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Pauses publicitaires

De
149 pages
Brittany Rush décroche des contrats de publicité télévisuelle et imprimée depuis que ses petites fesses de bébé ont représenté officiellement des marques de couches. Quand se présente à une audition, les autres filles préfèrent retourner à la maison que de rivaliser avec elle. Cependant, lorsqu’elle déménage avec sa famille à Hong Kong pour une année, Brittany, à son grand désespoir, se voit contrainte d’interrompre sa carrière publicitaire. De retour à New York, elle brûle d’impatience de retrouver son monde publicitaire. Brittany s’attend alors à ce que les lumières des projecteurs brillent de nouveau sur elle, c’est un tout autre scénario qui se profile : la ravissante jeune fille que les autres candidates avaient l’habitude de redouter était maintenant devenue l’une de celles qui attendaient encore leur tour pour décrocher un contrat de publicité. Brittany sera-t-elle en mesure de recouvrer sa notoriété? Ou, encore, découvrira-t-elle qu’il y a d’autres choses dans la vie que d’être célèbre pendant trente secondes?
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Copyright © 2012 P. G. Kain Titre original anglais : Commercial Breaks: Famous for Thirty Seconds Copyright © 2014 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec Simon & Schuster Children’s Publishing Division, New York, NY Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Annie Patenaude Révision linguistique : Nicolas Whiting Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Carine Paradis Illustration de la couverture : © 2012 Monsieur Z Design de la couverture : Jessica Handelman Montage de la couverture : Matthieu Fortin Mise en pages : Sébastien Michaud ISBN papier 978-2-89733-560-1 ISBN PDF numérique 978-2-89733-561-8 ISBN ePub 978-2-89733-562-5 Première impression : 2014 Dépôt légal : 2014 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque Nationale du Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Kain, P. G. [Commercial breaks. Français] Pauses publicitaires Traduction de : Commercial breaks. Sommaire : t. 1. Trente secondes de célébrité -- t. 2. Image parfaite.
Pour les jeunes de 9 ans et plus. ISBN 978-2-89733-560-1 (vol. 1) ISBN 978-2-89733-563-2 (vol. 2) I. Patenaude, Annie, 1976- . II. Kain, P. G. Famous for thirty seconds. Français. III. Kain, P.G. Picture perfect. Français. IV. Titre. V. Titre : Trente secondes de célébrité. VI. Titre : Image parfaite. VII. Titre : Commercial breaks. Français. PZ23.K342Pa 2014 j813’.6 C2013-942576-4
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Pour mon amour, WBC, de Dui je n’ai jamais ressenti le besoin de faire une pause, Du’elle soit publicitaire ou de tout autre nature.
REMERCIEMENTS
Tout d’abord, je tiens à remercier tous les réalisateurs qui m’ont fait attendre très longtemps après l’heure prévue de mon audition. Sans vous, je n’aurais jamais pensé à écrire ce livre. L’une des grandes joies qui suivent la rédaction d’un livre est l’occasion d’exprimer notre reconnaissance à l’égard de toutes les personnes qui nous ont apporté leur aide tout au long de l’aventure. C’est pourquoi je remercie toutes les personnes suivantes : Rebekah et Meline, merci de m’avoir aidé à savoir quand la nourriture est avariée ; Pam, merci d’avoir été le rayon de soleil du début de chacune de mes journées ; Carley, merci d’avoir été présent à toutes les étapes de ma vie et de m’avoir apporté amour, plaisir et soutien indéfectibles ; Taylor, merci pour notre complicité littéraire de toujours, et merci de m’avoir appelé une centaine de fois par jour et d’avoir rendu l’écriture de ce livre agréable ; Chris, merci de m’avoir aidé à me surpasser ; Loins, merci pour ta façon à toi de célébrer ; Mad, merci d’avoir été un deuxième