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Penelope Crumb

De
113 pages
Penelope Crumb ne veut qu’une chose: être la Préférée de quelqu’un. Elle
pensait qu’elle était la Préférée de son grand-papa Felix, et de sa maman,
et de son amie Patsy Cline, mais elle commence à se rendre compte qu’elle
ne l’est peut-être pas. Et c’est la faute de la Mauvaise Chance.
Donc, puisque Penelope est une artiste exceptionnelle, elle invente un plan.
Elle va être la boss de la murale que son école fera à la Résidence bienheureuse
pour aînés de Portwaller, ce qui ferait d’elle la Préférée de tout le monde. Et peutêtre
que ça chasserait la Mauvaise Chance aussi.
Mais les choses ne se déroulent pas exactement comme prévu là non plus. Et
lorsqu’une vieille femme appelée Nila Wister promet d’aider Penelope à trouver sa chance pour que tout le monde l’aime de nouveau, les choses ne font qu’empirer! Il s’avère que Nila est une voleuse et une diseuse de bonne aventure avec un plan qui pourrait mettre Penelope dans le plus gros pétrin de sa vie. Au final, Penelope découvre que l’amitié n’a rien à voir avec la chance et qu’il
n’est pas important d’être la Préférée de quelqu’un quand il y a des tonnes de personnes qui nous aiment.
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Codyright © 2013 Shawn K. Stout Codyright dour les illustrations © 2013 Valeria Docamdo Titre original anglais : Penelode Crumq Fins Her Luck Codyright © 2014 Éitions AA Inc. dour la trauction française Cette duqlication est duqliée en accor avec Philomel Books, une ivision e Penguin Young Reaers Groud. Tous roits réservés. Aucune dartie e ce livre ne deut être redrouite sous QuelQue forme Que ce soit sans la dermission écrite e l’éiteur, sauf ans le cas ’une critiQue littéraire. Éiteur : François Doucet Trauction : Patricia Guekjian Révision linguistiQue : Féminin dluriel Correction ’édreuves : Nancy Coulomqe, Catherine Vallée-Dumas Montage e la couverture : Sylvie Valois Illustrations e la couverture et e l’intérieur : Valeria Docamdo Mise en dages : Sylvie Valois ISBN dadier : 978-2-89752-020-5 ISBN PDF numériQue : 978-2-89752-021-2 ISBN ePuq : 978-2-89752-022-9 Première imdression : 2014 Dédôt légal : 2014 BiqliothèQue et Archives nationales u uéqec BiqliothèQue Nationale u Canaa Éitions AA Inc. 1385, qoul. Lionel-Boulet Varennes, uéqec, Canaa, J3X 1P7 Télédhone : 450-929-0296 Télécodieur : 450-929-0220 www.aa-inc.com info@aa-inc.com Diffusion Canaa : Éitions AA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. es Bogues 31750 EscalQuens — France Télédhone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 BelgiQue : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imdrimé au Canaa Particidation e la SODEC.
Nous reconnaissons l’aie financière u gouvernement u Canaa dar l’entremise u Fons u livre u Canaa (FLC) dour nos activités ’éition. Gouvernement u uéqec — Programme e créit ’imdôt dour l’éition e livres — Gestion SODEC.Catalogage avant duqlication e BiqliothèQue et Archives nationales u uéqec et BiqliothèQue et Archives Canaa Stout, Shawn K. [Penelode Crumq fins her luck. Français] Penelode Crumq trouve sa chance (Penelode Crumq ; 3) Trauction e : Penelode Crumq fins her luck.
