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Extrait
Je suis vautrée sur le canapé depuis une heure, les jambes en l’air et les pieds au mur. Et pour la dixième fois, je cherche le numéro de David, enregistré dans mon répertoire. Le combiné coincé contre l’oreille, j’attends, la tête au milieu des coussins du canapé. À nouveau, la sonnerie, lancinante, agaçante. Une fois. Trois fois. Cinq fois. Et… je bascule directement sur le répondeur où la voix calme et froide du docteur Wagner me demande de laisser un messager ou, en cas d’urgence, de le joindre directement la clinique Saint-Peters.
– Allô, David ? C’est Hope…
J’ai l’impression de réciter un texte. Et ce n’est pas du Shakespeare. Il s’agit au moins du quatrième – ou quatorzième, j’ai arrêté de compter, par égard pour mon amour-propre – message que je lui laisse. Je ne cesse d’envoyer des bouteilles à la mer dans sa direction.
– J’aimerais te parler au sujet de l’autre fois, de Christina, de ta mère…
Quelques secondes filent. Je songe à son départ précipité, une semaine plus tôt, et tortille une mèche cuivrée de mes cheveux. Que pourrais-je ajouter ? Que je l’aime ? Je ne peux tout de même pas me déclarer à son répondeur ! Que je voudrais qu’il revienne ? Cela fait sept jours que je suis sans nouvelles de mon Viking. Depuis qu’il a découvert l’identité de ma grand-mère, mêlée à la mort tragique de sa mère, je n’ai plus le moindre contact.

– Bon… je vais raccrocher… parce que tu n’es sûrement pas là… ou que tu n’as pas envie de me répondre… Mais je pense à toi… Voilà… Je te laisse… Au revoir, David… Goodbye… Arrivederci… Auf Wiedersehen… Sayonara…
Je finis par couper la communication et je pose le téléphone à côté de moi, sur le sofa. Hélas, c’est le geste de trop. Une seconde plus tard, je dégringole du canapé sur le parquet… pile au moment où Claire ouvre la porte du salon. D’elle, je ne vois que ses jambes nues qui se précipitent vers moi.
– Hope !
Ses mollets se rapprochent à toute allure.
– Mais qu’est-ce que tu fabriques ?!
– Je sais bien, ma chérie.
– Ça fait une semaine aujourd’hui. Tu crois que c’est mauvais signe ? Que les oignons sont cuits ? – Les carottes, me reprend-elle dans un sourire. Et il a sûrement besoin de réfléchir.
Coinçant derrière mon oreille une mèche de mes cheveux cuivrés, elle me regarde avec compassion. J’ai sans doute une tête effrayante, faute de beaucoup dormir… Heureusement, je n’ai pas jeté le moindre coup d’œil à mon miroir depuis deux jours. S’emparant de mes mains, Claire m’entraîne vers le canapé où je m’assois près d’elle. Dans le bon sens. Les fesses sur les coussins.
– À mon avis, il préfère rester seul le temps de digérer la nouvelle.

– Tu l’as vu lors de ta garde ?
– De loin. Et je peux te dire qu’il ne semblait pas en grande forme. Il était encore plus autoritaire que d’habitude.
– Vraiment ?
Je pose sur Claire des yeux pleins d’espoir. Cette confidence me réchauffe le cœur, même si je ne sais plus que penser de mon histoire avec le docteur Wagner. Formions-nous un couple avant son départ ? Étions-nous officiellement ensemble ? Qui suis-je exactement pour lui ? Et a-t-il pris peur à cause de mes visions, de ma ressemblance avec Christina ? Le départ de David m’a un peu détournée de mes angoisses au sujet de mes « pouvoirs » de médium, même si je me demande pourquoi je n’ai plus aucun rêve prémonitoire. Peut-être devais-je seulement sauver David ? Peut-être était-ce ma mission ? Si c’est le cas, j’y vois un signe – le signe que nous étions faits pour nous croiser, même si je n’en ai pas la preuve. Je ne suis pas à un phénomène inexplicable près depuis quelque temps ! Et secrètement, je me réjouis de ne plus prévoir l’avenir. Je n’ai d’ailleurs pas envie que ces images de violence reviennent. Car bizarrement, je ne voyais jamais d’événements sympas dans mes flashs, juste des horreurs, des accidents, des crimes… J’en ai beaucoup parlé avec ma meilleure amie hier soir et elle aussi semble soulagée que je sois redevenue normale.

– Tu devrais lui parler en personne, enchaîne Claire en me tirant de mes réflexions. Vous ne pouvez pas vous expliquer au téléphone.
– Tu oublies une chose : il n’a peut-être aucune envie de me voir.
– Dans ce cas, tu sauras au moins à quoi t’en tenir.
Un bras autour de mes épaules, elle ajoute dans un soupir :
– Si j’étais à ta place, je lui rendrais visite. Tu n’as pas envie de revenir pointer au club des éternelles célibataires, dont je suis un membre permanent, n’est-ce pas ?
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