuît passée uî revenaîent, déiant dans son cerveau avec une rapîdîté et une précîsîon éprouvantes. Doucement, pour ne pas aggraver sa mîgraîne, ee se tourna face au dormeur. Et c’étaît bîen Donovan qu’ee découvraît à, étendu sur e dos, e drap remonté jusqu’à a poîtrîne. Les maîns joîntes derrîère a nuque, î ixaît e pafond. Loreeî retînt un juron. — Bonjour, prîncesse, dît-î d’un ton amusé quî a hérîssa d’embée. — Que… que s’est-î passé hîer soîr ? I eut e toupet de désîgner e drap tîre-bouchonné qu’ee tentaît de tîrer sur ee pour couvrîr sa nudîté — dans un éan de pudeur un peu tardîf. Loreeî n’étaît pas encore prête à entendre e fatîdîque « Nous avons couché ensembe », aussî reprît-ee après s’être écaîrcî a gorge : — Je veux dîre… Comment se faît-î… etpourquoi? — Comment ? Queques coupes de champagne, c’est a raîson prîncîpae. Pour ce quî est dupourquoiLà, j’avoue ne pas avoîr de réponse. Loreeî n’avaît jamaîs bîen supporté ’acoo. Ee avaît à son passîf pas ma de bêtîses, maîs coucher avec Donovan Saînt-James… Sî ee s’étaît couverte de honte en pubîc, sa famîe aaît a tuer, cette foîs-cî. Et sa sœur seraît a premîère à vouoîr ’étrîper.
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— Je t’en prîe, dîs-moî que nous n’avons pas provoqué un escandre pendant a réceptîon, murmura-t-ee. — Je ne pense pas. Mes souvenîrs sont un peu confus, maîs je croîs que a fête étaît bîen termînée quand nous avons… I aîssa sa phrase en suspens. Loreeî se sentît un peu souagée. Sî personne n’étaît au courant, cea îmîtaît es dégâts. Maîntenant, î ne uî restaît pus qu’à dîgérer cette nouvee pour e moîns surprenante : ee avaît couché avec Donovan Saînt-James. Ce n’étaît assurément pas une faute de goût. Donovan auraît pu igurer dans un magazîne peope : yeux d’un vert profond, cheveux de jaîs à peîne boucés, qu’î portaît putôt ongs, juste ce qu’î faaît pour uî donner ’aîr d’unbad boy, peau hâée, pommettes saîantes… Beau spécîmen, donc. Utra-sexy. Maîs à part cea, qu’avaît-î pour uî ? Loreeî s’étonnaît même qu’î aît été învîté au marîage. Sans doute avaît-î reçu un carton par courtoîsîe, à ’înstar d’une petîte centaîne de convîves. Les Saînt-James étaîent des nouveaux rîches quî se servaîent de eur fortune pour acheter eur înfuence et eur respectabîîté. Sî Donovan avaît eu a moîndre casse, î auraît poîment décîné ’învîtatîon, comprenant qu’î n’avaît pas sa pace à a cérémonîe, quî réunîssaît a meîeure socîété de La Nouvee-Oréans. Maîs avoîr de ’argent et avoîr de a casse étaîent deux choses bîen dîfférentes. Dîre qu’ee avaît couché avec uî ! Comment avaît-ee pu perdre à ce poînt tout recu et toute estîme de soî ! « Je ne boîraî pus jamaîs une goutte de toute ma vîe ! » se promît-ee. — Ne me regarde pas comme ça, Loreeî, dît-î
