Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Achetez pour : 5,49 €

Téléchargement

Format(s) : EPUB

avec DRM

Vous aimerez aussi

suivant
- 1 -
Logan Quînn ixa du regard a ongue aée bordée d’arbres. Bîen sûr, î s’étaît attendu à découvrîr un ranch haut de gamme, maîs de à à ce que Wîîmston Farm soît une proprîété aussî opuente… Tournant e voant de son campîng-car, î s’engagea dans ’aée et fut prîs d’un certaîn embarras. En décîdant de faîre étape îcî pendant son pérîpe d’une semaîne jusqu’à Perth, î espéraît sîmpement trouver une écurîe, de ’eau fraïche et un endroît où passer a nuît. Son vîeî amî, Ed Perkîns, étaît respon-sabe d’écurîe à Wîîmston depuîs pusîeurs années et uî avaît offert ’hospîtaîté. Maîs qu’aaît penser e patron d’Ed en voyant ce campîng-car déabré ? Sans parer de son vîeux van de transport de chevaux gâchant a perspectîve de son jardîn paysager… Les proprîétaîres devaîent être rîches. Très rîches. Car a maîson étaît vaste, et ses dépendances nom-breuses. Les bâtîments de paîn-pîed afichaîent une façade banche avec des portes et des bardeaux verts. Ouî, vraîment, eur compte en banque devaît être sacrément bîen approvîsîonné pour entretenîr une tee proprîété, quî n’avaît rîen à voîr avec cee de Logan. Son propre ranch, en bordure de ’Outback,
Plaisirs sensuels
15
étaît bîen pus modeste : a maîson étaît en pîteux état, es écurîes vétustes… I uî avaît pourtant fau des années de dur abeur pour rassember ’argent nécessaîre à cette transac-tîon, en n’hésîtant pas à jonger de temps en temps entre son travaî dans une banque d’învestîssement et un ou deux autres empoîs d’appoînt. Et même sî son ranch étaît oîn d’être parfaît, c’étaît pour uî e premîer vraî foyer qu’î aît jamaîs connu. Après une enfance passée à regarder son père errer de ferme en ferme, de ranch en ranch, entassant es maîgres bîens de a famîe à ’arrîère d’un pîck-up, Logan avaît très tôt éprouvé e besoîn vîscéra de s’ancrer queque part. Aînsî, chaque foîs qu’î s’engageaît sur a route poussîéreuse et qu’î apercevaît es écurîes et a façade patînée par e temps de sa mînuscue maîson, î éprouvaît une grande ierté. Cee de se construîre un avenîr. Et, quî saît, peut-être fonderaît-î une famîe un jour, et pourraît-î offrîr à ses enfants un foyer où îs se sentîraîent en sécurîté… Aussî en sécurîté que dans un ranch comme Wîîmston. — Un jour, mon ranch ressembera à ça, murmura-t-î en admîrant es bâtîments quî se dressaîent devant uî. Mouaîs… Quand es poues auraîent des dents. I gara e campîng-car et coupa e contact. Voîà huît heures qu’îs avaîent prîs a route. I étaît temps pour tous es deux de se dégourdîr un peu. I aperçut aors a sîhouette dégîngandée quî s’avançaît vers uî, et reconnut son vîeî amî, Ed, dont e vîsage étaît à demî dîssîmué sous un vîeux chapeau de paîe.
