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Rêves et désirs - Volume 4

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67 pages
Personne ne la croit, pas même lui… Mais elle seule peut le sauver.



Hope Robinson est fleuriste dans une boutique à San Francisco. Entourée d’une patronne rock’n’roll, d’une mère poule et d’une meilleure amie au cœur d’or, elle mène une vie qu’elle n’échangerait pour rien au monde.



Jusqu’au jour où Hope a des visions. Hantée par un cauchemar qu’elle fait désormais toutes les nuits, elle voit un homme se faire assassiner sous ses yeux, sans qu’elle puisse lui venir en aide ou le prévenir. Accusant la fatigue, Hope n’y prête pas attention.



Jusqu’à ce qu’elle croise cet homme dans la rue.



Il existe.



Il est bien réel.



Il s’appelle David Wagner et c’est un riche et brillant chirurgien de 30 ans, qui l’attire comme la lumière un papillon.



Mais il est en danger de mort.



Tout comme elle.



Il ne lui reste plus qu’une seule solution : croire en son pouvoir de médium, qui grandit de jour en jour, et en cet amour fou qui l’unit à David.



Car c’est leur unique chance de s’en sortir.



***



– Tu sais ce que j’ai envie de faire ? je murmure à l’oreille de David, alors que nous sommes enlacés devant la porte de mon appartement.



Le rire de David s’écrase contre ma bouche, à cause de nos lèvres pressées… Je tente d’ouvrir la porte, un bras tordu dans le dos pour faire entrer la clé dans la serrure. Et toujours collée contre son corps, je tourne la poignée derrière moi et j’ouvre le battant d’un petit coup de fesses bien placé.



– Tu sais que j’ai pas mal d’idées en tête pour la soirée ? je lui susurre.



Échappée ce matin de ma cellule – oups, pardon, de ma chambre d’hôpital –, j’ai déjeuné avec Claire, qui a promis de libérer notre appartement afin de me laisser seule avec mon Viking. Sauf que l’intéressé se détache de moi, cherchant à échapper à mes bras.



– À ta place, j’attendrais un peu, me prévient-il.


– Attendre quoi ? Parce que moi, j’ai bien envie de…


– Stop ! Plus un mot ! m’interrompt David, amusé.



Je fronce les sourcils et à cette seconde… toutes les lumières s’allument dans l’appartement alors que des cris retentissent :



– SURPRISE !



J’écarquille les yeux tandis que mes amis et ma famille jaillissent de tous les côtés. Tout le monde est là.



Les deux mains sur mes épaules, David ne perd pas une miette de mes réactions. Dire que j’ai failli lui faire des propositions indécentes devant tout le monde.



– Qui a eu cette idée ?


– Moi, me répond David avec simplicité.


– Toi ? Tu m’as organisé une surprise ?



Autrement dit, monsieur Control-Freak a improvisé.



– Tu vois, je suis aussi capable de t’étonner…, ajoute-t-il avec un sourire en coin.


– Ça, je n’en ai jamais douté ! C’est génial, David. Je ne sais pas comment te remercier ?



Cette fois, c’est lui qui se penche à mon oreille.



– J’ai bien une ou deux idées, moi aussi…



***



Avec Rêves et désirs, Rose M. Becker nous propose une nouvelle série toujours plus « addictive » !