moi-même ; Sarah, merci pour les conversations que nous avons eues ensemble en pensées ; Shari, de m’avoir rappelé qui j’étais ; Beth, merci de me connaître depuis aussi longtemps que je me connais moi-même ; Julia, merci pour tes précieux conseils ; Kate, Lyn et Greta, merci d’avoir e transformé le 17 étage en famille ; Olivia, merci d’avoir réussi à insérer les concepts de « plaisir » et d’« amitié » dans mes séries de livres ; Virgil, pour ton aide avec le chinois ; ma famille, Judi et Matt, merci pour la vie d’humour, de soutien et d’amour que vous me procurez. William, merci d’avoir été mon premier lecteur, mon premier critique et celui qui occupe une place de choix dans ma vie. Je tiens également à remercier les parents de mon agente, Alyssa Eisner Henkin, de lui avoir permis d’occuper un rang de cadette dans la fratrie. Selon Alyssa, sa nature calme et solidaire est directement liée au fait qu’elle est la cadette de la famille. Toutefois, je sais pertinemment que sa délicieuse personnalité est loin d’être seulement attribuable à son rang dans la fratrie. Merci, Kate Angelella, d’avoir cru en cette série. J’ai vraiment apprécié le temps que nous avons passé ensemble. Merci également, Fiona Simpson, d’avoir pris en main ce projet et d’en avoir fait le tien. J’admire ta patience, ta créativité et tes cheveux. En tant qu’auteur de livres à l’intention de jeunes lecteurs, j’ai rencontré de merveilleux libraires, que je tiens à remercier pour le soutien et l’aide qu’ils m’ont apportés en vue de créer un lien avec mes lecteurs. D’une certaine façon, dans l’industrie littéraire, les libraires font office de réalisateurs. J’espère avoir l’occasion de travailler de nouveau avec vous ! Et, plus que tout, je tiens à TE remercier, toi. Oui, toi qui aimes tellement lire que tu prends même le temps de lire les remerciements. C’est incroyable. Je te remercie de lire ce livre. Je serais ravie de te connaître et de lire tes commentaires. Je t’invite à visiter mon site Web, www.TweenInk.com, ou encore à m’envoyer un message électronique à pg@tweenink.com. J’aurai alors le plaisir de te remercier personnellement.
Chapitre 1
Tu me connais. Tu ne sais pas pourquoi. Néanmoins, il est certain que tu me connais. Tu ne sais pas que j’ai suivi des cours de ballet depuis l’âge de six ans, ni que j’ai échoué au même examen d’orthographe trois fois de suite, mais tu me connais. Tu m’as déjà vue dans un centre commercial en train d’essayer des chaussures de sport et à l’extérieur de l’école alors que je parlais au téléphone cellulaire. Chaque fois que tu m’as vue, tu t’es dit : « Cette fille est-elle venue au même camp de vacances que moi ? », ou « Est-ce cette fille qui sortait avec mon cousin ? » Non. Je ne suis ni l’une ni l’autre de ces filles. Si tu as déjà mangé une barre de chocolat Superchoco, tu as probablement posé ton petit doigt sur mon nez ou ton pouce sur mon front. Si, l’année dernière, tu t’es déjà assis devant la télévision pour regarder tout un épisode d’une téléréalité, entre deux de tes chansons populaires préférées, tu m’as vue arborer un visage enthousiaste alors que je prenais des photos de mes amis avec mon nouveau téléphone cellulaire Globaltel. Et si, au cours des 10 dernières années, tu as allumé la télévision, feuilleté une seule revue, ou es allé au supermarché — ou même dans un petit marché, mais bien rempli —, tu me connais. Jusqu’à l’année dernière, je décrochais plus de contrats de publicités télévisuelles et d’annonces imprimées que les autres filles de mon agence. D’aussi loin que je me souvienne, j’étais la mieux rémunérée de l’agence A-Lister. C’était même Judith Lister, une agente d’artiste de cet endroit, qui m’avait découverte alors que je n’avais que six mois. Cette journée-là, ma mère et moi nous rendions en voiture à un