Passions d'Orient (Harlequin Coup de Coeur)

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La fiancée des sables, Kim Lawrence

Informé des projets de son jeune frère Khalid, sur le point d'épouser une intrigante, Tariq Al Kamal, prince héritier d'un riche émirat, croit de son devoir d'empêcher ce mariage. Pour cela, il décide de rencontrer lui-même la jeune femme en question, une certaine Beatrice Devlin, afin de lui proposer un « arrangement » : renoncer à l'homme qu'elle aime contre une forte somme d'argent...

L'héritier de Suleila, Meredith Webber

L'arrivée du cheikh Jamal Sa'idi dans le petit village du bush australien où elle s'est réfugiée avec son neveu Jeremy, que sa sœur lui a confié, plonge Hannah dans l'angoisse. En effet, elle sait que Jamal vient lui reprendre l'enfant, dont il est le tuteur légal et qu'il veut préparer à ses futures fonctions de prince régnant du richissime royaume de Suleila.

Epouse d'un cheikh, Liz Fielding

Lorsqu'elle découvre, dans sa maison, un objet précieux originaire du Raz-al-Kawi, un lointain royaume oriental, Violette voit se confirmer ce qu'elle soupçonnait depuis longtemps : elle est la descendante d'une princesse arabe qui a tenté jadis d'échapper à un destin tout tracé. Un destin commun à toutes les femmes de la lignée qui, comme l'exige la coutume, doivent prendre pour époux le souverain du sultanat.

Publié le : mardi 15 septembre 2009
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280275644
Nombre de pages : 384
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1.

— Amenez-la directement ici lorsqu’elle arrivera, déclara Tariq en tendant une photographie à l’avocat. La voici.

James Sinclair regarda le cliché flou représentant trois vacanciers rieurs sur une plage. Au milieu du trio, un jeune homme aux cheveux noirs enlaçait les deux silhouettes à ses côtés.

James pencha la tête pour observer son client, grand et brun, vêtu d’un costume à la coupe irréprochable. Les paroles de sa secrétaire lui revinrent à la mémoire. Elle lui avait assuré, avec un rire mutin qui ne lui ressemblait guère, que les filles du bureau s’intéressaient moins au costume du Prince qu’au corps qu’il dissimulait.

— Laquelle des deux attendez-vous, prince Tariq ?

L’avocat s’exprimait avec respect, ainsi qu’une certaine nervosité qu’il tentait de dissimuler, tout en considérant l’une après l’autre les deux jeunes femmes de la photographie.

Du calme, James, se dit-il. Il était persuadé qu’il aurait ressenti la même appréhension s’il s’était trouvé seul dans une pièce avec un léopard affamé. D’ailleurs, quelque chose chez son client rappelait cet animal racé, dangereux et imprévisible.

Si les affaires qu’il faisait avec la famille royale de Zarhat n’avaient pas été vitales pour son cabinet d’avocats, il aurait été tenté de déléguer cette tâche à un confrère. En effet, devant l’héritier du trône, il avait l’impression d’être un petit stagiaire boutonneux, sensation plutôt désagréable pour un homme reconnu comme l’un des meilleurs juristes de sa génération.

Tariq al Kamal s’exprimait de façon impeccable avec tout juste un léger accent. En ce moment, bien plus qu’une inflexion étrangère, c’était l’incrédulité qui perçait dans sa voix.

— Laquelle ? répéta le prince.

L’avocat leva les yeux vers l’homme qui le dépassait d’une bonne dizaine de centimètres. Soutenir son regard constituait une épreuve et il se demanda si son malaise était dû au pouvoir et à la richesse d’al Kamal. Pourtant, même si James avait ignoré son identité, il aurait été instinctivement intimidé.

Il observa le visage mince et mat et le mot « implacable » lui vint à l’esprit.

Voilà quelqu’un, songea-t-il, qui ne devait guère prendre de gants lorsqu’il s’agissait d’ôter quelqu’un ou quelque chose de son chemin !

Une trentaine d’années, songea James en étudiant subrepticement la chevelure de jais de son client. Il avait vraiment la tête de l’emploi : séduisant en diable, il semblait doté d’une intelligence à la mesure de son beau visage doré. Posant la main sur son estomac légèrement rebondi, James songea qu’il serait temps pour sa part de se remettre au squash…

Tariq fronça les sourcils en observant l’avocat. Les références professionnelles de cet homme étaient exemplaires, mais après une telle question, il était permis de douter de sa perspicacité.

Quelle femme ? avait-il demandé.

N’était-ce pas évident ? Il reprit le cliché et ses yeux mi-clos glissèrent rapidement sur la blonde et sur son frère avant de s’arrêter sur la rousse. La blonde était jolie, mais il l’élimina d’emblée. Ce n’était pas le genre de femme qui aurait pu faire perdre à son frère le sens des responsabilités qu’on lui inculquait depuis son plus jeune âge. Les devoirs qu’ils avaient tous deux constituaient la contrepartie de leurs privilèges.

La seconde en revanche, avec ses folles boucles rousses, sa bouche sensuelle et son teint d’albâtre, devait être capable du pire.

Oui, elle était sans doute le genre de femme pour qui on perdait la tête. Quant aux responsabilités… Elle pouvait probablement sans trop d’efforts manipuler un homme jusqu’à ce qu’il en oublie son propre nom !

Tandis que son regard s’attardait sur le visage rieur de la rousse, il sentit son irritation s’apaiser. Ce n’était pas si difficile, s’avoua-t-il à contrecœur, de comprendre pourquoi son petit frère Khalid s’était entiché de cette femme. Même sur une photo floue, son sex-appeal ne pouvait manquer de vous faire de l’effet !

La beauté de son visage n’était pas conventionnelle. Son menton arrondi était trop ferme, son petit nez légèrement retroussé constellé de légères taches de rousseur, et ses lèvres souriantes et bien dessinées trop larges. Mais la forme exotique de ses grands yeux en amande aux longs cils donnaient à ses traits un air presque félin et indéniablement sensuel.

Jamal observa ensuite son corps. Elle était élancée, avec de belles épaules qui encadraient une poitrine généreuse. Sa taille de guêpe et ses hanches évasées étaient parfaitement équilibrées par ses longues jambes galbées. La peau, qu’effleuraient les doigts de son frère sur la photographie, était laiteuse.

Cette peau devait être tiède et lisse au toucher, très douce aussi… Tariq chassa cette image importune. Il n’était plus question que Khalid la touche.

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