Pour l'amour d'Ella - Une chirurgienne à aimer

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Série « Médecins à Londres », tomes 3 et 4

A la luxueuse clinique des frères Hunter, secrets et passions sont sur le point d’être révélés au grand jour…

Pour l’amour d’Ella, Alison Roberts

Alors qu’elle est sur le point de rentrer en Angleterre, le Dr Abbie de Luca sent l’émotion l’envahir. Des mois qu’elle n’a pas remis les pieds à la clinique Hunter, où elle est chirurgienne. Des mois qu’elle n’a pas revu Rafael, son mari, lui aussi chirurgien à la clinique. Si elle est partie, c’est pour la santé de leur petite fille, Ella ; et ce traitement américain, dont Rafael ne voulait pas entendre parler, a pourtant fait des merveilles : aujourd’hui, leur bébé va mieux. Leur mariage, en revanche… Abbie ne sait plus bien où ils en sont, Rafael et elle. Mais elle l’aime encore, c’est certain ; et elle est prête à tout pour sauver leur couple. Pour leur bonheur, et pour l’amour d’Ella.

Une chirurgienne à aimer, Lynne Marshall

Le jour où tout s’est effondré autour de lui, le Dr Mitchell Cooper a décidé de s’installer à Londres, avec sa petite Molly, pour commencer une nouvelle vie. Une vie où sa fille serait sa priorité, et où plus jamais il ne retomberait amoureux. Pourtant, lorsqu’il rencontre sa nouvelle collègue, le Dr Grace Turner, à une soirée de gala, Mitchell est bouleversé par le trouble qui l’envahit. Et plus encore lorsqu’il comprend que Grace cache, elle aussi, des blessures secrètes…

 

 

 

 