atelier du type mère-enfant pour profiter de quelques instants privilégiés ensemble. Ma mère avait laissé ma sœur, Christine, à la maison aux bons soins d’une gardienne d’enfants. Soudainement, la voiture de Judith avait accroché le pare-choc de la voiture de ma mère. C’est lorsque Judith était sortie de sa voiture pour constater les dommages qu’elle m’avait aperçue gazouiller dans mon siège d’auto. Il semble que mes balbutiements correspondaient exactement à ceux recherchés à cette époque-là par les boîtes de production publicitaire. Deux semaines plus tard, parmi des dizaines d’autres bébés, c’est moi qui étais devenue LE visage de marques de lait maternisé. Bien que ma mère prétende que j’étais trop jeune pour me souvenir de quoi que ce soit concernant les tournages et les séances de photos, je jure que je me souviens très précisément de ces moments où, dans un studio rempli de personnes dont l’attention était rivée sur moi, j’étais devant des caméras et des projecteurs. Je me souviens également très précisément de la façon dont ces personnes s’y prenaient pour que j’arbore un sourire 10 fois plus adorable qu’il ne l’était en essayant de trouver l’angle parfait avec la caméra ou l’appareil photo. Ma vie se résumait à aller à l’école, à passer des auditions et à décrocher des contrats de e publicité… jusqu’à l’année dernière. Quelques jours après mon 12 anniversaire, ma mère m’annonça la « bonne nouvelle ». Cette « bonne nouvelle » me vola littéralement ma vie, la déchira en petits morceaux. Décomposée jusqu’au plus profond de mon être, je me vis contrainte à vivre à Hong Kong pendant toute une année. À maintes reprises, je tentai de faire valoir mon point de vue à ma mère en lui expliquant ce que je ressentais au moyen de cette image de feuille réduite en morceaux. Cependant, elle se borna à me répondre que je dramatisais la situation. Toutefois, avec du recul, il est manifeste que je ne dramatisais pas du tout, loin de là. Le soir où ma mère m’annonça la « bonne nouvelle », elle me dit : « Brittany, ce n’est que pour un an. Nous ne vendons pas la maison. Le journal a besoin d’un correspondant au bureau
de Hong Kong pendant 12 mois. Ensuite, nous reviendrons à New York. Quand je l’ai dit à Christine, elle a été ravie à l’idée de passer un an à Hong Kong, elle. » Bien sûr que Christine avait été enthousiaste à l’idée de passer un an à Hong Kong. Quand elle tenait un ballon de soccer dans ses mains, elle avait quelque chose à faire et était entourée d’amis. Malgré le fait que nous nous ressemblions comme deux gouttes d’eau et que nous passions pour des jumelles, nous avions 15 mois de différence. Christine était l’aînée, et nous étions aussi différentes que deux sœurs peuvent l’être. Christine, elle, avait ce je-ne-sais-quoi qui faisait que tout le monde voulait spontanément se lier d’amitié avec elle. Tout le monde aimait toujours Christine. Même moi, je l’adore, ma sœur. Il m’arrive même de penser qu’elle est la seule personne avec qui je peux être réellement moi-même. Elle est l’une de ces personnes qui ont tellement confiance en elles-mêmes qu’elles arrivent même à rendre les autres bien dans leur peau. Curieusement, le fait que Christine n’accorde aucune importance à la popularité augmentait par le fait même sa propre popularité. Pour elle, Hong Kong représentait un nouveau départ, une autre occasion de se faire de nouveaux amis. Pour moi, par contre, Hong Kong, c’était… la fin de ma vie. — Ce sera amusant, tenta de me convaincre ma mère sur un ton un peu trop enthousiaste. En état de choc, je la regardai comme si elle était une extraterrestre. Une année à Hong Kong ? Alors que j’étais au sommet de ma carrière publicitaire ? Juste après m’être présentée à mon deuxième rappel pour faire la promotion d’un nouveau savon moussant pour