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KRISTI GOLD

Parce que l’amour est à ses yeux le meilleur des remèdes, quels que soient les maux, Kristi Gold savoure chaque jour sa joie de contribuer à soigner nos petits et gros bobos grâce à ses romans où l’amour, justement, tient la première place.

Auteur de best-sellers, elle a reçu bien des récompenses. Mais, dit-elle, si la gloire réchauffe le cœur, rien ne la touche davantage que les témoignages de confiance de ses lectrices, quand celles-ci lui écrivent pour partager avec elle confidences, secrets, histoires personnelles...

Kristi vit dans un ranch, au Texas, avec son mari et ses trois enfants.

1.

Imogene Danforth contemplait le magnifique dos brun, nu et musclé de l’homme qui étalait avec soin de la sciure sur le sol à l’aide d’une pelle. Il ne portait pour tout vêtement qu’un vieux jean usé jusqu’à la corde qui arborait un accroc juste au-dessous de la poche arrière. Imogene aperçut un carré de peau d’une jolie teinte mordorée…

Elle secoua la tête. Elle n’était pas ici pour admirer un garçon d’écurie ! Sa présence dans ce haras était strictement d’ordre professionnel.

— Bonjour ! dit-elle d’une voix forte.

L’homme se retourna. Il était superbe. Elle détailla les cheveux noirs ébouriffés, le nez droit, les lèvres pleines, encadrées par l’ombre d’une barbe naissante, le torse aux abdominaux bien dessinés.

L’inconnu, aux yeux gris comme l’orage, la jaugea de la même manière, un sourire appréciateur aux lèvres.

— En quoi puis-je vous aider ?

— Je cherche le cheikh Shakir.

— Il vous attend ?

Imogene savait qu’elle aurait dû téléphoner pour prévenir de sa visite, mais elle n’en avait pas eu le temps. Elle avait trouvé l’adresse du haras sur Internet, découvert que c’était le plus proche de Savannah et avait quitté son bureau à la hâte.

— Non, reconnut-elle, mais la pancarte à l’extérieur indique que les visiteurs sont les bienvenus.

— Tout dépend de ce que vous lui voulez.

Imogene toisa l’employé.

— Je veux lui louer un de ses meilleurs chevaux.

— Je sais que son Altesse ne prêtera pas un pur-sang de son écurie sans en savoir un peu plus sur vos intentions.

— Je comprends ça parfaitement. Aussi, allez donc le chercher…

L’homme posa sa pelle contre le mur et s’empara d’une chemise en denim suspendue à un clou. Il l’enfila sans se soucier de la boutonner. Puis il se retourna vers Imogene.

— C’est inutile. Vous l’avez devant vous, dit-il.

— Ecoutez, si c’est une plaisanterie, je n’ai vraiment pas de temps à perdre…

— Moi non plus. Je suis le cheikh Raf ibn Shakir.

La surprise d’Imogene céda la place à l’irritation.

— Vraiment ? Alors, pourquoi vous faites-vous passer pour un palefrenier ?

— Je suis ici chez moi, je fais ce que je veux, lui répondit-il d’un ton uni. Et maintenant que vous connaissez mon identité, puis-je savoir à qui ai-je l’honneur ?

— Je suis mademoiselle Danforth, répondit Imogene, légèrement confuse.

Raf pencha la tête sur le côté pour mieux la regarder.

— Vous êtes parente avec le candidat au Sénat ?

— Oui, Abraham Danforth est mon oncle.

— J’ai un grand respect pour lui et ses idées.

— Il apprécie votre soutien sans aucun doute, commenta Imogene d’un ton léger. Mais, moi, j’attends autre chose de vous.

Raf Shakir la considéra d’un air narquois.

— Ça, je crois l’avoir compris ! Depuis combien de temps faites-vous de l’équitation ?

Imogene se remémora le poney qui l’avait jetée par terre la première — et unique — fois qu’elle était montée dessus. Elle hésita à mentir.

— En fait, il y a un petit moment que…

Raf plissa les yeux.

— C’était quand, exactement, la dernière fois ?

— Il y a une vingtaine d’années.

— Je vois… Et quel âge avez-vous aujourd’hui ?

— Vingt-cinq ans, presque vingt-six.

— Donc, vous aviez cinq ans la dernière fois que vous vous êtes retrouvée sur une selle ?

— Euh, oui.

— Alors, c’est non.

— Quoi, non ? rétorqua Imogene qui commençait à perdre patience.

— Je refuse de louer un cheval à une cavalière débutante.

— Cheikh Shakir, vous ne comprenez pas dans quelle situation je me trouve : je suis conseillère en investissements bancaires et je dois faire bonne impression face à un important client potentiel qui me prend pour une cavalière accomplie. Au sens propre, je dispose de trois semaines pour me mettre en selle si je veux remporter cette affaire.

— Quelle conscience professionnelle ! ironisa-t-il. Mais je ne crois pas pouvoir vous aider à concrétiser votre mensonge…

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