Plongée dans le doute - Liés face au danger

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Plongée dans le doute, Marie Ferrarella

Adam, Léna l’aimait follement. Il était le seul homme à avoir conquis sa confiance. Mais ça, c’était avant que sa vie ne s'écroule et qu'elle ne découvre que, sous ses airs de libraire respectable, il se livrait en réalité à un odieux trafic de drogue. Voilà pourquoi elle lui a caché qu’elle attendait un enfant de lui. Il fallait qu'elle protège son bébé… Mais aujourd'hui, il lui jure qu’elle s’est trompée, la supplie de le laisser faire partie de la vie de leur enfant, et Léna vacille. Pour le bonheur de leur fils, peut-elle laisser à Adam une chance de s’expliquer et, surtout d’être le père qu’elle rêve de donner à son enfant?

Liés face au danger, Gail Barrett

En voyant Bethany Moore s’avancer vers lui, Cole retient son souffle. Son ranch fait depuis quelque temps l’objet d’étranges menaces, alors la dernière chose dont il a besoin, c’est que son amour de jeunesse vienne bouleverser sa vie ! Elle n’est que de passage en ville pour voir son père, et repartira dès le lendemain, lui assure Bethany. Seulement, quand elle manque de mourir dans une embuscade qui le visait, Cole sent naître en lui et malgré lui un puissant instinct protecteur. Un instinct qui lui souffle que son attirance pour Bethany est toujours aussi forte qu’autrefois…
Publié le : jeudi 1 novembre 2012
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280235464
Nombre de pages : 448
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Plusieurs secondes s’écoulèrent avant que Léna se rende compte qu’elle venait de pousser ce long soupir qui avait résonné dans le bureau. Préoccupée et perdue dans ses pensées, elle l’avait d’abord attribué à Tessa, le berger allemand qu’elle avait sauvé des griffes d’un propriétaire sadique deux ans plus tôt. Il arrivait assez souvent à la chienne de soupirer bruyam-ment et, si l’on considérait la vie qu’elle avait menée avant son sauvetage et celle qu’elle menait depuis, ce compor-tement semblait justiîé. Léna était persuadée que ce qui était autrefois des manifestations de désespoir témoignait aujourd’hui du contentement d’un animal qui ne croyait toujours pas à sa bonne fortune. Depuis peu, Léna semblait elle aussi s’être mise à prendre de grandes bouffées d’air, comme si quelque chose l’oppressait. Elle se répétait qu’elle n’y pouvait rien, et mettait ces soupirs sur le compte des hormones même si, en toute honnêteté, elle savait qu’une raison plus profonde en était la cause. Après tout, même dans ses rêves les plus farfelus, elle ne s’était jamais imaginée dans une telle situation : frisant la trentaine, célibataire, seule et enceinte. Des larmes lui montèrent aux yeux et il lui fallut beau-coup de volonté pour les contenir. Elle se montrait très émotive, ces derniers temps.
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Mais elle ne pleurerait pas. Hors de question ! Elle poussa un autre soupir. Comment en était-elle arrivée là ? Si elle aimait la bonne compagnie et les divertissements, elle avait aussi les pieds sur terre. Elle avait toujours été quelqu’un de stable, celle vers qui les autres se tournaient en cas de crise. D’ailleurs, lorsque sa mère était morte subitement, le lendemain de son entrée au collège, c’était elle qui avait soutenu son père Warren ainsi que sa grande sœur Angela — et non le contraire —, alors qu’elle aurait tant eu besoin que quelqu’un la console. Or, elle n’avait pas eu le loisir de se laisser aller, ni de s’apitoyer sur son sort, même si c’était tentant. On comptait sur elle, et elle avait dû tenir le cap. En dépit de son sourire avenant et chaleureux, elle semblait avoir fait sienne la devise : « Rééchis avant d’agir. » Comme si ça ne sufîsait pas, elle essayait aussi, pour chaque situation qui se présentait, d’anticiper tous les scénarios possibles. Non parce qu’elle détestait les surprises, mais parce qu’elle ne supportait pas d’être prise au dépourvu. Et elle n’avait jamais été du genre à laisser les sentiments prendre le dessus ou à perdre tout sens commun, surtout pas à cause d’un homme qu’elle connaissait à peine. Ou, plus précisément, dont elle ignorait tout, se reprit-elle avec amertume. Elle expira longuement et passa la main dans sa chevelure, une crinière vaporeuse blond foncé. Puis elle concentra son attention sur l’écran de son ordinateur, à l’affût de réponses qui, elle s’en doutait, n’apparaïtraient pas comme par magie. Elle avait bien besoin d’un peu de distraction. « Mon royaume pour un peu de fantaisie ! » songea-t-elle. Après avoir fermé la clinique vétérinaire pour la nuit,
