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Plaisirs inattendus - De si brûlantes retrouvailles

De
432 pages
Série Le défi des frères Quinn, vol. 1

Plaisirs inattendus, Kate Hoffman

Mis au défi, les frères Quinn ont six semaines pour découvrir leurs vrais désirs… et succomber à la passion !

C'est avec l'impression de vivre un rêve éveillé que Rachel accepte d'embaucher Dermot Quinn. Certes elle ne sait rien de lui, si ce n'est qu'il est l'homme le plus incroyablement sexy de la terre, mais comment pourrait-elle renoncer à une telle aubaine? Non seulement elle a désespérément besoin d'aide pour sauver son ranch, mais surtout, après des mois à travailler d'arrache-pied, elle meurt d'envie de succomber à l'affolant appel qu'elle voit briller dans ses yeux sombres. Alors même si elle se rend vite compte que Dermot n'a pas sa place ici et que, tôt ou tard, il devra retourner à sa vie de citadin, elle est bien décidée à profiter de ce cadeau tombé du ciel !


De si brûlantes retrouvailles, Cara Summers

Quand, au cours d’une réception, Nash Fortune aperçoit la personne que sa grand-mère a engagée pour écrire l’histoire de leur famille, il sent son cœur se figer. Car aucun doute n’est possible : la jeune femme blonde qui lui tourne le dos n’est autre que Bianca. Celle qui a fui loin de lui, des années auparavant, sans lui donner la moindre explication. Et qui, à son grand trouble, éveille toujours en lui un intense désir, irrépressible, presque sauvage… Sauf qu’il n’est plus le jeune homme d’autrefois. Et, il se le jure, il ne se laissera plus prendre au piège de ce qu’il ressent. Ou alors uniquement pour servir ses propres intérêts…