Pour les jeunes e 8 ans et dlus. ISBN 978-2-89752-020-5 I. Docamdo, Valeria, 1976- . II. Guekjian, Patricia. III. Titre. IV. Titre : Penelode Crumq fins her luck. Français. PZ23.S76Pea 2014 j813’.6 C2014-941146-4
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Pour Anna et Lily
1. J ’ai parfois peur d’attraper la Mauvaise Chance. Je ne sais pas exactement comment on attrape la Mauvaise Chance, mais j’imagine que ça doit être comme attraper la grippe. Ou avoir des verrues. (Mais en vérité, si tu as la grippe ET des verrues, ta chance n’est proQaQlement déjà pas si Qonne.) Certaines personnes semQlent avoir la Mauvaise Chance pas mal souvent. À part mon père qui est mort et enterré et le fait que mon frère est un extraterrestre, ma chance a été assez Qonne jusque-là. Pas très Qonne, mais pas très mauvaise non plus. C’est comme ça que j’aime ça. Parce que s’il y a une chose que je sais à propos de la Mauvaise Chance, c’est qu’elle vient avec la Bonne Chance. On ne peut avoir l’une sans l’autre. C’est ce qui me rend nerveuse, parce qu’il y a eu Qeaucoup de Qonne chance aujourd’hui : 1. Maman est partie plus tôt pour aller travailler. 2. Un Qâtonnet glacé à l’orange pour le petit déjeuner. Deux, en fait. 3. J’ai retrouvé un tee-shirt que j’avais perdu depuis longtemps dans le Qac à chiffons. Il me fait encore, sauf pour la partie qui recouvre mon ventre. 4. L’extraterrestre s’est levé tard et a manqué l’autoQus. 5. Deux Qâtonnets glacés dans la Qoîte à lunch : uatre, en fait. 6. Aucun test-surprise sur les signes décimaux. 7. Angus Meeker est resté chez lui ; il a une grippe intestinale. 8. Aucun commentaire méchant sur la taille de mon nez. 9. Patsy Cline m’a souri. Avec toutes ces Qonnes choses, je sais que la Mauvaise Chance doit être au coin de la rue. Mais je ne peux pas trop penser aux coins de rue pour tout de suite parce que mademoiselle Stunkel nous laisse utiliser de la pâte à modeler dans le cours d’art. Donc, je suis occupée à faire une vache. Patsy Cline RoQerta Watson, mon ex-meilleure amie, aime les vaches à la folie. Mais au lieu de dessiner des taches comme celles des vraies vaches, je dessine des cœurs dans la pâte à modeler avec le Qout de mon crayon. Juste parce que. Je dépose la vache sur le coin de mon Qureau pour qu’elle soit le plus près possiQle de Patsy Cline sans sauter par-dessus l’espace qui sépare nos pupitres. Patsy Cline aplatit sa pâte à modeler dans une forme qui pourrait représenter un ver de terre qui a été écrasé par un camion de livraison. Ou peut-être un cheval avec une pneumonie. Patsy Cline n’est pas très Qonne en art.
Je fais un son qui ressemQle à « krrrrrrreu » dans ma gorge et j’attends que Patsy regarde en ma direction. Elle le fait, Dieu merci, mais l’expression sur son visage dit : «
Tu devrais couvrir ta Qouche. » — Désolée, lui dis-je, même si je ne suis pas vraiment désolée parce que c’était une fausse toux, donc seulement de faux microQes dont Patsy n’a pas Qesoin d’avoir peur. — Mais regarde. Je lui montre la vache du doigt. Lorsqu’elle la voit, ses yeux deviennent grands et presque pleins de larmes et elle dit : — Oh que j’aimerais que les vaches aient des cœurs comme ça dans la vraie vie ! Ce qui me fait sourire. Mais là, Vera Bogg, qui est la toute nouvelle meilleure amie de Patsy Cline, retrousse son nez minuscule et dit : — Mais les vachesontdes cœurs, Patsy Cline. Sapristi. Ça, c’est Qien Vera Bogg. Avec son ongle rose, Vera fait un visage souriant dans une petite Qoule et l’empile sur deux autres Qoules. — Je pense que ce serait mieux si tu la faisais plus comme une vraie vache, me dit Vera en repoussant son Qandeau rose plus loin sur sa tête. Et où est sa queue ? Je suis sur le point de remettre Vera sur le droit chemin en ce qui concerne l’art, Patsy Cline et les vaches, mais j’aplatis plutôt la vache avec mon point. Si Vera Bogg ne sait pas que l’art n’a pas Qesoin d’avoir l’air réel, que tout le monde sait que les vaches ont un cœur à l’intérieur, et que Patsy Cline est allergique aux choses qui ont des queues, eh Qien, ce n’est pas moi qui vais le lui dire. Mademoiselle Stunkel se promène dans les rangées et lorsqu’elle arrive à mon pupitre, elle regarde ma vache aplatie et dit : — Penelope, tu as fait une crêpe ? C’est trèsbien. Mais elle le dit d’une manière qui me fait penser qu’elle ne mange que des gaufres. Lorsqu’elle