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ce lieu familier dans lequel elle avait grandi, entourée d’animaux débordant d’affection et d’un père aimant, elle avait regagné sa maison et s’était installée à son bureau. Ensuite, elle avait allumé son ordinateur avec l’intention de faire quelques recherches sur la pathologie qui affectait un teckel pratiquement aveugle admis en cours de journée. Elle espérait trouver un moyen de stopper l’avancée de sa maladie, sinon de la vaincre — pour cela, il faudrait certainement un miracle. Par quel mystère était-elle înalement arrivée sur un forum pour mères célibataires ? Certainement de la même manière qu’elle s’était retrouvée dans cet état. Les mystères de la procréation n’en étaient bien évidem-ment pas pour elle, mais c’était le concours de circonstances qui l’avait menée là qui la stupéîait encore. Avec le recul, cela paraissait impossible. Aussi loin qu’elle puisse remonter dans son passé, elle avait toujours su ce qu’elle voulait faire de sa vie person-nelle et professionnelle. Sur le plan professionnel, elle n’avait pas dévié du chemin qu’elle s’était tracé : elle était vétérinaire et s’occupait de ses patients avec autant de passion que l’avait fait son père. Il n’en allait pas de même pour sa vie privée. Elle avait eu envie de suivre un parcours traditionnel : se marier et fonder une famille… mais plus tard. Elle n’avait jamais eu l’intention de faire les choses dans le désordre, mais il semblait qu’elle n’avait plus vraiment le choix. A moins, comme le lui suggérait sa sœur, qui habitait Sacramento, d’abandonner le bébé. Pour Léna, c’était totalement exclu. Non parce qu’elle considérait le petit être qu’elle portait comme un enfant de l’amour, le témoignage vivant de la passion qui avait existé entre Adam et elle. Ce n’était pas cela.
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Ce bébé qui, selon les estimations de sa gynécologue, devrait naïtre dans deux semaines était le prolongement d’elle-même, une petite personne que, pour des raisons obscures, Dame Nature avait décidé de lui conîer. Elle avait hâte de le tenir dans ses bras, mais pas vraiment d’avoir à s’en occuper seule quand le soutien psychologique d’un papa l’aurait tant aidée. Quoi qu’il en soit, elle ne pouvait s’en prendre qu’à elle-même. Personne ne l’avait contrainte à boucler ses valises au milieu de la nuit et à quitter Santa Barbara pour retourner à Laguna Beach auprès de son père. — Mais comment aurais-je pu faire autrement ? marmonna-t-elle. Tessa, qui moins d’une seconde plus tôt était dans les bras de Morphée, leva la tête et l’observa un instant de ses grands yeux bruns. Puis, constatant qu’aucun danger ne la menaçait, elle se rendormit. Léna se pencha et caressa la chienne, espérant par ce geste retrouver une certaine sérénité. Le contact avec les animaux l’avait toujours apaisée. Cette fois, ce fut sans effet. Son agitation intérieure persistait. Peut-être était-ce dû à l’ambiance de cette soirée de Halloween, se rassura-t-elle. Ou parce qu’elle ne pouvait se défaire de l’impression que quelqu’un la surveillait… Elle soupira une nouvelle fois. Adam Smythe était si beau que c’était presque caricatural, et elle préférait ne pas se rappeler à quel point il était sexy. Sans compter son charme, qui lui avait coupé le soufe dès l’instant où elle avait mis les pieds dans sa boutique de livres rares. Quand il avait posé les yeux sur elle, elle avait eu le sentiment qu’une èche lui transperçait la poitrine. Ce jour-là, elle était à la recherche d’un cadeau d’anni-
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versaire original pour son père, qui nourrissait une passion pour tout ce qui était né sous la plume de Mark Twain. Elle ignorait alors que celui qui avait fait battre son cœur en dénichant un exemplaire de la première édition d’Un Yankee à la cour du roi Arthurle lui briserait. Comme ils se trouvaient en Californie, elle s’attendait à ce que ce superbe mâle aux cheveux sombres et aux yeux verts lui annonce qu’il ne travaillait dans cette librairie qu’en attendant le rôle de jeune premier qui le propulserait au îrmament du septième art. Au lieu de cela, Adam parlait doucement, avec une sorte de réserve, et il émanait de lui une aura d’autorité et un charisme qui l’avaient immédiatement fait se sentir en sécurité. En songeant à sa crédulité, Léna ne put s’empêcher de rire et de secouer la tête. Elle l’avait décidément mal jaugé. Non seulement Adam ne lui avait pas apporté la tranquillité d’esprit, mais il lui avait totalement fait perdre le contrôle de sa vie. Dire qu’au lycée, puis à l’université, on l’avait surnommée « la Princesse de glace » ! — Il ne lui a pas fallu longtemps pour me faire fondre, murmura-t-elle à sa îdèle compagne endormie. Cette fois, Tessa ne broncha pas. Un dïner. Il n’en avait pas fallu davantage pour qu’elle oublie totalement le code de conduite qu’elle s’était îxé et auquel elle s’était toujours conformée jusque-là. Quand Adam s’était penché vers elle pour écarter une mèche de cheveux qui lui caressait la joue, elle s’était embrasée. Tout son corps avait semblé dévoré par une amme inextinguible. Lorsqu’il l’avait embrassée, elle avait eu le sentiment de vivre une expérience surnaturelle.