Rêves et désirs, volume 4 sur 6
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Extrait
Aveugle. Je suis en train de devenir aveugle. Le mot tourne en boucle dans ma tête, comme un vieux disque rayé. Comment ai-je pu ignorer une maladie aussi grave, traiter avec indifférence tous ces éblouissements ? Si seulement je n’étais pas aussi stressée face aux blouses blanches ! Aujourd’hui, je paie très cher le prix de mon insouciance. J’ai ignoré les symptômes durant des semaines, persuadée qu’il s’agissait d’une séquelle due à mes visions. Rien de grave, quoi ! Résultat ? Je perds la vue.
Allongée sur mon lit d’hôpital, j’essaie de garder mon calme. Énergie positive, énergie positive. Je refuse de m’abandonner à la peur, même si un gros nœud serre mon estomac, même si une boule d’angoisse obstrue ma gorge. J’ai glissé un porte-bonheur sous mon oreiller : un trèfle à quatre feuilles emprisonné dans l’ambre. J’espère qu’il va favoriser ma guérison entre les murs de la clinique Saint-Peters. Car deux jours après l’annonce du diagnostic, David m’a trouvé une chambre en urgence au sein de son établissement.
David.
Mon cœur s’emballe. Il a été extraordinaire au cours de ces dernières quarante-huit heures. Solide comme un roc. Fort, rassurant, responsable. Peut-être me serais-je écroulée s’il n’avait pas pris la situation en main. Je n’ai même pas eu le temps de tergiverser ou de refuser… qu’il programmait déjà mon opération. Bien sûr, elle n’a que 30 % de chance de réussir. On va dire que les statistiques sont un peu, légèrement, un tantinet contre moi. Heureusement, j’ai toujours été nulle en chiffres ! – Regarde ce que je t’ai apporté !
Je relève tout de suite la tête et découvre Gregory sur le pas de la porte. Depuis le début de mon hospitalisation, il me tutoie, comme une amie. Jetant un coup d’œil à droite et à gauche, il s’assure que le couloir est désert. Et les mains cachées dans le dos, il entre à l’intérieur de la pièce. Je lui trouve une mine de conspirateur alors qu’il claque la porte… avant de brandir deux sacs en plastique au logo d’un restaurant végétarien.
– Ravitaillement ! m’annonce-t-il.
– Gregory… je te bénis ! Je brûlerai un cierge pour toi ! Ou je danserai toute nue à la pleine lune dans les bois !
– Waouh ! Aucune femme ne m’avait encore dit ça…
Pendant qu’il éclate de rire, je jaillis de mon lit. Si ma vue ne cesse de décliner, au point de me laisser dans un flou quasi permanent, je n’ai pas pour autant perdu ma légendaire énergie. Au contraire. Je me sens comme un animal en cage. Et encore ! Je ne suis hospitalisée que depuis une journée ! J’aurais aimé fermer la porte à clé pour être certaine que personne ne nous dérange, mais il n’y a aucun verrou dans les chambres des patients – intervention urgente oblige.
– Et maintenant, montre-moi ton stock !
– J’ai de la bonne, tu vas voir…, réplique le docteur frondeur.
On dirait un dealer et sa cliente !
Dans les rires étouffés – histoire de ne pas alerter l’infirmière en chef, très dévouée à ses patients mais véritable cerbère –, je pousse la table à roulettes où reposent les reliefs de mon précédent repas. À peine ai-je grignoté trois feuilles de laitue. Non que la nourriture soit mauvaise, surtout dans un établissement de cette qualité, mais le cuisinier ne sert pas de menu végétarien.
– Un bo bun vegan !
– J’ai aussi trouvé des crêpes au lait d’amande. Je ne savais même pas que ça existait.
– Oh ! Une salade de soja !
Je plante joyeusement ma fourchette dans un premier plat. Assise sur le bord de mon matelas, je boulotte en vitesse des graines de tournesol et de courge.
– Je devrais peut-être planquer la plante verte…, s’amuse Gregory en cachant le ficus exposé devant la fenêtre.
J’éclate de rire.
– Mais non ! Grâce à toi, elle ne craint plus rien.
– Il faudra quand même que tu m’expliques comment tu parviens à ingurgiter ces horreurs. Tu n’as jamais envie d’un bon steak saignant ?
– Si… mais j’appelle ça une pulsion meurtrière.
Le docteur s’esclaffe. Puis il s’installe à côté de moi… sans piquer dans aucun plat. Apparemment, mon régime alimentaire ne suscite guère sa convoitise. Il pose seulement un regard inquiet sur moi. Et soudain, l’atmosphère devient plus grave, plus tendue.