Pour le sourire de Connor - Le vertige d'une rencontre

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Pour le sourire de Connor, Maureen Child

Nicole n’en revient pas. Comment s’est-elle retrouvée, par cette belle nuit d’été, dans le Jacuzzi de Griffin King, son si beau et si troublant voisin ? Et dire qu’elle s’était juré de garder ses distances avec cet homme à la sulfureuse réputation ! Mais déjà elle noue ses bras autour de son cou, ses lèvres effleurent sa bouche… Une nuit, une nuit seule, s’entend-elle lui murmurer. Oui, c’est ce qu’elle veut, rien de plus : une aventure sans lendemain. Et pourtant… en est-elle vraiment sûre ? Car la tension qui vibre entre eux, elle le pressent, est bien plus que de la pure attraction. Hélas, inutile de rêver : Griffin n’est pas le genre d’homme intéressé par les serments d’amour éternel. Encore moins par les femmes seules avec des enfants. Comme elle et son petit Connor…

Le vertige d’une rencontre, Helen Lacey

Fiona Walsh, intriguée par le regard du charmant inconnu qui se tient devant elle, ressent une douce attirance vibrer entre eux. Seulement, dès que Wyatt Harper se présente à elle, ses illusions s’évaporent en un instant. Car Wyatt lui annonce une nouvelle qui va bouleverser sa vie : Cecily, l’enfant à qui elle a donné naissance il y a quatorze ans, et qu’elle a dû abandonner, l’a retrouvée et a besoin d’elle. Le monde se met soudain à tanguer autour de Fiona. Sa petite fille, qu’elle croyait perdue à jamais, lui revient ! Et cette fois, elle se le jure, elle ne la quittera plus jamais. Et si cela signifie que le beau Wyatt va désormais faire partie de sa vie, puisqu’il est l’oncle adoptif de Cecily, tant pis : pour le bien de sa fille, elle saura étouffer les émotions…

Publié le : mercredi 1 janvier 2014
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280323291
Nombre de pages : 432
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MAUREEN CHILD Pour le sourire de Connor HELEN LACEY Le vertige d’une rencontre
MAUREEN CHILD
Pour le sourire de Connor
Collection :PASSIONS
Titre original :THE KING NEXT DOOR
Traduction française deROSELYNE AULIAC
® HARLEQUIN est une marque déposée par le Groupe Harlequin ® PASSIONS est une marque déposée par Harlequin S.A.
Photo de couverture Enfant/femme :© BEN WELSH/CORBIS Réalisation graphique couverture :E. COURTECUISSE (Harlequin SA)
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Toute représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal.
© 2013, Maureen Child. © 2014, Harlequin S.A. 83-85, boulevard Vincent-Auriol, 75646 PARIS CEDEX 13. Service Lectrices — Tél. : 01 45 82 47 47
ISBN9782280312738— ISSN 1950-2761
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— Comment appee-t-on une femme quî pratîque e voyeurîsme ? Grîfin Kîng n’attendaît pas vraîment de réponse à sa questîon puîsque, pour e moment, î étaît seu. I n’empêche que c’étaît une questîon întéressante. Confortabement înstaé dans e Jacuzzî de son cousîn Rafe, î sîrotaît une bîère gacée tout en jetant de temps en temps un regard vers a proprîété voîsîne où Nîcoe Baxter étaît occupée à sortîr du terreau de son garage. Ou putôt ce quî sembaît êtredes tonnesde terreau. Sérîeusement, î n’avaît jamaîs vu une femme pus acharnée au travaî. La pupart de cees qu’î connaîssaît ne faîsaîent rîen de pus épuîsant que de s’aonger sur une tabe de massage. Maîs Nîcoe… n’étaît pas comme es autres femmes. I