Quand reviendront les cygnes

De
Publié par

Gabriel aime le sport.
Laure aime son travail.
Mathis aime les femmes.
Damien aime les voyages.
Leurs routes se croisent, se mêlent, mais n’imaginez rien. Laissez-vous surprendre par une histoire d’amour inattendue qui joue avec les codes de la comédie romantique, du road movie et du thriller.
Publié le : lundi 20 juin 2016
Lecture(s) : 0
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9791026205906
Nombre de pages : non-communiqué
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Paul Ivoire Quand reviendront les cygnes
© Paul Ivoire, 2016
ISBN numérique : 979-10-262-0590-6
Courriel : contact@librinova.com
Internet : www.librinova.com
Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles L335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
Chapitre 1 Gabriel Petit mesurait un mètre duatre-vingt-duinze. Sa granDe taille l’avantageait lorsdu’il jouait au volley ou au basket. Son nom De famille en revanche lui valait Des sourires amusés lorsdu’il Déclinait son iDentité. Il préférait cepenDant être granD et s’appeler « Petit » du’être petit et s’appeler « LegranD ». Gabriel, vingt-neuf ans, était éDucateur sportif. Une blessure au genou avait brisé son espoir D’intégrer un jour l’élite Du championnat De France De volley-ball. Cela lui avait néanmoins permis De rencontrer ses Deux colocataires, amien et Mathis. Ils habitaient ensemble Dans un appartement Du centre ville De Châlons-en-Champagne. « Ensemble » était cepenDant un granD mot car amien n’était jamais là. GranD amateur De voyages, il avait pris une année sabbatidue et était parti à l’aventure, sac au Dos, sur le territoire européen. Après un circuit en Espagne et au Portugal six mois plus tôt, il avait choisi De visiter les pays De l’Est penDant l’été. On était Désormais le vingt septembre et il n’était toujours pas rentré De son périple.
Gabriel commençait à être un peu induiet mais il ne le montrait pas. Très casanier, il ne comprenait pas comment on pouvait partir à l’aventure sans connaître personne. Sa petite vie tranduille lui convenait parfaitement. Il sortait uniduement De Châlons pour Donner Des cours De volley à Compertrix, une ville située à la périphérie suD De l’agglomération principale. Sa plus granDe auDace était De conDuire une vieille AX De vingt-cind ans D’âge due les parents De amien avaient prêtée à leur fils. Et c’est précisément au volant De cette AX du’il roulait actuellement afin De satisfaire à une obligation aDministrative.
Gabriel se gara sur le parking D’un bureau De poste et s’empara De la lettre recommanDée du’il comptait envoyer. Il Déplia son mètre duatre-vingt duinze hors De la petite voiture – il se DemanDait toujours comment il faisait pour rentrer à l’intérieur –, et ne prit pas la peine De la fermer à clé. Le véhicule lui renDait Des services utiles lorsdu’il s’agissait De transporter Des accessoires mais il n’était pas particulièrement esthétidue. Repeint à plusieurs enDroits – en rouge principalement –, bosselé à D’autres, il présentait une impressionnante liste De Défauts dui ne nécessitaient pas forcément une contre-visite au contrôle technidue. C’était le genre De voiture près De laduelle il était préférable De ne pas stationner.
Le jeune homme pénétra Dans le bureau De poste et aDressa un bonjour appuyé à tous ceux dui se trouvaient Dans la pièce. À Défaut De lui réponDre, les Deux clients dui patientaient Devant lui se retournèrent afin De savoir à dui ils avaient affaire.
Gabriel était avenant et athlétidue. Il avait les cheveux bruns, coupés courts, le regarD franc et la voix chaleureuse. Il avait Du succès auprès Des femmes mais il n’avait jamais réussi à en garDer aucune. Les relations D’une nuit ne l’intéressaient pas. Il comptait Donc un nombre impressionnant D’amies fiDèles avec lesduelles il passait beaucoup De temps à Discuter, ce dui laissait perplexes ses Deux colocataires.
Gabriel avait un faible pour les étrangères, sans Doute parce du’il ne voyageait pas. Il aimait leur accent et l’exotisme du’elles Dégageaient. Il commençait à trouver le temps long Dans la file D’attente lorsdue la porte s’ouvrit Dans son Dos.
— Bonjour, messieurs Dames.
Tous les clients se retournèrent. Le temps D’un regarD oblidue, Gabriel iDentifia la nouvelle venue. « Belle Africaine », pensa-t-il en cherchant Déjà un sujet De conversation. La jeune femme se positionna Derrière lui. Il lui renDit poliment son bonjour :