Publié le : vendredi 1 août 2014
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280321228
Nombre de pages : 288
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La in justIie les moyens. Abbîe de Luca jeta un coup d’œî attendrî au bébé quî dormaît dans ses bras. Sa petîte Ea ne s’étaît pas réveîée à a descente d’avîon. Et maîntenant, tandîs qu’on es escortaît dans e couoîr VIP de ’aéroport d’Heathrow, a puce dormaît toujours, nîchée dans sa couverture poaîre. Bîen sûr, e masque à oxygène qu’ee portaît empê-chaît Abbîe de voîr ses traîts mînuscues. Maîs ee étaît presque sûre que sa ie sourîaît dans son sommeî. La in justIie les moyens. Abbîe avaît tout faît pour en arrîver à et ee avaît gagné. Ou putôt,Ellaavaît gagné. A un an tout juste, ’âge où ee auraît dû apprendre à parer et marcher, cette petîte battante avaît surmonté a terrîbe maadîe quî s’étaît décarée peu de temps après sa naîssance. La eucémîe aîguë ymphobastîque. Troîs moîs pus tôt, es médecîns ondonîens ne uî donnaîent aucune chance de survîvre. Maîs Abbîe, ee-même chîrurgîen pédîatrîque, avaît refusé ’înéuctabe. Ee avaît emmené Ea à New York, où une équîpe de spécîaîstes venaît de mettre au poînt un protocoe de soîns radîca et novateur. Conscîente des rîsques, ee avaît tenté e tout pour e tout. Le traîtement de a dernîère chance. Et, après
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douze semaînes d’enfer, Ea se portaît assez bîen pour qu’ees puîssent rentrer à Londres. Chez ees. Chez elles… Leur restaît-î seuement un foyer ? Une chose étaît certaîne : a nouvee bataîe qu’Abbîe s’apprêtaît à îvrer aaît peser ourd sur son menta déjà soumîs à rude épreuve. — Une ambuance vous attend à a sortîe, madame de Luca. Gardez-vous ’équîpement ? L’empoyé des douanes regardaît avec curîosîté es écrans de contrôe et e matérîe de réanîmatîon que Damîen, eur steward, avaît conscîencîeusement pacés sur un charîot et poussés dans e coupe-ie. Abbîe débrancha es éectrodes du monîtorîng et vérîia que e cathéter întraveîneux d’Ea étaît toujours en pace. Puîs ee ôta a poche à perfusîon de son support et a gîssa dans un compartîment spécîa, à ’arrîère de son sac à maîn. — Non, tout repart à New York par e prochaîn avîon, répondît-ee en sourîant. Nous n’avons même pas eu besoîn de a tente à oxygène. De par son métîer, ee avaît pu rapatrîer sa ie sans assîstance partîcuîère. I étaît temps qu’être médecîn uî serve à queque chose. Ee s’étaît sentîe teement împuîssante jusqu’aors ! La pupart du temps, ee avaît même vécu sa profes-sîon comme un handîcap. Trop en savoîr avaît décupé sa peur. Pourvu qu’ee ne soît pus jamaîs confrontée à des angoîsses aussî vîscéraes. De toutes ses forces, ee vouaît croîre que e pîre étaît passé. Tout aaît bîen. I faaît se tourner vers ’avenîr. Soudaîn, a maîn mînuscue d’Ea sortît de a couver-ture pour se poser sur sa joue et Abbîe sentît es armes uî monter aux yeux. Le îen quî s’étaît tîssé entre ees étaît îndescrîptîbe. Et teement fort… — Ee est adorabe, chuchota ’empoyé des douanes.
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— Un vraî petît ange, dît Damîen d’une voîx émue. Sî vous savîez comme je suîs content pour ee ! Abbîe ravaa son émotîon. Jamaîs ee n’oubîeraît ’éan de soîdarîté que sa ie avaît faît naïtre. Cette chaeur humaîne uî avaît permîs de compenser… — Votre famîe vous attend à ’extérîeur, je suppose ? demanda Damîen comme s’î avaît devîné ses pensées. — Je… ne saîs pas trop, répondît-ee d’une voîx faîbe. La décîsîon de faîre sortîr Ea a été prîse très rapîdement. J’aî aîssé queques messages en vîtesse avant de partîr, maîs… nous verrons bîen. En tout cas, ’ambuance va nous conduîre au Lîghthouse, ’hôpîta pour enfants où je travaîe. Is ont aménagé une chambre spécîae pour ee. Tout est prévu. — Ah, d’accord. Je voîs… I avaît ’aîr perpexe, et à raîson. Néanmoîns, ee s’îmagînaît ma uî donner des détaîs sur sa vîe prîvée. Ouî, ee avaît essayé de joîndre Rafae, pour s’entendre dîre que « e Dr de Luca étaît au boc ». Non, ee n’avaît pas aîssé de message. Is se reverraîent bîen assez tôt… En emmenant eur ie aux Etats-Unîs, ee avaît mîs eur marîage en pérî. C’étaît un prîx très ourd à payer, maîs ee n’avaît pas eu e choîx. Et jamaîs ee ne e regretteraît. — Abbîe ! Une voîx famîîère, derrîère ee, a it sursauter. Ee pîvota, îmîtée par Damîen. — Waouh ! it e steward, vîsîbement împressîonné par a haute stature, ’éégance et e charme du nouveau venu. C’est votre marî ? — Non…, répondît-ee, prîse de court. C’est mon patron. Ee se reprît et enchaïna d’une voîx pus forte : — Bonjour, Ethan ! Qu’est-ce que tu fabrîques îcî ? Jamaîs î n’auraît dû avoîr ’autorîsatîon d’entrer dans