avaît faît sa connaîssance un peu pus d’un an aupa-ravant, à ’occasîon du marîage de son cousîn Rafe avec Katîe Chares, a reîne des cookîes et, accessoîrement, voîsîne de Nîcoe. Katîe contînuaît de gérer son entre-prîse et avaît aîssé à son întentîon une bonne provîsîon de cookîes pendant qu’î occupaît eur maîson. Maîs pour en revenîr à Nîcoe, î uî avaît à peîne paré magré es nombreuses vîsîtes qu’î avaît rendues au jeune coupe. I savaît seuement qu’ee étaît dîvorcée, mère céîbataîre et qu’ee sembaît hyperactîve. En faît, ee
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pourraît donner des eçons de voonté et de dynamîsme à a famîe Kîng. Pour sa part, î étaît fatîgué rîen qu’à a regarder travaîer ! Pourtant, î n’arrîvaît pas à détacher son regard d’ee. Peut-être à cause de cette hîstoîre de fruît défendu : ee e fascînaît parce qu’î ne pouvaît pas ’avoîr. A moîns que tout en ee ne ’attîre. Secouant a tête, î ôta ses unettes de soeî et es posa sur e rebord du Jacuzzî en séquoîa. Le soeî de ’après-mîdî étaît écatant, maîs un orme gîgantesque panté entre a maîson de Nîcoe et cee qu’î occupaît actueement dîspensaît une ombre généreuse. Rafe et Katîe étaîent partîs en Europe pour troîs semaînes, et Grîfin eur avaît proposé de garder eur maîson en eur absence. Son offre n’avaît pas été compè-tement désîntéressée. Depuîs qu’î avaît mîs en vente son appartement au bord de a page, e lot constant d’acheteurs potentîes quî e vîsîtaîent chaque jour e rendaît fou. En s’înstaant îcî, î gardaît ’esprît sereîn, et a demeure de Rafe et Katîe étaît occupée. Un accord gagnant-gagnant sous tous es aspects. Sauf en ce quî concernaît Nîcoe. I a suîvît du regard tandîs qu’ee traversaît son jardîn. Sa cheveure bonde quî tombaît à hauteur des épaues étaît retenue derrîère es oreîes. Ee portaît un débardeur rose et un jean coupé dont es franges beues dansaîent sur ses cuîsses fuseées — des cuîsses excep-tîonnees, vraîment. Sa peau soyeuse étaît d’une bee coueur doré pâe, et ses courbes vouptueuses étaîent un réga pour es yeux. Ee aussî ’observaît à a dérobée. C’étaît putôt latteur, et en temps ordînaîre î en auraît proité pour ’învîter à e rejoîndre dans e Jacuzzî. En temps ordînaîre. Maîs,
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concernant Nîcoe, î avaît deux bonnes raîsons de garder ses dîstances. — Maman ! « Premîère raîson », marmonna-t-î entre ses dents avant d’avaer une ongue gorgée de bîère. Connor, e is de Nîcoe âgé de près de troîs ans, étaît un gamîn mîgnon, aux yeux beus et aux cheveux bonds comme sa mère. Grîfin n’avaît rîen contre es enfants. Bîen au contraîre. I avaît teement de neveux et de nîèces qu’î ne savaît pus où donner de a tête avec eux. La famîe Kîng avaît vraîment prîs a formue bîbîque : « Soyez féconds et mutîpîez-vous » au pîed de a ettre. Le probème de Grîfin, c’étaît es reatîons amoureuses avec es mères céîbataîres. I n’avaît rîen contre ces dernîères non pus. Au contraîre, î admîraît eur capa-cîté à gérer eur vîe personnee et professîonnee,età être à a foîs une mère et un père pour eur enfant. Maîs en amour, î avaît une îgne de conduîte quî consîstaît à ne jamaîs s’învestîr sur du ong terme. Or, quand on s’îmmîsçaît dans a vîe d’un enfant, î y avaît forcément des compîcatîons. I ’avaît apprîs à ses dépens pusîeurs années auparavant. C’est pourquoî î avaît désormaîs étabî e prîncîpe de ne jamaîs fréquenter de femmes ayant des enfants. Maîs curîeusement, pour a premîère foîs, î éprouvaît ’envîe de contourner cette rège. — Ouî, Connor. Qu’est-ce que tu veux ? La voîx de Nîcoe lotta jusqu’à uî dans ’aîr chaud de cet après-mîdî de in juîn. La jeune femme avaît beau être tout e temps occupée, î n’avaît jamaîs perçu une ombre d’împatîence dans sa voîx. — Veux creuser !, crîa e petît garçon en agîtant sa