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Dermot Quinn était en plein milieu d’un rêve parti-culièrement doux et agréable lorsqu’il entendit frapper à la porte. A regret, il ouvrit les yeux. Il fut aussitôt ébloui par le soleil matinal qui îltrait sous le rideau de la chambre de sa péniche, et les referma aussitôt. Encore une belle journée sur Seattle aujourd’hui ! D’habitude il essayait toujours d’en proîter au maximum. Mais là, il n’avait pas envie de se lever tout de suite. Aujourd’hui, il avait envie de traïner au lit. Il se retourna et enfouit son visage dans son oreiller puis esquissa un sourire rêveur en reconnaissant le parfum féminin. Le parfum de Kelly. Elle avait passé la nuit sur la péniche. Ils s’étaient retrouvés dans un bar, la nuit dernière, comme ils le faisaient régulièrement et avaient partagé quelques verres avant de rentrer chez lui pour une nuit de sexe libre de tout engagement et de toute complication. Il jeta un coup d’œil au réveil. 8 heures. Kelly devait être partie faire son jogging, pour leur éviter la conversation gênée du matin, mais elle avait dû changer d’avis, et c’était elle qui revenait pour un nouveau corps à corps sensuel. A vrai dire, cette perspective ne lui déplaisait pas. Impatient, il enîla un jean et se dirigea vers la porte.
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Sa relation avec Kelly obéissait à une routine bien établie, mais il n’était pas contre quelques changements de programme, de temps en temps. Surtout quand il était question de sexe. — Tu n’aurais pas dû verrouiller la porte en partant, lança-t-il en tournant la poignée avant de se îger net. Ce n’était pas Kelly, de l’autre côté de la porte, mais son frère jumeau, Kieran. — Bon sang, Dermot, lui lança ce dernier sans lui laisser le temps de réagir, tu ne réponds jamais au télé-phone ? Cela fait une heure que j’essaye de t’appeler ! — J’ai éteint mon portable. Mais, dis-moi, que fais-tu ici ? On est samedi. Tu fais la grasse matinée d’habitude. Il remarqua soudain que le regard de Kieran était anormalement grave. — Grand-père m’a appelé. Il veut nous voir tous dans son bureau, dans une demi-heure. Alors înis de t’habiller et nous îlons. Dermot fut incapable de masquer sa surprise. — Il veut nous voir un samedi matin ? — Oui, je sais, c’est étrange. Je t’avoue que je suis même un peu inquiet. — T’a-t-il dit pourquoi il voulait nous voir? — Non, mais, comme il a passé toute la semaine enfermé dans son bureau, je me demande s’il n’a pas reçu une offre d’achat pour les chantiers navals. Depuis leur plus jeune âge, Dermot et ses frères travaillaient dans l’entreprise familiale, les chantiers navals Quinn Yachtworks. Ils avaient commencé au bas de l’échelle, balayant les entrepôts puis jouant les coursiers ce n’est qu’au îl du temps qu’ils avaient acquis leurs responsabilités. Leur grand-père Martin, un immigré irlandais, était
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arrivé aux Etats-Unis l’année de l’élection du président Kennedy. Veuf et père d’un garçon de deux ans, sans un sou en poche, il était déterminé à commencer une nouvelle vie. Quelques années plus tard, il avait créé son entreprise. Après la disparition de leurs parents, tout le monde avait pensé que Martin prendrait sa retraite rapidement et que l’entreprise passerait entre les mains de ses frères et lui. Mais Martin n’avait toujours pas pris sa retraite. Il ne semblait même pas pressé de le faire. — Tu ne penses pas qu’il est malade, tout de même? hasarda Dermot. — Pourquoi penses-tu cela ? — Je ne sais pas… Il a tout de même soixante-dix-sept ans, il vieillit. — Je t’interdis de dire cela, rétorqua Kieran. Grand-père va bien. De toute façon, si ce n’était pas le cas, nous le saurions. Jugeant préférable de ne rien ajouter, Dermot ouvrit son placard et resta un instant immobile, pensif, comme s’il hésitait sur la couleur de la chemise qu’il allait porter. — Dépêche-toi, s’impatienta Kieran. Peu importe ce que tu mets, mais habille-toi. Nous devons passer prendre Cameron sur le chemin et discuter. On retrouvera Ronan directement sur place. — De quoi devons-nous « discuter » ? Nous ne savons même pas pourquoi grand-père veut nous voir. — Cela ne nous empêche pas de nous préparer. Si grand-père a l’intention de vendre, nous devons pouvoir lui faire une contre-proposition sans attendre. Surpris, Dermot îxa son frère. — Tu es sérieux ?
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— Oui, évidemment. Tu veux conserver ton emploi, n’est-ce pas ? A vrai dire, il ne s’était jamais posé de question sur son avenir. Tout ce qu’il savait, c’était qu’il aimait travailler pour l’entreprise, qu’il gagnait bien sa vie et qu’il était libre de ses horaires. Il savait aussi que son poste de directeur des ventes lui permettrait de voyager et de rencontrer des gens intéressants. Cette vie n’était peut-être pas celle à laquelle il rêvait lorsqu’il était enfant, mais on ne gagnait jamais sa vie avec ses rêves d’enfants, n’est-ce pas ? En plus, sa vie actuelle était plutôt agréable. Il n’avait donc pas à se plaindre. Kieran, lui, occupait le poste de directeur înancier. Pas étonnant d’ailleurs, il avait toujours été le plus orga-nisé de la fratrie, celui qui pouvait se concentrer sur les projets à long terme, cet emploi lui revenait donc d’ofîce. Cameron, leur frère aïné, était le chef du département design. Il était en charge des équipes d’architectes et de designers. Quant à Ronan, il supervisait la construction. A eux quatre, ils couvraient tous les départements clés de l’entreprise et, depuis leur arrivée à ces postes, cette dernière n’avait jamais autant prospéré. — Peut-être essaye-t-il de décider à qui conîer les rênes de l’entreprise, suggéra-t-il soudain en înissant de s’habiller. — Peut-être… Selon toi, qui devrait être le patron ? — Moi, répondit-il, devinant que cette réponse irri-terait son frère. Il comprenait d’ailleurs que Kieran nourrisse les mêmes ambitions que lui. Après tout, il était peut-être celui qui avait la vision la plus globale de l’entreprise. D’un autre côté, sans Cameron, sans son génie créatif,
