Peindre sur le macadam

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Construire une relation sentimentale est analogue à peindre sur le macadam : nous sommes sûrs que les contours ne seront pas nets, nous ne sommes pas assurés que l’œuvre sera éternelle mais il ne tient qu’à nous de la rendre magnifique.
Pour garder le contrôle, il faut s’abandonner à la séduction, se livrer à l’émotion, succomber aux passions, libérer l’imagination et passer à l’action. On n’est pas toujours vainqueur au jeu de l’amour mais on en ressort toujours plus vivant.

Entre poésies et nouvelles, un hommage à la féminité et aux manèges de la passion.


Publié le : jeudi 15 janvier 2015
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EAN13 : 9782332817044
Nombre de pages : 48
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Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-81702-0

 

© Edilivre, 2015

Dédicace

 

A toutes les filles qu’on rencontre et à celles qu’on oublie,

A celles qui nous donnent leur sourire et à celles à qui nous l’arrachons,

A celles qui nous cherchent et qui finissent par nous fuir,

A celles qui se tiennent devant nous, sujettes à une douce folie, qui n’attendent qu’un geste, un regard, un mot, une attention…

Nous ne sommes que des hommes.

La 7ème Symphonie

Dans mes bras, une œuvre d’art.

Venue d’ailleurs, une guitare.

Harmonie des formes, voix harmonique.

La voir, l’ouïr, mes désirs les plus ardents.

Sa teinte me fait perdre la tête.

L’avoir, la tenir, je n’attends que l’étreinte.

Une douce passion le diapason.

Je donne le tempo : lento – adagio !

Le son est amour et l’amour profond,

Il s’entonne par le silence.

Il chante, parle, murmure.

En aparté nous le jouons a capella.

Nul besoin de préparation,

J’ai l’inspiration aux bouts des doigts,

et tiens les paroles du bout de ses lèvres.

De ma plume, des vers qui font rougir la lune.

Chanté en chœur, ce refrain unit nos cœurs.

Une main sur la tête, l’autre tapote la caisse,

Je donne le tempo : allegro – andante – allegro !!

Le classicisme m’horripile.

Seulement par la folie,

Le plus baroque des romantiques je suis.

Seulement par la liberté,

Les gammes montent, elle suit.

Du la mineur au do majeur,

faire frémir les sensibles cordes

Puis, retenir le souffle

quand la bouche épouse le cor

Pour obtenir les sonorités

et cette mélodie qui emplit l’âme.

Io vivo per lei, io vivo in esso1,

Ma musique une caresse, le noble art.

Dal maestro, un virtuoso2,

Je donne le tempo : vivace – presto – prestissimo…

…adagio !!!

Voici atteint, le “juste ciel !”

où s’achève la 7ème symphonie :

La symphonie inaudible.


1. Je vis pour elle, je vis en elle.

2. En maitre, le virtuose.

De bonne guerre

Une période stressante. Mon projet piétinait et je n’avais plus la concentration aux cours. Je décidai donc de faire un break de trois jours pour me ressourcer en dépit de mon emploi du temps encore très chargé. J’étais déterminé à prendre du bon temps et ni l’explosion de Jaama Efna, ni le temps qui faisait des siennes, ni le désistement de celle avec qui j’avais prévu de passer le week-end ne pouvaient entacher cette détermination.

Je me retrouvai donc ce jeudi soir au St Germain, restaurant select du centre-ville de Marrakech. Ce n’est pas le genre d’endroits fréquentés par des étudiants, mais j’aime bien faire des folies quand je peux me le permettre. Pour compagnie, ce charme métisse marocain-français aux manières aguichantes qui ne cessait de me sourire depuis quelques semaines. La bonne chère nous avons dégusté, tout en nous menant une guerre : la guerre de la séduction.

Elle était une grande séductrice, mais je ne suis moi non plus, un novice en la matière : j’aime séduire, j’aime être séduit.

Elle avait l’art d’attirer l’attention et les gestes pour la capturer.

– Désolé pour le retard, j’ai dû me faire un brushing. Mes cheveux étaient affreux, d’ailleurs je n’ai pas très bonne mine, suis fatiguée et un peu malade…il fait chaud à l’intérieur…

Une introduction avec une gestuelle digne des plus illustres pièces de théâtre, passant sa main dans ses cheveux ondulés, puis me faisant voir son visage et finissant par enlever son pardessus, découvrant ainsi de sublimes épaules qu’un petit haut avait l’impossible devoir de cacher. Pour toute réponse un sourire indulgent je lui lançai, ne prenant pas même la peine de me lever pour l’accueillir : en guerre, on ne doit faire montre de faiblesse. Ce dont je me suis très tôt félicité puisque se baissant pour me faire la bise elle m’offrit une vue imprenable sur un beau paysage typique du relief accidenté de ma cité d’adoption : deux collines que séparait une vallée.

Elle m’avait déjà mis dans sa poche, elle le savait, je le savais. Mais j’en voulais encore plus. Pour la provoquer, je jetais des coups d’œil à peine voilés vers une donzelle assise à une table voisine. La réaction ne se fit pas trop attendre. Elle trouva par deux fois des motifs pour se lever de table. Ce qu’elle exécutait...

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