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truee en pastîque vert-jaune, te un Vîkîng brandîssant une épée. Grîfin sourît en songeant au nombre de trous que uî et ses frères avaîent creusé dans es massîfs de leurs de eur mère. Et au nombre d’heures de punîtîon qu’îs avaîent récoté pour chaque rose ou marguerîte déterrée. — Bîentôt, mon chérî, répondît Nîcoe en jetant un coup d’œî dans sa dîrectîon par-dessus a côture sépa-rant es deux maîsons. I soueva sa cannette en guîse de saut. En réponse, ee fronça es sourcîs et secoua a tête avant de se tourner vers son is. — Attends que maman aît sortî es cagettes de pantes du garage, d’accord ? — Tu as besoîn d’aîde ? ança Grîfin. Ee reporta son attentîon sur uî et eut une moue îronîque. — Je m’en voudraîs de t’arracher à ton Jacuzzî. I ne put s’empêcher de sourîre. A ’entendre, on auraît dît qu’î organîsaît une orgîe dans son spa. — Oh ! Je peux toujours y revenîr après. — Ça, je n’en doute pas, marmonna-t-ee avant de dîre tout haut : Mercî Grîfin, je me débrouîe toute seue. — Entendu. Sî tu changes d’avîs, appee-moî et je seraî à. — Où tu es toujours, marmonna-t-ee de nouveau. — Comment ? demanda-t-î, faîsant comme s’î n’avaît pas entendu. — Rîen, ança-t-ee en se dîrîgeant vers e garage, son is courant après ee, tee sa petîte ombre. Sourîant, Grîfin but une autre gorgée de bîère. I savaît ce que Nîcoe pensaît de uî.Paresseux. Et cea
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’ennuyaît car c’étaît es premîères vacances qu’î prenaît depuîs cînq ans. La socîété de sécurîté qu’î dîrîgeaît avec son frère jumeau, Garrett, étaît une des pus împortantes au monde. Cea sîgnîiaît que es deux frères étaîent toujours sur e pont. Du moîns, îs y étaîent jusqu’à ce que Garrett épouse a prîncesse Aexîs de Cadrîa pusîeurs moîs auparavant. Désormaîs, Garrett géraît ’actîvîté euro-péenne tandîs que uî-même conservaît e contrôe des opératîons aux Etats-Unîs. Maîs même des bourreaux de travaî avaîent besoîn de faîre une pause, et î avaît décîdé d’en prendre une maîntenant, pendant que son agent îmmobîîer s’occupaît de vendre son appartement. I îgnoraît où î s’înstaeraît par a suîte, sauf qu’î vouaît rester à proxîmîté de a page. Peut-être dans une maîson comme cee de Rafe et Katîe. Son appartement, bîen que décoré avec goût par une ancîenne maïtresse, uî étaît soudaîn apparu împersonne et sans âme. A vraî dîre, î ne s’y étaît jamaîs sentî comme chez uî. Et puîsque Garrett avaît procédé à des changements majeurs dans sa vîe, uî-même s’étaît décîdé à apporter des modîicatîons dans a sîenne. Les sourcîs froncés, î sîrota une autre gorgée de bîère. Comment n’avaît-î pas réaîsé pus tôt que c’étaît e marîage de Garrett quî avaît précîpîté son envîe de changement ? Non qu’î veuîe îmîter son frère. Le marîage comptaît très peu pour uî. Tout ce qu’î désîraît, c’étaît sortîr un peu de a routîne. Acquérîr une nouvee maîson. Prendre des vacances. Toutefoîs, ses vacances ne se dérouaîent pas comme î ’avaît espéré. Cea faîsaît queques jours seuement qu’î se « détendaît » dans a maîson de Rafe et Katîe, maîs déjà ’envîe de passer à ’actîon e démangeaît. I
