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Quand l'ouragan s'apaise

De
481 pages
Lorsque Heather Simmons se rend à Londres pour échapper à la tyrannie de sa tante, elle ne se doute pas que, bientôt, elle errera dans le port avec un meurtre sur la conscience. Elle est alors entraînée sur le navire du capitaine Brandon Birmingham, riche et bel Américain, qui fait d’elle sa maîtresse et lui impose un amour brutal qu’elle ne peut accepter. Entre eux commence un long duel, qui se poursuivra jusqu’en Caroline du Sud, sur la plantation familiale de Brandon. Dans ce pays qu’elle ne connaît pas, Heather n’a plus qu’une idée en tête : transformer le désir impérieux, sauvage, de Brandon en amour.
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Kathleen E. Woodiwiss
Née en Louisiane, le 3 juin 1939, elle a grandi à Alexandria dans une famille de huit enfants. Son père meurt subitement alors qu’elle n’a que douze ans. Elle épouse un officier de l’armée de l’air et, après la naissance de leur premier fils, tous trois par-tent au Japon où ils resteront trois ans. De retour aux États-Unis, ils s’installent dans le Kansas. C’est là qu’elle écritQuand l’ouragan s’apaise. Son roman est refusé par plusieurs éditeurs avant d’être publié par Avon en 1972. C’est un énorme succès. En 1988, elle reçoit un prix décerné par l’association Romance Wri-ters of America récompensant l’ensemble de son œuvre. Auteur de treize best-sellers, elle a marqué l’histoire de la romance. Elle est décédée en juillet 2007 à Princeton (Minnesota). Les Éditions J’ai lu ont publié l’ensemble de son œuvre.
Quand l’ouragan s’apaise
Du même auteur aux Éditions J’ai lu
LE LOUP ET LA COLOMBE Nº 820 UNE ROSE EN HIVER Nº 1816 SHANNA Nº 1983 CENDRES DANS LE VENT Nº 2421 L’INCONNUE DUMISSISSIPPI Nº 2509 QUI ES-TU,BELLE CAPTIVE? Nº 2998 ÀLA COUR DU TSAR Nº 4047 LA RIVIÈRE DE LA PASSION Nº 6701 UN MARIAGE DE CONVENANCE Nº 7857 AUPRÈS DE TOI,POUR TOUJOURS Nº 8999
Les Birmingham QUAND LOURAGAN SAPAISE Nº 772 LES FLAMMES DE LA PASSION Nº 9481 LA ROSE DECHARLESTON Nº 9410
KATHLEENE. WOODIWISS
Quand l’ouragan s’apaise
T r a d u i t d e l ’ a n g l a i s ( É t a t s  U n i s ) p a r M o n i q u e T h i e s
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Titre original THE FLAME AND THE FLOWER
Avon Books, 1972 Pour la traduction française Éditions de Trévise, 1974
23 juin 1799
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Partout ailleurs, de par le monde, le temps avançait sans doute à grands coups d’ailes largement déployées. Mais ici, dans ce coin d’Angleterre, il s’écoulait lente-ment, péniblement, comme clopinant sur des pieds blessés au long du mauvais chemin qui traversait le marais. Pas un souffle de vent ne déplaçait l’air alourdi de chaleur humide, un nuage de poussière restait en suspension au-dessus de la route, souvenir du passage d’une voiture plusieurs heures auparavant. Une petite ferme au toit de chaume, tristement accroupie, atten-dait dans la brume moite. Entourée d’ifs effilés, volets ouverts, porte entrebâillée, elle semblait craindre quel-que plaisanterie déplacée. Chancelante, une grange s’y appuyait, faite de madriers grossièrement taillés. Par-derrière, un maigre champ de blé luttait, cherchant à tirer substance du sol spongieux. Heather, dégoûtée, pelait des pommes de terre avec un couteau tellement usé qu’il raclait plus qu’il n’éplu-chait. Deux ans qu’elle habitait dans cette ferme. Deux années si misérables qu’elles semblaient avoir gommé sa vie au passage. Elle pouvait à peine se souvenir de l’époque heureuse qui avait précédé le jour affreux où on l’avait amenée ici. Les années au cours desquelles, de bébé elle était devenue jeune fille, alors que Richard,
