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Résiste-moi - Volume 6

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57 pages


Il est charmant, beau à tomber, drôle… mais c’est peut-être un dangereux psychopathe.




***




« – Tu avais des choses à me dire, Martin ? dis-je avec l’étrange impression de ne plus du tout reconnaître celui avec qui j’ai passé trois ans de ma vie.


– Oui, oui, répond-il en hochant la tête. J’ai des choses à te dire, mais d’abord j’aimerais que tu me prennes dans tes bras, Milla.




J’écarquille les yeux de surprise. Je recule même d’un pas.




– Je te dégoûte, Milla ? Je le vois bien dans tes yeux… Ça n’a pas toujours été le cas, hein ? Avoue qu’il y a eu des moments où je te plaisais même beaucoup…


– Dis-moi ce que tu avais à me dire, Martin.




Ma voix est froide et déterminée, il doit comprendre que c’est fini. Il me répond par un sourire qui n’a plus rien de merveilleux. Il est aiguisé comme une arme.




– Pourquoi ? Tu es pressée de partir, Milla ? Je te gâche ta soirée ? siffle-t-il avec un rictus mauvais. Tu as prévu d’aller retrouver ton chirurgien esthétique ? Clive, n’est-ce pas ? Ça, c’est de l’homme admirable et honorable, hein, Milla ? Un vrai héros qui rafistole des rombières et des stars de cinéma. L’Homme avec un grand H qui ne s’intéresse qu’à la Beauté avec un grand B. Ça ne doit pas être facile pour toi qui as toujours décrié les diktats de la société moderne ! En fait, tu as vendu ton âme au diable en quelque sorte, non ? Ou bien tu as complètement perdu la tête ?




– OK, j’en ai assez entendu, Martin, dis-je en tendant la main vers mon imper.




Il m’attrape le poignet. Je me fige. Sa main m’emprisonne comme un bracelet de menotte. Comment vais-je me sortir de là ? Si seulement j’avais dit à Clive où j’allais… »




***




Ludmilla Providence est psychologue. Quand l’une de ses patientes lui raconte des choses étranges sur un éminent chirurgien esthétique, Ludmilla enquête, persuadée que sa patiente est manipulée, voire abusée par le médecin. Mais elle est bien obligée de reconnaître que le docteur Clive Boyd est absolument charmant ! Luttant contre son attirance pour le médecin, Ludmilla décide de lui tendre un piège… Mais si c’était elle, la proie ? Le docteur Boyd est-il sincère ou essaie-t-il de manipuler Ludmilla comme il en a manipulé d’autres ? Impossible de le savoir sans se mettre en danger…




***




Après Possédée, Adore-moi ! et Dark Fever, découvrez Résiste-moi, la nouvelle série de Lisa Swann !




Résiste-moi, de Lisa Swann, volume 6 sur 6.

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Extrait
1. Un dernier rendez-vous


Je quitte l’hôpital Bellevue à toute vitesse et sans prévenir personne. C’est la panique complète. Le ton de Martin était tellement inquiétant, c’est peut-être une question de secondes. Je n’ai pas le temps d’avertir Clive, je suis sûre qu’il comprendra.
Quand je sonne à l’interphone de l’immeuble de Martin, il ne me répond d’abord pas. Je reste le doigt appuyé sur le bouton pendant une minute en jurant sur le trottoir. Au moment où je m’apprête à essayer tous les autres appartements de l’immeuble, un long bip résonne et la porte se déverrouille. Je monte quatre à quatre jusqu’au deuxième étage. La porte de l’appartement de Martin est entrouverte. J’entre en trombe dans le couloir en me dirigeant droit vers le salon quand j’entends la porte se refermer derrière moi.
Je fais volte-face. Martin est adossé à sa porte d’entrée.
– Hé, salut toi ! dit-il d’une voix rocailleuse.
Je procède à une rapide inspection visuelle de sa personne. Je commence par ses poignets que je craignais de retrouver ouverts et en sang. Tout va bien de ce côté-là. Malgré tout, Martin ne fait pas très net. Ce n’est pas l’homme que je connais, quelque chose cloche. Lui d’habitude si soigné porte un jean taché, un tee-shirt détendu et aussi sale que le jean, et un sweat à capuche dans le même état.
– Salut, réponds-je d’une voix incertaine, ne voulant paraître ni ravie de le voir en vie ni en colère qu’il m’ait fait venir jusque chez lui alors qu’apparemment il n’est pas en danger. Ça va ?
– Sympa de t’inquiéter pour moi, dit-il en s’approchant.
Je recule en essayant de paraître naturelle.
– Tu as eu les jetons, hein, avoue, dit Martin en haussant les sourcils d’un air comique.
– C’est ce que tu voulais sûrement, non ? réponds-je sur un mode léger. Tu voulais parler, je suis là. Tu m’as l’air crevé, en tout cas.
Je me demande depuis quand il ne s’est pas rasé ni lavé les cheveux. Un chaume roux couvre ses joues et emprisonne son sourire. Il se frotte le visage nerveusement comme si cette barbe l’irritait. Ses yeux sont cernés de noir, ses traits sont creusés et son regard n’est plus turquoise mais d’un gris délavé assez déstabilisant.
– Ouais, c’est pas la grande forme, répond-il en haussant les épaules.
– Depuis quand tu n’es pas allé bosser ? je demande sur une intuition.
Je viens de balayer la pièce principale du regard et l’état de dévastation me fait penser que les lieux sont occupés en permanence dans un grand laisser-aller.
– Je sais pas, deux semaines, je crois, répond-il en se dirigeant vers la cuisine ouverte. Tu veux un café, un thé, une bière ? J’ai plus fort aussi, si ça te branche.
Il lève une bouteille de vodka qu’il agite avec un air facétieux qui fait plutôt peur.
– Un café, réponds-je en posant mon sac sur le sol.
– Tu peux te mettre à l’aise, hein, tu as bien cinq minutes ? dit Martin sur un ton enjoué.
J’enlève mon imper et je le plie soigneusement sur le dossier d’une chaise. Ça me fait du mal de voir Martin ainsi, parce que je ne peux m’empêcher de penser que je suis responsable de son état. Je me sens coupable de sa déchéance. Où est l’homme au physique idéal qui faisait rêver toutes les femmes ? Je ne vois qu’un type sale et triste. Je l’entends renifler et me rends compte qu’il est en train de pleurer.
– Martin ? Ça va ?
Il relève la tête et s’essuie les yeux et le nez du revers de la main.
– Ah, merde ! mais oui, Milla, ça va super bien ! répond-il d’une voix forte qui me fait sursauter. Tu ne vois donc pas que je nage en plein bonheur, que je suis au mieux de ma forme ?
Il lève un verre qu’il vient de remplir d’alcool.
– Santé ! dit-il avec sarcasme. À mon bonheur !
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