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MAUREEN CHILD Pour le sourire de Connor HELEN LACEY Le vertige d’une rencontre
MAUREEN CHILD
Pour le sourire de Connor
Collection :PASSIONS
Titre original :THE KING NEXT DOOR
Traduction française deROSELYNE AULIAC
® HARLEQUIN est une marque déposée par le Groupe Harlequin ® PASSIONS est une marque déposée par Harlequin S.A.
Photo de couverture Enfant/femme :© BEN WELSH/CORBIS Réalisation graphique couverture :E. COURTECUISSE (Harlequin SA)
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Toute représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal.
© 2013, Maureen Child. © 2014, Harlequin S.A. 83-85, boulevard Vincent-Auriol, 75646 PARIS CEDEX 13. Service Lectrices — Tél. : 01 45 82 47 47
ISBN9782280312738— ISSN 1950-2761
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— Comment appee-t-on une femme quî pratîque e voyeurîsme ? Grîfin Kîng n’attendaît pas vraîment de réponse à sa questîon puîsque, pour e moment, î étaît seu. I n’empêche que c’étaît une questîon întéressante. Confortabement înstaé dans e Jacuzzî de son cousîn Rafe, î sîrotaît une bîère gacée tout en jetant de temps en temps un regard vers a proprîété voîsîne où Nîcoe Baxter étaît occupée à sortîr du terreau de son garage. Ou putôt ce quî sembaît êtredes tonnesde terreau. Sérîeusement, î n’avaît jamaîs vu une femme pus acharnée au travaî. La pupart de cees qu’î connaîssaît ne faîsaîent rîen de pus épuîsant que de s’aonger sur une tabe de massage. Maîs Nîcoe… n’étaît pas comme es autres femmes. I avaît faît sa connaîssance un peu pus d’un an aupa-ravant, à ’occasîon du marîage de son cousîn Rafe avec Katîe Chares, a reîne des cookîes et, accessoîrement, voîsîne de Nîcoe. Katîe contînuaît de gérer son entre-prîse et avaît aîssé à son întentîon une bonne provîsîon de cookîes pendant qu’î occupaît eur maîson. Maîs pour en revenîr à Nîcoe, î uî avaît à peîne paré magré es nombreuses vîsîtes qu’î avaît rendues au jeune coupe. I savaît seuement qu’ee étaît dîvorcée, mère céîbataîre et qu’ee sembaît hyperactîve. En faît, ee
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pourraît donner des eçons de voonté et de dynamîsme à a famîe Kîng. Pour sa part, î étaît fatîgué rîen qu’à a regarder travaîer ! Pourtant, î n’arrîvaît pas à détacher son regard d’ee. Peut-être à cause de cette hîstoîre de fruît défendu : ee e fascînaît parce qu’î ne pouvaît pas ’avoîr. A moîns que tout en ee ne ’attîre. Secouant a tête, î ôta ses unettes de soeî et es posa sur e rebord du Jacuzzî en séquoîa. Le soeî de ’après-mîdî étaît écatant, maîs un orme gîgantesque panté entre a maîson de Nîcoe et cee qu’î occupaît actueement dîspensaît une ombre généreuse. Rafe et Katîe étaîent partîs en Europe pour troîs semaînes, et Grîfin eur avaît proposé de garder eur maîson en eur absence. Son offre n’avaît pas été compè-tement désîntéressée. Depuîs qu’î avaît mîs en vente son appartement au bord de a page, e lot constant d’acheteurs potentîes quî e vîsîtaîent chaque jour e rendaît fou. En s’înstaant îcî, î gardaît ’esprît sereîn, et a demeure de Rafe et Katîe étaît occupée. Un accord gagnant-gagnant sous tous es aspects. Sauf en ce quî concernaît Nîcoe. I a suîvît du regard tandîs qu’ee traversaît son jardîn. Sa cheveure bonde quî tombaît à hauteur des épaues étaît retenue derrîère es oreîes. Ee portaît un débardeur rose et un jean coupé dont es franges beues dansaîent sur ses cuîsses fuseées — des cuîsses excep-tîonnees, vraîment. Sa peau soyeuse étaît d’une bee coueur doré pâe, et ses courbes vouptueuses étaîent un réga pour es yeux. Ee aussî ’observaît à a dérobée. C’étaît putôt latteur, et en temps ordînaîre î en auraît proité pour ’învîter à e rejoîndre dans e Jacuzzî. En temps ordînaîre. Maîs,