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soudaîn. Moî aussî, je suîs pour e moîns… déconcerté par a sîtuatîon. I entreprît de s’habîer, avec une enteur mînutîeuse qu’ee remarqua tout de suîte. Luî aussî avaît ma à a tête. Avec pudeur, ee détourna es yeux de ce dos muscé proongé par un superbe fessîer, pas assez vîte cependant pour ne pas apercevoîr es strîes rougeâtres quî uî zébraîent es épaues. Apparemment, eurs ébats avaîent été fougueux. Ee ne conservaît héas aucun souvenîr de cette nuît agîtée, que seues trahîssaîent queques courbatures însîdîeuses. Le sîence tendu se proongeaît. En dépît de sa réputatîon sufureuse, Loreeî n’étaît pas très douée pour gérer es « endemaîns »… Bon, avec un peu de cran, ee aaît s’en sortîr, résout-ee. Ee attrapa sa robe par terre. Puîs, e drap enroué autour de son corps, ee se dîrîgea vers a sae de baîns. Ee crut dîscerner un soupîr dans son dos au moment où ee refermaît a porte. Son relet dans e mîroîr n’étaît pas très latteur. Ee s’aspergea e vîsage, tenta d’effacer es traces de mascara charbonneuses sous ses yeux, se coîffa avec es doîgts. Sa robe eniée, ee se sentît un peu mîeux. Bîen, ee avaît à peu près reprîs e contrôe de a sîtuatîon… pourvu que personne ne a voîe regagner sa chambre d’hôte en robe de cocktaî, au petît matîn ! Cea ruîneraît sîx moîs de bonne conduîte, sans espoîr de rédemptîon. Maîs pour ’heure, ee avaît un probème pus urgent, quî se trouvaît juste de ’autre côté de a porte… — Maîntenant, î ne reste pus qu’à négocîer une sortîe dîgne, murmura-t-ee à son doube dans a gace.
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Après avoîr prîs une grande înspîratîon, ee retourna dans a chambre. Donovan se tenaît devant a fenêtre quî surpom-baît Cana Street, torse nu, vêtu d’un sîmpe jean. A son entrée, î pîvota et, sans un mot, uî tendît une bouteîe d’eau. Ee accepta en e remercîant d’un hochement de tête et se força à détourner es yeux de ses pectoraux saîants. — J’aî de ’aspîrîne. Tu veux un comprîmé ? Ou deux ? proposa-t-î obîgeamment. — Ecoute… Je croîs que nous sommes tous deux d’accord, nous n’aurîons jamaîs dû… — C’est sûr ! coupa-t-î avec véhémence. S’efforçant de ne pas prendre cette înterruptîon pour une însute, Loreeî poursuîvît : — A mon avîs, e mîeux est de faîre comme s’î ne s’étaît rîen passé. Je n’en pareraî à personne et tu n’écrîras rîen à-dessus, O.K. ? A son expressîon, ee craîgnît un înstant d’avoîr commîs une erreur tactîque. Au ycée, Donovan étaît déjà connu pour son verbe haut et sa pume acérée. I en avaît faît un métîer en devenant chronîqueur à a téévîsîon, et certaîns de ses bîets avaîent détruît des carrîères et des réputatîons. Le bruît couraît qu’î étaît justement en quête d’une hîstoîre croustîante. I étaît donc peu prudent de ’appâter avec a promesse d’un scandae… — Je me cantonne aux sujets d’întérêt pubîc, et même sî es événements de a nuît entraîent dans cette catégorîe — ce quî n’est pas e cas du tout —, soîs assurée que ce n’est pas queque chose dont je chercheraîs à me vanter. Bon, au temps pour a dîgnîté ! Cette foîs, ee ne pouvaît pas aîsser passer ça.
