Passion interdite - Un troublant inconnu (Harlequin Black Rose)

De
Publié par

Passion interdite, de Alice Sharpe

Quelqu’un a voulu la tuer… Faith est sous le choc. Qui est le monstre qui a cherché à pousser sa voiture dans un ravin, mettant en danger non seulement sa vie, mais aussi celles des deux petits élèves qu’elle gardait pendant quelques heures ? Sa stupeur laisse cependant place à une terrible angoisse quand Luke Tripper, le père des enfants, lui révèle qu’il est menacé par un dangereux criminel et, qu’à travers elle, c’est lui qui était visé… Lorsqu’il la supplie de l’aider à s’occuper des enfants - le temps que son poursuivant soit arrêté – Faith ne peut qu’accepter, malgré sa peur. Comment, en effet, pourrait-elle abandonner ces deux petits auxquels elle est profondément attachée ? Et, surtout, laisser Luke, qui la trouble profondément, seul face au danger ?

Un troublant inconnu, de Kerry Connor

Karina est désemparée. Pour que Dylan Hubbard la protège efficacement, doit-elle vraiment aller jusqu’à l’épouser ? Jusqu’à changer d’identité ? C’est ce qu’il lui affirme. Mais, deux heures plus tôt encore, elle ignorait jusqu’à l’existence de cet ami de son oncle ! En dépit de son affolement, et poursuivie par les assassins de son mari, Karina est prise dans un terrible dilemme ; si elle refuse l’offre insensée de l’avocat, elle vivra continuellement dans l’angoisse d’être rattrapée ; mais si elle accepte… Si elle accepte, elle deviendra la femme d’un homme dont elle ne sait rien, et qui la tiendra à sa merci…
Publié le : mercredi 1 décembre 2010
Lecture(s) : 64
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280289412
Nombre de pages : 480
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
1

Malgré les pleurs du bébé installé à l’arrière du véhicule et le crépitement de la pluie sur la carrosserie, Luke Tripper réussit à percevoir la sonnerie aiguë de son téléphone. Il se gara et décrocha rapidement, s’attendant à entendre son contremaître lui exposer un nouveau problème survenu sur le ranch.

— Allô ?

La voix rauque qui répondit alors lui sembla une résurgence d’un passé qu’il pensait définitivement révolu.

— Bon Dieu ! C’est quoi, ce tapage ? demanda son ancien patron, l’air interloqué.

Timothy Colby dirigeait l’agence du FBI de Miami, et il était connu pour avoir le verbe haut.

Trip jeta un bref coup d’œil dans le rétroviseur et aperçut des mèches de cheveux blonds, des yeux froncés par la colère, des joues rebondies sur lesquelles roulaient des larmes, et deux petites dents toutes neuves qui brillaient comme des perles.

— Ce sont les cris d’un bébé de dix mois qui réclame son biberon.

— Pardon ? J’arrive à peine à vous entendre !

— C’est Colin, mon neveu !

Trip hurlait presque. Ses éclats de voix réussirent là où ses cajoleries avaient échoué : Colin s’arrêta brusquement de pleurer. Dans le silence relatif qui s’ensuivit, Trip ajouta :

— Que puis-je faire pour vous, monsieur Colby ?

— Le FBI vous manque ?

— Je n’ai pas le temps d’y penser, repartit Trip.

— J’imaginais que vous commenciez à vous lasser de la compagnie des vaches et des bébés.

— Si vous pensez qu’infiltrer un groupe de terroristes est une tâche ardue, vous n’avez pas essayé d’élever deux jeunes enfants, répliqua Trip. Et je vous en prie, ne commencez pas avec le ranch !

Colby eut un petit rire, ou un grognement. La nature exacte de son borborygme était difficile à déterminer.

— Ecoutez, reprit Trip, je suis très en retard. Si vous vouliez seulement prendre de mes nouvelles, je peux peut-être vous rappeler plus tard.

— Pas seulement, répondit Colby d’une voix plus sombre. Je voulais vous parler de Neil Roberts.

Trip fronça les sourcils.

— Pourquoi ? Il est derrière les barreaux.

— Non. Il s’est enfui la nuit dernière, pendant son transfert vers une autre prison. Il a tué un policier. Etant donné vos relations avec cet homme, j’ai pensé qu’il valait mieux vous en avertir.

Timothy Colby n’était pas homme à s’inquiéter sans raison. Le fait qu’il ait jugé utile de l’avertir de cette évasion ne pouvait pas être négligé.

— Y a-t-il le moindre signe que Roberts soit en train de venir par ici ?

— Pas exactement, mais il s’est échappé alors qu’on le transférait au pénitencier Pelican Bay, en Californie. Le seul Etat qui vous sépare de lui est l’Oregon.

Trip jeta de nouveau un coup d’œil à son neveu. Le bébé avait attrapé son précieux Stetson et, de ses dents toutes neuves, s’était mis à en mordiller le bord.

— Que faites-vous pour le retrouver ? demanda-t-il.

Colby lui détailla les moyens mis en place conjointement par la police et le FBI pour mettre la main sur Roberts, et promit de le tenir au courant des prochains développements. Ils raccrochèrent, et Trip se remit en route.

Il prit la bretelle menant à Shay. L’école maternelle se trouvait de l’autre côté de la ville et il y avait une circulation que l’approche de Noël — dans deux semaines maintenant — rendait encore plus dense. Trip redoubla d’attention, car il avait conscience d’avoir été perturbé par l’appel de Colby.

Neil Roberts s’était évadé… Neil Roberts, une brute de la pire espèce, le mal incarné ! Trip aurait voulu qu’il soit à des milliers de kilomètres de son neveu et sa nièce, ou de qui que ce soit, d’ailleurs.

Un autre coup d’œil dans le rétroviseur lui apprit que Colin avait laissé tomber le chapeau et s’apprêtait à entonner une autre tirade. Non seulement Trip était en retard, mais il avait dû emmener son neveu au rendez-vous que lui avait fixé l’institutrice de sa nièce, ce qui — il le savait — ne se faisait pas. Mais il n’avait pas eu le choix, dans la mesure où la baby-sitter ne s’était pas présentée à l’heure prévue et n’avait pas répondu lorsqu’il avait essayé de la joindre par téléphone. Il avait espéré qu’il croiserait sa vieille guimbarde sur le trajet, mais ses espoirs avaient été déçus.

Il se gara sur le parking avec vingt minutes de retard, attrapa son chapeau d’une main, le bébé de l’autre, et s’élança vers le secrétariat de l’école sous une pluie battante.

Quelques minutes plus tard, une secrétaire lui avait délivré un laissez-passer, et lui indiqué où il trouverait l’institutrice. Colin, ravi d’être enfin hors de son siège-auto, s’agrippait à son cou en serrant ses petites jambes contre lui, et poussait des petits cris joyeux.

La pièce se trouvait tout au bout d’un long couloir. Quand il arriva enfin devant la porte, il s’arrêta un instant et jeta un coup d’œil à l’intérieur.

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi