Prisonnière de la passion (Harlequin Azur)

De
Publié par

Prisonnière de la passion, Carole Mortimer

Si elle ne veut pas voir son héritage tomber dans les mains de son cousin, un individu veule qu'elle exècre, Gabriella découvre qu'elle va devoir épouser Rufus Gresham, le fils du second mari de sa mère, et vivre avec lui pendant six mois. Exaspérée tout autant que désemparée, Gabriella s'interroge : pourquoi sa mère et son beau-père ont-ils voulu la contraindre à partager la vie de Rufus, avec lequel elle n'a eu aucun contact depuis cinq ans ? Et puis, surtout, comment va-t-elle supporter la présence de celui dont elle est tombée autrefois éperdument amoureuse, et qui lui a toujours opposé un mépris glacial ?

Publié le : mercredi 25 mars 2009
Lecture(s) : 29
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280271936
Nombre de pages : 160
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Prologue

— Bon sang, qu’est-ce que tu fais là ?

Gabriella leva lentement les yeux vers Rufus, l’homme dont elle était tombée éperdument amoureuse un an plus tôt, quand sa mère s’était remariée avec le père de celui-ci.

Le bruit des pneus de sa voiture crissant sur le gravier ne lui avait pas échappé, bien sûr, mais elle s’était forcée à rester étendue sur sa chaise longue, au lieu de courir à sa rencontre comme elle en mourait d’envie. Car elle avait eu tôt fait de constater que se jeter à la tête de Rufus ne servirait à rien. Avec lui, il fallait s’armer de patience et attendre qu’il vienne vers vous. Même s’il était l’homme de sa vie et que le simple fait de le regarder la faisait frémir de la tête aux pieds !

Appuyé négligemment contre l’encadrement de la baie vitrée qui donnait sur la terrasse, il la contemplait d’un air désapprobateur. Seigneur, il était plus séduisant que jamais !, songea-t-elle en sentant les battements de son cœur s’accélérer dans sa poitrine. En raison de la chaleur intense de ce début d’après-midi, il avait dû ôter sa veste et le col de sa chemise blanche était déboutonné, laissant entrevoir un peu de peau bronzée. Le soleil éclatant allumait des reflets dorés dans ses cheveux châtain foncé un peu trop longs, et ses beaux yeux vert pâle étaient pour l’instant cachés derrière des lunettes noires.

Hélas, la moue mécontente de ses lèvres sensuelles suffit à faire comprendre à la jeune femme qu’il n’appréciait pas de la trouver seule sur la terrasse de la villa familiale de Majorque.

D’ordinaire, soit Rufus la traitait comme une gamine irritante, soit il l’ignorait complètement. Alors que Gabriella souhaitait désespérément qu’il la reconnaisse comme une femme désirable.

— Je peaufine mon bronzage, Rufus, dit-elle en lui souriant. Ça ne se voit pas ?

Tout en parlant, elle s’était étirée langoureusement. Rufus vit ses reins se cambrer et ses seins se dresser en avant dans le mouvement, tandis que ses mamelons pointaient avec insolence sous le minuscule haut de son Bikini orange.

— Je ne suis pas aveugle, répliqua-t-il d’un ton cinglant en s’avançant sur la terrasse. Pour l’amour de Dieu, couvre-toi, s’il te plaît !

— Je viens de te dire que je soignais mon bronzage, dit-elle d’un ton boudeur. Et pourquoi devrais-je m’habiller alors qu’à part toi il n’y a personne ici ?

Perchée en solitaire sur le flanc de la montagne, la villa des Gresham surplombait le village en terrasses et offrait une vue spectaculaire sur la Méditerranée.

Effectivement, elle avait raison, reconnut Rufus avec impatience. Heureusement, ses lunettes de soleil dissimulaient les émotions qui l’assaillaient alors que son regard se promenait lentement sur le corps parfait de Gabriella. Elle avait passé de l’huile sur sa peau cuivrée si bien que son buste, ses bras et ses longues jambes luisaient d’un doux éclat satiné.

Son corps jeune et mince ne présentait aucun défaut et n’importe quel homme aurait eu beaucoup de mal à lui résister, se dit-il encore une fois.

N’importe quel autre homme mais pas lui.

Car, depuis qu’elle était apparue brusquement dans sa vie un an plus tôt, Gabriella semblait s’être entichée de lui et ne s’en était jamais cachée. A maintes occasions, son attitude avait même été provocante ; néanmoins, elle ne s’était jamais exhibée de cette façon devant ses yeux.

Cependant, il n’avait pas l’intention de céder à ses manœuvres, pas question !

Ou, du moins, il n’en avait jamais eu l’intention jusqu’à aujourd’hui, jusqu’à ce qu’il l’ait découverte là, étendue sur la terrasse, presque nue…

— De toute façon, reprit-elle en haussant les sourcils, sur la plage, les femmes du village ne sont pas plus couvertes que moi.

En effet, admit de nouveau Rufus, à cette heure de la journée où la plage était envahie par les familles, la plupart des femmes portaient des Bikini, certaines étant même torse nu. Oui… mais elles n’étaient pas seules avec un homme à qui elles s’offraient sans vergogne depuis un an !

— Où sont les parents ? demanda-t-il sèchement.

Si seulement son père et la mère de Gabriella avaient été là, leur présence aurait allégé la situation, se dit-il en son for intérieur. Même si le comportement de sa belle-mère l’irritait presque autant que l’attitude de sa fille.

D’ailleurs, s’il se trouvait là aujourd’hui, c’était uniquement parce qu’il avait profité d’un voyage d’affaires en Espagne pour venir passer quelques jours avec son père à Majorque.

— James voulait aller à Palma acheter un cadeau à ma mère pour leur anniversaire de mariage, mais ils devraient rentrer dans quelques heures, dit Gabriella en se redressant légèrement.

Ses yeux, d’un bleu si profond que, par moments, ils semblaient violets, plongèrent dans les siens.

— Ils t’ont attendu, ce matin, mais comme tu n’arrivais pas, ils ont téléphoné à l’aéroport et appris que ton vol était retardé de trois heures. Par ailleurs, c’est le jour où Margarita prend son après-midi.

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.