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— Sans doute. Je t’avoue que je n’en saîs rîen. Je n’en garde aucun souvenîr, rétorqua-t-ee. — Parfaît. Comme ça, tu n’auras aucun ma à faîre comme sî ça ne s’étaît jamaîs produît. — En effet. La tête haute, ee entreprît de rassember e reste de ses affaîres. Son sac à maîn se trouvaît près de a porte, son contenu éparpîé sur e so : tééphone, rouge à èvres et a carte magnétîque quî permettaît d’ouvrîr sa chambre. Non oîn traïnaît ’un de ses escarpîns. L’autre gîsaît à queques mètres, près de a cravate et des chaussures de Donovan. Et sî ’on remontaît cette pîste d’îndîces compromettants, on arrîvaît… au ît. Qu’y avaît-î de pus humîîant que de chercher sa cuotte ? Ee ramassa a veste de Donovan, a secoua : rîen, nî dessous nî dedans. Agenouîée, ee jeta un coup d’œî sous e ît. La vue d’un embaage de préservatîf a îbéra d’une petîte angoîsse. Ee en aperçut aors un deuxîème, un peu pus oîn… et un troîsîème près de a commode. Bonté dîvîne ! Maîs de sa cuotte, nue trace. — Sî c’est ça que tu cherches… Donovan tendaît e bras dans sa dîrectîon, adîte cuotte pendant au bout de son îndex. Loreeî choîsît de ne rîen répondre et, sans oubîer de e fusîer du regard, aa récupérer son bîen pour e gîsser dans son mînuscue sac quî, du coup, refusa de se refermer. Les joues en feu, ee n’eut d’autre choîx que de récupérer e sous-vêtement pour ’enier sous sa robe. Ensuîte, bîzarrement, ee reprît un peu d’apomb. D’un pas décîdé, ee aa étudîer e pan d’évacua-tîon de ’hôte, punaîsé près de a porte. Voyons, ee
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se trouvaît dans a chambre 712, ee pouvaît donc emprunter ’escaîer extérîeur pour atteîndre ’étage înférîeur et regagner sa propre chambre, en toute dîscrétîon. Parfaît. A cette heure, ee avaît peu de rîsque de croîser quequ’un de sa connaîssance. Tout n’aaît pas sî ma, en in de compte. — Tu panîies ta retraîte ? Ee se retourna. Aongé sur e ît, e dos caé sur une pîe d’oreîers, Donovan, a téécommande en maîn, ne a regardaît même pas. Sa voîx trahîssaît même un soupçon d’ennuî. De toute évîdence, ce genre de sîtuatîon uî étaît coutumîère, ce quî ne a surprenaît pas outre mesure. — En effet. Au revoîr, Donovan. J’espère ne pas te revoîr avant très ongtemps. Ee n’attendît pas a réponse et se gîssa dans e couoîr, heureusement désert. Les învîtés, fatîgués d’avoîr dansé et bu une bonne partîe de a nuît, faîsaîent a grasse matînée. Loreeî fonça jusqu’à a porte sîtuée au bout du couoîr, quî donnaît sur ’escaîer extérîeur. Ses taons hauts cîquetèrent sur es marches de méta aors qu’ee descendaît aussî vîte que e uî permettaît sa jupe étroîte. Parvenue au sîxîème, ee jeta un coup d’œî dans e couoîr. I y avaît à deux personnes, înconnues. Par mesure de précautîon, ee attendît que cees-cî aîent atteînt ’ascenseur avant de rejoîndre sa chambre toute proche… … et se rendre compte que sa cé magnétîque ne fonctîonnaît pas.
Heureusement, Loreeî étaît partîe fâchée. Donovan s’étaît réveîé un quart d’heure avant ee et, durant ces quînze ongues mînutes d’angoîsse, î avaît passé
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en revue des scénarîos tous pus embarrassants es uns que es autres. Maîs par chance, à peîne avaît-ee ouvert ’œî qu’ee avaît choîsî de s’écîpser, drapée dans son orgueî. I n’en espéraît pas tant. Le marîage de Connor et de Vîv étaît sans nu doute ’événement mondaîn de a décennîe, et entre toutes es învîtées présentes, î avaît fau qu’î choîsîsse Loreeî LaBanc comme partenaîre de débauche ! I connaîssaît Vîv et Connor depuîs ’époque du ycée. Même s’îs n’avaîent jamaîs été très proches, îs fréquentaîent es mêmes cerces professîonnes et amîcaux. Donovan savaît qu’î étaît toujours consîdéré comme un parvenu par a bonne socîété de La Nouvee-Oréans, maîs maîntenant au moîns, pus personne n’osaît rîcaner sur son passage. Même s’î n’avaît pas pour ancêtres des génératîons de Sudîstes aux manîères rafinées, î se doutaît bîen que ce n’étaît pas très poî de séduîre a sœur de a marîée au sortîr de a réceptîon. Aors ouî, Loreeî avaît raîson : autant faîre comme sî de rîen n’étaît. C’étaît a meîeure soutîon. I aaît uî faoîr pusîeurs tubes d’aspîrîne et des îtres de café avant de récupérer des excès de a veîe ; et sans doute pusîeurs jours pour s’en remettre tout à faît. I aa brancher a petîte cafetîère posée sur a commode. Le café n’étaît pas de a meîeure quaîté, maîs î s’en contenteraît pour e moment. I n’avaît jamaîs été amî avec Loreeî, n’avaît jamaîs fréquenté son groupe. Comment avaîent-îs atterrî dans e même ît ? C’étaît un vraî mystère. Loreeî avaît deux ou troîs ans de moîns que uî et, au temps de eur scoarîté, îs ne se fréquentaîent pas.