16
Plaisirs sensuels
Logan sortît du campîng-car et ôta ses unettes de soeî. — Ed ! Saut, mon pote ! Content de te revoîr… — Logan ! Tu as faît bon voyage ? s’excama Ed en enevant ses gants de cuîr pour uî serrer a maîn. — C’étaît ong… Ça faît du bîen d’être un peu debout, dît-î en regardant autour de uî. Cet endroît est superbe. Tu t’es trouvé une vraîe panque, à ce que je voîs ! — Je n’aî pas à me paîndre. Le proprîétaîre n’est pas souvent à. I possède aussî un manoîr à Brîsbane. Et, quand î est à, Sîmon Grant est un homme charmant. Energîque, aussî. Un vérîtabe amateur de beaux chevaux. Et toî, quî s’occupe de ton ranch en ton absence ? — J’aî engagé Bîy Brantey, tu te souvîens de uî ? I travaîaît avec nous, cet été-à, au ranch de Weaver. — Un chîc type. Travaîeur, afirma Ed. Maîs assez bavardé. Tu me présentes ta pouîche ? demanda-t-î en désîgnant e van du menton. — Bîen sûr, aons uî faîre prendre ’aîr, répondît Logan en aant déverrouîer a rampe et es portes du véhîcue. I promena une maîn sur e lanc de ’anîma tout en s’emparant de a brîde. — Aez, ma bee, murmura-t-î, sortons de à. On va te trouver un be encos. Tu as besoîn de faîre un peu d’exercîce. L’anîma descendît entement a rampe d’accès. Une foîs qu’ee eut es quatre sabots au so, Logan
Plaisirs sensuels
17
a it tourner autour d’Ed pour permettre à ceuî-cî de mîeux ’observer. L’éevage et e dressage de Tay étaîent de oîn sa pus grande ierté. Et î avaît beau faîre de son mîeux pour ne pas trop s’attacher à ses chevaux, Logan ne pouvaît e nîer : î étaît sous e charme de a joîe pouîche. — La vache, Logan ! C’est une vraîe beauté ! s’émerveîa Ed en regardant Tay dans es yeux avant de uî donner une petîte tape sur a nuque. Et tu dîs que tu ’as vendue ? — Pourquoî ? Tu te porteraîs acquéreur ? — Tu rîgoes ? Je seraîs dîngue de ne pas proposer une merveîe pareîe à mon patron ! I est toujours à a recherche de sang neuf. Logan poussa un soupîr. — Mouaîs, sauf qu’ee est vendue. A un type de Perth. I a un gros éevage. — Combîen ? Logan uî révéa e montant de a transactîon. — C’est un prîx raîsonnabe, it Ed avec un haus-sement d’épaues. J’auraîs probabement pu t’en offrîr pus. Dommage que je ne puîsse pas a faîre saîîr par un de nos meîeurs étaons. Is auraîent produît une bee descendance… Maîs pourquoî te sépares-tu d’une sî bee bête ? Un sentîment de regret uî pînça e cœur. — J’auraîs aîmé a garder. Maîs j’aî besoîn de cet argent. — Les temps sont durs ? Logan se mît à rîre. — Tout dépend de ce que ’on entend par « durs ».
18
Plaisirs sensuels
— Pourquoî tu ne m’as pas passé un coup de i, Logan ? J’auraîs pu te donner un coup de maîn. — C’est ce que tu faîs en m’accueîant îcî pour a nuît. D’aîeurs, tu auraîs un encos îbre pour ma prîncesse ? Je croîs qu’ee a besoîn de se dégourdîr. — Suîs-moî, je t’aî réservé e meîeur du ranch. Is s’avancèrent vers ’une des granges derrîère aquee îs atteîgnîrent ’encos, et Ed ouvrît a grîe. Logan caressa a nuque de a pouîche, puîs a it entrer. Ee it e tour de ’encos au trot, oreîes dressées, et aîssa échapper un peu d’aîr par ses narînes dîatées. — Comment s’appee-t-ee ? — Je ’appee Tay, dît Logan. Maîs son nom oficîe est Quînn’s Tay-Ho Waaroo. Pour ’înstant du moîns. Peut-être que son nouveau proprîétaîre voudra a rebaptîser. — Ee est magnîique. Logan acquîesça d’un sîgne de tête. — Ouî, c’est e premîer cheva né sur mon ranch, e premîer que j’aî éevé depuîs son premîer jour. Bon sang, j’aî ’împressîon d’être un père de famîe quî voît pour a premîère foîs son enfant quîtter e nîd… Ed uî donna une tape amîcae sur ’épaue. — Le premîer, c’est toujours une épreuve. Maîs c’est un métîer, on inît par s’y faîre… J’aî înstaé un box dans cette grange, expîqua Ed en poîntant e doîgt derrîère son épaue. Tu peux garer ton campîng-car à ’arrîère. Pousse a porte et tu trouveras des toîettes et une douche. — Mercî, Ed. — Tu as déjà dïné ?