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les chantiers navals Quinn ne résisteraient pas à la concur-rence féroce qui régnait dans le secteur. Mais cela ne voulait pas dire qu’il n’avait pas, non plus, un rôle capital. — Sans directeur des ventes, sans mon talent de négociateur, nous ne vendrions pas beaucoup de bateaux. Et si nous ne vendions pas de bateaux, les chantiers n’existeraient pas. — Tu n’as aucune idée de comment l’entreprise est gérée, lui rétorqua Kieran. Avec toi, nous déclarerions faillite en un an. — Cameron pense que ce devrait être lui le patron et je n’y suis pas opposé, poursuivit Dermot. Nous ne pouvons pas nous passer de ses talents. Quant à Ronan, à vrai dire, je crois que cela lui importe peu. Kieran le dévisagea, les yeux écarquillés. — Es-tu en train de me dire que moi, au contraire, je pourrais être remplacé ? s’étonna Kieran. — Oui, tout comme moi. — Dans ce cas-là, Cameron devrait en effet être le patron. Nous sommes d’accord. Si grand-père nous pose la question tout à l’heure, nous saurons donc quoi lui répondre. Dermot ne répondit pas tout de suite, il înit d’abord d’enîler ses chaussures. — Je suis prêt, nous pouvons y aller. Le trajet entre sa péniche et l’appartement de son frère, dans le quartier de la Reine Anne, leur prit une dizaine de minutes. Lorsqu’ils arrivèrent, Cameron les attendait déjà devant la porte. — Alors, les gars, avez-vous une idée du pourquoi de la réunion ? leur demanda aussitôt Cameron en montant dans la BMW de Kieran.
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— A mon avis, ce n’est rien de grave. Si ça se trouve, grand-père veut simplement que nous signions quelques papiers. Ou peut-être a-t-il décidé de prendre quelques jours de vacances. — Peut-être, répondit Kieran en hochant la tête. Mais je n’y crois pas trop. Grand-père a passé toute sa vie à travailler. Il adore ça, pourquoi commencerait-il à voyager à son âge ? — Il a toujours parlé de faire le tour du monde en bateau, leur rappela Cameron. Dermot ne répondit pas et Kieran non plus. Le silence s’installa dans la voiture, et Dermot aurait parié que, tout comme lui, ses frères se demandaient encore et toujours ce que leur grand-père voulait leur dire. Cette réunion était vraiment étrange. Elle l’était d’autant plus que leur grand-père les avait rarement conviés tous les quatre dans son bureau en même temps. La dernière fois qu’il l’avait fait, c’était pour leur annoncer que l’entreprise allait racheter un concurrent. Mais avec la crise économique à laquelle ils devaient faire face en ce moment, aucune OPA n’était envisageable. Il y avait donc autre chose. Mais quoi ? La grille de l’entreprise était ouverte lorsqu’ils arrivèrent et Kieran se gara à côté du 4x4 de Ronan. Les bureaux de Quinn Yachtworks étaient situés dans le quartier de Salmon Bay. C’était le lieu idéal pour lancer les yachts luxueux qu’ils construisaient. Leur entreprise était l’une des plus prospères de la côte Ouest, et ils avaient de nombreuses stars du sport ou du cinéma comme clients. Miriam, la secrétaire de leur grand-père, était à son poste lorsqu’ils arrivèrent devant le bureau. Comme toujours,
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elle les salua poliment, mais ne leur donna aucun indice sur ce qui les attendait à l’intérieur. — Asseyez-vous, leur lança Martin lorsqu’ils entrèrent enîn, quelques secondes plus tard. Installé sur le canapé en cuir, Ronan releva la tête et leur adressa un regard inquiet. — J’imagine que vous vous demandez pourquoi je vous ai fait venir, commença Martin, alors je ne vous ferai pas languir plus longtemps. Mon avocat m’a rappelé il y a quelque temps que le moment était venu pour moi de penser à ma succession. Dermot îxa son grand-père et remarqua une lueur désabusée sur le visage de ce dernier. Martin Quinn n’aimait pas qu’on lui rappelle qu’il n’était qu’un simple mortel. — Tu ne vas pas prendre ta retraite, n’est-ce pas ? demanda-t-il. — Pas demain, non, répondit son grand-père. Mais mon avocat a raison, je dois penser au futur de l’entreprise. — Tout va bien ? le coupa Cameron, d’une voix trahissant l’inquiétude. Tu n’es pas malade, au moins ? — Non, je suis en pleine forme, les rassura le vieil homme, mais je dois penser au futur. Et pour organiser l’avenir, j’ai dû repenser au passé. Lorsque vos parents sont morts, vous m’avez rejoint. Vous avez passé tous vos week-ends à travailler, à apprendre, au lieu de vous amuser comme tous les adolescents. Je pensais à l’époque que c’était la meilleure façon pour vous de faire votre deuil. Aujourd’hui, je comprends que c’était surtout la meilleure façon, pour moi, de faire mon deuil. — Mais nous aimions travailler avec toi, grand-père, répliqua Kieran, comme un cri du cœur. — Je le sais, mais vous aviez aussi d’autres rêves,
