Princes du désert (Harlequin Edition Spéciale)

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Captive de l'amour, Michelle Reid

Laura aurait dû se douter que le cheikh Hassan la retrouverait, où qu'elle se cache. Il n'est pas en effet le genre d'homme à laisser sa femme lui échapper. Mais il peut toujours la garder prisonnière sur son yacht de luxe, jamais elle ne lui pardonnera les souffrances qu'il lui a infligées, et jamais elle ne se laissera de nouveau prendre à son charme...

La maîtresse du cheikh, Sandra Marton

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Publié le : mercredi 15 juillet 2009
Lecture(s) : 35
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280276306
Nombre de pages : 448
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1.

En tenue d’équitation, grandes bottes de cuir noir, pantalon jodhpur camel et chemise blanche, coiffé d’une gutrah retenue par un bandeau noir, le cheikh Hassan ben Khalifa Al-Qadim entra dans son bureau et en referma doucement la porte. Il tenait à la main une lettre fraîchement arrivée d’Angleterre. Trois enveloppes identiques gisaient sur son sous-main. Il traversa la pièce, jeta la lettre sur les autres et se dirigea vers la fenêtre grillagée. Son regard se perdit au-delà de l’oasis Al-Qadim, là où le désert d’antan, sec et aride, avait été transformé en figueries qui s’étendaient sur plusieurs hectares verdoyants.

Au-delà des vergers se dressaient les dunes. Fières et majestueuses, elles occupaient l’horizon, délivrant au spectateur un message clair, légèrement menaçant : « Essayez donc de nous balayer avec votre système d’irrigation et notre vengeance sera terrible. » Il suffirait d’une seule tempête de sable pour réduire à néant des années de labeur. La végétation disparaîtrait alors à jamais, engloutie par le désert.

Un soupir s’échappa de ses lèvres. Hassan connaissait bien les lois du désert. Il respectait sa puissance et sa violence passionnée, son droit de régner en maître sur sa propre destinée. A cet instant précis, lui-même aurait tout donné pour monter son cheval, Zandor, et galoper vers ces dunes insaisissables. Il les aurait alors suppliées de lui montrer le bon chemin…

Il ne s’agissait, hélas, que d’un beau rêve irréalisable. Car, derrière lui, juste là, sur son bureau, reposaient quatre lettres en attente d’une réponse. C’était à lui de prendre les décisions concernant son avenir. Et, au-delà de la relative sérénité qui régnait dans cette pièce, le palais entier se trouvait figé dans l’expectative. Son père, son demi-frère et des milliers d’autres personnes attendaient qu’il prenne une décision.

Pour l’instant, Zandor resterait donc dans son box et les dunes qu’il chérissait tant devraient patienter encore un peu avant de l’accueillir. Pivotant sur ses talons, il jeta un regard sombre en direction des enveloppes. Une seule d’entre elles était ouverte : la première qu’il s’était empressé de mettre de côté, lui témoignant tout le mépris qu’elle méritait. Depuis, il n’avait pas daigné ouvrir les autres, s’efforçant même d’oublier leur présence.

Hélas, il ne pouvait continuer à faire l’autruche indéfiniment.

Un coup frappé à la porte l’arracha à ses réflexions. Hassan en reconnut la discrétion. C’était probablement Faysal, son fidèle conseiller. L’instant d’après, la porte s’ouvrit sur un petit homme à la silhouette délicate, vêtu des traditionnelles djellabas blanches et bleu pâle. Il s’immobilisa sous l’arche de la porte et inclina légèrement la tête, attendant l’invitation de son employeur.

— Entre, Faysal, ordonna Hassan avec une pointe d’impatience dans la voix.

Le respect absolu que vouait Faysal au protocole l’irritait parfois. Avec une autre révérence, ce dernier obéit. Il referma soigneusement la porte derrière lui et, dans un élan d’audace peu coutumier, avança dans la pièce, s’immobilisant finalement à quelques mètres du bureau, sur le précieux tapis qui couvrait en partie le marbre bleu nuit.

Hassan baissa les yeux sur ce tapis. Sa femme l’avait placé ici, arguant que l’apparence austère de la pièce n’invitait guère le visiteur à y pénétrer. L’idée que c’était peut-être justement le but recherché n’avait pas effleuré Laura. Elle avait décoré le bureau avec un soin particulier, introduisant de nombreux autres objets en plus du tapis. Comme les tableaux accrochés aux murs et les magnifiques sculptures et céramiques disséminées aux quatre coins de la pièce, créations uniques d’artistes talentueux, tous originaires du Rahman, petit Etat du Golfe. Ainsi, Hassan ne pouvait lever les yeux sans songer au dynamisme des entreprises locales.

A ce moment précis, toutefois, son regard se posa sur les quelques pièces de facture occidentale qu’avait ajoutées Laura. La table basse et les deux fauteuils joufflus placés près de la fenêtre, là où elle l’obligeait à s’asseoir plusieurs fois par jour pour admirer la vue en buvant une tasse de thé. Pendant ces moments de détente, ils bavardaient à bâtons rompus et se risquaient à quelques caresses, comme le font deux êtres qui s’aiment.

Avec une rage à peine contenue, Hassan ôta sa gutrah et la jeta sur une table avant de prendre place à son bureau.

— Quelles nouvelles m’apportes-tu, Faysal ? lança-t-il d’un ton bref.

— Je crains qu’elles ne soient pas très bonnes, commença prudemment son compagnon. Le cheikh Abdul a réuni plusieurs… factions dans son palais d’été. Selon notre indicateur, le ton de leurs discussions mérite votre attention dans les plus brefs délais.

Le visage de Hassan se durcit imperceptiblement.

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