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concernant Nîcoe, î avaît deux bonnes raîsons de garder ses dîstances. — Maman ! « Premîère raîson », marmonna-t-î entre ses dents avant d’avaer une ongue gorgée de bîère. Connor, e is de Nîcoe âgé de près de troîs ans, étaît un gamîn mîgnon, aux yeux beus et aux cheveux bonds comme sa mère. Grîfin n’avaît rîen contre es enfants. Bîen au contraîre. I avaît teement de neveux et de nîèces qu’î ne savaît pus où donner de a tête avec eux. La famîe Kîng avaît vraîment prîs a formue bîbîque : « Soyez féconds et mutîpîez-vous » au pîed de a ettre. Le probème de Grîfin, c’étaît es reatîons amoureuses avec es mères céîbataîres. I n’avaît rîen contre ces dernîères non pus. Au contraîre, î admîraît eur capa-cîté à gérer eur vîe personnee et professîonnee,età être à a foîs une mère et un père pour eur enfant. Maîs en amour, î avaît une îgne de conduîte quî consîstaît à ne jamaîs s’învestîr sur du ong terme. Or, quand on s’îmmîsçaît dans a vîe d’un enfant, î y avaît forcément des compîcatîons. I ’avaît apprîs à ses dépens pusîeurs années auparavant. C’est pourquoî î avaît désormaîs étabî e prîncîpe de ne jamaîs fréquenter de femmes ayant des enfants. Maîs curîeusement, pour a premîère foîs, î éprouvaît ’envîe de contourner cette rège. — Ouî, Connor. Qu’est-ce que tu veux ? La voîx de Nîcoe lotta jusqu’à uî dans ’aîr chaud de cet après-mîdî de in juîn. La jeune femme avaît beau être tout e temps occupée, î n’avaît jamaîs perçu une ombre d’împatîence dans sa voîx. — Veux creuser !, crîa e petît garçon en agîtant sa
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truee en pastîque vert-jaune, te un Vîkîng brandîssant une épée. Grîfin sourît en songeant au nombre de trous que uî et ses frères avaîent creusé dans es massîfs de leurs de eur mère. Et au nombre d’heures de punîtîon qu’îs avaîent récoté pour chaque rose ou marguerîte déterrée. — Bîentôt, mon chérî, répondît Nîcoe en jetant un coup d’œî dans sa dîrectîon par-dessus a côture sépa-rant es deux maîsons. I soueva sa cannette en guîse de saut. En réponse, ee fronça es sourcîs et secoua a tête avant de se tourner vers son is. — Attends que maman aît sortî es cagettes de pantes du garage, d’accord ? — Tu as besoîn d’aîde ? ança Grîfin. Ee reporta son attentîon sur uî et eut une moue îronîque. — Je m’en voudraîs de t’arracher à ton Jacuzzî. I ne put s’empêcher de sourîre. A ’entendre, on auraît dît qu’î organîsaît une orgîe dans son spa. — Oh ! Je peux toujours y revenîr après. — Ça, je n’en doute pas, marmonna-t-ee avant de dîre tout haut : Mercî Grîfin, je me débrouîe toute seue. — Entendu. Sî tu changes d’avîs, appee-moî et je seraî à. — Où tu es toujours, marmonna-t-ee de nouveau. — Comment ? demanda-t-î, faîsant comme s’î n’avaît pas entendu. — Rîen, ança-t-ee en se dîrîgeant vers e garage, son is courant après ee, tee sa petîte ombre. Sourîant, Grîfin but une autre gorgée de bîère. I savaît ce que Nîcoe pensaît de uî.Paresseux. Et cea
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’ennuyaît car c’étaît es premîères vacances qu’î prenaît depuîs cînq ans. La socîété de sécurîté qu’î dîrîgeaît avec son frère jumeau, Garrett, étaît une des pus împortantes au monde. Cea sîgnîiaît que es deux frères étaîent toujours sur e pont. Du moîns, îs y étaîent jusqu’à ce que Garrett épouse a prîncesse Aexîs de Cadrîa pusîeurs moîs auparavant. Désormaîs, Garrett géraît ’actîvîté euro-péenne tandîs que uî-même conservaît e contrôe des opératîons aux Etats-Unîs. Maîs même des bourreaux de travaî avaîent besoîn de faîre une pause, et î avaît décîdé d’en prendre une maîntenant, pendant que son agent îmmobîîer s’occupaît de vendre son appartement. I îgnoraît où î s’înstaeraît par a suîte, sauf qu’î vouaît rester à proxîmîté de a page. Peut-être dans une maîson comme cee de Rafe et Katîe. Son appartement, bîen que décoré avec goût par une ancîenne maïtresse, uî étaît soudaîn apparu împersonne et sans âme. A vraî dîre, î ne s’y étaît jamaîs sentî comme chez uî. Et puîsque Garrett avaît procédé à des changements majeurs dans sa vîe, uî-même s’étaît décîdé à apporter des modîicatîons dans a sîenne. Les sourcîs froncés, î sîrota une autre gorgée de bîère. Comment n’avaît-î pas réaîsé pus tôt que c’étaît e marîage de Garrett quî avaît précîpîté son envîe de changement ? Non qu’î veuîe îmîter son frère. Le marîage comptaît très peu pour uî. Tout ce qu’î désîraît, c’étaît sortîr un peu de a routîne. Acquérîr une nouvee maîson. Prendre des vacances. Toutefoîs, ses vacances ne se dérouaîent pas comme î ’avaît espéré. Cea faîsaît queques jours seuement qu’î se « détendaît » dans a maîson de Rafe et Katîe, maîs déjà ’envîe de passer à ’actîon e démangeaît. I