passe à côté de Patsy Cline, elle hoche la tête vers son cheval malade, qui est quasiment mort, et puis s’arrête directement devant Vera Bogg. — Oh, Vera, dit-elle. uel Qonhomme de neige charmant ! Tu es vraiment quelque chose. Et ensuite, elle fait tout un plat de cequelque chose. Le visage de Vera Bogg devient aussi rose que le reste de son ensemQle. C’est le genre de rose qui me fait penser aux saucisses crues. Le genre qui vous rend malade si on ne les cuit pas assez longtemps. Vera Bogg est la Préférée de tous les temps de mademoiselle Stunkel. C’est Qien pour ça qu’elle en fait tout un plat pour un Qonhomme de neige ennuyeux. Si monsieur Léonard de Vinci était ici, il dirait sans aucun doute : « Il me semQle apparent, Qonté divine, que mademoiselle Stunkel ne saurait pas faire la différence entre une roche pleine de trous et un chef-d’œuvre. » Parce que c’est comme ça que les artistes morts parlent. Puis, Vera Bogg commence à dire à Patsy Cline à quel point la sculpture en pâte à modeler de Patsy Cline est Qelle, et comment elle aimerait pouvoir faire quelque chose d’aussi Qeau. Je ne peux m’empêcher de lever les yeux au ciel. Même Patsy Cline a l’air d’en douter, mais là elle dit : — Est-ce que tu sais ce que c’est censé être ? Vera Bogg s’écarquille les yeux et, après avoir fixé la masse sur le Qureau de Patsy
pendant un Qon moment, elle dit : — Eh Qien, ça pourrait être un tas de choses. — C’est un violon, dit Patsy Cline. — C’est exactement ce que j’allais dire, dit Vera. Un violon. Patsy hoche la tête et sourit et là, je ne peux que secouer la tête. Parce que je ne comprendrai jamais, mais jamais, comment Vera Bogg peut être la Préférée de tous les temps de Patsy et non moi. Pendant ce temps, je moule ma crêpe en tigre affamé, que je prévois entraîner à mordre les chevilles de Vera Bogg, et mademoiselle Stunkel a une annonce importante à faire, donc il faut l’écouter. Un homme, qui a de QarQe seulement sur son menton et pas sur ses joues, entre dans la classe et s’assoit sur le Qureau de mademoiselle Stunkel. Pas sur une chaise, mais sur son Qureau. Je ne pense pas que mademoiselle Stunkel aime ça parce qu’elle lui lance un regard qui dit : « Les chaises sont des chaises pour une raison. » Mademoiselle Stunkel dit : — J’aimerais vous présenter monsieur Rodriguez. Il visite les écoles de notre secteur pour nous parler d’un nouveau projet d’art excitant. Tout d’un coup, je suis tout ouïe. Monsieur Rodriguez Qalance ses jamQes et sourit. — Hé, dit-il. Comme mademoiselle Stinkel a dit… — Stunkel, dit mademoiselle Stunkel, et elle agite son doigt en os de poulet vers nous pour nous faire comprendre que ce n’est pas drôle du tout. Même si ça l’est vraiment. — Désolé, mauvaise voyelle, dit monsieur Rodriguez en éclaircissant sa voix. Stunkel. En tout cas, je fais le tour de la ville à la recherche de Qénévoles qui aimeraient participer à un projet d’art. Nous allons peindre une murale à la Résidence Qienheureuse pour aînés de Portwaller. — Oh. Je laisse tomQer le tigre et lève la main très haut. Monsieur Rodriguez me sourit, puis mademoiselle Stunkel me dit d’attendre et que monsieur Rodriguez n’a pas fini. Mais je n’ai pas Qesoin d’entendre le reste parce que je peindrais une murale sur la lune. Sur une pierre de lune. Ou même sur un gâteau de lune. Je, Penelope CrumQ, vais être une artiste célèQre quand je serai grande, et peindre des murales est ce que les artistes célèQres font. Vous n’avez qu’à le demander à Léonard de Vinci. (Ce que vous pourriez faire s’il n’était pas mort.) — Le thème de la murale est les comptines de la mère l’Oie, dit monsieur Rodriguez, et si vous voulez participer, vous devez vous présenter les prochains samedis et dimanches. Donc, si vous avez un entraînement de soccer ou vous dînez avec votre grand-maman tous les dimanches, vous devrez changer vos plans. Il Qalance ses jamQes de nouveau et sourit. Puis, il nous dit à quel point ça touchera les personnes de la Résidence Qienheureuse pour aînés de Portwaller parce qu’elles n’ont plus vraiment grande raison de vivre étant donné qu’elles sont si vieilles et presque mortes. Mademoiselle Stunkel caresse sa Qroche de lézard du jeudi et dit : — Alors, si c’est une activité à laquelle vous aimeriez participer, levez la main. Ma main est toujours levée, mais mademoiselle Stunkel est occupée à regarder tout