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comme tous les enfants. Dermot, je me souviens que tu souhaitais devenir vétérinaire. Et toi, Cameron, tu rêvais d’être archéologue. — Paléontologue, corrigea celui-ci. — Et toi, Kieran… Je ne me souviens pas bien… — Je voulais devenir cow-boy, ou alors sergent dans la police montée canadienne, acheva Kieran. — Quant à toi, Ronan, poursuivit Martin, tu souhai-tais simplement retrouver tes parents. Si je vous dis tout cela aujourd’hui, c’est que je me suis rendu compte que je ne vous ai jamais donné la chance, la possibilité, de poursuivre vos rêves. Et, maintenant que l’heure est venue de décider si je vous lègue cette entreprise ou si je la vends, j’ai l’impression que vous n’êtes peut-être pas prêts à prendre une décision concernant votre futur. Je ne veux pas vous obliger à renoncer à vos rêves pour vous occuper de l’entreprise. — Grand-père, jamais nous ne…, commença Dermot. — Laissez-moi terminer, s’il vous plaït. Son grand-père croisa les mains sur son bureau puis les regarda, lui et ses frères, l’un après l’autre. — Je suis arrivé dans ce pays avec pour seul bagage cent dollars en poche et la volonté de réussir, d’offrir une existence convenable à mon îls, reprit le vieil homme. J’ai créé ma vie de toutes pièces, ce que vous n’avez pas eu la chance de pouvoir faire et… — Nous adorons travailler avec toi, le coupa Cameron. Les chantiers Quinn sont une entreprise familiale et nous voulons qu’elle le reste. — Cela me fait plaisir que vous le pensiez, mais j’ai pris une décision. Je vais donner à chacun de vous cent dollars, une carte de crédit de la société et un ticket de bus. Je veux que vous quittiez Seattle et que vous passiez du
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temps dans le monde réel. Trouvez un travail, rencontrez des gens, découvrez à quoi ressemble la vie de M. tout-le-monde. Croyez-moi, sans tout le confort auquel vous êtes habitués, vous pourrez enîn découvrir ce que vous attendez de l’existence. Dermot ouvrit la bouche pour protester, mais son grand-père le coupa d’un geste de la main. — Donnez-vous six semaines. Si, en revenant, vous êtes toujours décidés à poursuivre l’entreprise familiale, alors j’en serai très heureux. — Tu te moques de nous ? s’exclama Cameron, à l’évidence aussi incrédule que Dermot. Tu veux que nous abandonnions notre poste pendant six semaines ? Mais j’ai des projets en cours, moi ! — Même si vous pensez tous être indispensables, je suis persuadé que la société pourra se passer de vous, répondit son grand-père. Puis il se tut, se leva et leur tendit à chacun une enveloppe. — Je vous laisse la journée pour payer vos factures, mettre votre appartement en ordre et faire vos bagages. Vous quittez Seattle demain matin. Partez à l’aventure, découvrez le monde, et lorsque vous reviendrez, vous pourrez décider de la vie que vous souhaitez mener. — Vulture Creek, au Nouveau-Mexique ! s’exclama Cameron en ouvrant son enveloppe. Dermot l’imita et sortit son propre ticket de bus. — Moi je vais à Mapleton, dans le Wisconsin. Autant te dire que je n’ai jamais entendu parler de Mapleton. — Quant à moi, direction Bitney, dans le Kentucky, marmonna Kieran. Génial ! — C’est moins loin que Sibleyville, dans le Maine, leur ît remarquer Ronan. Je vais passer au moins une semaine dans le bus !
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Abasourdi, Dermot dévisagea ses frères. Il était telle-ment incrédule qu’il ne savait même pas comment réagir. — Bonne chance mes garçons, ajouta simplement leur grand-père. Je vous reverrai dans six semaines.
A bout de soufe, Rachel Howe tentait de monter un sac de cinquante kilos de fourrage à l’arrière de son pick-up. — Avez-vous besoin d’aide, ma petite dame ? Elle jeta un coup d’œil vers les deux hommes adossés à la devanture de la coopérative agricole. Ils la regardaient avec un grand sourire aux lèvres. — Non, répondit-elle en se forçant à sourire alors que le sac glissait entre ses bras. Je me débrouille, ça va aller. Puis, elle se concentra et rassembla toute l’énergie qu’il lui restait. Elle y était presque, plus que quelques centi-mètres et ce maudit sac serait chargé. Mais, tout à coup, ses forces l’abandonnèrent et le sac retomba à ses pieds. Folle de rage soudain, elle jura et donna un coup de pied dans le sac. Si elle ne parvenait même pas à charger le fourrage dans son camion, comment espérait-elle faire prospérer la ferme ? Ce n’était pas son vieil oncle âgé de quatre-vingts ans qui allait l’aider ! Mais elle était pleine de bonne volonté, se rappela-t-elle pour se donner du courage. Et puis son père avait fait fonctionner la ferme jusqu’au jour de sa mort, sans la moindre aide. Alors, si un homme de soixante-quinze ans y était parvenu, sa îlle de vingt-cinq ans pouvait bien y arriver. Il n’y avait pas de raison. Elle avait tout de même mis une petite annonce à l’épicerie. Hélas! personne n’y avait répondu, même pas un lycéen désireux de gagner un peu d’argent de poche. Sans doute les ouvriers potentiels pensaient-ils, comme