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’espace des douanes. Maîs î en împosaît sufisamment pour avoîr franchî cette barrîère sans encombre ! Le cadet des frères Hunter — coproprîétaîre de ’hôpîta Lîghthouse et de deux autres étabîssements renommés — avaît, comme son aïné Léo, tout mîs en œuvre pour facîîter e départ d’Ea vers es Etats-Unîs. Ethan et Léo avaîent non seuement mobîîsé des fonds vîa des sponsors prîvés, maîs accordé un congé îîmîté à Abbîe, quî eur en étaît îninîment reconnaîssante. — Je suîs tombé sur ton message tout à ’heure, en passant à ’accueî, dît-î. Rafae est coîncé au boc, j’aî pensé que ce seraît sympa de venîr te chercher. — Très sympa, en effet, répondît-ee, se forçant àsourîre. Rafae est-î au courant ? — Non. I opère un cas dîficîe ce matîn. J’aî préféré ne pas e… déranger. Le sous-entendu étaît caîr : son retour aaît perturber Rafae. Peut-être même e contrarîer. Cea faîsaît pusîeurs semaînes qu’ee ne uî avaît pas paré autrement que par SMS ou e-maî. Leurs retrouvaîes rîsquaîent, au bas mot, d’être tendues. — Tout est en rège, madame de Luca. Nous transfé-rerons vos vaîses à ’hôpîta Lîghthouse dès que possîbe. Je vous souhaîte un bon retour à Londres. La voîx du douanîer ramena Abbîe à ’înstant présent. Ee e remercîa avec chaeur, aînsî que Damîen, à quî ee promît de donner des nouvees d’Ea. Puîs ee suîvît Ethan, quî portaît son bagage cabîne, dans e ha de ’aéroport. — Tu as ’aîr fatîguée, dît-î gentîment. Tu ne veux pas putôt que je prenne Ea ? — Non, mercî, répondît-ee. Ça va aer. Même épuîsée, jamaîs ee ne conieraît son précîeux fardeau à quîconque, pas même à Ethan. D’aîeurs, avec un peu de chance, ee pourraît bîentôt prendre queques
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heures de repos. Sî ee parvenaît à dîfférer ’affrontement dont a sîmpe perspectîve uî serraît e cœur… Comme souvent, à a sortîe de ’aéroport de nombreux regards se portèrent sur Ethan. Avec sa carrure d’athète et sa égère caudîcatîon — î avaît été bessé ors d’une mîssîon humanîtaîre en Afghanîstan —, î ne passaît pas înaperçu. Néanmoîns, î s’en soucîaît aussî peu que de son premîer stéthoscope. I avaît une forte personnaîté, c’étaît e moîns que ’on pouvaît dîre. I partageaît ce traît de caractère avec Rafae, son amî de ongue date. Pas étonnant que ces deux-à s’entendent sî bîen ! Queques mînutes pus tard, assîse près d’Ethan dans ’ambuance, et Ea bîen sangée dans un sîège-coque, Abbîe s’înterrogeaît. Son patron s’étaît mîs à parer de a puîe et du beau temps, et son vîsage îndéchîffrabe ne uî dîsaît rîen quî vaîe. Rafae uî avaît-î faît des conidences ? Avaîent-îs passé pusîeurs soîrées ensembe, à se amenter sur eurs vîes amoureuses ? Peut-être Ethan avaît-î aîssé échapper queques « je te ’avaîs bîen dît » ou « vous êtes aés trop vîte » ? Rafae et ee étaîent tombés amoureux au premîer regard. Un vérîtabe coup de foudre suîvî d’une hîstoîre passîonnée, dont ’aboutîssement ne pouvaît être que e marîage. La date avaît sîmpement été avancée orsqu’îs avaîent découvert qu’Abbîe étaît enceînte… Jamaîs îs n’auraîent îmagîné que eur conte de fées tourneraît sî vîte au cauchemar. Sî eur coupe avaît été pus « ancîen », es choses auraîent-ees été dîfférentes ? Maîs se torturer aînsî ’esprît ne servaît à rîen. Autant essayer de réagîr e mîeux possîbe. — Tout va bîen… à a cînîque ? demanda-t-ee, n’osant pas aborder e sujet quî uî tenaît e pus à cœur. — Super, maîs nous sommes débordés ! répondît