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son père, vivait et qu’elle habitait avec lui une belle mai-son confortable à Londres. Qu’elle portait des robes à la mode et qu’elle mangeait à sa faim. Oh oui ! tout allait mieux alors. Même les nuits, au cours desquelles son père la laissait seule avec les domestiques semblaient moins terrifiantes, avec le recul. À présent, elle le comprenait. Elle comprenait sa détresse, sa solitude, sans sa femme disparue – cette ravissante petite Irlan-daise dont il était tombé amoureux, qu’il avait épousée et qui était morte à la naissance de leur premier enfant. Heather en arrivait même à comprendre qu’il ait res-senti le besoin de jouer, de se livrer tout entier à ce ter-rible passe-temps qui lui avait coûté la vie et l’avait privée, elle, d’un foyer, de la sécurité, la laissant à la merci de ses seuls parents, un oncle sans le moindre cran et une tante méchante comme une teigne. Heather essuya son front moite. Tante Fanny devait être étalée dans la chambre voisine, vautrée sur sa pail-lasse qu’elle écrasait de sa masse. Il n’était pas facile de s’entendre avec elle. Jamais elle n’était satisfaite. Elle n’avait pas d’amis. Elle n’aimait personne. Elle esti-mait – elle l’avait clamé – que l’Irlandaise épousée par son beau-frère appartenait à une race inférieure, belli-queuse, en lutte perpétuelle avec la Couronne, et elle avait reporté sur Heather toute la force de sa haine. Il ne se passait pas une journée qu’elle ne lui reprochât d’être une étrangère. Ajouté à cela sourdait un senti-ment plus profond qui en arrivait à la convaincre que, tout comme sa mère, Heather était à demi sorcière. Peut-être n’était-ce que simple jalousie. Fanny Sim-mons n’avait jamais été, si peu que ce soit, jolie, alors que la nature avait accordé à la jeune Irlandaise charme et beauté. Tous les hommes se retournaient quand elle entrait dans une pièce. Heather avait hérité l’exquise délicatesse de traits de sa mère et, malheureusement,
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cela lui valait une bonne part de la hargne que sa tante lui vouait. Les maisons de jeu, en paiement de pertes subies à leurs tables par Richard, avaient fait saisir tout ce qu’il possédait à l’exception de quelques objets et vêtements. Fanny s’était précipitée à Londres pour faire valoir les droits de son mari. Elle avait agrippé l’orpheline et son maigre héritage avant qu’on ait pu protester. Gromme-lant parce que Richard non seulement n’avait pas par-tagé sa fortune avec eux, mais ne la leur avait pas laissée, elle avait tout vendu, à l’exception d’une robe rose que Heather n’était jamais autorisée à mettre. Puis elle avait empoché l’argent. La jeune fille redressa son dos douloureux et poussa un soupir. — Heather Simmons ! La voix, impérative, venait de la pièce voisine et le lit gémit sous le poids de la femme qui se levait : — … Maudite feignante ! Encore à rêver ! Crois-tu que ton travail va se faire tout seul ? On aurait mieux fait de te montrer à te rendre utile, dans ta fameuse école, au lieu de t’apprendre à lire et de te mettre toutes ces idées saugrenues que tu as dans la tête. La grosse femme approcha lourdement sur le sol en terre battue et Heather se raidit, dans l’attente de ce qui allait venir. — … Ça t’a servi, hein ?… Juste bonne à vivre de la bonté des autres. Ah ! ton père a été malin ! Jeter son argent au vent sans penser à personne d’autre qu’à lui ! Tout ça à cause de cette garce qu’il avait épousée… cette Irlandaise ! (Elle cracha littéralement les derniers mots qui, pour elle, semblaient l’insulte suprême…) Et pourtant, on avait essayé de le dissuader de l’épouser. Rien à faire ! Il la lui fallait, sa Brenna. Lasse, Heather, qui contemplait un rayon de soleil entré par la porte, leva les yeux sur la silhouette
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