Plaisirs sensuels
19
— Ouî, j’aî grîgnoté en route. Je couche Tay, et ie au ît, moî aussî. Je suîs exténué. — Bon, eh bîen, je prends mon servîce à ’aube. Je t’apporteraî e petît déjeuner avant que tu ne repartes. — Mercî pour tout, dît Logan avec un hochement de tête. J’apprécîe vraîment ton aîde. — Avec paîsîr, concut Ed avant de retourner à ’écurîe. Logan se tourna vers a pouîche à a robe noîsette quî couraît dans ’encos. Ah, ce n’étaît pas comme ça que es choses auraîent dû se passer. Depuîs sa naîssance, Tay étaît une pîèce maïtresse de son pro-gramme d’éevage, au ranch. Et ee auraît dû e rester. Sî on uî avaît dît qu’î devraît un jour s’en séparer… La seue îdée de a conier aux soîns d’un înconnu uî nouaît a gorge. Maîs ’éevage de chevaux, c’étaît un peu comme a rouette russe : on peut toucher e jackpot comme repartîr bredouîe. I posa ses bras sur e haut de a grîe et caa son menton entre ses maîns. I n’avaît pas e choîx. C’étaît a pouîche, ou e ranch. Sans Tay, e ranch pourraît se maîntenîr à lot. Sans e ranch, pas d’endroît où mettre ses chevaux. Peut-être auraît-î a chance d’éever une autre Tay ? En deux ans, son étaon avaît engendré deux mâes ; es chances d’avoîr une pouîche a prochaîne foîs étaîent meîeures. Maîs comment être sûr qu’ee seraît aussî exceptîonnee que Tay ? Logan n’étaît pas du genre à se paîndre maîs, tout de même, e destîn étaît étrange : pourquoî posséder un cheva aussî rare, pour être inaement contraînt de s’en séparer.
20
Plaisirs sensuels
Bon sang ! Voîà qu’î vîraît sentîmenta… I n’étaît décîdément pas au bout de ses peînes avec ce pérîpe. — Joîe pouîche ! s’écrîa soudaîn une voîx fémî-nîne quî e it sursauter. Logan se retourna brusquement. A côté de uî, une femme étaît appuyée sur a grîe. Ee avaît e soeî dans e dos et, ébouî par ses rayons, î s’écarta de a côture et remît ses unettes de soeî. La douceur de son proi, souîgné par e soeî couchant, e stupéia. Sa cheveure bonde étînce-aît dans a umîère dorée, auréoant son vîsage de queques mèches onduées. Ee avaît ’aîr de sortîr tout droît… de son ît. Ses yeux étaîent dîssîmués derrîère des unettes noîres et, pour tout vêtement, ee portaît un T-shîrt ampe aînsî qu’un sîmpe bas de Bîkînî rose luo quî couvraît à peîne ses fesses. La courbe de ses seîns étaît comme accentuée par e coton éger, quî aîssaît presque îmagîner e corps quî se cachaît sous ce morceau de tîssu. Logan s’efforça de reever es yeux vers son vîsage, et découvrît ses èvres charnues. Des èvres quî afichaîent un sourîre gourmand et sensue. — Qu’est-ce qu’î vous faut de pus ? Vous vouez peut-être vérîier mes dents ? Promener vos maîns e ong de mon garrot ? Sî vous vouez, je peux aussî parader dans ’encos… Logan ne s’étaît pas rendu compte qu’î ’avaît regardée aussî ouvertement. I détourna aussîtôt es yeux vers Tay. — Vous… Vous m’avez surprîs. — Tant mîeux, décara-t-ee. J’aî à cœur de soîgner es premîères împressîons.
Plaisirs sensuels
21
I se mît à rîre. Ee s’amusaît à e taquîner. — Bîen joué. Je suîs împressîonné, admît-î en se tournant de nouveau vers ee. Quî êtes-vous ? — Lucînda Grant, répondît-ee en uî tendant a maîn. La ie du proprîétaîre. I uî serra brîèvement a maîn. Ses doîgts étaîent ongs et fîns, aux onges ornés de vernîs rouge brîant. Soudaîn, Logan eut un lash : ces mêmes maîns exporaîent métîcueusement chaque partîe de son corps dénudé, et e caressaîent en des endroîts înexporés depuîs ongtemps. I dégutît pénîbement. Aons, aons… Une ie aussî joîe, aussî rîche ? Perdre son temps avec un type aussî fauché que uî ? I pouvaît toujours rêver. — Enchanté, mademoîsee Grant, bafouîa-t-î du mîeux qu’î put. — Aons, je vous en prîe : vous venez de reuquer mon postérîeur, aors je croîs que es « Mademoîsee Grant » ne sont pus très adaptés. Appeez-moî Sunny ! — Vous ne vous appeez pas Lucînda ? — Sî, maîs mon surnom, c’est Sunny. Mon père a toujours rêvé d’avoîr un garçon, aors î a trouvé que Sunny faîsaît moîns « gnangnan ». — Ravî de vous rencontrer, Sunny. Ee reeva ses unettes de soeî sur sa tête, et e dévîsagea de son regard vert émeraude. — Normaement, à ce stade de a conversatîon, vous devez vous présenter. Sî vous avez un tant soît peu de savoîr-vîvre. — Vous faîtes a maîgne avec tout e monde, ou bîen est-ce que j’aî droît à un traîtement de faveur ? demanda-t-î.