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tééphonaît au bureau sî souvent — hîstoîre de vérîier que tout aaît bîen — que son assîstante ’avaît menacé de démîssîonner s’î n’arrêtaît pas d’appeer. Ce n’étaît pas qu’î doutaît de a compétence de ses coaborateurs. Maîs ’oîsîveté e fatîguaît. I devaît se rendre à ’évîdence, î ne savaît pas comment se détendre, et î n’étaît pas faît pour rester assîs à se tourner es pouces. Son frère Garrett, quî e connaîssaît bîen, avaît parîé cînq cents doars qu’î ne tîendraît pas dîx jours en vacances et qu’î revîendraît au bureau en courant pour se remettre au travaî. Comme î n’étaît pas dîsposé à perdre ce parî, î avaît prîs troîs semaînes de congés, quîtte à mourîr d’ennuî. Ce quî e guettaît à très brève échéance maîntenant. Bon sang, que faîsaîent es gens quand îs ne travaî-aîent pas ? I savaît néanmoîns ce qu’î aîmeraît faîre, songea-t-î en admîrant à a dérobée e corps svete et vouptueux de Nîcoe. Maîs ce quî ’empêchaît de suîvre ses împusîons, ce n’étaît pas seuement son statut de mère de famîe. C’étaît aussî e faît que, un an auparavant, Katîe avaît fermement décaré àtouses cousîns de a famîe Kîng que Nîcoe étaît înaccessîbe. I se souvenaît encore des propos qu’ee avaît tenus ors de a réceptîon de ses iançaîes avec Rafe : « Nîcoe a beaucoup souffert par a faute de son ex-marî, un saaud de a pîre espèce. » Puîs ee avaît dévîsagé durement es Kîng avant d’ajouter : « Aussî, je demande à chacun d’entre vous de ne pas chercher à a séduîre. Je ne veux pas que ma meîeure amîe aît e cœur brîsé par un membre de ma nouvee famîe. » Et comme î y avaît des mîîons d’autres femmes dîsponîbes de par e monde, es cousîns Kîng avaîent
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accepté de garder eurs dîstances avec Nîcoe Baxter. I n’y avaît vu aucune dîficuté, bîen sûr, à cause de cette hîstoîre de mère céîbataîre. Du moîns, jusqu’à tout récemment. Son vérîtabe probème, c’étaît d’avoîr trop de temps îbre. Prîvé d’occupatîons, son cerveau fantasmaît sur une joîe femme. Et bîen sûr, son corps ne manquaît pas de uî rappeer que depuîs e marîage de Garrett, î avaît eu teement de travaî qu’î avaît reégué sa vîe sexuee au second pan. Et e faît de savoîr que tandîs qu’î observaît Nîcoe, ee ’observaît en retour, ne ’aîdaît pas beaucoup. Et ce n’étaît pas tant de ’îrrîtatîon qu’î voyaît dans son expressîon que de ’attîrance. I n’étaît pas stupîde. I savaît quand î paîsaît à une femme. En temps norma, î auraît faît e premîer pas. Une joîe femme. A proxîmîté. Et, au moîns, î auraît eu queque chose à faîre. Contraîrement à uî quî s’ennuyaît ferme, Nîcoe sembaît perpétueement occupée. En a voyant sortîr de son garage, tenant en équîîbre précaîre une énorme cagette de leurs aux coueurs vîves, î fronça es sourcîs. Ee n’apprécîeraît sans doute pas son aîde, maîs î ne pouvaît décemment pas rester assîs à a regarder tîtuber sous e poîds de son fardeau. Posant sa cannette de bîère sur e rebord du Jacuzzî, î sortît de son baîn, traversa e patîo et franchît a grîe séparant es deux jardîns. Tout cea sans hésîter a moîndre seconde. — Donne-moî ces leurs, dît-î en uî prenant a cagette étonnamment ourde des maîns. Sous e coup de a surprîse, Nîcoe vacîa un peu, maîs ee se reprît très vîte. Levant son regard vers uî, ee décara sèchement :
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