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Pauses publicitaires

De
128 pages
Il est facile de personnifier une famille parfaite devant une caméra. Chacun de ses
membres sait ce qu’il doit dire parce qu’il l’a lu sur un carton. Toutefois, la réalité est un
peu plus compliquée que ça. Cassie Herold sait que ses parents connaissent des problèmes. Son père vit en quelque sorte sur la route et la voit plus souvent à la télévision qu’en chair et en os. Sa mère, qui
enseigne les mathématiques et préfère résoudre une équation plutôt que de se faire faire un manucure, ne ressemble en rien aux fausses mères énergiques et parfaitement coiffées qu’elle croise aux auditions. Si seulement la vie de Cassie pouvait ressembler un peu plus à celle qu’elle incarne dans les publicités… Peut-être pourrait-elle sortir avec Rory Roberts, le garçon le plus charmant qui puisse exister, autant dans la monde de la publicité que dans la vraie vie, et faire renaître le bonheur dans sa famille pour, ainsi… vivre une vie parfaite.
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Copyright © 2012 P. G. Kain Titre original anglais : Commercial Breaks: Picture Perfect Copyright © 2014 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec Simon & Schuster Children’s Publishing Division, New York, NY Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Annie Patenaude Révision linguistique : Nicolas Whiting Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Carine Paradis Illustration de la couverture : © 2012 Monsieur Z Design de la couverture : Jessica Handelman Montage de la couverture : Matthieu Fortin Mise en pages : Sébastien Michaud ISBN papier 978-2-89733-563-2 ISBN PDF numérique 978-2-89733-564-9 ISBN ePub 978-2-89733-565-6 Première impression : 2014 Dépôt légal : 2014 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque Nationale du Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Kain, P. G. [Commercial breaks. Français] Pauses publicitaires Traduction de : Commercial breaks.
Sommaire : t. 1. Trente secondes de célébrité -- t. 2. Image parfaite. Pour les jeunes de 9 ans et plus. ISBN 978-2-89733-560-1 (vol. 1) ISBN 978-2-89733-563-2 (vol. 2) I. Patenaude, Annie, 1976- . II. Kain, P. G. Famous for thirty seconds. Français. III. Kain, P.G. Picture perfect. Français. IV. Titre. V. Titre : Trente secondes de célébrité. VI. Titre : Image parfaite. VII. Titre : Commercial breaks. Français. PZ23.K342Pa 2014 j813’.6 C2013-942576-4
Conversion au format ePub par:
www.laburbain.com
À toi, mon ima6e parfaite, mon amour, WBC.
REMERCIEMENTS
Merci à toi. Oui, À TOI ! Je te remercie de t’apprêter à lire ce livre, soit toutes les pages de ce livre. En effet, tu es même en train de lire cette page qui ne fait pas vraiment partie du roman. J’en suis vraiment très touché, et je suis heureux de compter parmi mes lecteurs une personne à ce point consciencieuse. Comme ce livre est le deuxième tome d’une série de trois, il est fort probable que tu aies déjà lu le premier tome de la série, soitTrente secondes de gloire. Les librairies regorgeant de livres, je suis reconnaissant que ton choix se soit arrêté sur celui-ci. S’il n’y avait pas de lecteurs, il n’y aurait pas de livres. En fait, il y aurait peut-être des livres, mais au lieu d’être lus, ils serviraient plutôt de butoirs de porte ou de presse-papiers. Il ne s’agirait donc plus vraiment de livres. Visite mon site Web, www.TweenInk.com (en anglais seulement), et à m’écrire à pg@tweenink.com pour me faire part de tes commentaires concernant le romanImage parfaite. J’aimerais vraiment recevoir un courriel de toi. Par ailleurs, tu dois savoir que je réponds à tous les courriels que je reçois. Heureusement, toi, tu n’utilises pas ce livre comme butoir de porte. Toutefois, si jamais tu décides de recourir à ce livre à cette fin, j’espère tout de même qu’il fera du bon travail.