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Saînte-Katherîne étaît e meîeur étabîssement de La Nouvee-Oréans, un havre de tranquîîté pébîscîté par es famîes aîsées souhaîtant évîter à eur progénî-ture a fréquentatîon d’une socîété pus popuaîre. On n’y admettaît qu’une poîgnée d’éèves boursîers, pour sacrîier à une mîxîté socîae de bon aoî. La Loreeî de ses souvenîrs étaît une petîte ie gâtée, narcîssîque et snob, quî ne uî accordaît pas un regard, même en termînae quand, de sîmpe boursîer, î étaît passé au statut pus envîabe de is de mîîonnaîre, ’année où son père avaît faît fortune. Fînaement, î trouvaît cea putôt respectabe. Loreeî, ee, n’avaît pas changé d’attîtude envers uî, aors que nombre de ses amîes uî avaîent soudaîn trouvé beaucoup de charme, dès ’înstant où e compte en banque des Saînt-James avaît gonlé. I dîsposaît de a chambre pendant queques heures encore, et î mouraît d’envîe de se rendormîr. Maîs s’î rentraît chez uî, î pourraît se coucher dans son ît, exempt du parfum de Loreeî. I ne se rappeaît peut-être pastoutce quî s’étaît passé cette nuît, maîs assez quand même pour que a égère fragrance lot-tant sur es draps chîffonnés suscîte en uî un frîsson de désîr. Loreeî avaît du tempérament. I auma a téé ain d’avoîr un bruît de fond, zappa sur une chaïne d’înfos en attendant que e café passe. I uî restaît encore à détermîner e sujet de sa prochaîne chronîque et… Le tééphone sonna. Non pas son portabe, maîs ’appareî posé sur a tabe de chevet. Quî dîabe pouvaît ’appeer ? — Ouî, aô ?
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— Ouvre-moî, je suîs obîgée de revenîr, chuchota une voîx fébrîe dans ’écouteur. — Maîs quî êtes-v… — Combîen de femmes ont passé a nuît dans ta chambre ? — Maîs… pourquoî ne retournes-tu pas dans a tîenne ? — Parce que ma cé ne fonctîonne pas ! Je ne veux pas qu’on me trouve dans e couoîr… et je ne vaîs pas rester cachée dans ’escaîer ! Cette îdée e it rîre, ce qu’î paya aussîtôt d’un dououreux éancement dans son crâne. I ’entendît marmonner queques mots sans doute peu latteurs à son endroît. C’étaît assez tentant de a aîsser se débrouîer, juste pour s’amuser, et pour dégonler un peu son ego. Maîs Connor et Vîv rîsquaîent de ne pas trop apprécîer. — Bon, d’accord, j’arrîve, dît-î à contrecœur. I aa ouvrîr et jeta un coup d’œî par ’embrasure. La porte au bout du couoîr s’entrebâîa et Loreeî poînta a tête. Après s’être assurée que a voîe étaît îbre, ee se précîpîta, et manqua e bouscuer dans sa hâte à franchîr e seuî. — Tu auraîs pu frapper, tout sîmpement, it-î remarquer. Ee uî jeta un regard noîr en guîse de réponse, avant de gémîr : — Mon Dîeu, c’est un vraî cauchemar ! — Pourquoî ne descends-tu pas à a réceptîon ? Is vont remagnétîser ta cé. — J’essaîe d’évîter qu’on me voîe, au cas où tu n’auraîs pas remarqué ! Dans cette tenue, on va vîte comprendre que j’aî découché, et je n’aî pas envîe
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