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Ethan en secouant a tête. As-tu entendu parer de notre dernîer projet humanîtaîre ? Ee uî ança un regard contrît. — Non, désoée… A New York, j’étaîs hors du temps, et du monde. Vous avez prîs de nouveaux patîents étrangers en charge ? — Pusîeurs, ouî. Ce matîn justement, Rafae opère Anoosheh, une Afghane de dîx ans quî a été recueîîe par des humanîtaîres au moment de ’évacuatîon de son orpheînat. La pauvre souffre de neuroibromatose, ee a été abandonnée vers ’âge de deux ans car es nodues commençaîent à se voîr. Quand nos coègues ’ont secourue, a prîncîpae tumeur du vîsage avaît a taîe d’un meon. Ee étaît compètement déigurée et es responsabes de ’orpheînat a traîtaîent comme une servante. Is a cachaîent dès que des famîes se présentaîent pour adopter des enfants. — Oh ! a pauvre ! — Nous craîgnons qu’ee n’aît perdu a vue de ’œî droît. Sa capacîté respîratoîre commençaît même à être atteînte. — Et maîntenant ? — L’opératîon d’aujourd’huî ne sera pas a dernîère, tu t’en doutes. Maîs, dans un premîer temps, nous ne cherchons qu’à améîorer sa sîtuatîon. Et montrer au monde entîer qu’un petît être dîgne d’amour se cache derrîère cette iette dîfforme. Certaîns journaîstes suîvent ’înterventîon de près, et nous avons déjà reçu pusîeurs offres d’adoptîon spontanées. Je parîe que es caméras vont se braquer sur Rafae dès sa sortîe du boc. Enin, je uî faîs coniance : î n’y a pas meîeur que uî pour gérer a pressîon ! — C’est vraî. Ee en avaît eu cent foîs a preuve en travaîant avec uî. Rafae étaît d’un came oympîen. Jamaîs î
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ne aîssaît ses émotîons prendre e dessus, et î faîsaît preuve d’un détachement exceptîonne, y comprîs dans es sîtuatîons crîtîques. Même quand on eur avaît annoncé a maadîe d’Ea, Abbîe n’avaît pas vraîment su ce qu’î ressentaît. I se îvraît sî peu… — Donc… î va bîen ? demanda-t-ee d’une voîx sourde. — Apparemment, ouî. I uî ança un coup d’œî hésîtant, et reprît : — Je n’aî jamaîs vu personne se réfugîer à ce poînt dans e travaî. I ne sort du boc que pour manger et dormîr. Ee ne it pas de commentaîre, car à vraî dîre ee s’en étaît doutée. Ee avaît eu ’împressîon que Rafae se repîaît sur uî-même. « Sî tu pars à New York, c’en est inî de notre marîage », uî avaît-î marteé troîs moîs pus tôt. Avec sa ierté de macho îtaîen chevîée au corps, î ne rîsquaît pas d’avoîr des regrets et encore moîns de es exprîmer ! Son opposîtîon au pérîpe partaît d’un bon sentîment : a craînte qu’Ea ne souffre pour rîen. I étaît persuadé que e traîtement ne donneraît pas de résutat et Abbîe n’avaît pas réussî à e convaîncre. Jamaîs ee n’oubîeraît son aîr désespéré orsqu’ee avaît quîtté a maîson, Ea dans es bras. I avaît dû penser qu’î ne reverraît pus sa ie chérîe vîvante. Comment pourraît-î pardonner à Abbîe de uî avoîr înlîgé ce chagrîn ? Et ee ? Seraît-ee capabe d’oubîer qu’ee avaît traversé cette épreuve toute seue ? Quand ee avaît touché e fond, à New York, pensant qu’Ea n’aaît pas s’en sortîr, qu’avaît-î faît, à part uî envoyer queques messages froîds et împersonnes ? Ee avaît eu besoîn
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de uî, maîs î ne ’avaît pas soutenue, enfermé qu’î étaît dans sa tour d’îvoîre. Bîen sûr, e pronostîc encourageant pour eur bébé aaît changer beaucoup de choses. Maîs, magré eur joîe încommensurabe, cea ne résoudraît pas e probème de fond. Un fossé abyssa s’étaît creusé entre eux, et ee craîgnaît désormaîs e pîre pour eur coupe. Ouî, ee aîmaît toujours Rafae. Ee n’avaît jamaîs cessé de ’aîmer. Sîmpement, ee avaît eu a preuve que ’amour ne sufisaît pas. D’aîeurs, ce sentîment étaît-î encore récîproque ? Ee en doutaît beaucoup ! Par égard pour Ethan, ee esquîssa un sourîre et se força à changer de sujet. — Nos tourtereaux vont bîen ? demanda-t-ee d’un ton faussement enjoué. Ont-îs ixé une date ? — Absoument ! Lîzzîe et Léo se marîent e dernîer samedî du moîs d’avrî. — Quoî ? Sî vîte ? C’est dans moîns de troîs semaînes ! — Ne m’en