Chapitre 1
Je saisis la lavette posée sur le tabouret, y jetai un coup d’œil rapide et arborai un large sourire. Tout en jouant cette scène, je m’assurai de ne pas détourner mon visage ni de loucher. Je regardai l’ingénieuse femme blonde à mes côtés avant de lui adresser la parole. — Maman, tu l’as fait. Tu as réussi à éliminer la tache de gazon qu’il y avait sur ma jupe de meneuse de claques. Ashley, la femme blonde qui jouait ma mère, prit la bouteille d’eau posée sur le tabouret à côté d’elle, afficha un sourire aussi grand que le mien et regarda droit devant elle avant de répondre. — Mais je n’ai rien fait. C’est Nature’s Way qui a fait tout le travail. Et il l’a même fait sans nuire à l’environnement. C’était mon signal pour continuer. — Ça mérite bien des acclamations ! J’étais sur le point d’entamer ma chorégraphie d’acclamations pour féliciter ma fausse mère quand, soudainement, derrière la caméra, une voix s’éleva. — Merde, cette stupide caméra me cause des problèmes depuis le début de la journée. Peux-tu attendre un peu pendant que je tente de la réparer ? lança Neil. Du coup, comme si quelqu’un venait de percer un ballon au moyen d’une aiguille, notre interprétation d’un monde idéal s’effondra. Notre audition pour une publicité télévisuelle avait laissé place à la réalité, qui revenait peu à peu. Je ne suis pas une grande fervente de la réalité. D’ailleurs, pourquoi le serais-je ? Dans les publicités, j’étais la capitaine de l’équipe de meneuses de claques, j’habitais dans une impeccable maison de banlieue, je portais une jupe propre et qui n’était pas souillée de taches de gazon, j’avais une routine parfaite et j’avais une merveilleuse mère qui riait et souriait chaque fois qu’il convenait de le faire. Dans la réalité, ma mère était une enseignante de mathématiques qui nourrissait une fascination pour les nombres premiers, et lorsque je m’étais présentée à une audition pour faire partie de l’équipe de meneuses de claques de mon école, l’année précédente, j’avais trébuché en marchant sur mes lacets et renversé la mascotte-écureuil de l’école, faisant rouler sa tête en peluche sur le plancher du gymnase… jusqu’aux pieds du directeur de l’école, M. Conner. Inutile de mentionner que ma candidature n’avait pas été retenue et que mes chances étaient dorénavant très minces de pouvoir même me présenter de nouveau à une audition pour tenter de faire partie de l’équipe de meneuses de claques de mon école. Au moins, ici, dans cet étroit studio, ou alors dans une publicité télévisuelle de 30 secondes, ma vie est parfaite. Neil descendit la caméra du trépied pour tenter de la réparer. — Je suis désolé. Ça ne prendra qu’un instant, nous assura-t-il. Ashley et moi acquiesçâmes de la tête, puis Ashley se pencha pour prendre une pose de yoga qui, selon elle, favorisait la concentration. Ashley était de loin ma fausse mère préférée. Elle avait des cheveux blonds droits qui lui arrivaient aux épaules, un petit nez parfaitement symétrique et de scintillants yeux bleus qui s’animaient dès que la caméra se mettait à tourner. J’avais rencontré Ashley pour la première fois un an auparavant environ. C’était au cours du tournage d’une publicité télévisuelle faisant la promotion d’articles scolaires. Dans cette publicité, j’incarnais une fille qui ne parvenait pas à choisir entre un cahier de notes rose éclatant et un cahier violet scintillant. Ashley jouait le rôle de ma mère, qui me permettait d’acheter ces deux cahiers de notes. Mon père avait vu cette publicité pour la première fois alors qu’il attendait son vol à l’aéroport
