Play-boy ou papa ? (Harlequin Horizon)

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Play-boy ou papa ?, Susan Meier

Afin de renflouer au plus vite les caisses de sa société, Audra accepte un poste de nounou à plein temps chez Dominic Manelli, un riche héritier devenu tuteur de son neveu orphelin. Hélas! elle ne tarde pas à déchanter car son employeur semble davantage prêt à la séduire qu'à assumer pleinement son rôle de « père ». Contrainte de conserver ce poste coûte que coûte, Audra s'efforce d'éviter tout échange autre que strictement professionnel avec Dominic, ce qui ne fait que susciter davantage encore la curiosité de ce dernier à son égard...

Publié le : mercredi 15 juillet 2009
Lecture(s) : 17
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280273695
Nombre de pages : 224
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Prologue

Audra, comptable aux Fées du Mariage, dispense de précieux conseils pour vous aider à respecter le budget de votre mariage, quelle que soit son importance :

Faites vos plans. Déterminez de combien d’argent vous disposez et répartissez-le entre les différents postes : établissez ce que vous pouvez dépenser pour votre robe, les décorations, la restauration… et tout ce qu’il faut pour que ce jour soit parfait. N’oubliez pas les petites choses, comme la rémunération des chanteurs et du ministre du culte.

Ne vous arrêtez pas là ! Lorsque vous savez combien cela va vous coûter, faites vos comptes par écrit. Relisez-les régulièrement pour savoir parfaitement où passe votre argent et la somme qu’il vous reste.

Comparez les prix. Les magasins de robes de mariées font régulièrement des rabais. Il y a des sites internet où vous pouvez faire imprimer vos invitations à un tarif très compétitif. Plutôt que d’acheter dans le premier magasin, faites un peu de recherches et vous pourriez bien trouver ce que vous cherchez pour moins cher.

1.

Le bâtiment de trois étages des Fées du Mariage, au cœur de Boston, était toujours un endroit très animé, mais il n’y avait jamais eu autant de monde et de bruit que ce vendredi-là. Dans les bureaux, et jusque dans les couloirs, on rencontrait une foule de jeunes femmes prêtes à convoler en justes noces, accompagnées de membres de leur famille — souvent leurs mères très attentionnées. Une bonne odeur de gâteau au chocolat remplissait l’air. Partout l’œil était attiré par des couleurs éclatantes, celles des arrangements floraux et des nappes pour les tables destinées aux réceptions. Les incrustations cousues sur les robes luisaient de reflets brillants, réfléchissant le soleil matinal vers les fenêtres, les couloirs, les escaliers.

Audra Greene, comptable des Fées du Mariage, se fraya un chemin au milieu d’un groupe de futures jeunes mariées, traversant ce qui semblait être une mer de satin et de dentelles. Elle contourna le groupe d’invitées qui examinaient des robes de couleur rose ou lavande, souriant poliment et murmurant : « Excusez-moi. »

Elle parvint finalement dans son bureau du troisième étage et referma l’épaisse porte de bois avec un soupir de soulagement.

Julie Montgomery, jeune femme aux cheveux cuivrés, qui occupait le poste de gestionnaire adjointe, eut un petit rire.

— Vraiment, quelle agitation !

Audra enleva son manteau et passa derrière son bureau de style ancien.

— Il y a combien de mariages en préparation ?

— Voyons… Ceux de juin, l’année prochaine, sont en phase de préparation. Celles qui vont se marier en septembre mettent au point les derniers détails.

— Et celles qui ont choisi le mois d’avril sont en train de paniquer ?

Audra accrocha son manteau dans le placard avant de s’installer dans le fauteuil de cuir suédé, face aux épais rideaux de soie jaune qui conféraient à la pièce ce cachet élégant qu’elle aimait tant.

Julie réfléchit un instant.

— Nous, les Fées du Mariage, nous appelons cela : tirer le meilleur parti des possibilités qui se présentent à la dernière minute.

Sur ce, elle se remit à saisir les factures sur ordinateur, pour payer les dépenses du mois.

Audra sentit sa poitrine se serrer. La directrice — et les Fées en général — n’avaient aucune raison de vérifier d’où venait le dépôt le plus récent sur le compte d’affaires de la société. C’était Audra qui y avait mis jusqu’à son dernier centime. Pas plus qu’elles ne soupçonnaient le problème de trésorerie que ne manquerait pas de provoquer le paiement des impôts de l’année. Les finances des Fées allaient tellement en souffrir qu’elles n’auraient plus assez d’argent pour le mariage qu’elles avaient promis à Julie. Cela, Audra le savait.

Néanmoins, elle se retint de se retourner vers son ordinateur et d’écrire des e-mails aux autres Fées pour les informer de ces difficultés. Il fallait qu’elle les mette au courant — ce matin — avant qu’elles ne continuent à préparer ce qu’elles allaient offrir à Julie. Mais elle ne pouvait en parler devant celle-ci.

— Julie, voudrais-tu me rendre un service ?

— Bien sûr !

— J’aurais dû prendre une bouteille d’eau dans la cuisine, mais je dois d’abord m’occuper d’autre chose. Cela ne peut pas attendre. Pourrais-tu aller me chercher une bouteille d’eau ?

Audra n’aimait guère ce subterfuge, mais elle n’avait pas le choix. Elle avait besoin d’être seule quelques minutes, ce qui n’était pas possible quand Julie saisissait les factures sur ordinateur, dans le même bureau. Mais celle-ci se leva tout de suite.

— Bien sûr. J’ai du mal à croire que tu aies pu hésiter à me le demander ! Tu sais que je ferais n’importe quoi pour vous toutes.

Un peu gênée par la gratitude et l’affection qu’elle percevait dans la voix de sa collègue, Audra répondit :

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