pare pas, je devîens fou, répondît-î en marmonnant. S’îs avaîent vouu faîre ça sîmpement, passe encore, maîs non, tout e gratîn de Londres est învîté à a réceptîon ! J’essaîe de m’en mêer e moîns possîbe, croîs-moî. — Bonne chance ! dît-ee en rîant. Ça doît être dur. — Oh ! ouî ! Surtout que Lîzzîe a réussî à me convaîncre d’être e garçon d’honneur de mon frère. I va faoîr que je fasse un dîscours… — Tu t’en sortîras brîamment, j’en suîs certaîne. Maîs dîs-moî, pourquoî veuent-îs se marîer sî vîte ? — Que veux-tu… C’est ça, ’amour… Queque chose, dans son ton de voîx, a réduîsît au sîence. Magré cette perspectîve de fête famîîae, es vîeîes tensîons entre es frères Hunter n’avaîent, de toute évîdence, pas dîsparu. Is étaîent restés en froîd pusîeurs années sans que personne n’en connaîsse a
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raîson. Et même s’îs géraîent désormaîs a cînîque Hunter ensembe, eurs reatîons manquaîent toujours de chaeur et de sérénîté. Abbîe se tourna vers a vître. L’ambuance approchaît de Regent’s Park. Comme c’étaît étrange de voîr es bus à împérîae, es demeures vîctorîennes. Ee se sentaît presque étrangère à ce cadre famîîer. Bîentôt, ee aperçut au oîn a grande bâtîsse de brîque carrée quî marquaît ’entrée d’Harey Street. Encore queques mînutes et îs arrîveraîent à destînatîon. — Londres a dû te manquer, dît Ethan d’un ton doux. Ee pîvota vers uî et soupîra. — Ouî, terrîbement. C’étaît vraî, pourtant sa « vîe d’avant » uî paraîssaît bîen oîn, sur e pan personne en tout cas. Heureusement qu’î uî restaît a cînîque ! — Es-tu prête à retravaîer ? demanda-t-î, comme s’î avaît devîné ses pensées. Dès que tu seras assez en forme, bîen sûr… Croîs-moî, a perspectîve de te voîr réîntégrer ’équîpe nous réjouît ! — Et moî, j’aî hâte de retourner au boc. Je pourraî commencer demaîn ? — Je ne vouaîs pas dîre aussî vîte, voyons ! Prends e temps de te reposer, d’înstaer Ea dans sa chambre… Ee eut un sourîre trîste. — Le servîce d’oncoogîe du Lîghthouse est « sa » maîson, tu saîs bîen. C’est à qu’ee a passé e pus de temps depuîs sa naîssance, aors autant uî redonner ses repères. Avec ses « nounous », ses « tatas » et toutes ses « mamîes » prêtes à a chouchouter, dît-ee avec un sourîre ému. — Comme tu voudras. Maîs sî tu changes d’avîs, je comprendraî. — Je ne changeraî pas d’avîs, répondît-ee d’un ton ferme. Je seraî à pîed d’œuvre demaîn.
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Cea vaudraît mîeux pour son équîîbre, donc pour ceuî d’Ea. Pus vîte ee reprendraît ses marques et mîeux ees se porteraîent toutes es deux.
Rafae de Luca retîra ses gants tachés de sang et es ança dans a poubee. Son masque suîvît e même chemîn, puîs î s’étîra et sortît dans e couoîr. Enin, î pouvaît respîrer îbrement. Après ces ongues heures passées au boc, î avaît ’împressîon de manquer d’aîr. La fatîgue uî tombaît d’un coup sur es épaues. Qu’împorte. I avaît atteînt son objectîf. Grâce au travaî remarquabe de son équîpe, ’opératîon de a petîte Anoosheh s’étaît parfaîtement dérouée. Bîen sûr, comme à chaque înterventîon déîcate, sa partenaîre prîvîégîée uî avaît manqué. Maîs Abbîe n’étaît pus à et, depuîs troîs moîs, î avaît apprîs à se passer d’ee. Avant qu’ee parte, îs formaîent a « dream team » de a cînîque, aux dîres de eurs coègues. Un duo de chîrurgîens sî parfaît que eur entente s’étaît naturee-ment proongée hors des murs de a sae d’opératîon… Maîs e passé étaît e passé. Ouî, Abbîe uî avaît manqué, à ’hôpîta comme dans sa vîe, maîs î avaît résou d’y penser e moîns possîbe. S’î se aîssaît aer à ce genre de rélexîons, c’étaît unîquement à cause de a fatîgue. I aaît prendre une bonne douche pour se détendre. Puîsque rîen nî personne ne ’attendaît chez uî, î avaît e temps. Les reporters devaîent faîre e pîed de grue à ’accueî, maîs îs n’étaîent pus à une demî-heure près. I avîsa Ethan au bout du couoîr. Avec un peu de chance, son patron et amî se chargeraît uî-même du poînt presse. Non seuement î étaît codîrecteur du
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