le visage ? Ma mère avait sûrement lu dans mes pensées, parce qu’elle tenta alors de me convaincre d’interrompre mes activités publicitaires. — Bri, ne serait-ce pas le moment de faire une pause ? me demanda-t-elle. Tu travailles trop fort. — Maman ! Je fais ça depuis que je suis aux couches, rétorquai-je. — C’est justement là où je veux en venir. Tu pourrais profiter d’une année entière pour jouer les adolescentes normales. Je n’attribue absolument rien de bon au statut d’adolescente normale, et je maintins ce point de vue pendant tout mon séjour à Hong Kong, de la première à la dernière journée. (En effet, tous les jours, sur un calendrier mural accroché à côté de mon lit, je marquais d’un gros X noir la case correspondant à la journée qui venait de se terminer.) Au cours de cette année-là, je m’ennuyai de l’excitation qui m’envahissait lorsque je décrochais un contrat pour une publicité qui serait diffusée pendant le Super Bowl et des sensations que je ressentais lorsque j’apercevais mon visage sur l’emballage d’une boîte de biscuits au supermarché. Environ une semaine avant notre retour au bercail, aux États-Unis, j’appelai Judith pour lui annoncer que le stupide contrat de travail de mon idiote de mère à Hong Kong prenait fin bientôt et que j’étais prête à reprendre ma vie dans le merveilleux monde de la publicité. Christine dormit pendant presque tout le vol de retour, sauf pendant l’heure où nous jouâmes aux cartes et qu’elle m’écoutait déblatérer contre les mets qu’on nous servait pendant le vol. (De la lasagne au thon ? Ce n’est pas sérieux !) J’étais trop excitée pour pouvoir fermer l’œil pendant ne serait-ce qu’une seconde. Chaque seconde qui passait m’éloignait de Hong Kong et me rapprochait du paradis, de tout le tourbillon du monde de la publicité. Au lieu de faire la sieste, j’imaginai les publicités télévisuelles et les revues dans lesquelles je paraîtrais. Je me demandais bien si j’aurais l’occasion de passer une audition dès que je remettrais les pieds aux États-Unis. Le lendemain, après une absence du monde de la publicité de toute une année, j’y retournerais… enfin. Judith me demanda s’il m’était possible de passer à son bureau au cours de la matinée suivant mon arrivée à New York. Je pensais qu’elle avait aussi hâte que moi que sa protégée la plus recherchée décroche de nouveau des contrats de publicité. Déjà, le
lendemain de mon arrivée à New York, j’étais disposée à me présenter à une audition. À l’approche de l’aéroport international JFK, le vol 792 en provenance de Hong Kong amorça sa descente. Par le hublot, je pus admirer tout l’horizon de Manhattan se profiler dans le coucher de soleil de ce début d’été. Je sentis mon cœur presque bondir hors de mon corps, et je me dis que si j’avais eu un parachute en ma possession à ce moment-là, j’aurais sauté sur-le-champ. Je me rappelai alors que je n’étais plus qu’à 48 heures de ma résurrection. Comme je regardais plus intensément l’horizon, je pris une profonde respiration pour me calmer. Je présumais que la ville m’accueillerait comme une amie de longue date, mais même si tout semblait être resté comme avant mon départ, certaines parties étaient maintenant méconnaissables. Des gratte-ciel vitrés avaient été construits au cours de la dernière année, dont certains n’étaient toujours pas achevés. C’était étonnant de constater à quel point une ville pouvait changer en seulement 365 jours. Pendant un bref moment, je pensai qu’il s’agissait d’un détail dont il fallait que je m’inquiète ; toutefois, je tâchai de ne plus penser à cela et me concentrai plutôt sur l’atterrissage de l’avion, qui se faisait tout en douceur. Le monde pouvait avoir changé, mais moi, j’étais toujours la même. Et l’important, c’était que tu me reconnaisses encore. Tu me reconnais encore… N’est-ce pas ?