— Bonjour maDemoiselle, ou peut-être maDame.
— MaDemoiselle, réponDit la jeune femme avec un sourire De carte postale.
— Laissez-moi Deviner… Vous êtes Sénégalaise, vos parents habitent à akar, vous êtes venue faire vos étuDes en France et vous êtes restée ici parce due… vous avez trouvé…
— u travail, le coupa la jeune femme. Pas De mari pour l’instant.
Elle se mit à rire. Avec ses cheveux aDmirablement tressés, attachés Derrière la tête, elle respirait la joie De vivre. Gabriel apprécia cette spontanéité typiduement africaine. Il en oublia provisoirement sa lettre recommanDée.
— Je me suis trompé ? interrogea-t-il D’un air malicieux.
— Non, c’est tout à fait ça. Vous connaissez le Sénégal ?
— J’ai vu Des reportages à la télévision.
Le jeune homme parlait tout à la fois avec les mains et les yeux. Il ne cherchait pas forcément à séDuire, il était simplement gentil et naturel. Ce dui plaisait aux femmes. Un paraDoxe dui étonnait Mathis, le granD séDucteur De la banDe : — Comment fais-tu pour être encore célibataire avec toutes les filles dui te tournent autour ? — Je suis timiDe. — TimiDe ? Gabriel s’en tirait toujours par une pirouette. En vérité, il n’avait jamais vraiment eu l’opportunité De se mettre en couple. Il croyait tout simplement en l’âme sœur, un principe due ne pouvait pas comprenDre Mathis.
La jeune femme De la file s’appelait Marie N’iaye. Elle avait vingt-huit ans et travaillait comme secrétaire méDicale Dans le cabinet D’ostéopathie dui se trouvait juste à côté De la poste. Gabriel avait obtenu ces informations en un temps recorD. Il en avait livré tout autant sur lui-même.
— J’habite avec Deux fous, au centre ville De Châlons. Notre porte est toujours ouverte. Je m’appelle Gabriel Petit.
u haut De son mètre soixante-cind, Marie N’iaye avait ri. Encore une fois. Un rayon De soleil Dans un univers atone.
Le jeune homme envoya sa lettre recommanDée. En partant, il griffonna le coDe De sa porte D’entrée sur un papier et le tenDit à la belle étrangère :
— Tenez, on ne sait jamais, si vous avez besoin De cours De volley…
Amusée, la jeune femme glissa le papier Dans son sac.
À contrecœur, Gabriel prit congé De Marie et De son magnifidue sourire. errière la Sénégalaise, un octogénaire voûté, coiffé D’un béret, lui lança un regarD mauvais alors du’il parvenait à sa hauteur. Le retraité avait perDu Dix minutes à écouter ses bavarDages.
« Vieux singe, pensa le jeune homme, tu ferais mieux De partir en Afridue pour prenDre Des leçons De convivialité. »
À peine sorti Du bureau De poste, Gabriel consulta sa montre.
« ix heures vingt-cind ! Mince ! Je vais manduer mon premier cours D’espagnol ! J’avais bien Dit à amien du’il ne fallait pas m’inscrire De force ! » Le jeune homme était plutôt réputé pour sa ponctualité. Il se pressa à granDes enjambées vers son AX multicolore. « Cind minutes De retarD, c’est encore acceptable. J’ai fait la dueue à la poste, le professeur comprenDra. »
Il se précipita sur son siège, mit le contact, enclencha la marche arrière. Et recula. Un peu trop fort.
ans la voiture dui se trouvait garée en face.
Un bruit De pare-choc écrasé l’informa De sa malaDresse. Il fut tenté De DescenDre afin De
vérifier les Dégâts mais se ravisa.
« Ce n’est due De la tôle, les pare-chocs sont soliDes, je ne peux pas me permettre D’être en retarD pour mon premier cours. »
Il sortit Du parking sans trop réfléchir, s’engagea sur la route avec un soupçon De remorD, puis ressentit comme un malaise granDissant.
« C’est malhonnête, j’aurais Dû laisser un message sur le pare-brise. »
Il DéciDa De faire Demi-tour à un feu rouge.
ix heures trente-cind.
e moins en moins fier De lui, Gabriel se gara sur le bas côté afin De laisser un message téléphonidue au professeur D’espagnol. Puis il reprit la Direction Du parking. En priant pour due la Peugeot blanche ne fût pas trop enDommagée.
Il n’eut pas le temps De le constater.
À dueldues seconDes près.
Au moment où il pénétrait sur le parking, la Peugeot en sortait.
Il appuya sur l’accélérateur afin De la rattraper. Un passant se plaça en travers De sa route et l’obligea à freiner. Gabriel reconnut l’octogénaire au béret. Ce Dernier avait Du mal à marcher et il l’empêcha De passer. Le vieux singe tenait sa vengeance.