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Puis, soudain, il s’était écarté d’elle, et elle avait eu l’impression de s’écraser sur Terre avec la violence d’une météorite, complètement désorientée. Elle voyait alors les hommes comme des conquérants, qu’elle avait parfois dû tenir diplomatiquement à l’écart, en veillant à ne pas blesser leur ego. Avec lui, c’était le contraire. Adam était celui qui frei-nait leur élan, et elle avait eu l’impression que les rôles s’inversaient. Plus simplement, Adam l’avait chavirée. Et les nuits passées ensemble relevaient du pur fantasme. Il n’avait pas fallu longtemps pour que toutes ses pensées s’axent sur lui. Elle n’avait de cesse de le retrouver, était impatiente d’entendre le son de sa voix, de humer l’odeur de son eau de toilette. Adam était devenu son rayon de soleil, et chaque instant passé loin de lui semblait la plonger dans une obscurité qui lui dévastait l’âme. N’importe quoi ! Comment avait-elle pu devenir si sourde, si aveugle, elle qui était jusqu’alors si clairvoyante, si perspicace ? Elle s’était sentie comme l’une de ces très jeunes îlles éperdues d’amour, et n’avait plus rien eu en commun avec la vétérinaire responsable, pragmatique et dévouée à son métier qu’elle avait été auparavant. Elle avait été conquise. Malheureusement, dans chaque paradis il y a un serpent, et elle ne l’avait pas démasqué à temps. Adam et elle avaient déjà fait l’amour… Fait l’amour. La phrase résonnait dans sa tête comme un refrain agaçant. Aujourd’hui encore, en parfaite connaissance de cause, elle avait du mal à refréner l’excitation qui s’emparait d’elle
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au souvenir de ces moments exquis et précieux passés entre les bras d’Adam, en plein abandon. Aussi incroyable que cela paraisse, il savait se montrer l’amant le plus doux, le plus gentil et le plus passionné qui soit. Et il avait été sien. Avec le recul, elle se dit qu’ils n’avaient pas seulement fait l’amour, mais aussi… de la poésie. A ces souvenirs, elle sentit son corps s’embraser. — Arrête ! s’admonesta-t-elle. Tessa se releva, prête à s’enfuir, comme si elle pensait avoir causé quelque déplaisir à sa maïtresse et craignait de se faire corriger. En la voyant ainsi apeurée, Léna se sentit coupable. — Non, tu n’as rien fait, ma belle, dit-elle d’une voix douce tout en caressant la tête de la chienne. C’est à moi que je parle, ajouta-t-elle en lui souriant tristement. Quel dommage que tu ne parles pas ! Je ne laisserais sûrement pas mes pensées s’échapper de la sorte, si tu risquais de les répéter ! Rassurée, Tessa se recoucha et posa la tête sur ses pattes avant. Elle se rendormit en moins d’une minute et se mit à roner doucement. Léna secoua la tête. — Je t’aime telle que tu es mais, parfois, j’aimerais tant que tu sois un être humain ! Elle avait de plus en plus besoin de compagnie, d’une personne à qui se conîer. Malheureusement, son père l’avait quittée. Il était mort moins d’un mois après son retour. Faisant abstraction de son chagrin, elle avait entrepris toutes les démarches liées aux funérailles. Angela était arrivée avec sa famille juste avant la cérémonie et repartie peu après, avec une litanie d’excuses pour se justiîer. Léna ne lui en avait pas voulu.