de San Diego, une semaine plus tôt, et il m’avait appelée sur-le-champ. Même s’il était environ 2 h du matin, j’avais été terriblement heureuse de recevoir son appel, parce que je n’avais pas eu de nouvelles de lui depuis un certain temps. Ashley modifia sa pose en étirant ses bras vers le plafond. Alors qu’elle se cambrait le dos, j’aperçus sa chaîne glisser et pendre dans son dos. Comme je savais qu’elle voudrait être prête dès que la caméra se remettrait à tourner, je l’informai que sa chaîne risquait de tomber. — Oh, merci, Cassie, me dit-elle en abandonnant sa pose. Lorsqu’elle replaça la chaîne sur sa poitrine, j’admirai le beau médaillon doré en forme de cœur. — C’est très joli, dis-je à Ashley. e — Oh, ça ? s’étonna Ashley en palpant le médaillon. Je me le suis procuré sur la 8 rue, à côté de la librairie. Je n’avais pas le choix. Jennifer portait presque le même lorsqu’elle a décroché le contrat de publicité de nourriture pour chats, et Miranda, pour sa part, en portait un, également semblable, lorsqu’elle a obtenu le contrat de publicité d’un concessionnaire automobile. Alors, maintenant, tout le monde porte ce type de médaillon. Elle l’ouvrit pour regarder l’image qui se trouvait à l’intérieur. — Quelque chose à propos de ces médaillons doit faire « jeune mère ». Je ne sais pas. Parfois, il m’arrivait d’oublier à quel point les femmes qui tentaient de décrocher des rôles de jeunes mères étaient compétitives. — Eh bien, il est joli, lui répondis-je. — OK, lança Neil. Je pense que nous pouvons reprendre le tournage. Reprenons du début. Un instant plus tard, Ashley et moi reprîmes notre rôle respectif. Je saisis la lavette, qui faisait fonction de jupe de meneuse de claques, et, sans interruption, nous enchaînâmes les répliques du début jusqu’à la fin de la publicité. Je chantai un air d’acclamations, un incontournable propre aux équipes de meneuses de claques, avant que Neil crie : « Coupez ! » Ashley saisit son sac, et je pris mon sac à dos, après quoi nous sortîmes de l’étroit studio du bureau de casting. Le couloir attenant au studio était bondé de fausses mères et de fausses filles qui se donnaient la réplique par groupes de deux, groupes formés d’une fausse mère et d’une fausse fille. Ces couples étaient tous, y compris Ashley et moi, des copies presque conformes les unes des autres. Comme d’habitude, il y avait quelques nouveaux visages dans cette foule de filles qui passaient régulièrement des auditions. — Ça m’a fait plaisir de revoir ma fausse fille préférée, me dit Ashley en me serrant fort dans ses bras. J’étais ravie d’entendre Ashley me dire que j’étais sa fausse fille préférée. Toutefois, chaque fois qu’elle en faisait mention à voix haute, je ressentais une étrange sensation. En fait, en vérité, il m’arrivait de souhaiter qu’Ashley soit ma vraie mère et que, par le fait même, je sois sa vraie fille. Chaque fois que cette pensée me venait à l’esprit, je me trouvais vilaine. Je me sentais ingrate envers ma mère, parce qu’elle était une mère parfaitement normale, comme la plupart des autres mères, mais qui, pour une mauvaise raison que je n’arrivais à m’expliquer, croyait que l’intérieur d’une personne revêtait plus d’importance que son extérieur. C’était sans doute ce qui expliquait pourquoi son placard semblait contenir les tenues parfaites pour le film Woodstock. Mentalement, je me giflai le visage pour tenter de chasser ces pensées de mon esprit. — Je suis également très heureuse de t’avoir revue, Ashley. J’espère vraiment que nous décrocherons ensemble ce contrat de publicité, lui avouai-je. — Ça serait amusant, en effet, me répondit-elle en enlevant le bandeau qu’elle portait sur la tête pendant l’audition pour le ranger dans son sac. Ses cheveux tombaient maintenant sur son visage.
— Je dois maintenant me rendre à mon cours de Pilates. À bientôt, Cassie. Ashley se fraya un chemin parmi la foule pour sortir de l’immeuble. En attendant de pouvoir entrer en studio pour l’audition suivante, je décidai de me coiffer. Le bureau de casting où je me trouvais à ce moment-là partageait les toilettes avec quelques autres bureaux de l’immeuble et, plus d’une fois, dans ce lieu public, pendant que je me coiffais, j’avais dû souffrir la présence de femmes quelque peu hystériques. J’avançai jusqu’au bout du couloir, là où étaient situées les toilettes. Dès que je tournai le coin, j’aperçus la seule personne que je tentais d’éviter.