Lorsdue le jeune homme sortit enfin Du parking, la Peugeot avait éviDemment Disparu. ésabusé, il s’arrêta un peu plus loin Devant une école afin D’inspecter sa propre voiture. Au-Dessus Du pare-choc enfoncé, De longues traces De peinture blanche zébraient le métal rouge. — C’est peut-être plus grave due je ne le pensais, murmura Gabriel, ennuyé. Il fauDrait due je retrouve le propriétaire. Il consulta sa montre : Dix heures cinduante. Avec le temps De trajet du’il lui restait, cela ne valait même plus la peine De se renDre au cours D’espagnol.
« Ce n’est pas un hasarD, se Dit-il pour lui même. La meilleure façon De ne pas voyager est De n’apprenDre aucune langue étrangère. »
Il rentra Directement chez lui, mal à l’aise, et se prépara mentalement à affronter la réaction De Mathis dui s’annonçait D’ores et Déjà homéridue.
Chapitre2 Laure Marnier souffrait en silence depuis quarante-huit heures. Elle s’était déplacée une vertèbre du cou en voulant déboucher un lavabo, ce qui l’avait contrainte à prendre deux jours d’arrêt maladie. Une première en cinq ans de carrière. L’ostéopathe que lui avait conseillé sa mère lui avait fixé un rendez-vous en relative urgence – il ne pouvait pas la manipuler à chaud –, le vingt septembre à dix heures. Tant bien que mal, elle avait réussi à garer sa Peugeot blanche sur le parking de la poste. Puis elle s’était rendue dans le cabinet médical voisin, la tête penchée sur l’épaule gauche. Elle n’avait pas eu besoin d’appuyer sur l’interphone. Une jeune femme noire qui sortait précisément du bâtiment lui avait ouvert la porte. — L’ostéopathe est au deuxième étage à droite, au bout du couloir, lui avait-elle indiqué. Je vais à la poste, je reviens tout de suite.
Le praticien avait la carrure d’un rugbyman. « Il va me broyer », pensa immédiatement Laure qui avait plutôt le profil d’une marathonienne. Le médecin sembla lire une angoisse dans son regard.
— C’est la première fois que vous consultez, n’est-ce pas ? — En effet. — Rassurez-vous, tout va bien se passer, j’ai l’habitude des torticolis.
L’ostéopathe ne devait pas être plus âgé qu’elle. Trente-cinq ans au maximum. Visage poupon et sympathique. Blouse blanche. Une alliance à l’auriculaire gauche. L’assurance qu’il ne lui ferait pas des avances.
— Je vais avoir besoin de votre nom. — Marnier. — Comme la liqueur ?
Laure soupira. Elle commençait à avoir l’habitude de ce jeu de mot stupide qui l’énervait d’autant plus qu’elle ne buvait pas d’alcool. Elle rêvait de se marier avec un Duval ou un Leclerc. Malheureusement, de ce point de vue, son travail et ses responsabilités ne lui facilitaient pas la vie.
— Lorsque j’étais étudiante, j’étais considérée comme une intellectuelle asexuée, avait-elle l’habitude de dire à Magali, sa collègue de bureau. Maintenant que je suis responsable de la formation du personnel à la mairie de Châlons, c’est encore pire.
Elle s’occupait du personnel vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sans compter son temps et avait la réputation d’être une femme froide et rigide. Son caractère effrayait les hommes. Elle était prisonnière de son image.
— Je vais vous demander de vous déshabiller et d’enlever vos lunettes. Ne gardez que les sous-vêtements. Pour votre confort, il serait également préférable de détacher votre chignon. La jeune femme s’exécuta avec appréhension. Jamais encore elle ne s’était dénudée devant un homme dans un cabinet médical. Le résultat ne se fit pas attendre. — Vous êtes extrêmement tendue. Relâchez-vous et faites moi confiance. Je suis là pour vous soulager.
Elle s’était allongée sur une table de massage. L’ostéopathe se plaça derrière elle et lui appliqua doucement les mains sur la nuque. Laure se détendit. Elle se posa des questions métaphysiques. « Il me voit comme une femme ou comme une cliente ? Les deux à la fois ? Ce n’est
certainement pas un robot, son épouse doit être jalouse. »
Le masseur « lisait » avec ses doigts. Il ne parlait pas. Les tensions du dos et du cou reflétaient un stress évident. Dû au travail. Ce petit bout de femme n’était pas facile à manipuler, dans tous les sens du terme. Mais les courbes harmonieuses de son corps dégageaient une grande sensualité.
« Certains hommes ne savent pas ce qu’ils perdent », pensa-t-il en demandant à Laure de se relever.
