Passion secrète (Harlequin Horizon)

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Passion secrète, Diana Palmer

Encore sous le choc de la mort soudaine de son père, Libby Collins doit bientôt affronter une nouvelle épreuve : sa belle-mère, une jeune croqueuse de diamants ayant séduit son père uniquement pour son argent, a décidé de vendre la demeure familiale. Bouleversée à l'idée d'être chassée de chez elle et de se retrouver démunie, Libby se tourne tout naturellement vers Jordan Powell, son voisin, dont elle est secrètement amoureuse depuis des années. Jordan, un homme insaisissable, qui tantôt la couvre de baisers passionnés, tantôt la rejette cruellement sous prétexte qu'elle est bien trop jeune et immature pour lui...

Publié le : vendredi 15 août 2008
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280268455
Nombre de pages : 224
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1.

Libby était furieuse.

Comment aurait-elle pu imaginer une chose pareille ? A peine un mois après la mort de son père, Janet, sa belle-mère, envisageait de vendre la maison. Elle avait même fait venir un agent immobilier avec lequel elle était occupée à visiter la propriété.

Pourquoi tant de hâte, après un décès aussi soudain qu’inattendu ? Riddle Collins, qu’elle avait épousé neuf mois plus tôt, venait tout juste d’être enterré ! Sous le coup du deuil, Libby et son frère avaient peine à réaliser ce qui leur était arrivé : leur père avait succombé à une attaque cardiaque. Pourquoi ? Riddle, la cinquantaine gaillarde, avait été un homme intelligent, heureux, bien portant. Il n’avait jamais eu le moindre antécédent cardiaque. Non, vraiment, rien n’aurait pu laisser présager cet accident. A tel point que Jordan Powell, leur voisin, ne pouvait s’empêcher de trouver cette disparition très étrange… Mais Jordan avait des soupçons sur tout. Un jour, il avait même prétendu que le gouvernement clonait des soldats dans un laboratoire souterrain !

Les yeux plissés, Libby se passa une main dans les cheveux en parcourant l’horizon du regard, à la recherche de son frère. Mais Curt devait se trouver à l’autre bout du ranch de Jordan, occupé à surveiller la naissance des veaux de printemps. Il y avait peu de chance qu’il rentre avant le départ de l’agent immobilier.

Elle s’approcha discrètement, pour ne pas être vue de Janet, en grande conversation sous le porche avec le visiteur.

— D’après vous, cette maison trouvera-t-elle rapidement preneur ?

— C’est difficile à dire, madame Collins, mais la ville ne cesse de s’agrandir. Nous ne manquons pas de familles à la recherche d’un logement à prix raisonnable. Je pense que l’emplacement est idéal pour un lotissement et je peux vous garantir que n’importe quel entrepreneur paierait cette parcelle au prix fort.

Un lotissement ? Avait-elle bien entendu ?

— Je désire vendre cette maison dès que possible, insista Janet. Sitôt la vente conclue, je quitte le Texas.

Sidérée par ce qu’elle venait d’entendre, Libby dut s’appuyer contre le mur.

— Je ferais de mon mieux, madame Collins, mais vous devez comprendre que le marché immobilier connaît actuellement un léger ralentissement, et je ne peux pas vous garantir une vente aussi… intéressante que nous le souhaiterions.

— Bon, trancha Janet d’une voix sèche. Tenez-moi au courant de vos efforts.

— Je n’y manquerai pas.

Bouleversée, Libby s’éclipsa en hâte. La froideur, le manque d’émotion de Janet lors du décès et des funérailles de son père n’avaient pas manqué de la surprendre. Désormais, l’étonnement cédait la place à une suspicion des plus pénibles. Blottie dans un renfoncement du mur, elle attendit le départ de l’agent immobilier. L’instant d’après, le vrombissement de la Mercedes de Janet s’éloignait dans l’allée.

Etourdie, Libby s’assit par terre et se prit la tête entre les mains. Que faire ? D’abord, se calmer. Elle avait besoin d’aide. Jordan… Lui seul saurait lui donner le courage nécessaire pour affronter sa belle-mère. Oui, mais à cette heure-ci, il devait travailler. Bah, elle ne risquait rien à aller frapper chez lui. Elle avait besoin de marcher, de toute façon.

Se levant d’un bond, elle prit la direction du ranch. La maison de Jordan faisait partie d’une vaste propriété composée de pâtures, d’un corps de ferme et d’une gigantesque grange. Au bout de dix minutes, Libby atteignit le portail du domaine. Elle s’engagea dans une allée bordée de barrières derrière lesquelles paissaient, paisibles, des vaches et des taureaux de la race Santa Gertrudis, à la robe rouge sombre. C’étaient des bêtes magnifiques, dont certaines valaient plus d’un million de dollars. En plus de ses activités de production de viande, Jordan avait également mis en place une unité d’insémination artificielle et de conservation de semence bovine : marché lucratif, puisqu’une paillette de semence pouvait atteindre mille dollars, voire beaucoup plus si elle provenait d’un taureau primé. Il avait aménagé pour les géniteurs une grange aussi confortable qu’un hôtel, située juste à côté de la propriété des Collins, si près que, de temps en temps, on entendait de la maison les mugissements des taureaux.

Jordan Powell était un exemple pour tous les jeunes garçons du comté. Fils d’un fermier dilettante et d’une jeune femme de la bonne société, déshéritée à l’annonce de son mariage, il avait connu une enfance plutôt malheureuse. Son père, brave homme mais d’un naturel velléitaire, laissait végéter l’exploitation familiale et avait sombré dans l’alcool à la mort de sa femme, emportée par une maladie. Abandonné à lui-même, Jordan avait, très jeune, été contraint de se prendre en charge. Il s’était fait embaucher au ranch de Duke Wright et, parallèlement, avait participé à des rodéos professionnels. En quelques années, il s’était imposé comme l’un des meilleurs cavaliers du comté, ainsi que l’attestaient les multiples boucles de ceinture qu’il avait remportées lors de concours.

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