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Après tout, sa sœur avait sa propre vie. Ce n’était que plusieurs jours plus tard, alors qu’elle tournait en rond dans la maison vide en se demandant ce qu’elle allait faire, qu’elle dut înalement reconnaïtre ce qu’elle avait jusqu’alors désespérément feint d’ignorer : elle était enceinte. Heureusement, elle avait épargné cela à son père, s’était-elle dit, en tentant le voir les choses du bon côté. Elle savait qu’il l’aurait soutenue, contrairement à sa sœur, quelle qu’ait été sa décision quant au sort de ce bébé. Mais elle ne pouvait ignorer qu’il aurait certainement été déçu, car il avait toujours pensé qu’elle était parfaite. De nouveau elle secoua la tête ; le sourire penaud qu’elle tenta d’esquisser ne parvint même pas à relever les commissures de ses lèvres. — Mon pauvre papa… Si tu savais, tu ne trouverais jamais le repos. Une douleur fulgurante lui coupa soudain le soufe. Le bébé lui donnait encore de terribles coups ; il s’était agité toute la journée. Il en avait certainement assez d’être ainsi conîné. A moins que, comme elle, il ne soit claustrophobe. Machinalement, elle retira une main du clavier pour la poser sur son abdomen, et se mit à masser la zone qui la tiraillait, mais cela n’y changea pas grand-chose. Etait-ce le fruit de son imagination ou prenait-elle de l’ampleur d’heure en heure ? — Ce ne sera plus très long, bébé, murmura-t-elle à son ventre. Plus que deux semaines. Une partie d’elle-même était pressée d’en înir, de donner naissance à ce petit être qui avait mis sa vie sens dessus dessous. Cependant, elle appréciait aussi sa situation actuelle, car la perspective des épreuves à venir la terriîait.
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Il ne s’agissait pas seulement des souffrances qui l’at-tendaient — elle avait aidé sufîsamment d’animaux à mettre bas pour savoir à quoi cela pouvait ressembler —, mais aussi du fait de devoir reprendre pied avec la réalité une fois que ces douleurs seraient dissipées. Lorsque le véritable déî commencerait. — C’est vraiment égoste de ta part de vouloir le garder, lui avait répété Angela pour la centième fois lorsqu’elle l’avait appelée la semaine précédente. Elle s’exprimait avec condescendance, comme si elle était infaillible. D’ailleurs, elle avait tendance à croire qu’elle savait toujours tout mieux que tout le monde. — Il aura besoin d’un père et d’une mère, avait-elle ajouté. Certes, tu as choisi de poursuivre cette grossesse, mais tu devrais sérieusement songer à le faire adopter. — C’est mon bébé ! avait rétorqué Léna, qui n’avait pourtant pas pour habitude de perdre son sang-froid. Elle était profondément perturbée par la manière à la fois insistante et cavalière dont sa sœur usait avec elle. Angela semblait persuadée d’avoir son mot à dire car elle avait suivi ce qu’elle considérait comme un parcours sans faute : elle était mariée et avait bénéîcié du choix du roi, puisqu’elle avait deux enfants, une îlle et un garçon. — Ce qu’il lui faut, c’est une maman qui l’aime de tout son cœur. — Voyons, Léna, pourquoi ne rappelles-tu pas à son père qu’il a des responsabilités… Léna l’avait interrompue fermement. — Je ne le ferai pas, un point c’est tout. Cette discus-sion est close. Elle refusait d’exposer à Angela les raisons qui la pous-saient à laisser Adam à l’écart. Même dans des circonstances idéales, elle aurait répugné à demander au père de son enfant d’« assumer les consé-
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quences de ses actes », comme l’avait suggéré Angela lors d’une précédente conversation. Si elle se mariait un jour, ce serait parce que l’homme qui lui avait volé son cœur le souhaitait lui aussi, et non parce qu’il s’y sentait obligé. En l’occurrence, les circonstances étaient loin d’être parfaites. Elle n’avait même pas révélé à Angela l’identité du papa, et encore moins ce qui l’avait incitée à fuir les tourments dans lesquels Adam Smythe, en admettant que ce soit son vrai nom, l’avait plongée. Léna ferma les yeux et se remémora cette soirée-là. Si elle n’avait pas surpris cette conversation téléphonique, elle serait toujours à Santa Barbara, et exercerait encore dans la plus prestigieuse clinique vétérinaire de la ville. Elle était partie plus tôt que prévu pour faire une surprise à Adam en arrivant en avance à leur rendez-vous. Lorsqu’elle était arrivée, Adam était plongé dans une conversation téléphonique et lui tournait le dos. D’après ce qu’elle avait entendu, elle avait compris très vite qu’il ne s’agissait pas d’un amateur de livres rares, mais d’une personne cherchant à acheter de la drogue. Cette découverte l’avait emplie d’horreur. L’homme qui illuminait sa vie faisait partie de la lie de la société : c’était un traîquant ! Sa librairie n’était donc qu’une couverture… La déception lui avait broyé le cœur. Elle n’avait pu se résoudre à l’affronter, à exiger qu’il lui dise pourquoi il ne l’avait pas prévenue qu’il naviguait dans ce monde glauque avant qu’ils commencent à se voir de manière régulière. Avant qu’elle tombe amoureuse de lui. Elle s’était sentie si perdue, si trahie, qu’elle avait quitté aussitôt la librairie sur la pointe des pieds. Arrivée à son appartement, elle l’avait appelé. Essayant tant bien que mal de dissimuler à quel point elle était
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