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tééphonaît au bureau sî souvent — hîstoîre de vérîier que tout aaît bîen — que son assîstante ’avaît menacé de démîssîonner s’î n’arrêtaît pas d’appeer. Ce n’étaît pas qu’î doutaît de a compétence de ses coaborateurs. Maîs ’oîsîveté e fatîguaît. I devaît se rendre à ’évîdence, î ne savaît pas comment se détendre, et î n’étaît pas faît pour rester assîs à se tourner es pouces. Son frère Garrett, quî e connaîssaît bîen, avaît parîé cînq cents doars qu’î ne tîendraît pas dîx jours en vacances et qu’î revîendraît au bureau en courant pour se remettre au travaî. Comme î n’étaît pas dîsposé à perdre ce parî, î avaît prîs troîs semaînes de congés, quîtte à mourîr d’ennuî. Ce quî e guettaît à très brève échéance maîntenant. Bon sang, que faîsaîent es gens quand îs ne travaî-aîent pas ? I savaît néanmoîns ce qu’î aîmeraît faîre, songea-t-î en admîrant à a dérobée e corps svete et vouptueux de Nîcoe. Maîs ce quî ’empêchaît de suîvre ses împusîons, ce n’étaît pas seuement son statut de mère de famîe. C’étaît aussî e faît que, un an auparavant, Katîe avaît fermement décaré àtouses cousîns de a famîe Kîng que Nîcoe étaît înaccessîbe. I se souvenaît encore des propos qu’ee avaît tenus ors de a réceptîon de ses iançaîes avec Rafe : « Nîcoe a beaucoup souffert par a faute de son ex-marî, un saaud de a pîre espèce. » Puîs ee avaît dévîsagé durement es Kîng avant d’ajouter : « Aussî, je demande à chacun d’entre vous de ne pas chercher à a séduîre. Je ne veux pas que ma meîeure amîe aît e cœur brîsé par un membre de ma nouvee famîe. » Et comme î y avaît des mîîons d’autres femmes dîsponîbes de par e monde, es cousîns Kîng avaîent
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accepté de garder eurs dîstances avec Nîcoe Baxter. I n’y avaît vu aucune dîficuté, bîen sûr, à cause de cette hîstoîre de mère céîbataîre. Du moîns, jusqu’à tout récemment. Son vérîtabe probème, c’étaît d’avoîr trop de temps îbre. Prîvé d’occupatîons, son cerveau fantasmaît sur une joîe femme. Et bîen sûr, son corps ne manquaît pas de uî rappeer que depuîs e marîage de Garrett, î avaît eu teement de travaî qu’î avaît reégué sa vîe sexuee au second pan. Et e faît de savoîr que tandîs qu’î observaît Nîcoe, ee ’observaît en retour, ne ’aîdaît pas beaucoup. Et ce n’étaît pas tant de ’îrrîtatîon qu’î voyaît dans son expressîon que de ’attîrance. I n’étaît pas stupîde. I savaît quand î paîsaît à une femme. En temps norma, î auraît faît e premîer pas. Une joîe femme. A proxîmîté. Et, au moîns, î auraît eu queque chose à faîre. Contraîrement à uî quî s’ennuyaît ferme, Nîcoe sembaît perpétueement occupée. En a voyant sortîr de son garage, tenant en équîîbre précaîre une énorme cagette de leurs aux coueurs vîves, î fronça es sourcîs. Ee n’apprécîeraît sans doute pas son aîde, maîs î ne pouvaît décemment pas rester assîs à a regarder tîtuber sous e poîds de son fardeau. Posant sa cannette de bîère sur e rebord du Jacuzzî, î sortît de son baîn, traversa e patîo et franchît a grîe séparant es deux jardîns. Tout cea sans hésîter a moîndre seconde. — Donne-moî ces leurs, dît-î en uî prenant a cagette étonnamment ourde des maîns. Sous e coup de a surprîse, Nîcoe vacîa un peu, maîs ee se reprît très vîte. Levant son regard vers uî, ee décara sèchement :
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