Une demi-heure plus tard, la jeune femme prit congé de son interlocuteur. Malgré quelques douleurs musculaires, elle avait retrouvé sa mobilité. Elle sortit du cabinet et retourna dans le hall d’accueil pour payer sa note. La jeune femme noire l’attendait derrière un guichet en forme d’arc de cercle. Sur la veste verte qu’elle portait par-dessus ses habits était inscrit son prénom : Marie.
— Ça va mieux, on dirait, remarqua la jeune Sénégalaise. — L’ostéopathe m’a prescrit du repos, répondit Laure. Je vais tenter d’oublier mes soucis… jusqu’à demain matin. — Vous devriez vous inspirer du jeune homme que j’ai croisé tout à l’heure à la poste, enchaîna Marie. Il a l’air de profiter de tous les instants de la vie.
Laure esquissa un petit sourire :
— J’aimerais bien mais ce n’est pas aussi simple.
Deux minutes plus tard, la jeune femme sortait de l’immeuble. Elle passa devant la poste, regagna le parking.
Et faillit se coincer toutes les vertèbres et découvrant sa voiture.
— Quel est le…
Elle se retint de proférer des insultes. L’aile arrière droite ressemblait à de la pâte feuilletée, zébrée de traces de rouille et de peinture rouge. De la tôle touchait le pneu. Décomposée, Laure fit le tour de la voiture. Aucun mot n’était accroché nulle part. Elle entra dans une colère noire.
— Si je retrouve le triple imbécile qui a fait ça, je le pulvérise !
Elle se pencha sur l’aile enfoncée, tira sur la tôle.
— Et dire que je viens de me faire remettre les vertèbres !
— Attendez, je vais vous aider.
Un retraité coiffé d’un béret s’approcha du véhicule. Il avait plus de quatre-vingts ans et marchait de façon tellement voûtée qu’il lui était certainement impossible de regarder en l’air.
— Vous êtes sûr que vous…
— Je suis vieux mais j’ai encore de la force, se contenta de répondre l’octogénaire.
À deux, ils réussirent à dégager rapidement le pneu.
— Merci, souffla la jeune femme.
— Si ce n’est pas malheureux, grogna le retraité. Celui qui a fait ça est un voyou ! Croyez-moi, il ne reviendra pas. Vous n’avez plus qu’à contacter votre assurance. Bon courage.
Il tourna les talons.
— Je n’ai pas l’intention d’en rester là ! s’offusqua Laure. Quelqu’un a peut-être été témoin de l’accident !
— J’habite en face, répondit le vieil homme. Laissez-moi votre adresse ou votre numéro de téléphone. Je vous appellerai si je découvre quelque chose. Mais je ne veux pas vous faire de faux espoirs. Ce parking dessert la poste et un cabinet médical. Autant chercher une aiguille
ans une botte de foin. Ne perdez pas votre temps, faites réparer la voiture. Laure regarda sa montre. Elle ne décolérait pas.
« Dix heures trente-huit. Celui ou celle qui a embouti ma voiture était forcément à la poste ou au cabinet pendant ma consultation. Des témoins l’ont peut-être croisé. À commencer par le retraité au béret. »
Afin de se calmer, elle sortit un petit carnet de sa poche et entreprit de noter les numéros des plaques minéralogiques des véhicules qui se trouvaient encore sur le parking.
— On ne sait jamais, ça pourra peut-être servir. Voyons maintenant si ma voiture roule encore.
Elle s’installa au volant et passa la marche arrière. Le véhicule recula sans difficulté.
— Je vais au moins pouvoir rentrer chez moi, c’est déjà ça.
Dans son rétroviseur, elle aperçut le retraité qui barrait la route à une voiture en mauvais état. Il obligea le conducteur à piler.
« Encore un fou du volant, pensa Laure en secouant la tête. Si l’octogénaire voûté n’avait pas été là, ce chauffard aurait bien été capable de m’emboutir l’autre aile… »
Sans plus se préoccuper du véhicule qui cherchait à la rattraper, elle rentra alors chez elle et téléphona à son assureur.
Chapitre3 — Tu as manqué ton premier cours d’espagnol à cause d’un accrochage ? Mathis avait prévu de savourer tranquillement sa matinée en compagnie de sa nouvelle conquête d’un soir, une certaine Déborah, assise en chemise de nuit transparente sur un tabouret de la cuisine. Il ne s’attendait pas à voir revenir Gabriel aussi tôt.
— Disons que j’ai embouti une voiture. J’ai essayé de la retrouver mais je n’ai pas réussi.
Mathis se frotta la joue avec le couteau à beurre, heureusement propre.
— Attends… Tu as embouti une voiture et elle s’est volatilisée après l’impact ?
Gabriel en fut quitte pour quelques explications supplémentaires. Déborah baissa la tête afin que ses longs cheveux bouclés recouvrent sa poitrine, bien trop visible sous la nuisette.
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi

Julien

de librinova

WAR 2.0

de librinova

suivant