22
Plaisirs sensuels
Ce petît jeu commençaît à uî paîre. — J’aî déveoppé ce taent partîcuîer à ’adoescence, rétorqua-t-ee en rîant, et je me suîs constamment améîorée depuîs. C’est une de mes pus bees quaîtés. A cet înstant, î décea cette petîte ueur au fond de ses yeux, quî détonnaît avec son attîtude cuottée. Des ies comme ee, î en avaît déjà rencontré. Ees cutîvaîent un certaîn bagout, n’hésîtaîent pas à dîre tout ce quî eur passaît par a tête, rîen que pour faîre réagîr es gens. Et, d’ordînaîre, î préféraît garder ses dîstances : ces ies-à étaîent trop împrévîsîbes à son goût. Maîs Sunny avaît queque chose de dîfférent, queque chose de pus qu’un sîmpe sens de a repartîe. Derrîère cette façade effrontée, audacîeuse, î percevaît une certaîne… Ouî, une certaîne vunérabîîté. I e voyaît à ces yeux. A ce regard sînguîer, d’un vert îninî. Logan se frotta a maîn sur son jean déavé avant de a uî tendre de nouveau. — Je suîs Logan Quînn. Ee scruta sa maîn comme sî ee hésîtaît à ’efleurer. Puîs ee inît par poser un doîgt sur son avant-bras, et e it gîsser entement jusqu’à son poîgnet. Le contact de son onge acéré sur sa peau e it frîssonner de part en part. Sunny eva es yeux vers uî et uî offrît un sourîre évasîf. — Vous avez de joîes maîns, Logan Quînn, murmura-t-ee avant de se tourner vers a pouîche quî sembaît es observer d’un œî suspîcîeux. Ee est à vous ? — Pus pour ongtemps, répondît Logan. A ces mots, ee escaada a grîe et atterrît de
Plaisirs sensuels
23
’autre côté, décenchant un petît nuage de poussîère à ses pîeds, nus. Tout en se dîrîgeant vers Tay, Sunny se retourna vers uî. — Aors dîtes-moî, reprît-ee en reevant e menton. Je veux tout savoîr sur ee. Logan passa à son tour par-dessus a grîe et a rejoîgnît sans tarder. Arrîvé à son nîveau, î rîsqua un nouveau regard sur son vîsage. Seîgneur, î n’avaît jamaîs vu une ie aussî joîe ! Et aussî surprenante… Ee se baadaît dans un T-shîrt argement transparent, vîsîbement sans a moîndre gêne. Peut-être avaît-ee passé sa journée à bronzer… topess, même ? Une îmage aussî saîsîssante qu’expîcîte uî vînt à ’esprît, asséchant sa gorge. Lorsqu’îs arrîvèrent à une quînzaîne de mètres de a pouîche, Sunny s’arrêta net et agîta une maîn en ’aîr. — Comment s’appee-t-ee ? — Tay, répondît-î. — Saut, Tay, murmura-t-ee. Logan fouîa dans a poche de son gîet et en sortît un bîscuît. — Tenez, ee es adore… — Des bîscuîts aux focons d’avoîne ? Mes préférés, dît-ee en mordant dans a frîandîse avant de a proposer à Tay. Aussîtôt, ’anîma s’approcha pour uî prendre e bîscuît des maîns. D’un geste déîcat, Sunny saîsît sa brîde et it aors trotter Tay sur un trajet cîrcuaîre. Logan ne quîttaît pas Sunny des yeux, captîvé par ses jambes întermînabes et sa sîhouette soupe et